Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Blushing

Sugarcoat

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Issu d’Austin, Blushing vient de graver son troisième opus. Pour l’enregistrer, il a reçu le concours des ingénieurs duson Elliott Frazier (Ringo Deathstar) et Mark Gardener (Ride) pour assurer les tâches de mixage et de mastering.

Tout au long de « Sugarcoat » la formation texane puise son inspiration dans la quintessence du shoegaze classique des 90’s, sans jamais sombrer dans le revivalisme. Une expression sonore dynamique, dense et subtilement travaillée passant sans effort, mais avec panache, d'un psychédélisme spatial à de la jangle pop à travers des sonorités de guitares aériennes, chargée se reverb’, et des harmonies vocales éthérées.

Le titre éponyme de l’elpee est en écoute ici 

Podcast # 34 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Plush

Underfed

Écrit par
Il est toujours agréable d’écouter un album bien produit… On a beau dire, le son est important ; et se taper 10 ou 15 morceaux dont la production nous semble infecte peut devenir franchement épuisant. Ce postulat de base posé, il peut cependant arriver que dans certaines circonstances se présente un cas assez rare mais néanmoins fort ennuyeux : un album franchement raté mais à la production qui renverse tout sur son passage. Cas d’école me direz-vous car chroniquer pareille œuvre est un vrai piège dans lequel nombre de pauvres critiques rock se sont déjà retrouvés faits comme des rats… C’est donc avec énormément de circonspection que le chroniqueur craintif jettera une oreille inquiète sur le dernier album de « Plush », intitulé « Underfed ». Première constatation : Liam Hayes, la tête pensante du projet, a beaucoup écouté les Beatles dans sa prime jeunesse et il se verrait manifestement bien en successeur moderne de Paul Mc Cartney. Deuxième constatation : la mise en forme est absolument géniale, toute en finesse, agrémentée de cordes scintillantes et de claviers spatiaux. Troisième remarque : l’album est paru sur le label « Drag City ». Cette écurie qui signa, en son temps, le premier opus de Pavement héberge maintenant des hôtes aussi prestigieux que Will Oldham ou les High Lamas. Ces trois ingrédients réunis, il serait dès lors tentant de croire que « Underfed » est une réussite… Ce qui serait une erreur ! En effet, bénéficier de bonnes références et d’une bonne production ne sert à rien si les morceaux, ne sont pas bons ; ce qui est malheureusement le cas pour « Plush ». Plats, sans imagination, les 15 titres d’« Underfed » se révèlent dès lors véritablement difficiles à écouter d’une traite et ce d’autant plus qu’ils sont desservis par la voix de Liam Hayes… Ce garçon en fait vraiment beaucoup trop et ce ne sont pas ses (trop) nombreuses tentatives d’habiller de faibles compositions par des ‘tutulut’ et des ‘chalala’ à tire-larigot qui changeront quelque chose à l’affaire…Gasp !

Lush

Lovelife

Il est bien loin le temps où Lush émargeait à la noisy pop angélique. Où sa musique s'élevait dans l'éther atmosphérique ‘mybloodyvalentinesque’ ou se chargeait d'esthétisme glacé ‘cocteautwinesque’. Sur "Lovelife", il ne demeure d'ailleurs plus que de vagues traces de ce lointain passé. Notamment sur le simple "Single girl" et puis surtout sur les deux derniers titres, "The childcatcher" et "Olympia". Pour le reste, on se rend bien compte que la bande à Emma Anderson et à Miki Berenyi a décidé de s'ouvrir de nouvelles perspectives sonores. Plus extroverties. Plus basiques. Jarvis Cocker, chanteur et leader de Pulp, partage ainsi les vocaux avec Miki sur "Ciao!", alors que "Ladykillers", futur single, et "Heavenly nobodies" émargent à la new wave de la new wave. Respectivement inspirée par Echobelly puis par Elastica. Enrichi d'orchestrations beatlesnesques, "I've been here before" aurait pu tout aussi bien appartenir au répertoire de Boo Radleys alors que "Last night" adopte un profil filmique, presque ‘eniomorriconesque’. Bien que bénéficiant du concours d'une section à cordes, "Papasan" et "Tralala" flirtent avec la romance minimaliste. Reste "500", dont le phrasé de guitare semble avoir été repiqué sur l'album "Forever Fleshtones" du mythe new-yorkais... Rafraîchissant!

 

Lush

Split

N'ayez crainte ! Aussi équivoque soit-il, le titre du nouvel album de Lush ne présage nullement la future disparition du groupe. Il signifie simplement une volonté de rompre avec un passé noisy pop juvénile. Parce qu'en quatre albums, si on compte le mini elpee "Scar", le quatuor insulaire est parvenu à se forger un style dont la fragilité et l'esthétisme supplante toute classification. Pour enregistrer "Split", Lush a bénéficié du concours de l'ingénieur du son Alan Moulder. Un disque dont les textures de guitare ébréchées, filandreuses, capricieuses, les harmonies vocales diaphanes, sensuelles, éthérées et la délicatesse des arrangements nous rappellent quelque part "In Ribbons" du regretté Pale Saints... Epatant !

