La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Kaye Bohler

Handle the curves

Écrit par

Kaye Bohler vit dans la baie de San Fransico. Une chanteuse qui ne manque certainement pas de tonus. La silhouette longiligne, les jambes bien galbées et les formes généreuses, la chevelure abondante, blonde et bouclée, elle brille aussi bien dans le blues, le R&B, la soul, le funk, le jazz que le rock. Elle affiche déjà une belle expérience. Et pour cause, elle sillonne les scènes mondiales depuis plus d’un quart de siècle. Elle est parfois surnommée la ‘Tina Turner’ blanche. Elle chante, compose et drive son propre groupe.

Après avoir gravé "Men and music" en 2000, "Live at Moe's Alley en 2003" et "Like a flower" en 2009, elle nous propose son 4ème elpee. Elle signe les 10 plages de "Handle the curves". Pour enregistrer cet opus, elle a reçu le concours d’excellents musiciens. Pete Anderson, son producteur, se charge des parties de guitare. Pas un néophyte, puisqu’il a notamment bossé pour Dwight Yoakam, Flaco Jimenez, Lucinda Williams ou encore Jackson Brown.

"Doggin' on my man" ouvre l’elpee. Un solide r&b au cours duquel la voix de Kaye se révèle naturellement autoritaire. Les cuivres impriment le tempo, alors qu’Anderson égrène d'excellentes notes funky, sur ses cordes. Sauvages, les attaques de la Lady rappellent incontestablement Tina Turner. "The way I do business" est une compo bien rythmée, un West Coast boogie blues parfaitement balisé par la section rythmique. Pete Anderson se réserve une excellente sortie, au sein d’un univers sonore coloré par les cuivres et les accords de piano dispensés par Michael Murphy. Après la jolie ballade soul "Bubble gum", place au titre maître, "Handle with curves". Cuivres, orgue et arrangements de cordes alimentent ce soul blues lent, une piste au cours de laquelle Kelly Back, un musicien de studio issu de Nashville, tire son épingle du jeu aux cordes. Des chœurs féminins et les cordes d'Anderson envahissent "Backbone", une piste contaminée par un soupçon de funk. "Party time" évolue sur un rythme dansant. On a vraiment envie de se bouger les fesses. Les musicos sont particulièrement en verve ; et en particulier Pete, qui se réserve bien sûr la guitare. Kaye Bohler est avant tout vocaliste. Et elle se révèle vraiment à l’aise lorsqu’elle aborde la soul et le r&b. Lors de compos imprimées sur un mid tempo. Moment le plus opportun pour montrer toute l’étendue de son talent. A l’instar de "Stayed", plage au cours de laquelle le notoire Ron Dziubla s’autorise un envol sur son saxophone ténor. Et dans l’univers du blues, elle ne se débrouille pas trop mal non plus. Comme sur "It's the blues", un morceau réminiscent de Muddy Waters. Tant le tempo que le riff de guitare. Toujours aussi enlevé (NDR : est-ce du blues ou du r&b ?), Family is found" évoque une nouvelle fois Tina Turner, une piste au cours de laquelle Dziubla brille sur saxophone. "Don't take my hope away" clôt l’elpee. Un Memphis R&B lent, émouvant, bien mis en valeur par les interventions à l'orgue Hammond de Murphy…