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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

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Kid Ramos / Bob Corritore

Phoenix Blues Sessions

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Agé de 64 balais, Bob Corritore est un des plus brillants harmonicistes contemporains. Il a partagé la scène avec de très nombreux bluesmen notoires, et tout particulièrement sur les planches de son club, ‘The Rhythm Room’, à Phoenix, en Arizona. Ce bluesman à la vie intense est également devenu un animateur radio réputé, à travers ‘Those lowdown blues’, une émission qu’il présente sur KJZZ FM. En outre, sa discographie est conséquente. Sa réputation, il l’a forgée au fil du temps et de ses expériences…

Guitariste californien, Kid Ramos a milité chez le James Harman Band et surtout sévi, pendant dix longues années, au sein des Fabulous Thunderbirds. Il a entamé sa carrière solo, en parallèle. A ce jour, il a gravé cinq elpees sous son propre nom, dont le dernier, "Old school", remonte à 2018.

Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Phoenix, entre la fin des années 90 et le début du millénaire. Cet opus était paru comme ‘benefit album’, en 2012, pour financer les frais médicaux de Kid qui luttait alors contre un cancer. Toutes les compos ont été masterisées. En outre, le long playing a été enrichi de plusieurs titres inédits. Comme ni Kid ni Bob ne sont chanteurs, ils ont fait appel à de nombreux amis, parmi lesquels figure le pianiste Henry Gray, décédé récemment à l’âge de 95 ans.

Superbe, "Aw shucks baby" ouvre la plaque. Nappy Brown se consacre au chant. Bob est intenable à l’harmonica. Derrière son piano, Henry Gray interprète l'inédit "Come on in". Kid Ramos est alors au sommet de son art. Gray est toujours au poste pour attaquer "I held my baby last night », un excellent downhome blues signé Elmore James. Et encore le remuant "Talkin bout you", une plage issue de sa plume. Blues lent classieux, "24 hours" a été composé par Eddie Boyd, en 1953. Un certain Dr Fish se réserve le micro, alors que Mr Corritore souffle dans l'instrument chromatique. L’émotion est à son comble lorsque Chief Schabuttie Gilliame (NDR : affichant 95 balais, il est né en Egypte) chante d’une voix ravagée, "No more doggin'". "Mother-in-law blues" est une piste indolente jadis popularisée par Junior Parker. Batteur de session, Chico Chism, se charge des parties vocales alors que Ramos dispense une sortie chargée de feeling sur les cordes. Le Kid se distingue encore à la slide tout au long de "Possum in my tree", un morceau que chante autoritairement Big Pete Pearson. Pas la moindre faiblesse sur ce long playing qui recèle, en outre, de remarquables titres de blues classique…

Kid Ramos

Old school

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Agé de 59 ans, David ‘Kid’ Ramos est un guitariste qui possède un fameux CV. On ne compte plus le nombre de musiciens talentueux en compagnie desquels il a joué. Ce qui lui a permis de se forger une solide réputation. Ses débuts remontent à 1980. Il y partage alors un duo auprès de l'harmoniciste californien James Harman, une aventure qui va durer huit longues années. Il sévit ensuite, mais brièvement, au sein du big band, Roomful of Blues. De 1993 à 2002, il milite chez le notoire Fabulous Thunderbirds de Kim Wilson. Il entame alors une carrière solo tout en continuant à participer au projet de Mannish Boys, le groupe maison du label Delta Groove. En août 2012, on lui diagnostique un cancer. Après ses traitements, il est considéré comme en rémission complète, dès 2014. Avant de publier ce nouvel opus personnel, il en avait déjà gravé quatre, sur les écuries Black Top et Evidence. Et son dernier, "Greasy kid stuff", remonte à 2001. 17 ans plus tard, il nous propose donc son cinquième, "Old school", enregistré au sein du studio de Big Jon Atkinson, situé non loin de San Francisco. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’excellents musiciens, dont Bob Welsh aux claviers, Kedar Roy à la basse et Marty Dodson à la batterie.

