La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Björn Magnusson

La foi musicale éthérée de Björn Magnusson…

Écrit par

Björn Magnusson a sorti son nouvel elpee, « Music & Ethereal Faith, ce 16 décembre 2022, environ quatre ans après « Almost Transparent Blue ».

Sur cet LP, il souligne encore davantage la nature introspective et fragile de sa musique, qui est autant une prise en main du rock’n’roll qu'un existentialisme sauvage et une réflexion sobre sur la vie. Dans ces couloirs, peuplés des cris du saxophone et de la guitare, des pianos et des tambours trébuchants, sa voix et ses vignettes lyriques agissent comme un guide quelque peu détaché mais lucide, avec des images et des personnages qui semblent sans lien au début mais qui laissent place à une image plus grande au fur et à mesure que les choses avancent...

L’album est en écoute ici

 

 

Björn Magnusson

Almost transparent blue

Écrit par

Tiens, c’est curieux, au cours des 60’s, un certain Björn Magnusson militait au sein d’un quatuor suédois psyché/pop répondant au nom de Fabulous Four (NDR : pas de relation, cependant, avec les Beatles). Celui qui nous concerne est plus jeune. Et suisse. Il est également le leader de Great Black Waters et de The New Bodies, des formations helvètes au line up à géométrie variable, qui se revendiquent… psychédéliques. Il a donc décidé de se lancer dans une aventure solo. D’après la bio, il aurait ainsi déjà publié deux elpees et quelques Eps, en solitaire.

Pour enregistrer « Almost transparent blue », l’artiste a reçu le concours du drummer Danny Hole (Nikki Sudden, Kid Congo, The Warlocks), disque dont les 13 pistes trempent, bien évidemment, dans le psychédélisme. Certaines sont plus expérimentales que les autres, et semblent contaminées par les délires de Syd Barrett. Les plus accessibles (?!?!?) naviguent sur des eaux aussi troubles que Devendra Banhart et surtout Ariel Pink (NDR : pensez à « The doldrums »). Elles peuvent d’ailleurs se révéler harmonieuses et élégantes, à l’instar de « The heat » ou du très subtil et fruité « Lisa plays the drums (sucking on a lemon) ». Les vocaux sont flemmards, mais constamment en abîme, légèrement reverb. Les cordes de guitares filandreuses, aventureuses, vaporeuses, parfois noisy (« It keeps hanging around my neck »). Il y a même un excellent blues baptisé « Snakeskin ». Bref, cet elpee nous plonge au cœur d’une atmosphère à fois mystérieuse et fantasmagorique. Créatif, il pourrait ouvrir la voie de la reconnaissance à Björn Magnusson ; pourvu qu’il soigne davantage le sens mélodique de ses chansons. Enfin, s’il souhaite vraiment entrer dans la cour des grands. Et il en a le potentiel !

 

Magnus Tingsek

Too Many Feelings At The Same Time

Écrit par

Quand on prononce le mot funk, de multiples références nous viennent immédiatement à l’esprit. Et en particulier Parliament, Jimy Castor Bunch, Bootsy Collins ou l’inévitable Georges Clinton. Encore que cette liste d’artistes ne représente, pour les érudits, qu’une pâle liste de tous les artistes qui y ont vendu leur âme. Par contre, pour les profanes et le tout public, Jay Kay et sa troupe Jamiroquai figurent en tête de liste. Et Magnus Tingsek alors ? Ni pour les uns, ni pour les autres, le nom de cet artiste ne leur est jamais venu à l’esprit. Et pour cause, l’artiste suédois est plutôt étranger aux paillettes et aux couleurs saturées qui inondent cet univers où le superficiel et le clinquant sont roi. L’image reproduite sur la pochette est banale. Et même plutôt sombre. L’artiste est coiffé d’un bonnet et chausse des bottes en caoutchouc. Ici pas de coupe afro ou de drapeau aux milles étoiles. Les fjords et le froid sont le berceau du chanteur. Cependant, derrière cette austérité se cache un univers lumineux plutôt alléchant. Comme à l’entrée d’un bouiboui qui ne paye pas de mine vu de l’extérieur, mais qui recèle des pièces mystérieuses. C’est derrière une porte dérobée, où un rideau de perles en plastique sert de filtre, qu’une fois la tête passée à l’intérieur du bâtiment, on pénètre au cœur dune ambiance sulfureuse. Un lieu rempli d’alcôves confortables au sein duquel des couples désinhibés, se mélangent les uns aux autres, sans retenue. Des pièces d’eau où des bougies parfumées et flottantes, croisent des pétales de fleurs rares. Entre luxure et rythmes endiablés, une symbiose s’opère. La douceur des mélodies de « Too Many Feelings At The Same Time» se projette sur les corps, laissant une trace de sueur salée et sucrée à la fois. La légèreté des accords de piano, laissent apparaître des coups de basses qui flagellent nos sens. La voix de Magnus est charmeuse et flottante. Aussi, c’est les yeux bandés que l’on se laisse attacher aux compositions ‘érotisantes’ de Magnus. Au cours de cette agréable surprise sonore, le funk est réhabilité et nettoyé du superflu, le blues sert de référence, pendant que le plaisir et le désir scellent l’ensemble. Soyez quand même attentifs, surtout pour les plus épicuriens d’entres vous, à l’éventuelle addiction que l’album pourrait vous procurer…

 

Ann Magnuson

The luv show

Avant d'entamer une carrière solo, Ann Magnuson était chanteuse et compositrice de l'ensemble culte Bongwater. En compagnie de cette formation, elle a ainsi commis cinq albums. Pour concocter "The luv show", elle a pu bénéficier du concours de plusieurs de ses anciens compagnons de groupe ainsi que de musiciens de studio réputés. De Richie Lee, également, bassiste d'Acetone. Et puis de Don Fleming à la coproduction. Une œuvre conçue à la manière d'une comédie musicale. Avec pour thème les avatars d'une provinciale piégée dans la toile d'araignée d'une grande ville. Du rêve à la réalité. Avec pour fil conducteur la névrose psycho sexuelle, le burlesque intellectuel et la dégénérescence pathétique. Quatorze fragments au cours desquels Ann aborde une multitude de styles. Le rock et la pop bien sûr. Mais également le rockabilly ("Miss pussy pants"), le music hall ("MKCF"), le rock sylvestre ("I remember you"), le folkcore ("Live, you vixen") la rumba ("Sex with the devil") et même la no-wave. Etonnant!