L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Milow

Milow intercontinental

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Le chanteur-compositeur belge Jonathan Vandenbroeck, aka Milow, a sorti son nouvel album, « Boy Made Out Of Stars ». Après le succès de « Nice To Meet You » (2022) et de ses singles phares « Whatever It Takes » et « ASAP », Milow a continué à enrichir son univers musical avec de nouvelles sorties régulières. Ses récents titres « Tell Me Twice », « I’ve Been Expecting You » et « Crazy For You », dévoilés ces derniers mois, figurent également sur ce nouvel elpee. Chacune de ces chansons illustre les thèmes introspectifs et émouvants qui traversent « Boy Made Out Of Stars », confirmant l’évolution artistique de Milow, toujours porté par des récits sincères et des mélodies acoustiques envoûtantes. Le nouvel extrait « Castaways », en duo avec Florence Arman, mêle subtilement désir et connexion. Produit par le duo DECCO et mixé par Mitch McCarthy (Olivia Rodrigo, Chappell Roan), ce morceau fusionne des influences country-pop avec la narration sensible de Milow et des mélodies intemporelles, sublimées par la chaleur d’une guitare dobro.

« Boy Made Out Of Stars » a été enregistré en compagnie de son groupe live. Le long playing capture l’énergie et la synergie uniques du groupe, qui contribuent à façonner l’identité sonore de Milow.

Pour accompagner la sortie de l’opus, il a réalisé un clip vidéo pour chaque chanson. La moitié des vidéos a été tournée en Belgique, l’autre à Los Angeles, ses deux lieux de vie. Cette dualité entre l’Europe et la Californie se reflète dans les thèmes de l’opus et offre un voyage visuel à l’image de son quotidien partagé entre ces deux continents. Milow s’apprête à partir en tournée à travers l’Europe. Parmi les dates belges, il se produira notamment à De Roma (Anvers), au Triangel (Saint Vith) et deux soirs au Het Depot (Louvain).

Le clip de « Castaways » est à voir et écouter

In the Afterglow

And Miles To Go Before Sleep (Ep)

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In The Afterglow c’est le projet shoegaze et dreampop du producteur britannico-canadien Alfred Hermida, qui allie l'Intelligence Artificielle et la créativité humaine.

En s'appuyant sur l'IA baptisée Udio Beta, Hermida fournit une direction thématique, des paroles et des repères stylistiques pour générer des sons initiaux, qu'il affine ensuite.

Cette fusion de l'IA et de la créativité humaine crée des paysages sonores hypnotiques, reflétant l'amour de longue date d'Hermida pour le shoegaze.

Les thèmes de la nostalgie et de la perte traversent « And Miles To Go Before I Sleep ».

Deux des quatre titres puisent leur muse dans des œuvres classiques de la littérature : « My Bel ami » s’inspire de Maupassant et « And Miles To Go Before I Sleep » rend hommage au poète américain Robert Frost, à travers son essai datant de 1923, ‘Stopping by Woods on a Snowy Evening’.

Ces vers capturent l'introspection d'un conducteur de chariot solitaire qui s'arrête pour regarder la neige tomber, la nuit du solstice d'hiver.

Le titre maître de cet Ep est en écoute ici

Podcast # 57 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Mayflower Madame

Paint it in blue (single)

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« Paint It in Blue » constitue le deuxième extrait du troisième elpee de Mayflower Madame, « Insight », qui sortira le 1er novembre 2024  

Le rock sombre et psychédélique de ce groupe norvégien est issu d’un mélange unique de guitares rêveuses, de synthétiseurs éthérés, de lignes de basse lancinantes et d’interventions de drums ‘motorik’ que hante la voix envoûtante du leader, Trond Fagernes, et dont les textes parlent d'amour et de dépendance.

Combinant les grooves rythmiques du krautrock et du post-punk avec les atmosphères étincelantes du shoegaze et du néo-psychédélisme, la musique nous entraîne dans un voyage hypnotique à travers les ombres, un périple rempli de mélodies obsédantes et de rythmes palpitants.

La vidéo de « Paint It in Blue » est disponible ici 

Podcast # 42 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Slow Pines

Something you could never have

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Slow Pine est une formation originaire de Waterbury, dans le Connecticut, dont la musique navigue quelque part entre noisy et shoegaze

Sur son premier Ep 5 titres, « Something You Could Never Have », la formation a inclus ses deux premiers singles. Mais le plus curieux procède du titre d’un de ses deux singles, « Lament for Clara Barton ».

Clara Barton, née le 25 décembre 1821 à Oxford (Massachusetts) et morte le 12 avril 1912 à Glen Echo (Maryland) était une enseignante, infirmière et humanitaire américaine, connue pour avoir été la fondatrice de la Croix-Rouge américaine.

On imagine donc que la compo s’inspire de sa vie ou évoque des émotions liées à son héritage.

