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La vie explosive de Fine Lame

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Lambchop

Trip

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On ne présente plus Lambchop, une formation réunissant des vétérans, dont le chanteur et leader, Kurt Wagner, possède une voix si particulière…

Depuis Nashville, elle publie, avec une régularité de métronome, des albums de country alternative délicieusement teintés de soul. « Trip » nous invite à voyager à travers quelques-unes de ses influences via 6 reprises bien senties. Depuis Wilco (les 13 minutes de « Reservations »), à Stevie Wonder (« Golden Lady ») en passant par les Supremes (« Love is Here and Now You’re Gone ») et même Yo La Tengo (l’inédit « Weather Blues »). Ce mélange des genres colle parfaitement à ce grand écart quasi-permanent cher à Lambchop accompli entre la soul ancestrale et l’indie americana contemporaine. Un bien beau « Trip » dont les morceaux sont totalement transformés par le son si particulier du groupe texan...

Lambchop

This (is what I wanted to tell you)

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Près de 25 ans après s’être lancé en solo, Kurt Wagner, alias Lambchop, continue d’enregistrer des œuvres de grande qualité. Bien que jouissant aujourd’hui d’une solide notoriété, il pourrait graver, à la pelle, des albums réunissant des morceaux de folk/americana. Or, le natif de Nashville a le bon goût de se réinventer, et notamment à chaque nouvel LP.

Sur ce nouvel et quinzième opus intitulé “This (is what I wanted to tell you)”, Kurt Wagner reprend les choses là où il les avait laissées en 2016, lorsqu’il a publié “Lotus”. Il poursuit son exploration en mêlant folk, soul et jazz. Epaulé par Matthew McCanaughan (batteur au sein de Bon Iver) à la composition, il injecte des sonorités électroniques dans son expressions sonore, dont le vocoder est certainement l’outil le plus emblématique, tout en conservant des instruments plus classiques, à l’instar du piano qui occupe d’ailleurs une place centrale. Mais c’est la voix de l’Américain qui domine l’ensemble. Une voix chaude, empreinte de sensualité et de mélancolie. Découpé en 8 plages réconfortantes de sérénité, cet LP s’écoutera volontiers au coin d’un feu de bois, lors des longues et froides nuits d’automne...

Lambchop

FLOTUS

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Quel bonheur de retrouver, à intervalles réguliers, Kurt Wagner et sa bande d’experts ès americana ; surtout quand c’est pour nous réserver une dose salvatrice de country/soul alternative… En publiant « FLOTUS », son 12ème album, la bande de cow-boys a décidé d’explorer de nouveaux territoires sonores, afin d’insuffler d’intimes variations à sa musique aux apparences classiques. Une touche d’électro, du r&b, de la soul et même un zeste d’auto-tune… de quoi s’ouvrir à la scène contemporaine. En osant de longues plages (18 minutes pour « The Hustler », quand même), incluant beats house et accords de piano jazzyfiants, le groupe américain (NDR : pour rappel il est issu de Nashville !) semble s’autoriser la même liberté que Bon Iver pour son récent opus, « 22 A Million ». « FLOTUS » a un charme fou et démontre que la routine n’est pas une fatalité ou les changements une pâle diversion afin de pallier un éventuel manque d’inspiration ! Une magnifique leçon de changement dans la continuité… Et puis un groupe mené par une voix pareille ne pourrait jamais réellement décevoir…

 

Lambchop

Lambchop plays ‘Nixon’ : de l’anesthésie à l’emballement…

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Ce soir, l’AB est en configuration Théâtre. Donc, le spectateur est confortablement installé dans un fauteuil pour assister au concert. Pas sold out, mais presque. En supporting act, un jeune groupe issu du Nord du pays : Little Dots. Egalement un résident de l'Ancienne Belgique. Ou un chouchou de l’institution, selon. Depuis quelques années, il est de bon ton pour un artiste, de reprendre en ‘live’, et dans son intégralité, l’album qui a marqué sa carrière. Pour Lambchop, un combo issu de Nashville qui compte aujourd’hui 21 ans d’existence, il s’agit de « Nixon », paru en 2000. Un choix posé par le frontman du groupe, Kurt Wagner. Lors de sa sortie, cet elpee avait fait un véritable tabac en Europe –certains magazines dont Uncut l’avaient même qualifié d'album de l'année– alors que l'Amérique boudait ce petit chef-d'oeuvre. En outre, la formation est particulièrement populaire à Londres. Le NME et The Guardian sont d’ailleurs particulièrement élogieux à leur égard. D’ailleurs, ce spectacle ne sera exécuté qu’à deux endroits : devant nous et au prestigieux Barbican Centre de la capitale britannique. Un show qui rend également hommage à Mark Trovillion, ex-bassiste de Lambchop, décédé en 2014, à l'âge de 56 ans. Lambchop avait déjà opéré ce type d’exercice de style, en 2010, au Cirque Royal, dans le cadre du festival 'Autumn Falls’, mais pour « Is A Woman », un long playing paru en 2002.

