Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Mad Season

Above (Deluxe Edition)

Écrit par

S’il y avait bien un album qui méritait une édition Deluxe, c’est bien « Above », seul et unique disque de Mad Season, dont la sortie remonte à 1995. L’objet est magnifique, un digipak hors format servant de fragile écrin aux deux CD et au DVD. Sa fragilité est d’ailleurs son grand défaut : il est difficile de conserver le blanc satiné, immaculé, de la pochette. Et il est quasiment impossible d’extraire les disques de leur écrin sans la croquer légèrement. Hormis ce désagrément, il s’agit sans doute là d’une des plus belles éditions Deluxe qui soit parue à ce jour.

Le premier cd propose une version remasterisée de l’album, ce qui, en soi, vaut déjà le détour, tant le blues/grunge alternatif, mélancolique et poignant dispensé par le groupe n’a pas pris une ride. En 1995, à l’apogée du mouvement grunge, l’association de Layne Staley (Alice In Chains), Mike McCready (Pearl Jam), Barrett Martin (Screaming Tress) et John Baker Saunders (Walkabouts) a fait l’effet d’une bombe ; et l’elpee est devenu instantanément culte. Les collaborations entre les formations de la scène issue de Seattle n’étaient pas rares (on pense à Temple Of The Dog, Chris Cornell jouant les invités de luxe chez Alice In Chains, Pearl Jam et Soundgarden qui partagent aujourd’hui encore le même batteur ou encore la déclaration récente de Ben Shepherd qui aurait failli rejoindre Nirvana au tout début de l’existence du band), mais celle-ci garde une aura particulière. Sans doute le meilleur travail vocal de Layne Staley. Toute sa souffrance, son mal-être induit par la dépendance à l’héroïne dont il souffrait, transpirent des chansons lentes, magnifiques, oscillant entre rock alternatif, blues et jazz…

« Above » ne devait pas être un one shot, mais l’état de santé de Layne ne lui a jamais permis d’enregistrer un autre long playing avec le groupe. Il a longtemps été question de Mark Lanegan pour le remplacer, mais le projet n’a jamais pu voir le jour. Toutefois, quelques chansons avaient quand même été enregistrées en compagnie du frontman des Screaming Trees ; et ces morceaux, jusqu’ici inédits, figurent en bonus sur le premier disque. Le morceau de plastique recèle également une reprise de John Lennon, destinée à un benefit album. Si ces plages laissent un goût de trop peu, elles permettent en tout cas d’avoir une idée de ce qu’aurait pu devenir l’avenir du groupe ; et il aurait pu être brillant.

La deuxième plaque immortalise le concert accordé au théâtre The Moore en 1995. Les fans se l’étaient sans doute procuré, puisqu’il était paru sous la forme d’un Ep 4 titres. Il est ici complété par un bootleg semi-officiel. Et le son de cette version est irréprochable.

Le set avait à l’époque été édité en VHS, mais c’est la première fois qu’il sort en DVD, enrichi pour l’occasion de chansons supplémentaires, parmi lesquelles on épinglera un magnifique duo avec Mark Lanegan sur « Long Gone Day », et où l’on se réjouira de voir un Layne Staley en forme, souriant, jouant même de la guitare sur « I Don’t Know Anything », loin de l’image du junkie en souffrance qu’on a souvent conservé de lui. Outre ce concert mythique, le DVD nous réserve un deuxième show (Live At RKCNDY), d’une prestation de deux titres accordés en radio (sans doute la meilleure des trois, on a l’impression d’être invité à une répète du groupe !), ainsi que le seul et unique clip officiel du band, « River Of Deceit ».

L’album était déjà un incontournable, et il était quasi impossible à dénicher de nos jours. Cette réédition s’avère donc indispensable, et apporte une vraie plus-value par son contenu, et son magnifique packaging.

 

Mad Season

Above

Né de la réunion circonstancielle entre Layne Staley (Alice In Chains), Mike Mc Cready (Pearl Jam), Barret Martin (Screaming Trees) et non pas Ginger, mais John Saunders Baker, Mad Season vient d'enregistrer un premier album. Un disque qui a reçu le concours du chanteur de Screaming Trees, Mark Lanegan ; mais seulement pour deux titres. Une œuvre qui alterne l'excellent et le dispensable... L'excellent lorsque la solution émarge au post grunge, éthéré par la voix androgyne de Layne. Et surtout sur deux fragments. Le blues sulfureux "Artificial Red" et le psychédélique floydien circa "More", "November hill". Mais le dispensable lorsqu'elle s'égare dans les courants atmosphériques prog rock balayés vingt ans plus tôt par des formations comme Kansas ou Kayak...