« Lament for Clara Barton » est en écoute

Podcast # 35 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Slowdive

Comme à l’issue d’une séance de méditation transcendantale…

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Si le rock indé est à nouveau en pleine effervescence depuis le début du siècle, il le doit en grande partie aux mouvements shoegaze et dream pop, courants qui semblent attirer une toute nouvelle génération de disciples. Et pour cause, les concerts des formations du style, de première génération (les 90’s) et celles de la seconde (depuis + ou - 2015), séduisent un public de plus en plus jeune. Ainsi, ce dimanche 26 mai, pour applaudir Slowdive, il est carrément intergénérationnel, réunissant pré-ados, leurs parents et parfois même leurs grands-parents. Impressionnant ! Et ce soir, il y a du peuple dans la salle. Il y a même du monde au balcon !

Fondé en 1989, le groupe britannique s’est reformé en 2015 et a gravé depuis, deux elpees, un éponyme en 2017 et « Everything is alive », l’an dernier. Ce dernier davantage infusé d’électronique. De quoi inquiéter les plus anciens aficionados qui craignaient l’évaporation de l’instrumentation organique, sur les planches. Ce ne sera pas le cas…

Bonne nouvelle, le supporting act est assuré par Pale Blue Eyes, un trio drivé par un couple ; en l’occurrence le chanteur/compositeur/guitariste Matthew Board et la drummeuse, Lucy ; le line up impliquant également le bassiste Aubrey Simpson, et en tournée, le claviériste/guitariste John Gooding. Deux long playings à l’actif du band : « Souvenirs », en 2022, et « This house », l’année suivante. Des œuvres plutôt douloureuses, dont les textes traitent du chagrin à la suite de la perte d’êtres chers.

Et pourtant, sur scène, les musicos respirent la joie de vivre. Physiquement et vocalement Matthew me fait un peu penser à Martin Phillipps des Chills.  

Le set s’ouvre par « Take me over », un morceau dont l’explosion d’énergie est déjà bien maitrisée. Le son est d’excellent facture et les balances impeccables. La dextérité d’Aubrey sur ses cordes de basse, qu’il palpe de ses doigts, est spectaculaire. Les compos se distinguent par de bonnes accroches mélodiques. Si au début de « Sister », long titre qui clôt la prestation, le spectre de New Order se met à planer, progressivement l’expression sonore se transforme en transe psychédélique réminiscente de Spiritualized. Franchement, on assiste rarement à des premières parties de ce calibre… (Lien page Artistes Pale Blue Eyes)

(Photos Ludovic Vandeweghe ici)

Setlist :

Takes Me Over, TV Flicker, Spaces, Dr Pong, Motionless, Our History, Chelsea, Sister

Une bande préenregistrée diffuse le « Deep Blues Day » de Brian Eno pendant que les musiciens s’installent. Coiffé d’une casquette de base-ball, le chanteur/guitariste Neil Halstead s’installe à l’extrême droite, et l’autre sixcordiste, Christian Savill, à l’extrême gauche. Vêtue d’une robe noire légèrement bouffante dans le bas, la chanteuse Rachel Goswell se plante devant un clavier. On dirait Alice au pays des merveilles à l’âge adulte. Mais souriante, elle a conservé son visage d’enfant. De temps à autre, elle empoigne une guitare flambant neuve de couleur… noire, donc assortie à sa tenue. Et tout a long du spectacle, comme bercée par la musique, elle se balance nonchalamment…

Le concert s’ouvre par « Shanty », le premier morceau du nouvel elpee, « Everything Is Alive ». La lente impulsion électronique se répand un peu comme chez New Order, puis des vagues de sonorités de guitares commence à prendre leur envol, un envol qui se reproduit sur « Star roving » et le panoramique « Catch the breeze ».

Plus atmosphérique, « Skin in the game » nous plonge dans une certaine forme de léthargie. Certains spectateurs ferment les yeux et leurs esprits embrumés se mettent à planer.   

« Crazy for You » s’ébroue au sein d’un même climat. Les guitares entrent en dialogue, et enfin de parcours le morceau prend une nouvelle envolée.

Cosmique, « Souvlaki Space Station » nous propulse au cœur d’un univers floydien, alors que traversés de fumée, les faisceaux lumineux ressemblent à des colonnes de marbre blanc. Et lorsque les lumières stroboscopiques se déclenchent, les mouvements des musicos se décomposent…

Les oscillations de grattes chatoyantes propagées tout au long de « Sugar for the Pill » reflètent les impressions mélancoliques d’un Durutti Column. « Kisses » réverbère des échos empruntés au « Disintegration » de The Cure.

Plus noisy, « When the Sun Hits » alterne moments paisibles et bien percutants. Et le concert s’achève par « 40 days », une remarquable compo aux sonorités de guitares brimbalantes.

