Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Lofofora

Simple Appareil

Fondé en 1989, Lofofora est un formation parisienne réunissant le chanteur Reuno Wangermez, le bassiste Phil Curty, le guitariste Daniel Descieux et le drummer Vincent Hernault, même si ce dernier est parti faire le tour du monde à vélo, en compagnie de sa compagne. Kevin Foley (Benighted, Abbath, Sepultura, Sabaton, Nostromo), le supplée pour l’instant. Bien que pratiquant du métal, ce groupe tente régulièrement des expériences audacieuses. Dix-sept ans, plus tôt, il avait ainsi adapté « Madame rêve » d'Alain Bashung, « La Chanson Du Forçat » de Serge Gainsbourg et « Vive Ma Liberté » d'Arno. Et sur son nouvel opus, le challenge est tout autre, puisque le long playing a été enregistré en format acoustique. Mais pas de reprises, ni de morceaux issus de son répertoire. Rien que des nouveaux titres !

Reuno ouvre les « Les Boîtes » d’une voix déclamatoire pour incendier la société contemporaine. Le refrain est sans doute moins ténébreux que d’habitude, mais la piste reste tourmentée. Et « La Dose » véhicule un discours tout aussi engagé.

Fruité, « L’appétit » vient en mangeant. Une compo qui a la pêche.

Mathématiquement, ce « Théorème » est accessible aux aficionados de Noir Désir…

Reuno se découvre l’âme d’un poète, tout au long du vivifiant « Troubadour »…

Et lors du fragile « Les Anges » ainsi que du culpabilisant « La Splendeur » (de nos erreurs),la voix de Reuno semble hantée par Jean-Louis Murat, mais sans jamais parvenir à en reproduire le timbre…

Plusieurs compos sont empreintes de mélancolie. A l’instar de « L’Histoire Ancienne », une plage qui traite d’une relation amoureuse de longue durée, mais dont l’issue est fatale. De « Day Off » ou encore de « Sven », un morceau qui rend hommage à leur pote Sven Pohlhammer (NDR : notoire pour ses tenues excentriques, ce guitariste qui militait chez Parabellum est malheureusement décédé en 2017, trois ans après Schultz). Faut-il le rappeler, tout ces musicos, comme ceux de Lofofora, ont participé et participent encore aux aventures ponctuelles du Bal Des Enragés…

Nerveuses et orientales, les cordes de grattes acoustiques rappellent l’album « III » du Led Zeppelin, alors que la voix de Reuno est plus écorchée que jamais, sur « Le Martyr », la plage la plus longue de l’opus…

 

Lofofora

L’épreuve du contraire

Écrit par

Actif depuis 1989, soit depuis un quart de siècle, Lofofora est un groupe français qui roule sa bosse sur les routes depuis 1989. Soit un quart de siècle. Non content de prêcher la bonne parole, il est également une des premières formations de métal, issue de l’Hexagone, à avoir signé sur un label major. En l’occurrence Polygram. Elle a cependant changé de crèmerie, depuis 10 ans déjà. Et milite aujourd’hui chez At(h)ome, une écurie parisienne particulièrement active sur la scène métallique et alternative. Un dynamisme qui a attiré dans ses griffes de petites merveilles comme Aqme, Tagada Jones, Drivin Death Girls, MLCD, Les Tambours du Bronx ou encore Blankass. Et la liste est loin d’être exhaustive.

Le quatuor réunit le chanteur Reuno Wangermez, le guitariste Daniel Descieux, le bassiste Phil Curty et le drummer Vincent Hernault. Lofofora ne brode pas de la dentelle de Bruges, mais envoie du lourd. En outre, les lyrics sont exprimés dans la langue de Voltaire. Des textes qui véhiculent un message comme la plupart des combos qui pratiquent ce style musical.

Un métal fortement teinté de punk et de hardcore. La discographie du band compte 8 albums et un Ep à son actif. Tout comme le premier album il est éponyme. L’Ep paraît en 1994 et l’LP, l’année suivante. Il aligne ensuite « Peuh » en 1996, « Dur Comme Fer en 1999, « Le Fond Et La Forme » en 2003, « Les Choses Qui Nous Dérangent » en 2005, « Mémoire de Singe » en 2007, « Monstre Ordinaire » en 2011 et enfin ce dernier né, paru ce 15 septembre. Un disque enregistré en quatorze jours, au sein d’un studio breton perdu au cœur de la campagne rennaise ; et à l’instar du long playing précédent, sous la houlette du Suisse Serge Moratel.

