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Paprika Kinski

Les regrets de Paprika Kinski…

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Paprika Kinski publiera un second Ep en septembre prochain. Intitulé « Young, Broke & Fabulous », il baigne au sein d’un univers coloré, dansant et aux influences éclectiques de l’artiste. Elle y chante, avec une classe folle, ses refrains mélancoliques sur des mélodies indie pop acidulées.

Enigmatique, son patronyme, on le croirait tout droit sorti d’un film d’Andrzej Żuławski.

D’une voix lascive qui se mêle aux accords de synthé entêtants aux sonorités de basse indolentes, elle interprète son premier single en espagnol.

Le clip de « Lamento » est à voir et écouter ici

 

 

 

Kinski

Cosy Moments

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Plus habitué à cracher des boules de bruits sales aux relents psyché cosmiques, qu’à se payer une virée ensoleillée en bord de mer, Kinski prend le pari audacieux de se diversifier sur ce septième album studio (si on fait fi de leurs multiples collaborations et des Cds autoproduits qui parsèment leur discographie).

Une bonne initiative si on considère la relative insignifiance au sein de laquelle le groupe s’était embourbé depuis quelques années.

D’ailleurs, leur dernier essai datait de 2007.

Sauf qu’après plusieurs écoutes, « Cosy Moments » laisse dubitatif.

Balancé entre un désir de soigner le sens mélodique à l’aide du chant et une tendance à se repaître de grunge pataud (un comble après avoir quitté Sub Pop !), cet album souffle le chaud et le froid.

Si on considère que le Kinski d’« Airs Above Your Station » (2003, quand même !) est rangé depuis belle lurette dans un de leurs placards, on peut considérer certains titres de cet elpee comme responsables d’agréables moments ; mais il faut aussi accepter d’ineptes incursions synthétiques, d’inconsidérables longueurs tout aussi inutiles qu’ennuyeuses (« Counterpointers » surtout) et digérer quelques disgracieux solos maigrichons, voire quelques chœurs susceptibles de provoquer la nausée.

Là où jadis les murs tremblaient, la maison Kinski affiche aujourd’hui une façade ornée de lumières aguicheuses et d’un pare-soleil en terrasse.

Suffisamment sympathique pour y siroter un verre, mais pas pour s’y attarder toute la nuit.

 

Kinski Elevator

Inner Crab Dogs (Ep)

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Kinski Elevator est un groupe particulier, composé de trois compères : Pierre Luzy (batterie), Serge Rogalski (guitare, chant) et Bruno Ruder (claviers). Leur premier Ep, intitulé « Inner Crab Dogs », est découpé en quatre morceaux. On a l’impression d’assister à une de ces séances d’invocation à un dieu quelconque. Mais le problème, c’est que l’offrande, c’est nous ! On nous pousse gentiment jusqu’en haut du volcan en espérant qu’on s’y jette la tête la première, sans opposer de résistance. Ce qui n’a absolument aucun sens, d’où la comparaison avec « Inner Crab Dogs ». Et ces puissances surnaturelles appelées à aider une population vivant dans un pays éloigné de toute civilisation, ne montrent jamais ne fut-ce que le bout de leur nez. Elles paressent et se moquent de ces petits individus aux coutumes dépassées. Et nous, en tant que sacrifice, nous demandons quand est-ce que quelqu’un va se rendre compte que tout ce cirque est ridicule. Mais comme personne ne remue le moindre petit doigt, on finit par se jeter soi-même dans la lave fumante, pour que tout s’arrête au plus vite. Il nous reste alors seulement la possibilité de se dire : mais Bon Dieu, pourquoi je me suis embarqué dans cette galère !?

 

Kinski

Down Below It’s Chaos

Écrit par

En pénétrant  “Down Below It’s Chaos”, on franchit d’abord un pallier qui mène à une antichambre où un riff métal nous accueille les cordes tendues (“Cry Baby”). Il sera notre hôte pour la soirée ; il nous en fait la promesse. En écartant ensuite deux rideaux noirs, épais et lourds, on se sent littéralement engloutis dans la pièce sombre qui s’ouvre à nous. Aspirés et englués telles des mouches sur un rouleau collant prévu à cet effet, nous nous retrouvons, malgré nous, spectateurs de l’évènement. Kinski à dépassé les limites ! Celles qu’il s’infligeait lors des précédents opus, semblerait-il. Même si parfois « Rhode Island Freakout » ou « Schedule For Using Pillows and Beanbags » sur l’album « Airs Above »  (2003) semblaient être les prémices de « Down Below It’s Chaos ». Pour ce dernier essai, Kinski a décidé de chausser des chaussures de béton, s’évitant tout envol mélodique pour ne garder que le brut de la pièce. Non contents de nous décoiffer d’entrée de jeu, Kinski frise la provocation en nous invitant à goûter une douceur truffée au poivre. En l’occurrence « Boys, Was A Mad », sorte d’opéra rock onirique où l’on vient toucher le très bas, le très noir du métal. Ingénieux comme pas deux, le combo ne se laisse jamais engluer dans le tunnel visqueux du genre. En proposant au sortir de chaque hystérie musicale, un temps de repos (« Dayroom At Narita Int'l », « Argentina Tuner »,…) afin de préparer nos sens vers d’autres frissons, d’autres émotions, plus fortes, elles encore (« Hild had to catch a train », « Punching goodbye out front »,…) Parfait pour se remettre en forme, l’elpee est certainement l’enfant caché d’une centrale électrique qui se serait fait engrosser par un seau de souffre. Mélange plus que détonant…

Kinski

Airs Above Your Station

Le disque commence par un bruit aérien, brièvement synthétique, puis une guitare volage surgit à l'improviste, affable et sympathique… Mais pas pour longtemps : très vite, l'instrument lâche la mitraille, les riffs lacèrent nos tympans et balancent le gros son, ses bombes soniques explosent sous un ciel noir et plombé… Ce qui avait débuté dans le calme s'achève dans la tempête, le stoner et la fureur. C'est la guerre. Aux commandes de cette musique-bombardier, qui fait beaucoup de dégâts à notre ampli, quatre types de Seattle, qui aiment sans doute Mogwai, Sonic Youth, King Crimson, Sunn O))), le krautrock, la noisy et les Japonais (de Melt Banana aux Acid Mothers Temple). Hiroshima, Nagasaki, Kinski : même combat. Faut qu'ça pète. D'abord, on fait semblant d'arriver en amis (riffs à l'amiable, violons à peine grinçants, batterie fureteuse), puis on sort sans crier gare la grosse artillerie (riffs B52's, violons à hydrogène, batterie-kalashnikov). C'est toujours ainsi chez les belligérants : tu fais croire au peuple que tout va bien se passer, avant d'appuyer sur le détonateur. Chez Kinski, c'est pareil : au début c'est gentil, puis ça s'embrase comme un feu de brousse. Parfois, le climat se calme, le drapeau blanc flotte bien en évidence (" I Think I Blew It ", " Your Lights Are (Out or) Burning Badly "), mais il y a toujours un soldat qui finit par tirer dans le tas. Au prochain album, on assurera mieux nos arrières.