Pour le premier titre du rappel, « Chained to a cloud », le bassiste est passé aux claviers. On entre alors dans une ambiance ‘cathédralesque’.

A remarquer que tout au long du concert, Nick Chaplin n’arrête pas de déambuler sur l’estrade, à contrario des autres musiciens, plutôt stoïques ; et quand il se sert de la basse, il la tient à hauteur des genoux, un peu à la manière de Paul Simonon, chez The Clash.

On épinglera encore les échanges de voix entre Rachel, plus éthérée et fluette, et celle de Neil, bien timbrée, même si le volume sonore élevé ne permettait pas toujours de bien saisir ces nuances.

Si la setlist a alterné ancien et nouveau répertoire, le set s’achève par la reprise du « Goden hair » de Syd Barrett. Une forme d’hommage rendu à un artiste que les membres de Slowdive ont toujours admiré. Une version remarquable, respectueuse de la mélodie originale, mais qui sous un format shoegaze sert de lancement à un final tonifié par les percus alors tribales de Simon Scott ; et bien sûr, que l’intensité électrique sublime…

Les musiciens remercient la foule, pendant que les baffles crachent un nouveau titre de Brian Eno, « An Ending (Ascent) ».

En quittant la salle, la foule semblait particulièrement sereine, comme si comblée, elle venait de participer à une séance de méditation transcendantale…  

(Photos Ludovic Vandenweghe )

Setlist :

Deep Blue Day (Brian Eno song), Shanty, Star Roving, Catch the Breeze, Skin in the game, Crazy for You, Souvlaki Space Station, Sugar for the Pill, Slomo, Kisses, Alison, When the Sun Hits, 40 Days

Rappel :

Chained to a cloud, Dagger, Golden Hair (Syd Barrett cover), Song played from tape : An Ending (Ascent) (Brian Eno song)

(Organisation : Aéronef Lille)

 

 

 

Mayflower Madame

L’extase annoncée de Mayflower Madame…

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Le groupe norvégien Mayflower Madame publie ce 10 mai 2024, « A Foretold Ecstasy », premier single extrait de son troisième elpee, qui paraîtra cet automne. Le titre est accompagné d’une vidéo réalisée par Astrid Serck, collaboratrice visuelle de longue date du groupe.

Dans « A Foretold Ecstasy » le groupe affine son alliance caractéristique de post-punk, de shoegaze et de psychédélisme dans un paysage sonore plus net, caractérisé par une section rythmique puissante, des synthés atmosphériques et des guitares saturées de reverb.

Selon le chanteur Trond Fagernes, les paroles parlent de la recherche constante d'une sorte d'exaltation ou de sensation enivrante pour soulager ses troubles intérieurs, tout en étant conscient que ce n'est qu'un état passager suivi d'une chute inévitable.

Le futur long playing a été mixé et masterisé par le célèbre ingénieur italien Maurizio Baggio (The Soft Moon, Boy Harsher, The Vacant Lots.

Le clip de « A Foretold Ecstasy » est disponible

 

 

Matt Low

La vie cool de Matt Low…

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Le second long playing de Matt Low, « Une vie cool », est paru ce 26 avril 2024.

Matt Low est impliqué dans de nombreux projets : Delano Orchestra, Elysian Fields, Garciaphone. Camarade de musique et de rires du très regretté Jean-Louis Murat, « Une vie cool », est le digne successeur de « La ruée vers l’or », paru en 2021.

Le disque a été enregistré et mixé par son complice Peter Deimel (dEUS, Chokebore, Miossec, Anna Calvi) au Studio Black Box, dans la campagne angevine. Les arrangements ont été réalisés en compagnie des amis de toujours, Benjamin Tessier et Guillaume Bongiraud.

L’impeccable équipe Yann Clavaizolle (JL Murat, H Burns) / James Pope (Elderberries), Morgane Imbeaud a assuré la section rythmique.

Enfin, trois invitées viennent illuminer le disque de leurs voix magnifiques et de leurs présences : Armelle Pioline (Holden, Superbravo), Lonny et Auren.

« Las Vegas », rehaussé par la présence d’Armelle, est en écoute ici

 

Hollow Coves

Convainquant !

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Ce dimanche 14 avril, l’Ancienne Belgique est en configuration ‘Ballroom’ pour accueillir Hollow Coves, un groupe australien, issu de Brisbane, très exactement.

Fondée en 2013 par les auteurs, compositeurs et chanteurs, Ryan Henderson et Matt Carins, cette formation pratique un indie folk, caractérisé par de superbes harmonies vocales à deux voix.

A son actif, quatre Eps et deux elpees, dont le dernier, « Nothing To Lose », est paru en mars dernier. Le band avait fait salle comble à l’AB Box, il y a 2 ans.

Le supporting act est assuré par Garrett Kato, un Canadien émigré en Australie.

