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Lou Barlow

Reason to live

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Pionnier de la lo-fi, Lou Barlow est ou a été impliqué chez Deep Wound, Dinosaur Jr., Sebadoh et The Folk Implosion. Et puis, il y a sa carrière solo, parfois déclinée sous le patronyme Sentridoh, dont il nous propose son nouvel opus, « Reason to live ».

Essentiellement acoustique, cet LP en revient à la formule folk lo-fi. Une œuvre au cours de laquelle il livre un témoignage sur le pouvoir de l’amour pour changer la vie, mais aussi traduit sur ses angoisses à propos de l’état du monde. Mais pour la première fois, Lou semble être parvenu à relier sa vie familiale à celle de musicien. Ce qui explique pourquoi ses compos baignent ici au sein d’un climat fondamentalement optimiste.

Découpé en 17 pistes, « Reason to live » nous réserve cependant quelques perles. A l’instar de l’hymne « In my arms », de l’élégant « Why can’t it wait », du sautillant « Love intervene », d’un « Act of faith » hanté par Bert Jansch et de « Cold one », par le Led Zeppelin du troisième elpee. Plage la plus électrique (en seconde partie), « Thirsty » se distingue par la présence d’un synthé et d’harmonies vocales réminiscentes des Moody blues…

Lou Barlow

Goodnight unknown

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La discographie de Lou Barlow est impressionnante. Que ce soit à travers Dinosaur Jr récemment reconstitué), Sebadoh, Folk Implosion, Sentridoh ou ses multiples coopérations. Mais curieusement et officiellement, ce « Goodnight unknwon » ne constitue que son second elpee, paru sous son patronyme. Il fait suite à « Emoh », gravé en 2005.

La vie affective de Lou Barlow est tumultueuse. Quatre mariages, un divorce, deux fois veuf, il (suivant les infos recueillies dans les médias) a vécu des histoires d’amour en compagnie de 27 petites amies. Une mode de vie qui nourrit allègrement ses lyrics, véritables contes de déception romantique empreints de désir, de concupiscence et d’angoisse.

Pour enregistrer « Goodnight unknown », Lou a reçu le concours de quelques collaborateurs. Tout d’abord le fidèle Imaad Wasif (Yeah Yeah Yeahs, Alaska !), Lisa Germano, l’ex-bassiste de Soul Coughing, Sebastian Steinberg, le drummer des Melvins, Dale Crover, ainsi qu’Andrew Murdock à la production.

Découpé en 14 fragments en un peu plus de 37 minutes, cet opus privilégie le format acoustique. Lo-fi si vous préférez. Et bien sûr, les ballades mélancoliques. Déchirantes, douces, sinistres, méditatives, ténébreuses ou denses, elles peuvent même évoquer un certain Nick Drake. A cause de ces accords de sèche discordants ou subtilement psychédéliques. Et puis de la voix bouleversante de Barlow. Soutenu par un accordéon, « Gravitate », en est certainement la plus belle illustration. Tout comme « Faith in your heart », un morceau délicatement traversé d’un zeste d’électricité. Mais le plus intéressant procède des titres les plus percussifs. Abordés dans l’esprit des Dodos. Et je pense tout particulièrement au passionné et contagieux « The right », ainsi qu’à l’intense et tourbillonnant « One machine, one long fight ». En fait, c’est dans ces circonstances qu’on se rend compte du travail accompli par Dale. Et pas seulement parce qu’il met toute la gomme sur les deux morceaux les plus rock de l’opus ; soit le très groovy « Sharing » et le luxuriant titre maître. Les deux premières plages de l’opus, par ailleurs.

Un album fort intéressant, notamment pour son incursion dans l’univers de la percussion. Et puis, si vous appréciez l’œuvre de Lou Barlow, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

 

Lou Barlow

Emoh

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Après Sebadoh, Sentridoh, Folk Implosion, The New Folk Implosion et Lou’s Wasted, Lou Barlow vient donc d’enregistrer sous son propre patronyme. Ce qui respecte une certaine logique, puisque pour certains de ses projets, il est seul à la barre. Mais comme il écrit des chansons comme il respire (NDR : j’exagère, mais presque), il a besoin de différents supports pour pouvoir les enregistrer. Première constatation, « Emoh » est en grande partie acoustique. Une bonne moitié de l’opus est donc limité à sa voix et à sa guitare sèche. Un minimalisme difficile à assimiler pour ceux qui ne comprennent pas trop bien la langue de Shakespeare. Car les lyrics de Barlow sont toujours aussi touchants. Traitant notamment de la douleur, de la jalousie, de l’incertitude ou du sacrilège. Heureusement, le reste de l’opus explore un univers sonore beaucoup plus riche. Impliquant quelques boucles de drums, un zeste d’électronique ou l’une ou l’autre poussée de fièvre électrique. Histoire de colorer des mélodies basiquement spartiates. Et ce sont ces chansons qui risquent de faire flasher les inconditionnels de Barlow. Parce que sous cette forme, il parvient à libérer un maximum d’émotion à travers un envoûtement mélodique dont il a le secret. Même tout au long de la cover de Ratt (NDR : une formation de glam métal née au cours des 80’s) intitulée « Round-n-round ».

Lou Barlow

23 songs

Avant de devenir le chanteur-guitariste de Sebadoh, Lou Barlow a transité par Dinosaur Jr pour y tenir la basse. Un séjour qui ne lui laissera pas un souvenir impérissable, pour ne rien vous cacher. Lou multiplie également, depuis plusieurs années, des expériences individuelles. Des travaux qu'il mène dans sa salle de séjour, à l'aide d'un quatre pistes, et qu'il convertit exclusivement en seven inches sur différents labels, aussi bien canadiens, français que yankees. Cet opus collige dix-huit chansons issues de ce répertoire et cinq inédits. Soit un total de "23 songs". Sous un profil acoustique, les compositions manifestent une sensibilité sombre, douloureuse, proche d'un Mark Lanegan voire de Mark Eitzel. Mais sous un format électrique elles s'égarent, faute d'affinement, dans l'approximation filandreuse...