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Marble Sounds

Bienvenue dans l’univers feutré de Pieter van Dessel…

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Ce dimanche 6 novembre, les deux salles de l’Ancienne Belgique sont combles. Votre serviteur a cependant opté pour le club, où se produit le groupe belge, Marble Sounds.

Marble Sounds sort son nouvel elpee, demain. Ce sera son cinquième, et il est éponyme. La formation emmenée par le chanteur Pieter Van Dessel squatte depuis plus de 10 ans les sommets de la scène musicale belge. Une sacrée performance, surtout quand on sait que Van Dessel choisit rarement la facilité et aime se lancer des défis musicaux. Pour cet opus, Pieter s’est chargé de la production. La musique du band évolue vers un son de plus en plus épuré, mais toujours grandiose et universel.

Le supporting act est assuré par Lotte Lauwers aka Patches. De grande taille, la jeune femme est vêtue de noir ; chaussée d’escarpins, elle porte un pantalon transparent en dentelle et une longue veste. Son claviériste (certainement Karel Naessens) se plante à sa gauche, perdu au milieu des instruments du band de Pieter. Lotte regarde très peu l’auditoire. Quand elle ne grimpe pas sur un siège haut, ne montrant son visage que de profil, la plupart du temps, elle tourne le dos au public. Serait-ce de la timidité ?

Elle enfile des gants en dentelles –toujours de teinte noire– juste avant d’attaquer « Road To Ruin », et bien sûr, dos à la foule. Discret, le light show plonge l’artiste dans la pénombre, jonglant entre ombres et lumières. On ne se lasse pas de l'alchimie de ses mélodies, des beats et de sa voix sensuelle qui crée une énergie magique. Tout est étudié. Chaque chanson baigne au sein d’une ambiance feutrée, mais chaque fois différente. Une superbe découverte !

Setlist : « Road To Ruin », « Sweet By And By », « Bye Bye Bye », « Hot Enough », « Silver Foxes », « And Another », « Food For Fantasy », « Venice In Fog »

Marble Sounds est un collectif réunissant 10 musicos. Mais la colonne vertébrale, c’est bien Pieter Van Dessel. Ce soir, il va uniquement se consacrer au chant et au piano. Il est soutenu par un drummer (Mattijs Vanderleen), un bassiste (Gerd Van Mulders, reconverti au bugle pour « The Ever After »), un guitariste (Gianni Marzo, qui milite également au sein de différents projets, dont Isbells et Ansatz Der Machine), un claviériste (le fidèle Brecht Plasschaert), la vocaliste Renée Sys et un quatuor à cordes dont un violoncelliste et trois violonistes, parmi lesquels figurent Beatrijs De Klerck et Stefan Wellens (alto).  

Le set débute par « My Initial Intentions ». On perçoit distinctement le contact des doigts qui tapotent sur les touches d’ivoire, mais pour le reste, on n’entend pas une mouche voler ! Toute l’attention du public est focalisée sur Pieter. La musique est épurée. L’ambiance est feutrée. Les violons enrichissent la fin du morceau. En fermant les yeux, on a l’impression de pénétrer dans un autre monde. De toute beauté ! La setlist propose de larges extraits du dernier elpee, mais aussi des titres plus anciens. De quoi vous éveiller les sens et vous remplir de bonheur. « Quiet », c’est la plage qui ouvre le dernier LP. Elle permet de reprendre son souffle.

En général, l’expression sonore oscille de l'indie pop au néoclassique, en passant par l’électronique, mais elle n’est pas avare d’expérimentations. Ainsi, sur le dernier album, « Soon I'll Make Us Laugh » a bénéficié du concours d’une chorale bulgare ; et même les filles de Van Dessel sont impliquées. Les limites sont donc certainement explorées, bien que d'une manière différente. A l’instar de la version proposée ce soir. Seule Renée et les violonistes participent aux chœurs. On se croirait en stage de retraite spirituelle, dans une abbaye. Les ivoires et le quatuor à cordes constituent la trame de la musique, même si l’électronique se réserve également une part du gâteau. Comme sur « Axolotl », qui évoque Air ou Bonobo. Pieter y change de micro pour passer sa voix au vocodeur, et le résultat est convaincant. Lors du rappel, tout au long de « Jacket » (NDR : une petite merveille !), il utilise le même processus.