 

Lush

En Angleterre, on est un peu claustrophobe

Écrit par

4AD est un label de plus en plus notoire ; et pour cause, les Throwing Muses, les Pixies et Ultra Vivid Scene y militent. Et ce sont les groupes les plus excitants du moment ! Et puis, il y a aussi Lush –2 filles et 2 garçons originaires de Londres– qui viennent de sortir un nouvel album « Spooky ». C'est leur deuxième elpee, mais leur premier véritable puisque « Scar » était une sorte de compilation de leurs premiers singles. Rencontrés : Miki Berenyi, la chanteuse aux cheveux rouges et à la peau boutonneuse (adolescent look !) et Steve Rippon, le bassiste. On devrait d'ailleurs écrire ex-bassiste puisqu'il avait déjà décidé de quitter le groupe (il a été remplacé depuis par Phil King) au moment où cette interview a été réalisée. Mais Miki n'avait vraiment pas envie d'être confrontée seule aux ‘méchants’ journalistes...

Parlez-moi de votre nouvel album

Miki: Oh my God! (petit soupir et petit silence).
Steve : Tu l'as écouté?

Ben non, je n'ai encore reçu que le single...

S. : Eh bien, l'album a été enregistré pendant les mêmes sessions que le 45. C'est Robin Guthrie, des Cocteau Twins, qui l'a produit. J'espère qu'il n'est pas trop monochrome, pas trop uniforme et que les gens y découvriront un échantillon assez varié de chansons ‘poppy’.

Estimez-vous qu’il existe de grosses différences par rapport à votre album précédent?

S. : Non, pas vraiment. Nous n'avons pas voulu prendre une autre direction, mais bien sûr nos chansons sont un peu différentes de ce que nous avons fait avant.

Comment sont les relations à l'intérieur du groupe? Vous vous disputez souvent?

M. : (rires) Non, On se connaît assez bien l'un l'autre! On est amis, on sait exactement ce qu'on fait ensemble et on ne se lance pas les instruments à la figure. On n'est pas le genre à être furieux envers les autres. Mais on discute, ça oui!

Comment écrivez-vous les chansons, seules dans votre coin ou au complet pendant les répétitions?

M. : Seule dans ma chambre. Même chose pour Emma (NDR : Anderson, l'autre fille du groupe qui compose, elle aussi). Personnellement, ce processus est lent. Je dois y penser longtemps. Et c'est vraiment un travail très dur! Je ne sais pas si j'écrirai toujours de cette façon...

Tu veux dire qu'à l'avenir, vous pourriez essayer d'écrire les chansons ensemble ?

M. : Non. Je pense que ce serait difficile. On n'a jamais écrit les chansons de cette façon-là. Je crois qu'écrire ensemble nous imposerait des contraintes au lieu de nous libérer. Si toi, tu écris à propos des gens, c'est vraiment ton ressenti que tu exprimes. Et pour y parvenir, il faut que ce soit une expérience isolée, personnelle. Si quelqu'un d'autre intervient dans l’écriture de la musique ou des lyrics, j'ai l'impression que tout ce qui fait mes caractéristiques propres de songwriter serait gommé et que toutes les chansons pourraient finir par sonner de la même façon! C'est vrai qu'un jour j'essaierai sans doute d'écrire autrement, mais disons qu'aujourd'hui, je ne sais pas encore comment. Il faudra sans doute tenter des expériences…

Ce que tu dis m'incite à croire que vous accordez beaucoup d'importance aux textes de vos chansons. Qu'est-ce que vous dites, qu'est-ce que vous essayez de communiquer au public?

M. : Ce n'est pas un message dans le sens où on l'entend généralement. Je ne dis pas aux gens ‘Ecoutez-moi, parce que j'ai réellement quelque chose d'important à vous faire comprendre’. Les paroles sont importantes, parce qu'on cherche à faire autre chose que des trucs évidents, comme ‘Hey baby, tu me plais, viens à la maison avec moi’. Je crois que nos paroles ont une autre dimension ; mais je ne pense pas que nous avons l'ambition de changer le monde, hein ? Je voudrais simplement communiquer mes expériences et le faire avec un peu de profondeur. Je ne sais pas si j'y parviens toujours!

Lush est signé chez 4AD. Que représente ce label pour le groupe? Ecoutez-vous les autres disques qui sortent sur le label?

M. : Bien sûr qu'on les écoute, puisqu'on reçoit les disques gratuitement! (rires) Je ne sais pas si nous avons quelque chose en commun avec les autres groupes du label. Il y a certainement des affinités, mais tous les groupes aiment à dire qu'ils sont différents de tous les autres, non ? Moi, je n'aimerais pas dire ‘Oh, nous sommes comme les Cocteau Twins !’ Ce serait stupide. Mais c'est vrai que les gens qui nous écoutent peuvent trouver des similitudes avec d'autres groupes, du label ou non.