The Little Dots assure donc la première partie. Vu la quantité d'instruments dispersés sur les planches, j’imaginais la présence de nombreux musicos sur le podium. Ce n’est pas le cas ; il s’agit d’un trio gantois drivé par l’ex-choriste de Lady Linn, Sophia Ammann. Plutôt jolie, elle possède une voix d’Ange et circonstanciellement, se consacre à la gratte. Elle est soutenue par le muti-instrumentiste Tom Callens (claviers, clarinette basse, etc.) et le guitariste Pablo Casella. A leur actif, un album intitulé « A Clear Running Stream », bien reçu par la critique musicale issue du Nord du pays. Mais guère notoire au Sud.

Le trio est à l'aise sur les planches et le courant passe immédiatement entre les trois artistes et le public. Little Dots entame son set par « Getting Out ». Réunissant essentiellement des quadras et des quinquas, l’auditoire est attentif. Silencieux même. La voix douce et limpide de la jolie Sophia rassure. Et devient saccadée tout au long de « Spin The Wheel », une compo légèrement jazzyfiante. Généreux, les claviers soutiennent parfaitement le chant. En général, un supporting act est destiné à chauffer la foule, afin de mettre la tête d’affiche dans les conditions idéales pour sa prestation. Little Dots propose une musique paisible, feutrée, qui si elle se prête bien à la configuration cosy des lieux, baigne plutôt au sein d’un climat intimiste. Et « Mirror Of Everyone » ainsi que « In A Silent Way » en sont deux belles illustrations. Sophie est passée à la gratte acoustique pour « Lost », avant le dernier morceau, « Cold Wind », interprété à trois voix. De quoi vous flanquer des frissons partout. Malgré le laps de temps relativement court (30’) qui lui a été imparti, je dois avouer que le set du combo s’est avéré plus que convaincant. Bref, ma soirée est déjà réussie…

Après un petit interlude sonore, Kurt Wagner monte sur l’estrade pour régler ses grattes. Agé de 56 balais, le leader de Lambchop est coiffé d’une casquette de basketteur. Il se plante à droite du podium ; ce qui n’empêchera pas les spots de se focaliser sur cet artiste tout au long du concert. Il est soutenu par un backing group. Tout d’abord par Tony Crow, préposé au piano à queue et aux claviers. Très souriant, il s’installe légèrement en retrait. Matt Swanson se charge de la basse et Scott Martin, des drums. Ce dernier se place à l’extrême gauche. Enfin, les cuivres sont assurés par Matt Glassmeyer alors que Ryan Norris va jongler entre les synthés et la guitare. Le décor est planté. Lambchop n’a plus qu’à attaquer l’album, dans l’ordre des morceaux de l’opus. Je ne connais pas trop bien ce groupe. L’annonce de l’AB parlait d’americana. J’en avais donc conclu qu’il s’agissait d’une formation country dont les musiciens se servent d’une pedal steel, d’un banjo, d’un violon et autres instruments spécifiques. Pas du tout ! Lambchop est sans doute considéré comme combo de country ; mais ce soir, il n’en sera guère question.

Le drummer mène la danse. Kurt a plutôt une voix de crooner que celle d'un cow-boy. Au fil du set, elle devient même soporifique. L’expression sonore oscille entre le jazz, la soul et le folk. Les musiciens sont des pros et cela se ressent. L’ordre du tracklisting est respecté. Sans interruption, ni interlude. Un ennui certain commence à m’envahir. Pourtant, l’auditoire semble absorbé et applaudit chaleureusement.

« Nixon » a été joué dans son intégralité. Le boulot est terminé. Place à la détente. Tony plaisante. Il s’adresse à Kurt en parlant de sexe et de nanas. Ce dernier le rappelle à l’ordre et lui rappelle que le concert n’est pas encore arrivé à son terme. Et je dois avouer que c’est à partir de cet instant que je vais me réveiller. La cover du « Give Me Your Love » de Curtis Mayfield et « My Face Your Ass », extrait de l’album « Thriller », paru en 1997 (NDR : pas celui de Michael Jackson !), me bottent particulièrement. Tout comme « If  Not I'll Just Die », le morceau d’ouverture de l’album « Mr M », gravé en 2012. En finale, Tony refait le pitre et nous interprète « Gone Tomorrow ». Kurt revient à nouveau sur l’estrade pour attaquer une version magistrale et épatante du « Young Americans » de Bowie.