Un des meilleurs concerts auxquels votre serviteur a assisté, en 2022. Là-dessus, en rentrant, il va se réécouter l’album en boucle…

Setlist : « My Initial Intentions », « Quiet », « Never Leave My Heart », « All Gone », « These Paintings Never Dry », « Soon It'll Make Us Laugh », « (How It's Going To) End », « K.V. », « Light Years », « Tout et Partout », « A Drop In The Bucket », « Axolotl », « Leave a Light On », « Priorat », « The Ever After ».

Rappel : « Jacket », « Keep Repeating ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Marble Sounds

Plongé au sein d’un climat de mélancolie douce…

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Pour le retour des concerts à l’AB, la salle est en configuration assise. Un siège d’espace est prévu entre chaque bulle. Le gel hydroalcoolique est disponible partout. La distanciation sociale est bien respectée et la sécurité veuille. Enfin, ce soir le public est constitué des plus fidèles spectateurs de l’institution. A l’affiche, Marble Sounds, dont le dernier elpee « Traces, Outtakes volume 1 », est sorti en mai dernier, et Gianni Marzo, responsable d’un tout dernier album épatant (« The Vessel »), paru ce 16 octobre 2020.

Gianni Marzo est également le guitariste de Marble Sounds, mais aussi d’Isbells et d’Ansatz der Machine, outre ses multiples collaborations et ses musiques de films. Il bosse également comme chercheur à la VRT, où il réalise, entre autres, l’émission ‘Off The Record’. Aujourd’hui, il est considéré comme un des meilleurs guitaristes en Belgique.

Sa musique pose une réflexion sur le ‘temps’ et ce qu'il exerce sur l’être humain. Il tente alors de capturer son passage à travers une série de chansons intimes et mélancoliques. Gianni affiche un look à la Moby. Il est même chaussé de semblables lunettes rondes ; mais sa voix est beaucoup plus douce et mélancolique. Il tire parti d’une loop machine et d’une gratte semi-acoustique pour obtenir une palette de sonorités particulièrement riches, qui lorsqu’elle sont placées en couches révèlent des moments de magie. Sa musique est paradoxalement simple et recherchée. Dommage cette uniformité de ton, heureusement gommée sur disque par la présence d’autres musiciens… (voir la section photos ici)

Setlist : « The Vessel », « Sun », « Cass », « High Rise », « Debutant », « Elements », « One Day Some Day ».

Marble Sounds est une formation belge de post rock drivée Pieter Van Dessel. Elle jouit d’une énorme popularité à traves le monde, grâce notamment aux réseaux sociaux ; mais au pays des moules-frites, elle est considérée comme un éternel d’espoir, malgré cinq albums à son actif.

Le line up compte 8 musicos, mais ce soir il est amputé de son claviériste, Brecht Plasschaert, testé positif au Covid19. Dommage, car son toucher aux ivoires est vraiment particulier. Outre Pieter (voix, guitares, piano), et Gianni (guitare, voix), le line up implique Gerd Van Mulders (basse), Mattijs Vanderleen (batterie, glockenspiel), Renée Sys (backing vocals), Beatrijs De Klerck (violon) et Stefan Wellens (violon alto)

