Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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The Mekons

L’horreur horrible des Mekons

« Horrorble » est une réinterprétation dub intégrale de l'album « Horror », sorti en 2025, créé en collaboration avec Tony Maimone (Pere Ubu). Il transforme des morceaux familiers en paysages sonores immersifs et chargés d'échos qui soulignent la tension et la profondeur. Les chansons de « Horror » sont décomposées et remodelées en un paysage dub dérivant où les lignes de basse s'étirent et se dissolvent, les rythmes résonnent dans l'espace ouvert et les morceaux sont démontés et réassemblés en versions qui dérivent, se heurtent et se dénouent.

Le premier single « Mudcrawlers feat. Benji Webbe » (sorti le 9 mars) voit Benju Webbe, le chanteur principal du groupe légendaire britannique de dancehall metal Skindred revisiter l'original.

Alors que l'album original « Horror » abordait, comme thématique, la catastrophe climatique, la violence économique et la décadence politique à travers le rock and roll, le punk et la mélodie, « Horrorble » révèle son pendant sombre. En collaboration avec Maimone, cet elpee traite le dub comme une soustraction, un espace et un écho plutôt que comme une simple révision, révélant des textures cachées et une nouvelle charge émotionnelle dans les enregistrements originaux.

‘Nous avons rencontré Tony Maimone pour la première fois lorsque nous avons fait la première partie de Pere Ubu, le groupe d'art rock le plus sombre de Cleveland, lors d'une longue et étrange tournée au Royaume-Uni en 1988. En 1991, il jouait d'une manière ou d'une autre de la basse pour les Mekons, récemment séparés, lors d'une tournée européenne encore plus longue et étrange, où ils interprétaient des morceaux de l'album « Curse », qui n'a jamais vu le jour aux États-Unis. En 2015, Tony a lancé le Studio G mobile pour enregistrer « Existentialism », l'album live instantané des Mekons comprenant de toutes nouvelles chansons. Enregistré en une nuit dans un petit théâtre de Brooklyn, tout en mixant et en éditant la série de morceaux qui sont devenus « Horror », nous avons eu le sentiment qu'ils pouvaient avoir une sorte de double vie secrète. Tony était l'homme de la situation pour sortir ses outils et voir ce qui se cachait derrière afin d'en faire un véritable « Horrorble »’.

Formé à Leeds à la fin des années 1970, Mekons a toujours fonctionné comme un collectif, travaillant en dehors des tendances et des attentes. Guidés par la conviction que le politique et le personnel restent indissociables, ils continuent à créer selon leurs propres termes, combinant l'expérimentation avec un appel à s'organiser et à résister.

Le line up des Mekons est aujourd’hui constitué de Jon Langford, Sally Timms, Tom Greenhalgh, Dave Trumfio, Susie Honeyman, Rico Bell, Steve Goulding et Lu Edmonds.

Le single « Mudcrawlers » est en écoute ici

 

The Mekons

Deserted

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« Deserted » constitue le 22ème elpee de Mekons, un groupe britannique fondé en 1977. Du line up originel, il ne reste plus que Jon Langford et Tom Greenhalg ; mais en plus de quatre décennies, la formation est parvenue à conserver son identité et surtout son authenticité. Sans oublier son humour sinistre. Mais depuis 1983, année au cours de laquelle, Susie Honeyman a débarqué, le violon apporte une coloration spécifique à la musique du band.

Selon l’auteur de la chanson, le « Desert » s’inspire de celui du l’outback australien, pas du Texas, thème qui l’a inspiré. Les textes évoquent ainsi aussi bien les visions de Peter O’Toole, tel un pèlerin sur un chameau (« Lawrence of California ») que l’exil de Rimbaud en Ethiopie (« Havar 183 ») ou celui d’Iggy Pop à Berlin (« Weimar Vending machine / Priest ? »). Le premier évolue sur un rythme impétueux. Sur le second, les inflexions vocales de Greenhalg semblent empruntées à Ed Kuepper. Et le troisième baigne au sein d’un climat particulièrement complexe. Entre accès incantatoires et festifs, la plage véhicule à la fois des accents bowiesques, mais surtout réminiscents de Tuxedo Moon. Suivant son habitude, Mekons aime brouiller les pistes. Ainsi, si les harmonies vocales de « Into the sun / The galaxy explodes » semblent calquées sur celles de « C’est la ouate » de Caroline Loeb, et celles du titre maître sont carrément androgynes, valse folk, « How many stars » lorgne vers les Pogues et dans le même esprit, « Mirage » déboussole par le chant de Tom, semblable à un type complètement bourré (chanson à boire ?), alors que la fin de parcours est aussi déstructurée, expérimentale que psychédélique. Et si le long playing s’achève par « Afer the rain » (NDR : drôle d’idée quand on parle du désert), une piste pleine de contrastes, à la mélodie ‘kinksienne’, aux cordes de grattes crépitantes, avant de s’abandonner dans une forme de psychédélisme atmosphérique, le reste regorge de surprises…

The Mekons

Natural

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The Mekons fête en 2007 ses trente années existence. Une formation dont l’esprit punk a toujours contrasté avec leur musique manifestement influencée par le folk urbain. Mais un folk très alternatif, à l’origine purement amateur qui s’est métamorphosé et surtout forgé une identité propre au fil du temps. Une constante : les lyrics. Engagés, ironiques et impertinents. A une certaine époque, ils avaient même pris pour cible, une certaine Margaret Thatcher. Mais, il y a quinze ans, le collectif a décidé d’émigrer aux States. Ce qui explique sans doute pourquoi leur musique s’est progressivement teintée de folk appalache.

