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Luka Bloom

Amour, folk et petites fleurs des champs

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Un mardi soir sur la terre. Un soir d’automne. Les feuilles des arbres jonchent le sol ou dansent dans les airs à la moindre bourrasque. Ce mardi dernier, jour férié de surcroit, était d’un calme olympien. Le Botanique accueillait pourtant –en toute discrétion– Luka Bloom, un pilier en matière de chanson folk.

Calmement, le public averti s’est installé dans la salle de l’Orangerie… Pour attendrir et faire patienter ses fidèles, Luka avait choisi Ma Rain en première partie. Une Hollandaise à la voix douce et chaude qui a donné les premières tonalités folk de la soirée.

20h52. Luka Bloom nous rejoint. Sur scène, deux guitares ; et pour décor, un bouquet de marguerites (qui a fini dans les mains d’une fan irlandaise un peu plus tard). Ces premiers morceaux seront d’une extrême mélancolie. Il le dira d’ailleurs lui-même : ‘Vive la sérénité’ ! On ressent le vécu et l’expérience de l’artiste… Tranquillement et sans se presser, il pose sa voix, prend ses repères et sonde le public en l’invitant, dès la troisième chanson, à l’accompagner pour « Tribe ». Après cette mise en bouche, le plat de consistance : son dernier album « Eleven Songs ». En fermant les yeux, on aurait pu s’imaginer dans un vieux chalet en bois, enveloppé d’une couverture, au coin du feu. Ambiance calfeutrée et cosy tout au long du concert.

On n’arrive pas, ‘par hasard’, pour écouter chanter cet homme aux racines irlandaises. L’auditoire présent le suit probablement depuis plusieurs années. Comme hypnotisé, il semble boire ses paroles, sans toutefois réelle profusion d’émotion… Assez étonnant. Je me suis demandée si à chaque concert folk/blues c’était aussi calme… On aurait dit une salle remplie d’amoureux et de romantiques en mal de chansons poétiques et câlines. Après réflexion, je pense que ce n’est pas uniquement le répertoire qui attire le public, c’est aussi l’homme en tant que tel. D’une humilité et d’un humour bien à lui. Sa voix et son jeu de guitare séduisent. Hommes et femmes sont conquis. Après avoir enchaîné tour à tour anciennes et nouvelles ballades, dont quelques classiques comme « City of Chicago » et « Gone To Pablo », il termine sa prestation par deux rappels.

Pendant presque 2 heures, il nous a bercés tendrement près d’une vingtaine de morceaux. Homme de cœur, Luka Bloom va même sceller sa présence par un titre évocateur : « Thank you For Bringing Me Here ».

Organisation Botanique

 

Luka Bloom

Tribe

Écrit par

Se prendre la tête en écoutant la musique de Luka Bloom (alias Kevin Barry Moore) semble chose irréalisable. Tout du moins incompatible vu l’état d’esprit de cet Irlandais. L’expérience, la sagesse, la douceur et la poésie sont des armes de défense qu’il manie avec dextérité. C’est donc d’une prose romantique qu’il tranchera tout conflit. Vingt-cinq ans que le gaillard produit des textes argumentant avec qualité les mélodies associées. Vous pensez s’il s’y connaît ! Issu d’une famille de musiciens, c’est bercé dans les coulisses et sur les planches qu’il a développé cette aptitude créatrice. Signé chez V2 records, « Tribe » est un atout de plus au jeu de l’artiste, déposant, sur l’échiquier de sa carrière, une nouvelle pièce maîtresse. Relatant le quotidien de nos vies humaines, les réflexions et les observations fusent des 12 titres conçus avec précision. A la fois optimistes et tristes, les ballades sont le reflet de la vision de Luka, qui ne l’impose pas mais plutôt nous la propose en manifestant un plaisir non dissimulé. Soliste accompli, c’est tout de même en compagnie de Simon O’Reilly que l’Irlandais s’associe pour mettre en boîte cette plaque. La campagne irlandaise comme réceptacle à la création, l’esprit fou et curieux, il n’en fallait pas plus pour produire un superbe album invitant à la détente et au repos. En tout cas, c’est tout le mal que je vous souhaite.

Luka Bloom

Turf

Alors que pour enregistrer "Acoustic Motorbike", Luka Bloom s'était entouré d'une pléiade de musiciens issus de son Eire natale, et en particulier des Hothouse Flowers, "Turf" a été concocté presque exclusivement en solitaire. Hormis le concours de Mairead Ni Mhaonaigh, du groupe irlandais Altan, invité pour chanter en duo "Sunny Sailor Boy" –meilleure chanson de l'album paradoxalement écrite par Mike Scott– Luka limite son accompagnement musical à sa seule et unique guitare acoustique. Parfois électrifiée, il est vrai. Et puis utilisée dans un contexte propice aux arrangements, c'est-à-dire dans le célèbre studio de Windmill Lane à Dublin. "Turf" souffre quand même d'une certaine uniformité dans le ton, et si les textes, qui traitent essentiellement des problèmes propres aux Irlandais, possèdent un intérêt certain, le climat général baigne dans une certaine morosité...