A ce jour, il a gravé trois long playings : « Small Town Ritual « (2022), « Hémisphères » (2020) et « That Lown Lomesone Sound (2018).

Il débarque sur les planches, coiffé d’une casquette de basketteur et armé d’une gratte semi-acoustique. En 35 minutes, il va nous réserver 6 morceaux et notamment une compo écrite en l’honneur de son chien. L’artiste raconte que son canidé aime les belles femmes, tout comme son propriétaire. Ce qui déclenche l’hilarité dans l’auditoire. Il empoigne ensuite un harmonica qu’il présente comme son collaborateur sur scène.

Il bavarde beaucoup entre ses chansons ; mais quoique agréable, son set s’avère monotone…

Place ensuite à Hollow Coves.

Le décor est simple : une tenture est tendue en arrière-plan. Elle changera de couleur en fonction des morceaux. Installé au plafond, le light show émane d’une armée de spots.

Deux estrades, l’une à gauche, l’autre à droite, légèrement de biais, sont destinées à accueillir, respectivement, le bassiste et le drummer.  

Ryan Henderson s’installe derrière son clavier, mais au cours du set, il va surtout se servir d’une guitare semi-acoustique. Armé de sa sixcordes électrique, Matt Carins se plante au centre de la scène.

Le bassiste ne tient pas en place. Il déménage et pas seulement littéralement. Pendant « The Woods », il s’installe aux avant-postes et vole carrément la vedette aux deux leaders. Mais, la plupart du temps, il s’établit une véritable communion entre les artistes et les premiers rangs.

Avant « Evermore » les comparses divisent la salle en deux. La partie de gauche est invitée à reprendre le refrain en compagnie de Ryan, alors que Matt entraîne celle de droite. Et le résultat, guidé par les deux superbes voix du duo, est remarquable. Le hit « Photographs » est de la même trempe. A l’invitation des deux compères, les smartphones s’allument dans la salle pour créer un univers parsemé d’étoiles.

Pendant « Anew », Matt incite la foule à s’accroupir et puis à jumper. Toute la fosse obtempère. Tout au long de « The Open Road », Matt souffle dans son harmonica et l’auditoire est tellement enflammé par cette intervention, qu’il n’arrête pas d’applaudir. Cocasse, la formation embraie brièvement par « Les 4 saisons » de Vivaldi.

En rappel, le band nous réserve « Costaline », la compo qui lui a permis de se faire connaître à travers le monde. Et le show de s’achever par le magnifique « Milk & Honey ».

Une prestation convaincante aux morceaux bien construits et raffinés par des harmonies vocales surprenantes qui prennent aux tripes…

Lors des deux concerts, le son était clair, presque cristallin. Installé devant la table de mixage, votre serviteur a pu constater que le volume oscillait entre 85 et 92 db. Merci pour avoir pris soin de nos portugaises !

Setlist : « Nothing To Lose », « The Woods », « Letting Go », « Purple », « Moments », « Harder To Fake It », « Let’s Go », « Evermore », « See You Soon », « Photographs », « The Open Road », « Blessings », « Anew », « On The Way ».

Rappel : « Coastline », « Milk & Honey ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Slowdive

Everything is alive

Écrit par

« Everything is alive » constitue le 5ème elpee de Slowdive, et le second depuis la reformation du groupe. A l’origine, Neil Halstadt avait conçu cet opus comme un projet électronique minimaliste, mais après négociations au sein du groupe, des guitares saturées et réverbérées ont été ajoutées à l’ensemble. Mais vu la structure des compos, le climat général est beaucoup plus atmosphérique que sur les albums précédents, à l’exception des deux dernières plages qui ferment le long playing. Elles sont imprimées sur un tempo offensif, voire new wave, et tout particulièrement « Chained to a cloud », une compo envahie de vagues de sonorités de guitares rugissantes, et « The Slab », que certains médias n’ont pas hésité à comparer à la B.O. de Mogwai pour la série TV française, ‘Les revenants’…

La plupart des morceaux s’appuient donc sur des synthés modulaires. Et notamment le ténébreux « Shanty » ainsi que l’instrumental downtempo « Prayer remembered », qui se distingue par un enchevêtrement de cordes de guitares complexes. 

Si l’excellent « Kisses » s’enfonce dans la dream pop, tout comme le fiévreux « Skin in the game », une boîte à rythmes cadence « Andalucia plays », une piste à l’instrumentation clairsemée, et au cours de laquelle on entend même la distorsion infligée à la sèche.

