Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Keith Emerson

Keith Emerson s’est donné la mort ce vendredi 10 mars 2016

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Le célèbre claviériste britannique Keith Emerson s’est tiré une balle dans la tête, ce vendredi 10 mars 2016, à Los Angeles. Il était âgé de 71 ans et souffrait de dépression, consécutive à une maladie dégénérescente du système nerveux.

Né à Tordmonen, en Angleterre, il avait fondé The Nice en 1967 en compagnie de David O’List et de Lee Jackson, avant de monter le super groupe Emerson, Lake & Palmer. Respectivement ex-chanteur de King Crimson et ex-drummer d’Arthur Brown et Atomic Rooster. De cette aventure, le trio va publier 9 elpees, dont l’incontournable concept album, « Tarkus ». Emerson va se lancer dans de nombreux autres projets, et pas seulement en solitaire, mais ne rencontrera plus jamais le succès phénoménal récolté par l’EL&P, une véritable machine de guerre, dont le matos était véhiculé, lors des tournées, par 3 semi-remorques. Une démesure qui va finalement coïncider avec le déclin de la musique progressive, baliser le terrain pour une révolution dans l’histoire du rock’n’roll et favoriser l’explosion du punk.

Sans quoi, Emerson était un virtuose des claviers. Un innovateur et un fantastique showman, qui poussait son sens de l’humour jusqu’à planter des poignards entre les touches de son orgue. En outre, tant au sein de Nice, d’EL&P ou en solitaire, il a constamment cherché à établir des passerelles entre la prog, le rock, le jazz et le classique. Il a d’ailleurs régulièrement reçu le concours d’orchestres symphoniques.

R.I.P.

Keith Emerson

Three fates

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Keith Emerson a toujours essayé de réaliser la fusion entre musique rock et symphonique. Déjà chez Nice, il s’était frotté à un grand orchestre pour enregistrer « Five bridges », sans oublier ses multiples adaptations de compositeurs ‘classiques’ (Tchaïkovski, Sibelius, Mozart, etc.) Malheureusement, on ne peut pas dire que ses expérimentations aient été de grandes réussites. Son succès (NDR : planétaire, il faut le rappeler), il l’obtiendra en compagnie de Greg Lake et de Carl Palmer. Après un premier elpee éponyme plus que prometteur, le trio va graver un album considéré encore aujourd’hui comme culte : « Tarkus ». Et incarner un des fers de lance de la musique progressive. Mais ce succès va virer à la démesure, notamment lors des tournées, la formation déplaçant un matos colossal et utilisant un personnel pléthorique pour alimenter des spectacles grandiloquents. ELP est d’ailleurs, sans doute, un des principaux responsables de la décadence du mouvement prog. Provoquant alors la réaction des rockers purs et durs, et la naissance du punk.

Emerson est un virtuose. Formidable showman à ses débuts, il a aussi popularisé l’utilisation du moog. Il a également signé plusieurs musiques de film. Et continue de s’investir dans de multiples projets. Dont ce dernier impliquant notamment le guitariste Mark Bonilla, le bassiste Travis Davis et le drummer Troy Luccketta. Sans oublier le chef d’orchestre Terje Millelsen et le Münchner Rundfunkorchester. Bref, Keith tente une nouvelle incursion dans le symphonique. Pour des anciennes compos d’ELP, de nouvelles (dont deux signées Bonilla) et quelques morceaux classiques. Mais le résultat fait pâle figure. Sans la voix de Lake (NDR : et même sans voix tout court !) la version de « Tarkus » est soporifique ; et les « The endless enigma suite » ainsi que « Fanfare for the common man » me rappellent le type de fond sonore diffusé dans les supermarchés, il y a une trentaine d’années…

 

Keith Emerson

Keith Emerson Band Featuring Marc Bonilla

Écrit par

Keith Emerson, du haut de ses 65 ans, n’a vraiment plus rien à prouver. Et à qui que ce soit. Leader en son temps d’une des formations rock progressives les plus influentes des seventies (je ne vous ferai pas l’affront de vous la citer), il est aussi (à l’instar de Jon Lord) l’un des meilleurs claviéristes rock de sa génération. L’Anglais est capable de s’immiscer dans tous les styles : Jazz, Rock, Classique, Progressif, Blues, Classique. A l’écoute de son nouvel opus, « Keith Emerson Band Featuring Marc Bonilla », deux mots viennent immédiatement à l’esprit : ‘Ouais, Bof’.

Je le répète, Emerson peut tout jouer ; et, sur cet album, il ne s’en prive pas. Progressif, Jazz, Ballades, Pop, Rock, Musique d’église, Classique, tout y passe. Cependant, cette diversité nuit beaucoup à l’homogénéité de l’elpee. On a l’impression d’être en présence d’une démonstration de talent du style : ‘Je peux tout faire, et je le prouve’. Bien sûr, instrumentalement c’est parfait parfait. Fignolé jusqu’au dernier détail. Comme il fallait s’y attendre, les claviers se réservent l’essentiel de l’espace sonore : Grand Piano de Concert, Orgue Hammond, Synthé Moog, Harmonium, Synthé Korg. Pas un seul instrument à clavier ne passe pas sous les doigts agiles du virtuose britannique. Les guitares sont assurées par Marc Bonilla, comme pour l’album de Boys Club (Emerson, Hughes et Bonilla) sorti récemment. Il faut avouer que le bonhomme s’y entend pour délivrer des soli magiques qui collent parfaitement à la musique d’Emerson. La batterie est assurée de main de maître par Gregg Bissonette (ex- David Lee Roth, Joe Satriani, Frank Zappa) et la basse par le requin de studio Bob Birch.

Ce Cd est certainement un must pour tous les fans d’Emerson et une grande leçon pour tous les claviéristes en herbe. Cependant, il n’est probablement pas le meilleur moyen de découvrir la musique d’Emerson. Tout autre album d’ELP ferait bien mieux l’affaire.