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Kieran Hebden & Steve Reid

NYC

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Kieran Hebden est loin d’être un inconnu sur la scène électro. D’abord guitariste au sein du groupe post-rock Fridge, le Londonien s’est reconverti dans l’électronique en créant Four Tet. Un projet en solitaire qui lui a permis d’explorer ses propres idées. Pour enregistrer « NYC », il s’est associé à Steve Reid, drummer d’anthologie qui a notamment participé à l’aventure Motown, mais également réalisé des arrangements en compagnie de Miles Davies, Ornette Coleman ou encore James Brown. 

La rencontre opérée entre les deux artistes et surtout les deux styles n’est pas facile d’accès ; elle est même très susceptible de laisser l’auditeur sceptique. On nage d’ailleurs parfois en pleine expérimentation pure et dure pour ne pas parler d’underground. Les arrangements concoctés par le duo sont cependant parfaitement au point. Endiablé, le drumming du sexagénaire Steve Reid trouve parfaitement sa place au sein de l’univers sonore synthétique élaboré par Kieran. Et « Lyman Place » constitue probablement le sommet de leur rencontre. On les sent même quelquefois complices. L’opus explore également les tendances jazz expérimentales des 60’s et 70’s. A l’instar de « 1st & 1st » ou encore de l’exceptionnel « 25th Street ». Il s’achève par « Departure », plage au cours de laquelle les cordes synthétiques fusionnent magistralement avec les sonorités percussives martelées par Reid. Et côté technique, Steve est tout bonnement irréprochable…

Tout au long de cette œuvre le duo tente, à travers leur musique, de projeter une vision très personnelle de New-York. Ce qui explique le titre de l’elpee. Particulièrement complexe, « NYC » n’et pas à mettre entre toutes les oreilles. Les non initiés risquent même de le taxer de brouillon voire de cacophonique. On ne pourra cependant pas reprocher à cet album de manquer d’originalité. En outre, j’estime sincèrement que le résultat de cette rencontre entre jazz et électronique contemporaine tient parfaitement la route. Il est même abouti. Et c’est à souligner ; car la rencontre entre deux musiciens talentueux n’est pas toujours synonyme de réussite…

 

Kieran Hebden & Steve Reid

Tongues

La rencontre entre Kieran Hebden (alias Four Tet) et le batteur free jazz Steve Reid semble tourner à plein régime : un an après le diptyque « Exchange Session » enregistré live en 2005 dans le club londonien du même nom, voici « Tongues », une suite logique mais à la dynamique plus ramassée. Alors que sur les deux premiers volumes les connexions électro-jazz se révélaient parfois opaques, ici le résultat s’avère davantage probant. Aux longues impros prise de tête succèdent 10 morceaux plus compacts, dans lesquels chacun y met du sien mais sans tirer la couverture. « The Sun That Never Sets » débute ainsi par quelques beats moelleux, avant que tout ne s’emballe lors d’un éprouvant « Brain », synthèse free-kraut-electro qui gratte bien là où ça fait mal. Heureusement, la harpe et les clochettes trafiquées du reposant « Our Time » rétablit la balance… « Tongues » oscille ainsi sans cesse entre l’effort (« The Squid », « Superheros », durailles) et le réconfort (« Greensleeves » et sa boîte à musique, « Left Handed, Left Minded »), mais sans jamais provoquer d’irrémédiable ennui. Seul un morceau ne choisit pas son camp, en équilibre instable entre tension délictuelle et flottaison acide : il s’agit de « Rhythm Dance », échappée belle à la Cluster où claquent les sirènes en signe d’inquiétude. Méfiance, donc : on parle ici d’un disque long en bouche… A écouter sans craindre d’y perdre pied.

Kieran Hebden & Steve Reid

The Exchange Sessions Vol. 1 & 2

Kieran Hebden, alias Four Tet, incarne l’éclectisme fait musique : après quatre albums audacieux où se mélangent allègrement techno, folk, électro, jazz, krautrock, fusion et ‘kosmische muzik’, le jeune Anglais (à peine 30 ans) publie ces deux galettes concoctées en roue libre en compagnie de Steve Reid, jazzman underground au touché à la fois détendu et complexe. Le vieil homme a collaboré avec Coltrane, Miles Davis, Fela Kuti. Il a tenu les fûts de Martha et de ses Vandellas. Peu importe la différence d’âge, puisque la rencontre se révèle ici incroyablement féconde. Kieran Hebden n’a d’ailleurs jamais caché son amour du beat retors et du groove calciné (cfr sa contribution aux séries de compiles « DJ-Kicks » et « LateNightTales »), et Steve Reid a su prouver tout le long de sa carrière qu’il apprécie les rapprochements contre-nature. Enregistrées en totale improvisation, sans aucun overdubs, ces ‘sessions d’échange’ convoquent les fantômes de Sun Ra, d’Alice Coltrane et de Faust, à l’ère du laptop et de la frénésie IDM. L’exercice séduira avant tout les vrais esprits rebelles, ceux qui ‘rêvent librement’ et ne craignent pas les brûlures sonores. ‘I hope this record opens our minds’, commente Kieran Hebden dans le livret du second volume. Si dans l’ensemble ils y arrivent tant bien que mal, l’expérience s’avère quand même moins percutante qu’elle le laissait entendre… « Space is the place » ? Euh, Houston ?, we’ve got a problem here.