Et comme les harmonies vocales de Neil Halstadt et Rachel Goswell sont toujours aussi vaporeuses, on a parfois l’impression que l’expression sonore flotte dans l’éther…

Mr. Paul & The Lowriders

Unguarded Thoughts

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Mr. Paul & The Lowriders, c’est le nouveau projet de Paul Van Bruystegem, l’ex-bassiste de Triggerfinger (NDR : il a pas mal bourlingué au cours de sa carrière, soit dit en passant). Enfin, ce n’est pas tout à fait un nouveau projet, puisque la formation avait déjà enregistré un premier elpee, « LowRider », en 2016. « Unguarded thougths », c’est le titre du second et… non, il ne sonne pas rock burné comme Triggerfinger, mais il explore des tas de styles musicaux. Dont le blues. Ainsi, le vétéran Roland Van Campenhout interprète le titre final, « Father death blues », un poème d’Alan Ginsberg. Ce n’est pas le seul invité, puisque ses deux ex-comparses de Triggerfinger, Mario Goossens et Ruben Block sont également de la partie. Ce dernier se consacre ainsi à d’étranges vocaux sur la cover improbable du « Eight miles high » des Byrds, une piste traversée par une judicieuse intervention au saxophone. En, résumé, Paul a convié la crème de la scène rock du Nord de la Belgique, dont Ilse Goovaert et Thijs Vanneste. Ou encore Alan Louie, dont la voix distordue s’intègre parfaitement au morceau le plus psychédélique, « Identical twins ».

L’opus réserve également une place au rhythm’n’blues. Notamment à cause du recours à un Hammond aux sonorités rognées, savoureusement poussiéreuses. On a aussi droit à du rock latino sur « Waiting for the dragon », et là manifestement, le spectre de Carlos Santana se met à rôder…

Glam, « Coconut tree » arait pu émaner du répertoire de T. Rex, s’il s’était mis au blues. Le delta blues, on le découvre tout au long de « Cinnamon blood » et le cajun sur « My Shangri-La ». Quant au presque instrumental « Evil dandy », il véhicule quelques accents jazzyfiants. Le tout a été enregistré à Pensacola, en Louisiane et retravaillé à Lier. Franchement, Paul a vraiment fait fort !

Squirrel Flower

Tomorrow’s fire

Écrit par

Née à Boston, Ella Williams s’est établie à Chicago, ville où le rock indé contemporain est à nouveau en pleine effervescence. Pour enregistrer « Tomorrow’s fire », le troisième LP de son projet Squirrel Flower, elle a reçu le concours de musiciens qui militent chez Bon Iver, Wednesday et War on Drugs. Mais si l’instrumentation est, en général, bien électrique, sa voix puissante passe aisément à travers pour communiquer son angoisse face au dérèglement climatique. En fait, toutes les compos qui figurent sur ses trois albums traitent du même sujet. Cependant ce dernier opus est manifestement celui qui adopte le format le plus rock, tout en préservant l’aspect délicat et nostalgique des mélodies.

Ce long playing s’ouvre par « I don’t use a trash can », un titre qui figurait déjà sur son premier album, « Early Winter Songs From Middle America », paru en 2015, mais qu’elle a complétement remodelé, en l’enrichissant d’harmonies vocales complexes. Indolent, « When a plant is dying » libère une intensité électrique digne du Crazy Horse de Neil Young. Caractérisé par ses guitares distordues, « Stick » libère davantage de sonorités grunge. La lente combustion de « Canyon » nous enveloppe dans un brouillard de guitares fuzzées et chargées de reverb. Et le dernier titre de cet opus, « Finally rain », s’ouvre sur une trame acoustique avant de monter progressivement en intensité électrique. Contagieux, « Intheskatepark » frôle l’univers de l’indie pop alors que « What kind of dreams is this ? » prend la forme d’une prière…

Squirrel Flower

Les feux de Squirrel Flower…

Écrit par

Squirrel Flower, c’est le projet d’Ella Williams, une chanteuse/songwritrice établie à Chicago. Elle publiera son nouvel opus, « Tomorrow's Fire », le 13 octobre 2023.

« Tomorrow's Fire » est une tempête qui éclate, un disque de rock, fait pour être joué fort, tout en glissant, sans effort, sur les états d'âme, la légèreté et la lourdeur.

Les titres phares « Full Time Job » et « When a Plant is Dying » racontent le désespoir universel qui accompagne la vie d'une personne handicapée.

Lors des sessions, elle a reçu le concours de quelques musicos, dont Matt McCaughan (Bon Iver), Seth Kauffman (Angel Olsen band), Jake Lenderman (MJ Lenderman, Wednesday) et Dave Hartley (The War on Drugs).

‘Les chansons que j'écris ne sont pas toujours autobiographiques, mais elles sont toujours vraies’ explique Williams.