Kid est avant tout guitariste, c'est donc sans surprise que l'on retrouve plusieurs plages instrumentales. Et tout d’abord "Kid's Jump", une plage qui rend hommage à BB King, dans un style jump si prisé par Ramos. Puis "Mashed potatoes and chili", un morceau qui lorgne davantage vers Freddie King. Et enfin, "Wes side", un blues lent teinté de jazz, abordé dans l’esprit de Wes Montgomery! Ramos a invité Johnny Tucker (NDR : établi aujourd’hui à Los Angeles, ce vieux bluesman de couleur noire à joué, dans le passé, en compagnie de Philip Walker) et Lowell Fulsom, deux vieilles gloires du L.A. blues pour chanter quatre titres, dont deux excellents blues lents. En l’occurrence le très dépouillé "You never call my name", interprété en duo voix/guitare, et "I can't wait baby", un titre au cours duquel la gratte est saturée de feeling. Agé de 17 printemps, son jeune fiston, Johnny Ramos, opère ses débuts en se consacrant au micro tout au long du "All your love" de Magic Sam, et "Anna", une gentille ballade qui aurait pu garnir un juke-box, au cours des années 50. Kid Ramos se réserve les vocaux sur deux pistes qui baignent dans une forme de pop latino ; mais on ne peut pas dire que sa voix sorte de l’ordinaire. Big Jon Atkinson a prêté son studio, mais il chante également une des compos issues de sa plume, le blues bien senti "Weight on my shoulders". Rôle qu’assume également Kim Wilson (NDR : c’est l'ancien boss de Kid, chez les Fabulous Thunderbirds) à travers une reprise classieuse du "High Society" de T-Bone Walker…

 

Kid Ramos

Greasy kid stuff

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Kid Ramos est incontestablement chouchouté par son label, car il est ici encore une fois entouré par du beau monde! Evidence a donc décidé de miser sur le kid de LA. Surtout après le succès récolté par ses 2 autres albums "Kid Ramos", en 99 et "West Coast Party", l'année suivante. Une chose est sûre, il est respecté par ses pairs. Pas moins de sept harmonicistes figurent sur la liste des invités. Et tout le who's who des souffleurs de la West Coast signe présent.

Le quatuor de base est constitué de Kid à la guitare et parfois au chant, de Tom Mann au piano, et d'une super section rythmique réunissant Jeff Turmes à la basse et Richard Innes à la batterie ; c'est à dire des anciens membres du James Harman Band et du Hollywood Fats Band.

L'album s'ouvre par la plage titulaire. Un instrumental qui démontre tout le savoir-faire du kid dans le jump style. "Chicken hearted woman" est un blues lent. Ouvert par les cordes reproduisant le cri de nos gallinacés favoris, James Harman chante cette plage avec toute la maîtrise que nous lui connaissons. James chante aussi "Low down woman" au cœur d'une ambiance très country blues et "Gratitude is reaches", dans le style Chicago Southside, pendant que la slide de Ramos sonne comme la jumelle de celle d'Elmore James. L'entrée en lice d'un de mes harmonicistes favoris de toujours, Charlie Musselwhite, est bouleversante. Il a composé ce "Charlie's old Highway 51 blues" qu'il chante de cette voix immédiatement saisissable. Charlie est une légende vivante du blues. Un artiste attachant et authentique ; et les interventions de Ramos ne font qu'accentuer l'effet. Charlie revient chanter avec autorité le blues très dépouillé "Rich man 's woman". Paul deLay a certainement été l'une des meilleures découvertes des années 90. Il possède un style tellement personnel. Une voix cassée, puissante, qui transpire le vécu! Il est présent sur deux titres qu'il a écrits : "Say what you mean, baby", cuivré par Jeff Turmes, et "Ain't gonna holler". L'harmoniciste le plus proche de Kid est sans doute Mr Richard Duran, alias Lynwood Slim. Ils sont tellement complices que lorsqu'ils jouent ensemble, tout semble couler de source. Ils donnent ici une parfaite leçon de west coast jump lors de la reprise du "I don't care who knows" de Willie Dixon. Ensemble, ils apportent un traitement rockabilly au classique de Bobby "Blue" Bland, "Hold me tenderly". L'énergie reste présente. Le rythme s'intensifie avec l'entrée en lice du joyau de Sacramento, Rick Estrin (de Little Charlie and the Nightcats). Sa voix nasillarde et son harmo offensif s'acquittent parfaitement de "It's hot in here". Estrin aime aussi le blues pur. Il est merveilleux quand il pense au génial Little Walter. A l'instar de "Marion's mood", un fragment de derrière les fagots. Le virtuose Rod Piazza change de registre pour se consacrer à l'instrumental "Devil's foot". Il prend indéniablement une direction jazz et swing. Kid se met même à sonner comme Charlie Christian. La machine à vapeur s'emballe pour aborder "Mean ol' lonesome train". Une composition écrite par Lightnin' Slim et superbement rendue à la vie grâce au vieux Johnny Dyer. La Ramos party s'emballe pour la finale. Un tonique "Harmonica hangover" qui adresse un double clin d'œil à Charlie Musselwhite et à Rick Estrin. Un superbe album !

