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Mangala Vallis

Lycanthrope

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Vu ses qualités, le premier album de Mangala Vallis portait en lui une promesse. La promesse que, sevré de son encombrant aîné (en l'occurrence Genesis à cinq), ce groupe était en mesure de nous offrir un opus majeur. Soyons bref: c'est chose faite. Il est vrai, Genesis montre encore furtivement le bout de son nez. On a aussi droit à quelques gimmicks à la Yes, à l'une ou l'autre séquence de claviers façon Emerson ; mais ces hommages sont tellement marginaux qu'ils font figure de clin d'œil. Pour leur deuxième essai, soyons juste : ces gars font du 'Mangala Vallis'. Et le tour de force est d'autant plus admirable compte tenu du postulat de départ (revival seventies à tout berzingue). Après trois écoutes, ce CD devient indélébile. Il synthétise toutes les qualités des plus grands initiateurs du genre sans jamais démériter. On y retrouve tout ce qui fait la beauté d'un prog de haute volée ; c'est-à-dire l'esthétique, la sophistication, la passion, l'ambition et l'esprit d'évasion. Et surtout des compositions en béton, arrangées de main de maître et interprétées avec talent et sans aucun nombrilisme. Fait plus rare, dans ce registre musical, l'ensemble ne manque vraiment pas de pêche. Mangala Vallis maîtrise à merveille cette faculté d'associer à des couplets et refrains imparables et faciles à mémoriser, des séquences instrumentales complexes ou torturées. Le groupe exploite la répétition et la redondance à merveille, menant tension et émotion à leur paroxysme, là où beaucoup lasseraient. Ses incursions dans le domaine obscur mettent d'autant en évidence son propos lumineux. Mangala Vallis a tout simplement le génie des évidences. Entre morceaux de bravoure, 'Call me Alias' est d'une simplicité désarmante. Une plage ample et ruisselante de mellotron. Un chaudron émotionnel semblable à un chef-d'œuvre inédit des Moody Blues revu et corrigé par Yes. Peut-être le chant systématiquement chevrotant de Lanzetti (dont la belle voix évoque autant Roger Chapman de Family que David Surkamp de Pavlov's Dog) en agacera-t-il certains. Sinon, le talent est à tous les étages. Pour les progueux radicaux, on tient sûrement ici l'album de l'année. Boulversifiant!

Mangala Vallis

The Book of Dreams

Écrit par

A première écoute, on a l'impression de participer à un jeu de piste. En effet, après une courte plage d'ouverture purement atmosphérique, l'intro du second morceau évoque furieusement Yes pour la structure musicale et la basse Rickenbaker, et Spock's Beard pour le chant. Le troisième morceau plagie sans complexe la rythmique d''I know what I like' de Genesis; tandis que le chanteur qui intervient à partir de la quatrième plage nous fait son Fish/Peter Gabriel. La cinquième plage n'est pas sans parenté avec 'Icarus Ascending', chanté par Richie Havens en finale du second album de Steve Hackett ( Please don't touch !). Et la suite est à l'avenant : tour à tour, 'The Book of Dreams' rappelle l'un ou l'autre 'Prog Heroe', essentiellement de la première génération. L'incroyable, en fait, c'est que, même si on est un peu allergique aux groupes-clones ( c'est mon cas ), on se prend très vite à vraiment aimer ce CD. Les raisons sont multiples. D'abord, ses prestigieuses références, souvent sources de malaise pour l'auditeur dans le cas de jeunes groupes, sont tellement évidentes, voire revendiquées, qu'elles font figure ici de clins d'œil. Ensuite, elles sont très bien intégrées dans une musique globalement assez personnalisée (bien que sentant bon les seventies ) et inspirée. Enfin, elles sont très bien servies par des musiciens chevronnés, enthousiastes, très nettement amoureux de leur sujet et capables de pondre des mélodies à la fois complexes et immédiatement mémorisables. Ainsi, on est plus tenté de parler d ' hommage ( surtout à Genesis , en définitive ) que de pillage. Avec en prime une fluidité exemplaire et ce petit je ne sais quoi d'irrésistible qui caractérise souvent les groupes italiens. Le CD est sensé évoquer l'œuvre de Jules Vernes; mais musicalement, cela ne saute pas vraiment aux oreilles. Si on arrive à surmonter ses réserves initiales, ce CD s'avère finalement être une des révélations les plus intéressantes de l'année. Il nous reste à espérer que pour leur seconde réalisation, ces messieurs auront coupé le cordon ombilical et nous livreront une œuvre totalement personnelle. S'ils y arrivent, cela risque d 'être géant.