Les clips consacrés à « When A Plant Is Dying' here »

et « Full Time Job » sont disponibles ici et

En concert le 16 novembre 2023 au Botanique de Bruxelles

 

Mr. Paul & The Lowriders

Les pensées secrètes de Mr. Paul & The Lowriders…

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Mr. Paul & The Lowriders est le projet de Monsieur Pol, Nonkel Paul, Lange Polle ou Paul Van Bruystegem de Triggerfinger. Ces derniers mois, il a été très occupé. Et pour cause, outre son aventure chez Triggerfinger, qu’il a quitté au mois de juin dernier, il a enregistré son second elpee, qui sortira ce 29 septembre 2023. Intitulé "Unguarded Thoughts", il est annoncé psyché-blues-pop-rock…

En attendant, il nous propose le single "Cinnamon Blood", sous forme de clip, et il est disponible

Lorsque Monsieur Paul, Lord Of Bass Thunder avec la bête rock la mieux habillée de Belgique, Triggerfinger, décide de faire son propre truc, la variété d'idées et d'influences est aussi large que la côte canadienne. Parmi six milliards d'autres noms, Paul cite Duane Eddy, les premiers Pink Floyd, Allan Ginsberg, la variété française des années 50 et 60, Allen Toussaint, le ‘Gris Gris’ de Dr John, son propre steak tartare et sa soupe d'endives, Roger Ballen, T. Rex, le ‘Rock Bottom’ de Robert Wyatt, Joni Mitchell et la cuisine créole comme autant de lumières primaires, secondaires et secondaires. Un appétit vraiment vorace, et ça se voit. Car si Monsieur Paul & The Lowriders témoigne de quelque chose, c'est bien de l'amour de la musique et de la vie dans toute sa beauté glorieuse, multiforme et parfois désordonnée.

Cet automne, Paul ira défendre sa musique dans les clubs. Il sera soutenu par un backing group impressionnant : Stoy Stoffelen (batterie), Matthias Moors (basse), Patrick Cuyvers (clavier), Jan Oelbrandt (pedal steel et guitare), Alain Louie (chant et guitare) et Tijs Vanneste (chant et guitare). En outre, Sam Vloemans (trompette et percussions) et/ou Frank Deruytter (saxophone) viendront sporadiquement sur scène pour rejoindre la compagnie de M. Paul en tant qu'invités spéciaux.

En concert le 13 octobre au Het Depot et le 31 octobre au Vooruit.

Slowdive

Tout est vivant pour Slowdive…

Écrit par

Slowdive vient de révéler « Kisses », le premier extrait de son nouvel elpee, « Everything is alive », qui paraîtra le 1er septembre, six ans après le retour de la formation et la sortie de son opus éponyme. « Everything is alive » permet à Slowdive d’élargir davantage les contours du son immersif qui lui est propre. Ce cinquième album contient une dualité, un langage familier se mêlant à l'exaltation de nouveaux débuts, c’est un disque qui rayonne et nous transporte, il est le fruit du travail d'un groupe classique qui continue de projeter sa voix inimitable vers l'avenir.

« Kisses » est une chanson d'amour moderne imprégnée de sentiments ambivalents où le désir amoureux se heurte à l'indécision, sur fond de piano explosif et accrocheur. La chanson oscille entre les confidences presque chuchotées de Webster et des arrangements puissants…

Proposé sous forme de clip, « Kisses » est disponible ici

 

The Garbage & The Flowers

Cinnamon Sea

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The Garbage & the Flowers est une phrase extraite de la célèbre chanson « Suzanne », signée par feu Leonard Cohen. C’est également le patronyme choisi par cette formation originaire de Nouvelle-Zélande, mais aujourd’hui établie en Australie. La toile ne fournit pas beaucoup d’infos au sujet de cette formation fondée en 1991 par Yuri Frusin et Helen Johnstone, rejoints d’abord par le batteur Torben Tilly. Au fil du temps, le groupe a connu des phases d'interruption et de résurgence, travaillant avec des musiciens tels que Paul Yates, Heath Cozens, Rachel Davies, Kristen Wineera et Stuart Porter. Il a même sorti des albums et des K7 devenus aujourd’hui quasi-introuvables.

A vue d’œil, les musicos doivent avoir dépasser les cinquante balais. Et il nous propose donc un mini elpee réunissant cinq morceaux dont la production DIY saute aux oreilles. Un court instant, on a l’impression d’être replongés au cœur des 60’s.

Entraînée par les voix de Frusi et Johnstone qui alternent derrière le micro, sa musique se fait tantôt psyché/rock, tantôt psyché folk ou carrément ‘unplugged’. Le spectre du Velvet Underground plane régulièrement tout au long de ce mini elpee. Quand ce n’est pas celui de Syd Barrett ou encore de Nick Drake.