Une bande enregistrée crache de la musique dans les baffles, puis on entend la voix Brecht, le claviériste, qui s’excuse pour avoir été contaminé par le coronavirus. Les musicos montent alors sur l’estrade. Des faisceaux de lumière bleue sont projetés sur Pieter, à l’avant du podium, devant son micro. Puis des sonorités de violons envahissent l’espace sonore laissant alors la place au premier morceau du set, « In time », un titre qui met bien en exergue la conjugaison des grattes, alors que la section rythmique en impose déjà. Des grattes bien nerveuses tout au long de « Traces », une compo qui s’emballe alors que les voix montent dans les tours. Il s’agit d’une des seules plages du dernier opus, « Traces, Outtakes volume 1 ». « The Numbers Games » en est l’autre. La setlist fait la part belle à « The Advice To Travel Light », l’elpee que votre serviteur préfère. Une constante : on est plongé au sein d’un climat de mélancolie douce…

La version de « Learning All My Roles » est unplugged. Si la voix de Pieter n’est pas inoubliable, elle peut compter sur celle, particulièrement harmonieuse, de Renée. En fin de set et lors du rappel, Beatrijs se consacre alors aux ivoires, Stefan à la basse et Gerd à la trompette, un encore au cours duquel Pieter et Rénée vont interpréter en duo « All Gone ». Et le band d’achever définitivement sa prestation par « Tout Et Partout », dans la langue de Molière… (voir la section photos )

Superbe, ce concert est à voir ou à revoir ici.

Setlist : « In Time », « Traces », « Anyhow (Even Now) », « They Can’t Take This Away », « The Little Lows », « The Numbers Games », « Never Lost, Never Won », « 39 », « One Last Regret », « Learning All My Roles (unplugged) », « Ten Seconds To Count Down », « Photographs », « Keep Repeating »

Rappel : « (All Gone) (duo) », « Leave A Light On », « Tout Et Partout ».

Marble Sounds

Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés…

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Curieux ! Marble Sounds est un groupe belge qui jouit d’une énorme popularité à travers le monde, notamment grâce à Facebook et Youtube : depuis l’Australie à la Chine, en passant par le Mexique, le Japon, l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan. Mais en Belgique, il reste calé au stade d’espoir. Probablement encore le résultat d’un problème linguistique belgo-belge. Ce qui explique, sans doute, pourquoi, il se produit rarement en Belgique. Huit concerts sont cependant prévus au sein du Royaume, dont la release party du nouvel opus, « The Advice To Travel Light » (NDR : il vient de paraître ce 21 septembre), qui se déroule à la Rotonde du Botanique.

Le supporting act est assuré par Moonbeat, une formation fondée par le chanteur/guitariste Michaël Lamiroy, mieux connu pour son implication chez Tin Fingers et School Is Cool. Après avoir bossé pendant des années avec Thomas Jillings (saxophones, reeds, synthés, électronics), le line up s’est enrichi de quatre nouveaux musicos, dont Laurens Dierickx (Hammond, piano), Sep François (percussions), Gerben Brys (basse) et Alfredo Bravo (drums).

Ce soir, le combo est réduit à un trio. Soit Michaël, Laurens Dierickx et Thomas… Si le band reconnaît pour influences majeures Talk, Talk, Kate Bush, Sufjan Stevens et Loney Dear, enchaînés, les trois premiers morceaux évoquent davantage Yes, Alan Parson’s Project ou encore Genesis, avant que Steve Hackett et Peter Gabriel ne quittent le navire. Casquette en pied de poule retournée sur le crâne, Michaël se sert d’une semi-acoustique et chante d’une voix qui rappelle tantôt feu Mario Guccio (Machiavel) ou Gabriel Sesboue (Beautifull Badness), des morceaux le plus souvent atmosphériques, paisibles même, mais surtout empreints de délicatesse et de mélancolie. Cependant, lorsque l’instrumentation s’emballe, le spectre du Queen originel se met alors à planer.

Setlist : « Breeze », « Suller Rain », Shelter », « Walls (Absynth) », » Stone In The River », Sun Drops ».

