Kerplunk tranche d’emblée par un professionnalisme suffisamment poussé pour revendiquer et espérer des retours positifs aussi bien des médias que des tourneurs. C’est évident, on est frappé par l’importance du visuel, de l’informatif pur. Tout est mis en place pour que, sans écouter une seule seconde de zique, l’intérêt soit éveillé. Nous reviendrons sur le contenu plus tard. Imaginons une seconde le chaland devant la foule de production classée en métal de leur Fnac ou disquaire préféré : pochette signée Cumpaz (IV My People, 113); enregistrement accompli par André Gielen (Lofofora, Mass Hysteria, Oneyed Jack); mixage opéré par Stephan Kraemer (Pleymo, Watcha, Enhancer). Techniquement donc, la crème de la crème de la scène néo-métal a été conviée pour accoucher de “Brotherhood”. Le moment de bravoure procède d’une collaboration commise entre le band et rien moins qu’H-F Thiéfaine pour les paroles de “Lobotomie sporting club” !!! Seul titre chanté en français, soit dit en passant. Ensuite, des premières parties, disons de ‘prestige’ Kittie, mais surtout System Of A Down... Alors, une ombre au tableau ??? Pas vraiment. Et c’est bien là le problème. Sur papier, le groupe arrache et tend à arpenter courageusement le chemin tracé par les formations susvisées plus haut, entre parenthèses. Oubliées ces infos, mes baffles diffusent une musique, certes efficace, mais qui manque de personnalité. Pourtant, le band se distingue sur un mix d’Aphex Twin et d’Atari Teenage Riot (un peu comme l’a fait Dillinger Escape Plan et Mike Patton sur “Come to daddy” justement). Intitulé “The Flex” et chanté de manière hardcore, ce titre drum n’ bass sent le souffre. Parfois, mieux vaut une famille recentrée qu’une smala éclatée.