Curieux, la pièce centrale, en l’occurrence l’interprétation de l’album « Nixon », m’a littéralement cassé les pieds (ou anesthésié les oreilles). A contrario, la fin de parcours m’a vraiment emballée. Lambchop est un excellent groupe, ce n’est plus à démontrer. Mais je me demande s’il est bien judicieux de polariser tout un spectacle sur un album particulier. La concentration y est extrême ; ce qui nuit à l’interactivité entre les musicos et l’auditoire. On a d’ailleurs pu le constater en fin de parcours, lorsque les membres du band ont commencé à se libérer…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Lambchop

Damaged

Le titre le dit bien : Kurt Wagner a connu l’année dernière un accès de déprime, qui a failli l’envoyer au tapis. Dès lors, quoi de mieux comme catharsis d’enregistrer un nouveau disque de Lambchop, le neuvième, deux ans seulement après le double « Aw C’mon / No, You C’Mon » ? Personne n’est à l’abri d’une petite baisse de tension, c’est bien connu... Que Kurt Wagner nous raconte ses déboires en évitant de tirer sur la corde lacrymale, voilà la bonne nouvelle… Mais si « Damaged » sonne comme l’album le plus apaisé du groupe de Nashville, il n’en est pas le plus éblouissant. Aux oubliettes les envolées soul-folk du magnifique « Nixon », et si les cordes subsistent, elles crient ici un peu famine. Enregistré par le fidèle Mark Nevers en compagnie du duo électro Hand Off Cuba, « Damaged » ne laissera sans doute pas de grandes traces dans la discographie du groupe, sauf peut-être dans la tête de Wagner. Après les crépitements introductifs de « Paperback Bible » et sa mélodie profil bas, on attendra en vain un sursaut mélodique de la part de Lambchop. Las : « Damaged » pêche par gracilité, et on se surprend à bâiller aux corneilles devant ces dix titres aux ambiances frelatées. Unicolore et redondant, « Damaged » manque un peu de cette fougue qu’on aimait chez Lambchop. « Damaged » ? Plutôt « dommage », oui... Mais n’est-ce pas là le lot de toute mélancolie existentielle ?

Lambchop

Aw Cmon – No You Cmon

Après l’étincelant « Nixon » et l’apaisé « Is A Woman », Kurt Wagner et toute sa clique (combien sont-ils ? Au moins une bonne dizaine…) remettent déjà les couverts, avec rien moins qu’un double album (même si au départ Wagner voulait qu’ils soient vendus séparément). Quoi qu’il en soit, les correspondances entre les deux disques sont nombreuses, ne serait-ce que par leur ambiance : dépouillée, impressionniste, malgré les quelques sautes d’humeur de « No You Cmon », le plus varié des deux. La grande nouveauté chez Lambchop, c’est l’absence du divin falsetto de Wagner sur certains titres : sept instrumentaux en tout, qui révèlent un nouveau talent chez ces dignitaires de Nashville ; celui de subtils arrangeurs d’un film imaginaire qu’on imagine contemplatif et serein… Alors que sur « Is A Woman » la voix de Wagner était mise en avant, ici elle se fait plus timide, quitte donc à tout à fait disparaître. Pour le reste c’est du pur Lambchop, bref c’est toujours aussi splendide, malgré le fait qu’un seul album aurait peut-être suffit… Mais ne boudons pas notre plaisir : deux Lambchop pour le prix d’un, ça fait quand même toujours plaisir. Que reste-t-il aux autres ?