La Rotonde est presque pleine lorsque Marble Sounds débarque, soit Pieter Van Dessel (voix, gratte électrique ou acoustique) Gianni Marzo (guitare, chant et pedal steel), Frederik Bastiaensen (basse), Mattijs Vanderleen (drums) et Brecht Plasschaert (claviers). Ce soir, le line up est enrichi de trois musicos dont la violoniste Stefan Wellens, la vocaliste Renée Sys et le préposé aux cuivres, Niels Van Heertum (trompette, saxophone, bugle, …) Votre serviteur avait découvert ce groupe, lorsqu’il s’était produit, en première partie d’Hooverphonic, à l’Ancienne Belgique, en janvier 2011.

Baignant dans un light show de couleur bleue, « Fire In The Lake » ouvre le set, un morceau sucré, acidulé, transpercé par les interventions du violon, qui remue instamment les tripes, alors que la voix charismatique de Pieter, destinée à faire fondre les chœurs, semble hantée par Chris Martin (Coldplay). Déjà la magie opère ! D’autant plus que la dernière partie de la compo s’évade dans le post rock. Lorsque Gianni opte pour la pedal steel et que les cuivres deviennent classieux, on ne peut s’empêcher de penser à Beirut. Pieter salue le public en français et en néerlandais. Il dédie le très beau « Speeches » à sa fille. Il nous signale également que la Rotonde lui a permis de rencontrer son épouse. Moment d’émotion. Caractérisé par sa mélodie soignée, beatlenesque même, « In Time » met en exergue les superbes échanges entre les voix de Pieter et Renée. « 39 » constitue manifestement le sommet du show. Les cordes sont délicatement talonnées par les ivoires. Le glockenspiel de Mattijs accentue cette impression de pureté sonore à coloration orientale… Des ivoires vaporeux baignent alors « Leave A Light On », un titre caressé par le souffle du bugle.

Lors du rappel, Pieter revient seul pour chanter « Keep Repeating », en s’accompagnant à la semi-acoustique. Et le concert s’achève définitivement par « One Last Regret », un dernier regret que traduit cette absence incompréhensible de notoriété dont est victime Marble Sounds, en Belgique…  

Setlist : « Fire In The Lake », « The Advice To Travel Light », « In Time », « Speeches », « The Summer Of The Sun », « Smoking Was A Day Job », « The Little Lows », « My Friend », « 39 », Anyhow (Even Now) », « Leave A Light On »

Rappel : « Keep Repeating », « One Last Regret ».

(Organisation : Botanique)

Marble Sounds

A Painting Or A Spill (EP)

Marble Sounds est le dernier projet de Pieter Van Dessel, personnage également impliqué au sein de Plastic Operator. Dans un style totalement différent du duo electro-pop, le groupe sort son premier Ep intitulé “A Painting Or A Spill”. A la fois doux et mélancoliques, les quatre titres de ce disque naviguent dans les eaux paisibles de l’indie rock. Bien qu’il ait été enregistré à Montréal (Pieter y a séjourné quelques années avant de revenir dans le ‘plat pays’), il identifie un son ‘bien de chez nous’. En effet, la musique de Marble Sounds s’inscrit parfaitement dans la lignée des groupes flamands et hollandais contemporains. Pas étonnant, donc qu’on y recèle des similitudes avec des formations comme This Beautiful Mess ou encore Brown Feather Sparrow.

Hormis “Something that we’d never do”, coécrit en compagnie d’Ivy Smets, il est le responsable de l’écriture (lyrics et musique) de tous les morceaux. Cependant, Van Dessel n’est pas seul pour mener ce projet. Il a ainsi reçu la participation de Johan De Coster (Soon) à la batterie ; mais également de collaborateurs circonstanciels : Alexandre Champigny à la guitare (“Redesign”), Ivy Smits aux vocaux (“Something that we’d never do”) ainsi que du chanteur/compositeur canadien Baptiste aux backing vocaux (“Redesign” et “Good occasions”).

Un début plus que prometteur pour Marble Sounds, mais également un  artiste à surveiller de très près.