Si l’écoute de « Cinnamon Sea » devrait ravir les mélomanes nostalgiques, on imagine mal The Garbage & The Flowers traverser les océans et conquérir un nouveau public. De toutes manières, ce n’est clairement pas son objectif… il serait plutôt enclin à accorder des prestations champêtres aux milieu des quatre vents…

Milow

Nice To Meet You

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« Nice To Meet You » constitue l’opus pop le plus frais et instinctif de Jonathan Vandenbroeck, aka Milow, depuis « North And South » (2011). Le plus spontané de ses 6 elpees studios, aussi. L’artiste recèle pas mal de hits au compteur, mais il ne se repose pas sur ses lauriers. Il continue à suivre sa route. Il signale qu’il s’agit de son album le plus abouti et le plus personnel à ce jour. Ce qui peut sembler étrange, car dans le passé, il a également parlé franchement de la relation avec ses parents. Dans ses chansons, Milow parle de son rôle de père, pour la première fois.

Cet opus est découpé en pièces rares et sautillantes. « Whatever It Takes » en est une preuve flagrante. « Lost Boys » nous réserve un duo spécial en compagnie de Sam Bettens (K’s Choice). Milow reprend le « Thinking Big » du Canadien Martin Gallop, qui a lui-même travaillé sur de nombreuses nouvelles compos de Milow. Son tout nouveau single, « How Love Works », figure sur cet LP, bien entendu. « DeLorean » et « Donkey Kong » se réfèrent à son année de naissance : 1981.  

Sur « Nice To Meet You », Milow se présente à nouveau et est le premier à tendre la main. Bien sûr, après quinze ans de carrière et un enchaînement de tubes internationaux, son nom et son visage ne sont plus inconnus. Mais jamais auparavant il n'avait révélé autant de lui-même et n’avait plongé si profondément dans son âme. Maintenant que nous avons plus que jamais besoin de connexion, Milow a capturé l'air du temps…

Low

Décès de Mimi Parker, la moitié de Low…

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Mimi Parker, la moitié de Low est décédée ce 5 novembre 2022. Elle était âgée de 55 ans. Elle assurait les drums et partageait le chant avec son mari, Alan Sparhawk, au sein du groupe. En 2020, la faculté lui avait diagnostiqué un cancer des ovaires. La triste nouvelle a été annoncée sur la page Twitter du groupe par Alan. Au cours de sa carrière, la formation a gravé 13 elpees, dont le dernier, « Hey what » figurait parmi les meilleurs albums parus au cours de l’année 2021, pour de nombreux médias branchés sur la musique alternative (à lire ou à relire, la chronique ici).

Le duo avait annulé sa tournée, qui devait passer par le festival Sonic City de Courtrai, début novembre, à la suite de complications dont souffrait Mimi Parker. Dans le court message, Sparhawk a terminé en rappelant que l’amour était plus important que tout.

‘Amis, il est difficile de mettre l’univers en langage et en un court message, mais elle est décédée la nuit dernière, entourée de sa famille et de son amour, y compris le vôtre. Gardez son nom proche et sacré. Partagez ce moment avec quelqu’un qui a besoin de vous. L’amour est certainement le plus important…’

Mimi Parker est née à Bemidji, dans le Minnesota. Elle avait rencontré Alan Sparhawk à l’école, et ensemble, ils ont fondé Low, au sein duquel se sont succédé plusieurs bassistes, dont John Nichols (1993-1994), Zak Sally (1994-2005) et Matt Livingston (2005-2008), Steve Garrington (2008-2020) avant que le couple ne décide de s’en passer. C’était en 2021.  

Low était considéré comme un des pionniers du slowcore, style qu’il pratiquait depuis plus de 30 ans. Il en est certainement aussi un des représentants les plus créatifs (NDR : le slowcore est un sous-genre musical du rock alternatif et de l’indie rock, caractérisé par des paroles poignantes, des mélodies graves, un tempo lent, et des arrangements minimalistes).  

En 2012, le couple avait accordé une interview à Musiczine (à lire ou à relire )

et votre serviteur se souvient de la grande gentillesse manifestée par Alan Sparhawk et Mimi Parker, lors de cet entretien. Un moment privilégié qui ne s’oublie pas…

 

YellowStraps

Les tentacules de YellowStraps...

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Fondé à Bruxelles par les frères Yvan et Alban Murenzi, YellowStraps façonne, depuis bientôt 10 ans, une néo-soul hybride qui caresse les sens et affole les perceptions, validée par la bouillonnante scène rap belge (Roméo Elvis, Le Motel, L’Or Du Commun, ...).

Avec « Tentacle », le duo se change en solo (Alban part, Yvan reste) et déborde du cadre sans renier son ADN. YellowStraps passe en vitesse-lumière.

Yvan a construit « Tentacle » sur cette absence, entre volonté d’imprimer une continuité (dire MERCI au passé) et de défricher de nouveaux espaces. Il y pousse plus loin son exploration du chant (en anglais mais aussi en français), tant sur le plan de la technique vocale, qui donne finesse et profondeur à ses compos, que dans la manipulation d’effets électroniques (dont l’autotune, rejetée jusqu’ici (pour de mauvaises raisons). Surtout, il s’est remis intensément à la production (qui était devenue le domaine du frangin), seul ou épaulé par quelques proches, dont son manager Jad El Alam et le bassiste Victor Defoort.