Lambchop

Is a woman

Écrit par

Dix-sept musiciens ont participé à l'enregistrement du 6ème album de Lambchop. Ils se partagent drums, percussions, vibraphone, cuivres, basse, claviers et tutti quanti. Mais se mettent surtout au service d'un concept : la lo-fi de Lambchop. Une lo-fi qui met ici en exergue la six cordes et la voix de Kurt Wagner ainsi que le piano de Mark Nevens. Deux personnages qui se partagent, en outre, la production. Kurt est bien entendu l'âme de Lambchop. C'est son projet, son moyen d'expression. Musical, mais également littéraire. Ses lyrics fouillent profondément et avec une logique existentielle, dans la psychologie de l'être humain : ses angoisses, ses frustrations, ses relations amoureuses, ses chagrins, ses regrets, etc. Des lyrics qu'il chante d'un timbre vocal tantôt falsetto, tantôt nicotiné, capable d'épouser tout à tour les inflexions de Scott Walker, de Jarvis Cocker ou encore de Stuart Staples. " Is a woman " se révèle cependant une œuvre atmosphérique dans le sens le plus pur du terme. Un disque à écouter, de préférence, dans son salon, en compagnie d'amis, après un bon repas, un pousse à la clef. En fait, Kurt renoue ici avec une certaine forme de soul/jazz brumeuse, voluptueuse, sous le couvert d'une appellation country alternative. Kurt a même avoué avoir écrit toutes ses chansons, l'esprit hanté par un piano. Une forme de soul/jazz minimaliste dont la douceur envahissante grise plus qu'elle ne déprime. Mais encore une fois, ce disque est à écouter dans un contexte très particulier. Sans quoi vous risquez fort de le détester…

 

Lambchop

Thriller

Imaginez un peu Lou Reed établi à Nashville, pas à New York. C’est sans doute la musique qu’il aurait composée, s’il avait effectué le premier choix. C’est également la meilleure manière de vous donner une petite idée du style pratiqué par Lambchop, que nous pourrions qualifier de néo country. D’abord, il y a la voix de Kurt Wagner. Aussi subtile que des plumes, mais aussi noire que le goudron. Son écriture. Aussi troublée que celle de Stuart Staples. Ensuite, le virtuose de la steel guitar, Paul Niehaus, dont le jeu évoque instantanément Cowboy Junkies. Enfin, il y a onze autres musiciens qui se partagent une foule d’instruments afin de confectionner une musique atmosphérique, minimaliste, indolente, un peu comme chez Smog, Palace ou Sophia. Mais Lambchop se montre beaucoup moins stéréotypé que ses condisciples. Et il le démontre sur ce " Thriller ". Qui recèle notamment un fragment postcard, " Hey, where’s you girl " (Orange Juice ?), un morceau enrobé d’orchestrations aussi grandioses que chez My Life Story, " Your fucking sunny day " ; et qui réserve une place au psychédélisme atmosphérique sur le titre maître, sorte de rencontre impromptue entre Tortoise et Labradford. Etonnant !

 

Lambchop

How I quit smoking

Derrière le concept Lambchop se cache un étrange personnage qui répond au nom de Kurt Wagner. Aucun rapport cependant avec Richard, même si la musique de ce quadragénaire épouse un certain profil symphonique. Pour enregistrer "How I quit smoking", cet auteur compositeur interprète et guitariste s'est aussi entouré d'une section à cordes. Responsable d'orchestrations somptueuses, sophistiquées, bouleversantes qui dynamisent une texture country relativement basique, alimentée par le concours d'une bonne quinzaine de musiciens de studio. Paradoxalement, alors que le titre de l'opus s'intitule "How I quit smoking", la voix de Kurt campe des inflexions aussi éraillées et nicotinées que celles de Stuart Staples, chanteur de Tindersticks, pour être plus précis. Une œuvre fascinante, que nous pourrions situer à la croisée des chemins de ce même Tindersticks, de Palace et des Triffids circa "In the Pines"...

 

Lambchop

Jack´s tulips

C'est à Nashville que Lambchop a enregistré cet album. Inévitablement, vous en avez déduit que cet opus flirte avec la country. Basiquement, c'est vrai. Mais cette formation est composée de dix musiciens. Qui se partagent claviers, saxophone, violoncelle, banjo, steel guitar, guitare, clarinette, mandoline, basse, ukulélé, harpe et vocaux. Potentiel qui procure une toute autre dimension à la solution sonore. Et cette richesse instrumentale alimente des mélodies languissantes, balayées de brise symphonique. Un peu comme les Triffids. Mais en moins sombre. Probablement à cause des vocaux. Plus chauds, sensuels, intimistes, sapidité Kevin Ayers. "Jack's tulips" épingle cependant trois fragments qui se démarquent totalement de l'ensemble. Le très enlevé "So I hear you're moving", l'avant-gardiste, quasi contemporain, "What was the wearing", et enfin le remarquable presque crazyhorsien "Because you are the very air he breathes". Le tout emballé dans une pochette à l'ambiguïté lubrique. (NDR: Qui a dit ludique?)