Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Madder Rose

Hello june fool

Fondé en 1991 à New York, Madder Rose vient de commettre son quatrième album, " Hello June fool ". Un album qui indique d’une manière plus tranchée l’évolution musicale du groupe. En effet, Madder Rose avait débuté sa carrière en gravant dès 1993 un opus assez sombre, intimiste, mélancolique, sorte de Velvet Underground revisité par Mazzy Star et PJ Harvey. Six années plus tard, la texture de base n’a pas changé. Il y a toujours de la tristesse, une certaine froideur dans la voix de la délicieuse Mary Lorson. Il y a encore ce rythme lancinant, mystérieux, qui envoûte chaque note émise par le quatuor. Sans oublier ces riffs de guitares " slicés ", coulants, explosifs. Par contre, l’intimisme a fait place à plus d’assurance et d’audace. Comme ce " Feels like summer " qui ouvre l’opus et nous donne déjà une idée de ce qui va suivre. " Overflow " est selon nous le meilleur titre. De par sa puissance électrique et cette profondeur atmosphérique qui caractérise les meilleurs moments de Massive Attack ou de Portishead. Tout l’album, en fait, se distingue par son côté ‘trip hop’, groovy et glacial. Et finalement, ça donne encore plus de force à la voix angélique et pure de Mary. Un tout bon album qui ravira fans et néophytes.

 

Madder Rose

Tragic magic

Changement radical de cap pour le quatuor new-yorkais, puisqu'après avoir partagé la mélancolie rêveuse et sinistre de Mazzy Star, pendant quatre albums, il a décidé de se mettre à la trip hop. Vous pensez à Portishead et à Massive Attack ? Vous n'avez pas tout à fait tort, même s'il y a lieu de nuancer cette première impression. D'autant plus que seuls le single " My star " et " Real feel " émargent au dub et à la house. Et puis, si Billy Coté n'arrache plus systématiquement son feedback incendiaire, démoniaque de sa guitare, il réserve quand même encore une place à l'électricité blanche, psychédélique. Notamment sur le superbe " Delight's pool ", qui nous rappelle même parfois la noisy brumeuse de My Bloody Valentine, voire de Lush. Et puis, sur " Scenes from starbright ", dont le sens mélodique semble avoir été emprunté à Veruca Salt. Mais en général, tout au long de ce " Tragic magic ", l'instrumentation est beaucoup plus équilibrée. Le piano ou le clavier plus présent, les percussions feutrées, insidieuses, et les accords de guitare diversifiés. Tantôt acoustiques, vaporeux, reverb et bien sûr slide. Un peu comme chez Cowboy Junkies. Reste la voix de Mary Lorson. Magnifique, languissante, lascive, envoûtante... en un mot, magique !

 

Madder Rose

Panic On

Auteur d'un remarquable premier album en 1993, Madder Rose vient de rééditer sa performance avec "Panic On". Le quatuor new-yorkais nous invite, à l'instar de Mazzy Star (ça rime), à explorer le labyrinthe de la mélancolie. Mais d'une manière moins sinistre. A cause de l'ambivalence des compositions. Vulnérabilisées par le timbre vocal languissant, gémissant, tendre de Mary Larson. Et meurtries par les cordes de guitares tumultueuses, effilées de Billy Coté. Coproduit par Mark Freegard, personnage impliqué dans la finition du "Last Splash" des Breeders, "Panic On" exerce une fascination qui aurait été filtrée successivement dans l'univers de My Bloody Valentine et de Cowboy Junkies. Epatant !