 

Kid Ramos

West Coast house party

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Kid nous invite à une fameuse party. A n'en pas douter, l'homme a de nombreux amis et pas des moindres, croyez-moi! C'est bien une "West Coast pary", toute en swing et en jump à laquelle nous sommes conviés. Une musique qui a changé le jour où un certain Aaron ‘T-Bone’ Walker a quitté son Texas natal pour L.A et relié sa guitare à l'électricité. T-Bone a ensuite été rejoint par des grands du blues comme Pee Wee Crayton, Percy Mayfield et Johnny Watson. Kid a joué durant 8 années dans le James Harman Band. Il y a tout appris, de Hollywood Fats, un temps son coéquipier ; mais également de Junior Watson, alors membre des Mighty Flyers.

Beaucoup de potes se sont joints à la fête pour entourer le Kid. Des guitaristes et des chanteurs. En l'occurrence, Fred Kaplan au piano, Larry Taylor à la basse et Stephen Hodges aux drums ; sans oublier un trio de cuivres en or constitué de Jeff Turmes, de Steve Marsh et de Jonny Viau.

L'album débute et se termine par deux versions de "Strollin' with bone". Deux adaptations instrumentales qui rendent hommage à qui vous savez. Avec trois guitares. Celles de Kid, de Duke Robillard et de Clarence "Gatemouth" Brown. Quel feu d'artifice! Sur "Lizabeth" et "Silly dilly woman", il est rejoint par Rusty Zinn, qui chante et gratte. Les échanges sont de grande classe. Pour le reste, cet album présente une grande unité. Le jump R&B est d'un tel niveau, qu'il est malaisé de faire ressortir le moindre titre. On retrouve encore, parmi les invités, Rick Holmstrom, Little Charlie Baty et Junior Watson. Aux guitares. Et puis au chant, James Harman, Janiva Magness, Lynwood Slim, Kim Wilson, James Intveld et Big Sandy Williams. Un bouquet de rêve! Duquel j'épinglerai "Real gone lover" (de Smiley Lewis), avec Kim Wilson, impérial à l'harmonica lorsqu'il ne chante pas dans son micro Astatic. Kim reprend aussi un autre titre de Lewis, "Where were you?". James Harman chante son "One Mo' peep". Il est aussi amusant d'entendre Big Sandy (des Flyright Boys) se divertir du western swing pour chanter (fort bien) le blues sur le détonant "Guitar player" ; et surtout "Wipe your tears". Et la party se fait plus T-Bone que jamais lorsque Duke Robillard et Gatemouth viennent épauler le Kid sur "Welcome blues". Ce solide voyage dans le temps, qui remonte à pratiquement un demi-siècle, n'est pas banal, et est même tout à fait excitant!

 

Kid Ramos

Kid Ramos

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Kid Ramos s'est taillé au fil des ans une bien solide réputation. Il affiche toujours un look bad boy, tatoué et un rien teigneux ; mais le musicien présente déjà un fameux pedigree. Notamment à cause de ses participations au James Harman Band, aux Fabulous Thunderbirds et ses évasions d'artiste libre, souvent en compagnie de son pote harmoniciste Lynwood Slim. Ce qui lui a valu, au passage, de tisser de solides amitiés dont il profite largement ici. Kid n'est pas vraiment un chanteur, il a donc eu recours à des renforts de premier choix. Et notamment ses ex-patrons, Kim Wilson, James Harman, Lynwood Slim déjà cité, mais aussi Cesar Rosas de Los Lobos, Willie Chambers (souvenez-vous des Chamber Brothers) et la suave Janiva Magness.

Et l'album me direz-vous? Impeccable! Il s’ouvre par le "Dead love" de Little Milton, soutenu par Kim Wilson au chant, et enchaîne avec "No more alcohol", très fifties. Rob Rio se réserve les ivoires et Lynwood Slim le chant. Willie Chambers a gardé la voix brûlante qu'il avait quand il chantait "Time has come today" dans les 60s. Pour "Leave me alone", un R&B écrit par Ray Agee, l'effet est remarquable. Cesar Rosas mène de sa voix de chicano le célèbre "300 pounds of joy", alors que Gene Taylor a pris la place au piano. Un album sans faille, sur lequel les cuivres sont omniprésents, épinglant au passage, un certain Jeff Turmes au sax baryton. Mais avant tout c'est un album de Kid Ramos. La guitare est donc en effervescence sur toutes les plages. Ramos est un gars qui a tout compris et assimilé le meilleur de ses maîtres. A l’instar de "Cold chicken and beer", un instrumental hanté par le fantôme d'Albert Collins. Ou encore le "Fiddle De Dee" de Pee Wee Crayton, balayé par la slide ! Un album remarquable qui nous permet de retrouver ensemble la majorité des musiciens qui formaient le James Harman Band des 80s.