Dans mon esprit, vous êtes proches des groupes de filles qui sont apparus au début des années 80, comme les Girls At Our Best ou les Raincoats...

M. :
C'est drôle, parce que les journalistes anglais ne font jamais référence à ces groupes en parlant de nous. Pourtant, Steve, lorsqu'il a rejoint le groupe, nous a dit que nous sonnions comme les Girls At Our Best !
S. : Lorsque Miki m'a demandé de les rejoindre dans Lush, je n'avais aucune idée de la musique qu'ils jouaient. Je suis allé les voir et c'est vrai que le premier groupe auquel j'ai pensé, c'étaient les GAOB. Mais, c'est un groupe très obscur qui n'a sorti qu'un album et deux ou trois 45 tours... Je crois que c'est une bonne comparaison, mais quasi personne ne peut la saisir puisque GAOB est vraiment oublié!

En Angleterre, on préfère vous comparer à Abba. Ennuyeux ?

M. : Non, mais je crois que cette comparaison est vraiment stupide! C'est peut-être à cause de la composition du groupe qui est la même que celle d'Abba. Ou alors parce que nous avons repris une de leurs chansons. Je crois qu'Abba était un grand groupe, mais on ne peut vraiment pas comparer Lush à Abba !

Vous accepteriez de participer au concours Eurovision?

M. : Non, je ne crois pas (rires). Bien que ce soit sûrement très excitant. Tout le monde regarde ce concours! Même nous.

Qu'est-ce qui pourrait s’avérer une réussite, une consécration pour Lush ? Ecrire une chanson parfaite ?

M. : Non. Si on écrivait une chanson parfaite, ce serait une apothéose, le signe qu'on ne peut pas aller plus loin, que c'est fini. De toute façon, je ne crois pas que ce soit possible d'écrire une chanson parfaite.

En Angleterre, vous avez un public, on vous connaît, vous faites la ‘une’ de certains magazines. Ici, en Europe, vous êtes encore des débutants. En quoi les interviews que vous accordez en Europe sont-elles différentes de celles que vous donnez en Grande-Bretagne?

M. : La principale différence, c'est qu'en Angleterre, les journalistes sont plus obsédés par le présent, par ce qui se passe maintenant, la dernière chose qu'il faut avoir entendue. En Angleterre, c'est comme si toute l'évolution musicale ne se passait que durant un mois. On ne nous compare qu'avec des groupes actuels, comme si le passé avait été oublié. Aux Etats-Unis et en Europe, ce n'est pas le cas! En Angleterre, on est un peu claustrophobe, on veut absolument vous rattacher à une ‘scène’. Le trip ‘Manchester’ et tout ça, c'est de l'invention ; les Anglais aime bien l'idée de mouvance, de rassemblement.

Dernière question: les pochettes de disques, vous y travaillez ou vous laissez le champ libre à Vaughan Olivier, le graphiste de 4AD?

S. : On n'y travaille pas. Et on pourrait facilement leur dire voici notre disque, pouvez-vous vous charger de la pochette! Huit jours après, elle serait terminée. Mais la décision finale nous appartient: si nous voulions autre chose, je ne crois pas que cela poserait un problème!
M. : Toutes les pochettes de Cocteau Twins ont une certaine unité et pourtant plusieurs graphistes se sont succédé. Donc, c'est quand même le groupe qui inspire sa pochette. Ce n'est pas parce qu'on est sur 4AD qu'on doit absolument confier ce travail à tel ou tel graphiste. Prend pour exemple les Throwing Muses, leurs pochettes n'ont rien à voir avec ce look.

 

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Quizz 

- La meilleure chanson de Lush ?
“Chirpy Chirpy Cheep Cheep”

 - La meilleure chanson d’Abba
 “Knowing you knowing me”

 - La chose la plus chère que vous avez jamais achetée
Howard Gough (notre manager)

- Boisson favorite
Téquila

- Qui voudriez-vous rencontrer ?
Natalie Wood

 - Le train, l’avion ou l’automobile ?
Le train, parce qu’il respecte mieux l’environnement

 - Le nom de votre animal domestique ?
Casper, Guily, Luigi et Spoony (NDR : ce sont des chats)

 - Combien de disques avez-vous ?
2 500 (approximativement)

 - Que savez-vous de la Belgique ?
Il y a des Wallons et des Flamands. Elle a perdu contre l’Angleterre lors de la dernière coupe du monde

 - La voiture que vous conduisez ?
Une Trabant

 - Dans quel film auriez-vous aimé jouer ?
Bugsy Malone

 - Un groupe rock que aimez / Que vous détestez ?
REM / Soup Dragons

- L’amour existe-t-il ?
Mais oui (en français dans le texte)

 - Le disque qui a changé votre vie ?
« Scar »

- Endroit favori au monde ?
La côte ouest de l’Irlande

 -Comment voudriez-vous mourir ?
En tombant dans une machine à faire de la saucisse.


Interview parue dans le n° 1 du Magazine Mofo de février 1992.