Pourtant, pour enregistrer ce « Natural », la formation née à Leeds a décidé de retourner en Angleterre. Quelque part dans la campagne chère à William Wordsworth. Instrumentalement, l’agressivité inoculée sur les elpees « Out of our heads » en 2002 et « Punk rock » en 2004 semble s’être largement évaporée. En résulte 12 compos pastorales, ténébreuses, énigmatiques, très susceptibles d’animer une soirée autour d’un feu de camp. Le violon, l’harmonica, l’accordéon et la guitare sèche trament le décor sonore. Et lorsque les percus adoptent un profil afro, elles s’intègrent parfaitement au climat légèrement jazzyfiant. Le tout hanté par des chœurs participatifs. Et ce ne sont ni les quelques interventions de guitare électrique ou les clins d’œil au surf (« Diamonds ») au reggae (« Cockermouth ») ou au blues (« Shocking curse bird ») qui changeront quelque chose. Malheureusement, l’ensemble manque singulièrement de punch ; et je dois avouer qu’hormis le remarquable titre d’entrée, « Dark Dark Dark », ce disque m’a royalement pompé l’air…

Mekon

Something Came Up

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L’electroclash est mort. Place au revival Big Beat. Et bordel, ça décrasse ! Si t’as toujours voulu organiser une rave party dans ton salon ou dans ta chambre à coucher, « Something Came Up » est l’accessoire idéal pour faire trembler les murs ! Croisement parfait entre un Leftfield déjanté et un Prodigy au plus haut de sa forme, Josh Gosling alias Mekon et ses invités (et non des moindres) balancent une suite de beats bourrus à souhait qui n’ont absolument plus rien à voir avec le hip hop de « Relax With Mekon » (2000). La respiration haletante de Philipa Horan, ouvrant les hostilités sur « Boy Bitten » annonce la couleur : il va falloir retenir votre souffle, les amis.

Bobby Gillespie et Alan Vega rejoignent ensuite le DJ pour un « Blood On The Moon » schizophrénique avant de laisser place au gros dossier de ce recueil. « Yes Yes Y’all », mené au fouet par Roxanne Shante (déjà présente il y a six ans sur l’indémodable single « What’s Going On ? »), est tout simplement un condensé d’énergie pure, une orgie de sons bruts. Sa basse hallucinatoire ferait passer la plus psychotrope des pilules pour un tic-tac. Que ce soit seul (« G.S.E. », « Show Mercy ») ou en compagnie d’invités de marque (Marc Almond sur le bien nommé « Delirious »), qu’il fasse dans le neuf ou dans le recyclage (« D-Funktional », collaboration entre l’artiste et Afrika Bambaataa datant de 2004), Mekon maîtrise avec génie un genre trop longtemps laissé pour compte. Se clôturant par un étonnant et décalé « K.Blues » aux limites du country blues, « Something Came Up » s’inscrit certainement comme la chose la plus intéressante, voire la seule chose, qui soit arrivé au Big Beat depuis « Fat Of The Land » et « Dig Your Own Hole ». Fatboy Slim, The Chemical Brothers ou encore Prodigy peuvent tranquillement aller se rhabiller.

 

 

The Mekons

Honky tonkin´

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Fondé en 1977, The Mekons pratiquaient à l’origine un punk chaotique mais engagé et surtout parodique. Ce qui était bien dans l’air du temps pour un groupe britannique (NDR : originaire de Leeds, pour ne rien vous cacher). On ne compte plus le nombre de musiciens qui ont pu militer au sein du combo. Une chose est sûre, en 1983, la formation décide de changer d’orientation musicale. Et de passer au country punk folk. Justifiant ce nouveau credo par un intérêt pour les thèmes qui collent davantage au vécu des membres de la formation (NDR : l’alcool, la culpabilité, la misère, etc.). En 1987, les Mekons commettent « Honky tonkin’ », un elpee considéré aujourd’hui comme un classique. La réédition propose trois inédits qui avaient été écartés à l’époque : « Sin city », « Danton » et « Prince of Darkness » (NDR : ce dernier fragment en compagnie de Michel Shocked). Un disque dont les sessions étaient passées par 5 studios différents. Si vous êtes encore à la recherche des sources d’inspiration de la scène néo country/punk/folk contemporaine, ne cherchez plus. Vous avez une réponse : The Mekons !