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La Luz

Les news cosmiques de La Luz…

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Avec un credo adapté de l'auteur de science-fiction Octavia E. Butler, un titre d'album tiré d'un recueil de poésie métaphysique et une prise de conscience personnelle, la guitariste et compositrice Shana Cleveland apprend à embrasser un monde changeant avec un amour inconditionnel sur « News Of The Universe », le nouvel elpee des Californiennes de La Luz (sa première sortie chez Sub Pop !), paru ce 24 mai 2024.

« News Of The Universe » est un disque né d'une calamité, une œuvre psychédélique sombre et magnifique reflétant l'expérience de Cleveland, qui a vu son monde s'effondrer à la suite d'un diagnostic de cancer du sein, deux ans seulement après la naissance de son fils. C'est aussi le portrait d'un groupe en mutation, marquant la première apparition de la batteuse Audrey Johnson et les dernières des membres de longue date, la bassiste Lena Simon et la claviériste Alice Sandahl, dont les contributions ajoutent une touche douce-amère à un disque qui est à la fois une élégie pour un monde ancien et une carte routière cosmique vers un nouveau monde étrange. En travaillant sous la houlette de la productrice Maryam Qudus (Spacemoth), l'environnement exclusivement féminin a permis à Cleveland de se sentir à l'aise dans des endroits difficiles et d'exprimer des émotions dures que les femmes sont socialisées à réprimer. 

Les vidéos des singles sont disponibles ci-dessous

« Strange World » : https://youtu.be/10wN--7GxAY?si=J8a2IWD4mweXZUSk

« Poppies » : https://youtu.be/e6u1ysrW4-g?si=tOUYZDdnz1L7Ptwv

« I'll Go With You » : https://youtu.be/RwWrkZXMN34?si=KSakduQxNUToHn4q

« Always in Love » : https://youtu.be/UYArMD-hdfM?si=xiS0bHYSmLNzd8-m

 

La Luz

La Luz

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Après s’être autorisé un petit break pour publier un album solo, Shana Cleveland a réintégré son band pour graver un quatrième elpee studio. Un éponyme ! Depuis « Floating Features », sorti en 2018, le quatuor a été réduit à un trio, suite au départ de Marian Li Pino. Mais ce changement ne modifie en rien le style de La Luz. Le groupe de Seattle tire toujours à merveille sur les ficelles de son surf/rock. Et malgré le recours à Adrian Young (issu du hip hop, de la soul et du jazz) à la production, aucune révolution notable n’est à constater. La grande nouveauté réside dans la multiplication de chœurs et l’introduction d’influences doo wop qui nous plongent encore un peu plus dans les 60’s. Pour le reste, on retrouve les lignes de guitares scintillantes et les voix enjouées qui nous rappellent les plages ensoleillées… et les Beach Boys. Si les compos de cet opus ne manquent pas de qualité, il souffre, quand même, de l’absence d’un tube potentiel. Les dix pistes défilent naturellement, sans jamais réellement bousculer l’auditeur, mais permettent toutefois de passer un bon moment…

La Luz

It's Alive

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Un petit rayon de soleil avant l'hiver qui pointe le bout de son nez. Quatuor féminin formé en 2012 à Seattle, La Luz sort la même année un premier maxi autoproduit puis deux singles qui vont attirer les oreilles de Hardly Art. "It's Alive" ne tarde pas à arriver. Ce premier album ne manque pas de charme et nous replonge majoritairement dans le surf-rock des sixties. Quentin Tarantino doit adorer ces atmosphères très Pulp Fiction. On retrouve en effet les accords de Dick Dale ou des Ventures, les sonorités rockabilly de Link Wray et les chevauchées de guitares des Shadows. Une dose de twee-pop et un soupçon de Mazzy Star pour ne pas cantonner les demoiselles dans une seule époque et vous disposez de tous les ingrédients de ce court mais délicieux elpee.

Le morceau qui ouvre ce premier opus, "Sure as Spring", petit tube en puissance, l'illustre parfaitement. Section rythmique endiablée, mélodie accrocheuse portée par des choeurs dévastateurs, soli de guitare et de Wurlitzer imparables. La chanson parfaite. Si les demoiselles ne retrouvent pas cet état de grâce sur l'ensemble de l'LP, aucune plage n'est désagréable. On se laisse bercer par les ballades solaires ("All The Time" et ses délicates harmonies vocales) ou plus crépusculaires ("What Good Am I?" qui lorgne vers Hope Sandoval). On se déhanche gentiment sur les instrumentaux surf ("Sunstroke" et "Phantom Feelings"), on s'offre une cavalcade dans les plaines du Far-West ("It's Alive", "Big Big Blood") ou l'on valse avec les Zombies ("Call Me in The Day" et ses doo-wop adorables).

Décidément, on a envie de se payer une virée en compagnie de ces donzelles, leur offrir un verre dans un bar du fin fond du Texas, aller affronter les vagues sur les plages californiennes, se sentir vivant tout simplement. Etrange qu'elles soient nées dans la grisaille de Seattle. Car cette lumière-là, on n'a pas envie de la tamiser.

La Luz sera en concert dans le Witloof bar du Botanique le 30 octobre.