L’amour éternel de Lex Walton

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Sparks dans la lune

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

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Martin Carr

New shapes of life

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Martin Carr, c’était la tête pensante du défunt Boo Radleys, un groupe issu de Wallasey, dans le Merseyside (NDR : c’est près de Liverpool) qui n’a jamais été reconnu à sa juste valeur et s’est séparé en 1999. Après avoir embrassé une carrière solo sous le pseudo de Brave Captain, il décide alors de continuer l’aventure en solitaire, sous son propre nom. Mais depuis, malgré d’excellentes productions, il continue de végéter dans la zone crépusculaire de l’underground. Et ce « New shapes of life » risque fort de ne toujours pas l’en extraire. Pourtant, cette œuvre pop est particulièrement mélodieuse, contagieuse même, sophistiquée, et les arrangements sont particulièrement soignés. Surtout tout au long des deux premier tiers du long playing. Ouvrant la plaque, le titre maître adopte, en début de parcours, un tempo rappelant le « Why can’t we leave together » de Tiny Thomas. Régulièrement, les spectres de Bowie, Todd Rundgren, McCartney ou encore Talk Talk se mettent à planer. Le genre de compos qui mériterait largement d’être diffusées sur la bande FM. Ce qui changerait de ces titres insipides, matraqués tout au long de la journée, pour des raisons sombrement commerciales…  

 

Martin Carr

The breaks

Écrit par

Martin Carr a eu son heure de gloire, début des nineties, au sein de Boo Radleys, une formation issue du Merseyside, dont trois de ses albums (« Everything's Alright Forever », « Giant Steps » et « Wake Up Boo! ») vont lui permettre de trôner au faîte de la scène indie insulaire. Certains journalistes vont même leur promettre un futur comparable aux Beatles. Après la séparation du groupe, en 1998, Martin embrasse une carrière solo, sous le patronyme de Brave Captain, au cours de laquelle il va afficher un visage commercial, non commercial, rétro, futuriste, introverti et on en passe. Il se alors également au chant. Mais on ne peut pas dire que malgré la publication d’une dizaine d’elpees, de singles et d’Eps, le succès ait été au rendez-vous.

Depuis 2006, il enregistre également sous son véritable nom. Et « The breaks » constitue son tout nouvel elpee. Un disque qui ne manque finalement pas d’allure. Les arrangements sont particulièrement raffinés. Très ‘british’, les références oscillent entre les Kinks et Paul Weller. Cuivres, Hammond et chœurs alimentent les compos les plus soul/pop. Et les cordes de gratte acoustique –le plus souvent en fingerpicking– les plus intimistes (« Sometimes it poors », « No momey in my pocket », « The breaks »). Les harmonies vocales sont limpides et le sens mélodique est soigné. Parmi les perles de cet opus, on épinglera le morceau d’entrée, « The Santa Fe skyway », dont les intonations vocales semblent avoir été empruntées à Mark Eitzel, le tango « Mountains » et deux plages contagieuses : la jolie ballade « I don’t think I’ll make it » ainsi que l’allègre « Mandy get your mello on »...

Une excellente surprise !