Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Les Wampas

Les Wampas : là où ils passent, la foule trépasse…

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Une des raisons pour lesquelles j'apprécie tout particulièrement le Botanique, procède de la présence de sa terrasse en plein centre ville. Surplombant les jardins verdoyants, on y croise une grande variété d’individus : du bobo au gonzague, du discret à l'excentrique, du parfait inconnu à la star du soir, en personne. Ce jeudi 28 mai les quidams gravitant autour des tables en bois, nous poussent à une petite analyse sociologique savoureuse. Suivant le look affiché, on distingue clairement les penchants musicaux. A ma droite, à la Rotonde, se produit Deerhunter, un groupe pop/rock un brin intello. La tendance de ses fans est au NERD : slim, Halfcab et fluo à profusion. A ma gauche, l'Orangerie. Les mythiques Wampas y sont programmés. Leur apparence extérieure est moins léchée : bermuda, tatouages à gogo et t-shirt destroy. Ok, on va prendre à gauche et suivre le troupeau d'allumés.

Le show commence à 20h30. Que dis-je ? Le règne du Roi Didier. A l'avant, ça pogote déjà ferme sur les premiers accords du "Télégramme de Brest". Ca promet. Il fait vite moite, et les saturations des comparses ne viennent en rien alléger l'ambiance. S'étalant sur plusieurs albums, leur répertoire enchaîne les vieux classiques tout en balançant les dernières perles de leur elpee paru début de l'année : "Les Wampas sont la Preuve que Dieu Existe". Suivant son habitude, Didier Wampas se chauffe un peu avant de bondir vers son public. Il ne lui faudra que quelques chansons seulement. Coiffé d'un chapeau de cow-boy doré, il est en parfait accord avec son futal de la même couleur. Complètement moulant, ce vêtement nous dévoile avec une fausse pudeur, les attributs du chanteur. Vous avez dit bon goût ? Oubliez ce mot si vous décidez un jour d'assister à un concert des Français. Tout le spectacle est démesuré, exacerbé jusqu'à son paroxysme. Les guitares perforent nos tympans ; et il est d'ailleurs amusant de constater que derrière les quatre éternels accords du groupe, se cachent quand même trois guitaristes.

Pour soutenir les 18 cordes (+ les 4 de la basse), s’agite un préposé aux fûts. Il les maltraite comme c’est pas possible. Et puis, il y a Didier Wampas au chant, très fier de ne pas aligner deux accords justes. Les oreilles souffrent, mais l'énergie libérée au fur et à mesure du show, entretient dans la salle entière, une ambiance de malade dégénéré. Les valeureux guerriers de l'avant ne cessent de s'entrechoquer et de s’aventurer dans le stage dive. Quel que soit le morceau balancé, le public l'accueille dans la liesse. De "Les Bottes Rouges" à "I Hate Switzerland", en passant par "Touche Pipi", "Ce Soir, C'est Noël", "Kiss" ou "Elle est Ou ma Loge ?", Didou harangue sans cesse son audience. Il la fait vibrer et ne fait pas dans le détail. Il carbure au contact physique et à l'acrobatie, le vieux saligaud. Empilant les enceintes retour les unes sur les autres, il se construit une tour d'où il toise son peuple. Plus tard, il fait descendre un rack de transport en plein milieu du public pour y grimper. Il vient au contact. Il veut le voir de près, le toucher. Il se délecte rituellement de faire le tour salle en embrassant tout le parterre. C'est l'hilarité générale. Sa Sainteté Didier n’est plus aimé ce soir, il est adulé. Et c'est sur un trône improvisé en chaise plastique, qu’il recommence le circuit afin de saluer ses ouailles.

Les Wampas sont généreux. Autant dans l'énergie que la bonne humeur. Tout est pris à la dérision et l'irrévérence constante; ce qui est résolument la marque de fabrique du groupe. Les Wampas n'ont donc pas failli à la seule règle qu'il respecte : no rules ! A 22 h les lumières se rallument, après deux rappels quand même. On quitte la cour de récréation. Il y plane un parfum écœurant de fauve. C'est que si la bière à coulé à flots, la sueur n'avait rien à lui envier.

Organisation : Botanique

Les Wampas

Les Wampas sont la Preuve que Dieu Existe

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« Les Wampas sont la Preuve que Dieu Existe ». Vu le titre et le pedigree des Français, il fallait s’attendre à tout. Branleurs de la scène rock indépendante depuis plus de 25 ans, la provocation est depuis leurs débuts, une carte de visite. Dernière en date le premier morceau qui apparaît sur l’album : « U.N.I.V.E.R.S.A.L. », glaviot dans le potage pour leur propre maison de disques. Didier Wampas et ses acolytes n’ont pas leur pareil pour balancer des caisses d’idioties et d’humour potache. Alignant des titres aussi classieux que « Mon Petit PD », « I Hate Switzerland » ou « Il n’y a que les lâches qui freinent », ils se gondolent en balançant des textes complètements plats sur des accords à 0.50 €. Pourtant ça marche. Qu’ils soient vindicatifs ou irrespectueux, les différents morceaux de l’album apportent leur lot de sourires, et de battements de pieds. Se revendiquant comme les maîtres et inventeurs du yéyé-punk, ils nous administrent des riffs barrées et saturés à profusion, comme au bon vieux temps de la crête collée à l’œuf et à la bière. Un brin de nostalgie peut donc émaner de l’elpee, si vous aussi avez croisé les lacets d’un ‘combat shoes’ démantibulé, au cours de votre jeunesse. Cette galette est la dixième pour les Français. Elle prélude tournée et festivals. Même si les Wampas semblent has-been, il y aura toujours un public pour les amuseurs publics. Rien ne semble donc, compromette leur participation à l’histoire du rock. C’est qu’à force, on aurait du mal à faire sans eux.

 

Les Wampas

Never Trust A Live !

Celui qui n’a jamais vu les Wampas en live risque de trouver ce disque un peu… pénible. Déjà, ces yé yé punks ne font pas dans la dentelle question musique : c’est du punk/rock primaire et con-con gueulé par un type écervelé, ânonnant des trucs débiles sur fond d’histoires d’amour. Mais en fin de compte peu importe, puisque c’est sur scène que le rock’n’roll déjanté des Wampas prend tout son sens : à voir l’un (Dider Wampas) gesticuler comme un malade et les autres tronçonner leurs guitares sur seulement trois accords, l’on se dit qu’en concert, les Wampas sont bien les meilleurs rockeurs de France. Mais comme c’est avant tout visuel, l’intérêt de ce disque s’avère rapidement limité, passé la première écoute : il faut voir Didier Wampas se jeter dans le public, embrasser tout le monde et sauter comme un beau diable… la musique, elle, passant au second plan. Il y a pourtant des tubes (« Manu Chao », « Comme un Punk en Hiver », « Télégramme de Brest »,…) et même une reprise irrésistible d’« Où sont les femmes ? » de Patrick Juvet… Mais c’est quand même du gros punk bien neu-neu. « Didier Wampas est le roi ! », scande le public. Certes, mais d’un pays où le rock serait devenu une grossière blague potache… De quoi semer le doute : Didier Wampas, « just a rigolo » ? On évitera de trancher : mieux vaux en rire qu’en pleurer.