Yvan aime travailler en petite équipe, car chacun peut apporter sa touche sans mettre en péril ma direction artistique. Dans sa tête, il sait ce qu’il veut.

Parmi ces lignes directrices, on trouve un désir d’hybridation toujours plus vaste (activé par la découverte de King Krule aux débuts du groupe), intégrant les influences rock de sa jeunesse (R&B, nu soul et électronica déjà en place). Une quête d’émotions indescriptibles qui passe autant par l’écriture mélodique que par l’expérimentation. C’était une manière de marquer son territoire, de redéfinir les contours de YellowStraps. Ainsi des tubes en puissance (le single « Headown », tout en élégance pop et mélancolie infectieuse, mais aussi « Notice », « Flowin », « Champagne New String » ou le très émotif « Writer’s Block » avec la rappeuse/chanteuse belge Blu Samu) côtoient des formes mutantes (« Acequia », « 156 », le presque kanyewestien « Necklace »).

Le YellowStraps nouveau est arrivé, à la fois fruit mûr d’un parcours déjà dense et premier bourgeon éclatant de jeunesse et d’invention. Moins en phase avec le rap qui l’a porté, loin de la froideur de la musique de producteur, « Tentacle » se déploie sans limite, entre paysages mentaux et trépidations du cœur.

La vidéo de « Notice » est à découvrir ici

En concert à l’Ancienne Belgique le 09/02/2023

Follow Me Not

Away

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A l’origine, Follow Me Not était le projet solo de Nicolas Guerroué. C’est en mars 2016 que Mik Chevalier a débarqué, pour s’y consacrer à la basse. « Away » constitue déjà le huitième long playing de FMN, dont la musique est manifestement influencée par la new et la cold wave.

Et tout au long de cet opus, le spectre de The Cure plane. Tout d’abord à cause des inflexions vocales de Nicolas, plutôt proches de celles de Robert Smith, quand elles deviennent gémissantes, sans en avoir le timbre. Puis de la ligne de basse qui semble parfois marcher sur les traces de Simon Gallup. Tintinnabulantes (« Everytime »), luxuriantes (le très new wave « We don’t know »), limpides ou cristallines et même légèrement surf (« Glasgow smile »), les sonorités de la guitare apportent de la fraîcheur à l’expression sonore.

Bien sûr, l’impression générale n’exclut pas les nuances. Ainsi, caractérisé par son tempo offensif « Fire » libère un fameux groove. Et puis, le duo nous réserve des pistes plus pop (« Far away », « Waterfall »), une carrément atmosphérique (« In my dream I smile ») et en final, une compo plus élaborée qui aurait pu figurer au répertoire de Mud Flow (« Things we lost »)

Flower Face

Il y a un requin dans l’eau de Flower Face…

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L'artiste montréalaise Ruby McKinnon, alias Flower Face, a sorti son nouvel album, "The Shark In Your Water", ce 27 mai 2022. Cette collection de dix titres est une exploration d'une beauté dévastatrice du moment où l'amour devient une obsession. McKinnon partage des histoires d'intimité déchirante, de travail à travers les traumatismes de l'amour, et la lutte constante de l'identité de soi.

Issu de cet opus, le sombre et lunatique "Spiracle" a été traduit en clip. Sa construction en spirale offre un début puissant et cinématique et donne le ton de cette odyssée mélancolique. 

Pour écouter et regarder le clip de "Spiracle", c’est

 

 

Low

Hey what

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Depuis le départ du bassiste Steve Garrington, Low est réduit à un duo. Enfin pas tout à fait, puisque BJ Burton (Bon Iver), le producteur, est pratiquement devenu le troisième membre du groupe.

« Hey what » constitue l’album le plus expérimental de la formation, gravé à ce jour. A première écoute, on a littéralement les tympans écorchés par la puissance et la compression du son. Les interventions de guitare et de batterie sont tellement compactées, qu’il est impossible d’en reconnaitre la moindre note. On se demande même si la chaîne hi-fi ne sature pas. Mais lorsque les harmonies vocales angéliques émergent, c’est un sentiment de perplexité qui vous envahit. Avant de se rendre compte que le couple joue constamment sur ce contraste tout au long de l’opus. Mais en prenant soin de torcher des mélodies enchanteresses. Qui laissent parfois transparaître de curieux spectres. Celui de Hooverphonic sur « All night », les vocaux se frottant même au gospel. De Neil Young et Emmylou Harris, qui auraient pu interpréter le mélancolique « Disappearing ». Dans un autre registre, évidemment. Et enfin les Corrs tout au long du plus punchy mais aux réminiscences celtiques, « More ».

Un album audacieux, dont les sonorités post industrielles sont purifiées par les harmonies vocales célestes. A ne pas mettre, cependant, entre toutes les oreilles.  


 
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