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Mahalia Burkmar

Des choristes improvisées…

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Mahalia Burkmar a chopé le virus de la musique, dès son plus jeune âge. A 8 ans, elle écrit sa première chanson, à 11 commence à jouer de la guitare, à 13 signe déjà chez le major Atlantic Records UK -de quoi asseoir un avenir plus que prometteur- et à 14 assure le supporting act d’ Ed Sheeran. Elle affiche aujourd’hui 19 printemps et voue un grand respect à feu Amy Winhouse qu’elle considère comme une influence majeure. Elle est responsable de textes accrocheurs d’une grande maturité pour son âge dans un style qu’on pourrait qualifier de r&b/psyché/soul réminiscent des 90’s. Ses chansons, elle les interprète d’une voix suave, sorte d’hybride entre celles de Rihanna, Sade et Lauryn Hill. Son album, « Diary of Me », est paru au cours de l’année 2016. En mars 2018, elle avait rempli l’AB Club ; puis, dans la foulée, fait un tabac lors du festival Couleur café. Pas étonnant que l’Orangerie du Botanique soit sold out ce soir, devant un public, ma foi… juvénile…

Martha da Rossa Canga Antonio, aka Martha Da’ro, assure le supporting act. D’origine angolaise, cette actrice (NDR : elle s’était illustrée dans le film de Noel Clark, « Brotherhood », en 2015) et chanteuse est née à Mons en 1995. Avant de se lancer dans une carrière solo, elle a sévi au sein du groupe de hip hop, Soul'Art. Un style qu’elle mêle aujourd’hui à la soul et au funk, mais en imprégnant ses chansons rêveuses et intimistes de douceur. Son tout premier Ep, « Cheap Wine & Paris », devrait sortir en février prochain.

Une Djette grimpe sur l’estrade et s’installe derrière une table sur laquelle sont posées des machines destinées à produire la musique. C’est cette collaboratrice qui va déterminer la setlist. Fluette, la boule à zéro, Martha débarque ensuite. Elle a enfilé une salopette rouge/orange sur un tee-shirt noir. Elle attaque le délicat « Summer Blues », son premier single. Sur un flow continu, sa voix fragile et enfantine évoque celle de Yolandi Visser (Die Antwoord). Elle chante tantôt en français ou en anglais. Et arpente le podium de gauche à droite, et inversement. Elle nous réserve un long monologue sur le kuduro, une danse angolaise, puis nous l’exécute à travers une compo imparable, qui agrège rap, hip hop, soul et r&b. Une première partie idéale pour chauffer la salle…

Mahalia monte sur les planches, accompagnée d’un drummer et d’un claviériste/bassiste. Chaque artiste a droit à son estrade, mais bien entendu centrale, celle de la Britannique est destinée à mettre en exergue ses talents de danseuse. « No Pressure » ouvre le set. La foule reprend le refrain en chœur. R&b, « One Night Only » est teinté de hip-hop et surtout de soul. La rythmique s’emballe pour le plus funky « Proud Of Me ». Dans la foule, trois jeunes filles s’égosillent. Mahalia se dirige vers elles et les remercie. Une voix samplée de rapper s’échappe des machines. Avant d’attaquer « Honeymoon », Mahalia empoigne une gratte semi-acoustique. Les hits « Seventeen » et « Silly Girl » sont dispensés dans des versions soul. Lors de la reprise du « Work » de Rihanna, elle est forcée d’adapter la hauteur de son pied de microphone. C’est ensuite le claviériste qui est victime d’un ennui technique. Mahalia improvise alors et entame « I Wish I Missed My Ex » a cappella. L’interaction entre elle et l’auditoire est alors totale. Elle slamme « Backup Plan », moment choisi par nos choristes improvisées de se distinguer lors du refrain. Pendant « Hold On », elle nous réserve une petite danse africaine, mais se froisse sans doute un muscle ; ce qui la force à exécuter quelques exercices d’assouplissement, tout en engageant la conversation avec le public. Qui demande à Mahalia d’interpréter « I Wish I Missed You » et « I Remmenber ». Après avoir jeté un coup d’œil vers ses deux musicos, elle acquiesce, réservant à l’auditoire des moments inoubliables. Et « Sober » d’achever le show.

