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Le parfum de vie de Goudi

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Laura Veirs

Laura Veirs a trouvé la lumière…

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Laura Veirs publiera son nouvel LP, « Found Light », ce 8 juillet 2022.

« Found light » fait suite à « My echo », paru en 2020. Il est considéré comme l’album du divorce. En fait, c’est la dernière fois que son partenaire et père de ses deux fils, produisait un de ses disques. La séparation l'a amenée à s'interroger sur son identité en tant qu'artiste : cette partie d'elle, qui semblait liée à son partenaire depuis si longtemps, avait-elle été engloutie dans la séparation ? Ferait-elle à nouveau de la musique ? Historiquement, Veirs s'est occupée des éléments les plus fondamentaux de ses chansons - l'écriture et le chant - mais elle a toujours laissé les décisions d'arrangement et de production à son partenaire, jusqu'à la liste finale des morceaux. Bien qu'elle soit copropriétaire d'un studio avec lui, elle n'en a jamais pris la tête, et elle n'a jamais joué de la guitare tout en chantant sur bande. Bien qu'elle ait sorti une douzaine d'albums, elle se demandait si elle avait vraiment le savoir-faire nécessaire pour en faire un sans lui.

Absolument et catégoriquement : Oui. Après une série de brèves sessions (certaines avec le multi-instrumentiste de Death Cab for Cutie, Dave Depper, d'autres seules chez elle), elle a réservé du temps aux Jackpot Studios de Portland, puis a appelé son vieil ami Ismaily pour lui demander de se joindre à eux. Ils se sont entendus et ont décidé de coproduire l'album. Ismaily lui offre ses conseils et sa perspicacité, mais lui laisse l'espace nécessaire pour faire ses propres choix et inviter ses propres invités, comme Sam Amidon et Karl Blau. Elle a fini par chanter en jouant de la guitare, réalisant peut-être pour la première fois qu'elle était vraiment douée pour quelque chose qu'elle avait fait presque toute sa vie.

Le single principal "Winter Windows", avec ses guitares énergiques et fuzzées et ses percussions entraînantes, est une vitrine de cette libération féministe.

Le clip de « Winter windows » est à découvrir ici

 

 

Laura Veirs

July Flame

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Laura Veirs jouit d’une solide notoriété. Et pour cause, elle compte sept albums à son actif en près d’une décennie de carrière. Des œuvres qui ont, pour la plupart, reçu d’excellentes critiques de la part de la presse spécialisée. Et en particulier celle qui est branchée sur le folk. Rêveuse, la native de Colorado Springs aime la nature. Pourtant, difficile d’imaginer que cette néo-hippie a milité au sein d’un groupe punk féminin, au cours de sa jeunesse. Ni même qu’elle a grandi au milieu des buildings et des pots d’échappement. En fait, c’est après avoir passé ses vacances annuelles en camping, en compagnie de ses parents, qu’elle a succombé aux charmes de la dame nature.

Pour composer ce septième elpee (NDR : publié aux States, sur son propre label Raven Marching Band), Laura Veirs s’est enfermée, seule, dans sa maison de Portland. Un seul compagnon : sa six cordes. Et avant de s’y cloîtrer, elle s’était rendue dans une ferme voisine, pour y acheter des pêches de la variété July Flame. Ce qui explique probablement le choix du titre de ce dernier long playing.

Colin Meloy, le leader de The Decemberist, a récemment déclaré que « July Flame » constituait déjà un des meilleurs albums de folk, parus en 2010. Et il est vrai que Laura y est au sommet de sa forme. De quoi faire oublier la déception provoquée par « Saltbreakers », son précédent opus. Outre le soutien de son band, elle a bénéficié du concours de quelques collaborateurs. Dont Jim James, le chanteur/compositeur/guitariste de My Morning Jacket. Pour plusieurs morceaux, dont l’excellent « Where Are You Driving ? ». On épinglera encore le minimaliste « Sleeper In The Valley » et l’orchestral « Summer Is The Campion » (NDR : superbe, par ailleurs !) Un œuvre brillante dont le sommet est atteint par le morceau maître. Le charme et la profondeur de sa voix envoûte. Le tempo s’élève crescendo pour s’achever au milieu de chœurs et de battements de mains. Remarquable !

Toujours produit par l’inamovible Tucker Martine, cet elpee n’est pourtant pas révolutionnaire. Il propose du Laura Veirs de la meilleure veine. Et rien que pour cette raison, cet opus vaut le détour.

 

Laura Veirs

Saltbreakers

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Depuis ses lunettes de collégienne et son air nature, Laura Veirs prend par surprise. Quelques écoutes suffisent pour être conquis par ses mélodies en apparence puisées au cœur de l’évidence. Portées par une voix douce et une instrumentation épurée, elles s’ouvrent comme des corolles. Piano, harpe, violon, batterie, basse et guitare s’y partagent une ambiance aigre-douce, où la vie s’épanche sans voile. Confession tremblante de vérité par laquelle la jeune américaine approfondit l’émotion qui faisait déjà le trésor de ses cinq précédents albums. Loin des chemins tortueux et indécis de l’expérimentation, « Saltbreakers » emprunte cette même voie narrative délicieusement fluide. Seule pointe d’amertume et d’électricité sur « Phantom mountain », où le papillon démontre d’insoupçonnées couleurs sombres. Mais la tension fond aussi instantanément que s’annonce la délicatesse de « Black Butterfly » où, s’élevant dans les aigus, sa voix flirte à la dérobée avec un piano diaphane. Les violons confirment ce son mélancolique dans lequel on se délaye sans résistance. Profondément humain, « Saltbreakers » s’écoule comme un poème à la simplicité désarmante.                

Laura Veirs

Laura Veirs

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Laura Veirs, singer/songwriter des faubourgs de Seattle, signe déjà son cinquième album. En moins de cinq ans, sa production frise le stakhanovisme. Pourtant, cet improbable rythme de croisière ne porte guère préjudice à l’œuvre de l’artiste qui parvient, une fois encore, à faire valoir un disque d’un intérêt sans cesse renouvelé. Son regard perdu à l’horizon, ses lorgnettes vissées sur le nez, Laura aurait pu revendiquer un rôle dans le « Ghost World » de Terry Zwigoff, film retraçant les aventures de deux adolescentes américaines paumées dans un univers en carton. Mais bien vite, Laura s’écarte des clichés et, après les excellents « Carbon Glacier » et « Triumphs & Travails of Orphan Mae », elle s’autorise un doux voyage géologique : « Year of Meteors ». En compagnie de son groupe, les Tortured Soul, et de Tucker Martin, son ami producteur, Laura Veirs esquisse un album succulent, véritable poussière d’étoile, chancelant entre la sérénité de l’americana et l’hardiesse du rock. Le timbre de la jeune fille emprunte d’impressionnants passages vocaux, heurtant la poésie et la mélancolie, sans jamais perdre de son intensité. Les grands moments n’ont pas manqué leur rendez-vous : « Cool water », « Galaxies » ou « Parisian Dream ». Sans oublier l’introduction soufflante méticuleusement déposée par « Fire Snakes ». Pour tous ceux qui feignaient encore de l’ignorer, cette année est bien celle des météores.