Stoner, « L'innocence » lorgne vers Mastodon et Monster Magnet, deux combos que votre serviteur apprécie tout particulièrement. « Pornolitique » s’ouvre par des riffs puissants, écrasants ; ce qui n’empêche pas la section rythmique de donner le change, alors que les lyrics rageurs dispensés par Reuno évoquent la dure réalité de la vie. Et les textes sont toujours aussi incisifs sur « Contre les murs », une piste qui s’ouvre par des cordes empreintes de douceur avant que le combo ne décide d’appuyer sur l’accélérateur.

Les lyrics constituent certainement l’atout majeur de Lofofora. Reuno en est le responsable. Et au fil du temps, à l’instar d’un bon Petrus, ils se bonifient. Particulièrement sombre, « La dérive » en est le plus bel exemple. Tant musicalement que littérairement. La voix est tour à tour chantée ou déclamatoire. Une spécificité des vocaux de Reuno. Ce qui rend la compréhension des textes plus aisée, mais parfois au détriment de l’expression sonore. Le « Kamasutra » n’a pas besoin de « Pyromane ». Mais est-ce une « Chanson d'Amour » ? L’amour est le ciment de la vie, sinon tu te fous en l'air. Et la « Transmission » de « Notre Terre », n’est-ce point une question vitale ? Deux pistes qui terminent cette plaque consistante en beauté.

« Trompe la mort » et « Le malheur des autres » se nourrissent de punk et de hardcore. Non seulement les sensations sont excellentes, mais les musicos sont loin d’être des manchots. En outre, ils ont trouvé le parfait équilibre entre rage et mélodie. « Romance », « La Tsarine » et « Double A » nous replongent dans le punk des la fin des 70’s. Une invitation à pogoter voire à crowdsurfer dans son salon… Après avoir pris le soin d’écouter cet opus, je dois avouer que « L’épreuve du contraire » est un vrai régal.

 

Lofofora

Mémoire de Singes

Écrit par

Plus de quinze ans après ses débuts amorcés sur les cendres encore chaudes du rock alternatif ‘à la française’, Lofofora demeure un digne représentant de la scène hexagonale, au-delà des courants auxquels ils ont souvent été associés. La formule pour « Mémoire de Singes » n’a pas bougé d’un iota ; Lofofora tire à boulets rouges sur toutes les défaillances du système sociopolitique français. En chargeant leurs titres militants d’une fusion de hard core, métal et punk rock. Un sixième album studio qui séduira les fans, et laissera de marbre ceux qui n’ont pas crié au génie à la sortie de « Dur comme Fer », en mars 99.

Le chanteur Reuno, porte-parole particulièrement engagé, demeure extrêmement critique face au système sur les 13 plages qui forment cette nouvelle galette incendiaire. ‘Quand j’étais petit, on disait un clochard, maintenant on dit un SDF parce que c’est plus propre. On ne parle plus de maladies vénériennes mais bien de MST. J’estime toujours qu’on nous prend pour des cons’». A l’écoute de « Nobody’s Perfect » ou du particulièrement réactionnaire « Tricolore », impossible d’avoir des doutes sur la bonne foi du chanteur…

Sur le plan musical, cette nouvelle livraison ressemble à toutes les autres productions de Lofofora… Du bon travail, mais pas ma tasse de thé !

Lofofora

Les Choses Qui Nous Dérangent

Écrit par

Techniquement impeccable, « Les choses qui nous dérangent » porte néanmoins assez bien son titre. Les vocalises, plus lourdes (lourdingues ?) que la musique elle-même, font parfois trembler les tympans d’effroi, comme sur les simplistes et peu subtils « Buvez du cul » ou « Humide Song ». Placardés au second plan, les textes politiques moralisateurs mais incontestables qui ont fait les beaux jours de Lofofora ont laissé leur place à des ritournelles indignes d’un groupe de cet acabit. Et c’est certainement là que se situe le véritable défaut de ce disque. Quelque rares titres sortent du lot et accordent à l’ensemble un seuil d’audibilité acceptable, tels que la mirifique « Eclipse », la « Rock’n’Roll Class Affair » issue de la collaboration entre la formation métal et le didji hip-hop DJ Tag Off (qui ça ?) ainsi que l’épatant « Quelqu’un de Bien ». C’est donc de justesse que Lofofora évite l’étiquette de métal de supermarché, genre Pleymo, pour ne citer qu’eux. Même si « Les choses qui nous dérangent » est épisodiquement faiblard, il devrait sans aucun doute cartonner en ‘live’.