Aucun rappel n’est prévu, mais Mahalia revient seule pour accorder deux morceaux, uniquement armée de sa gratte. Un concert plus cool que celui consenti l’an dernier à l’AB Club, face à un public jeune mais conquis par la prestation d’une artiste qui n’a pas eu peur de mouiller sa chemise…

Setlist : « No Pressure », « One Night Only », « Proud Of Me », « Honeymoon », « Seventeen », « Silly Girl », « Work (Cover Rihanna) », « I Wish I Missed My Ex », « Backup Plan », « Surprise Me », « Good Reason », « Hold On », « No Reply », « I Wish I Missed Ex », « I Remember », « Let The World See The Light », « Sober ».

(Organisation : Botanique)

Mahalia Burkmar

Sur les traces d’Amy Winehouse ?

Écrit par

Jeune prodige, Mahalia Burkmar pratique une forme de psyché/r&b/soul réminiscente des 90’s. Elle voue un grand respect à feu Amy Winhouse, qu'elle considère comme sa source d'inspiration majeure. On devrait également y ajouter Sade et Lauryn Hill. Agée de 19 printemps, cette Anglaise (NDR : elle est née à Leicester) est considérée aujourd'hui comme l’une des artistes les plus prometteuses de son époque. A son actif, 2 Eps et un premier elpee, « Diary Of Me », paru en 2016. Pas de supporting act pour ce spectacle soldout. Jeune, le public est majoritairement féminin.

Casquette rivée sur le crâne, le bassiste, appuie sur deux boutons pour lancer les machines qui lancent des samples. Devant lui, on remarque la présence d’un tapis de pédales. On entend la voix de Mahalia depuis le backstage. Elle entre enfin sur le podium sous les acclamations du public et empoigne sa six cordes, posée sur un trépied, avant de se planter derrière son micro. Elle a revêtu un training de couleur noire à bandes blanches sur lequel sont reproduites les lettres ‘noire’, en caractères majuscules, sur le milieu de ses manches et de son pantalon. Elle attaque « No Pressure », un titre de soul indolent aux beats autant subtils que discrets…

Mahalia présente chaque chanson. Le son est parfait. Pendant la ballade folk, « Silly Girl », les spectateurs des premiers rangs susurrent les paroles du bout des lèvres. Autre morceau tendre, « Marry Me » incite au voyage. La voix de l’artiste me fait alors penser à Selah Sue. Elle abandonne sa gratte pour s’installer devant sa machine. Caractérisé par ses beats graciles, « Proud Of Me » nous embarque sur la planète hip hop. La voix de l’artiste monte de plus en plus haut. Et elle donne tout ce qu’elle a dans le ventre, mais possède un feeling et une gentillesse qui mettent à l’aise l’auditoire…  

Avant d’aborder « Back up plan », elle raconte une petite histoire. Cependant, dès l’entame du titre, elle s’emmêle les pinceaux. Pas perturbée pour un sou, et malgré les rires du public, elle reprend le morceau à son début. Mais c’est alors l’ensemble de l’auditoire qui entame le refrain. Pendant « Hold On », elle s’autorise une danse africaine très communicative. Un moment au cours duquel elle occupe toute la largeur de l’estrade. Résultat : la température grimpe d’un cran. Retour au calme pendant « 17 ». Une compo à la fois jazz et lounge suspendue à un mid tempo, astucieusement tracé par la ligne de basse. Elle reprend sa guitare pour « Honeymoon », un titre de folk/soul élégant. Pendant « Zayn Spoken Word », c’est la piste aux étoiles dans la fosse. Et pour cause, les smartphones illuminent la salle. Le refrain est repris a capella par l’auditoire. Tout comme pour « Sober », moment au cours duquel la foule et l’artiste entrent en véritable communion. Elle vide les lieux après avoir salué son public et ne réapparaîtra plus. Ni pour signer des autographes ou prendre de quelconques selfies. Mais le public ne lui en tiendra pas rigueur, il est définitivement conquis pas la Britannique. Elle reviendra dans le cadre du festival Couleur Café, ce 29 juin 2018.

Stelist : « No Pressure », « Silly Girl », « Marry Me », « Proud Of Me », « No Reply », « Back Up Plan », « Cover », « Hold On », « 17 », « I Remember », « Honeymoon », « Zayn Spoken Word », « Sober ».

 (Organisation : Ancienne Belgique)