La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

Miossec simplifie…

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Milow

Milow intercontinental

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Le chanteur-compositeur belge Jonathan Vandenbroeck, aka Milow, a sorti son nouvel album, « Boy Made Out Of Stars ». Après le succès de « Nice To Meet You » (2022) et de ses singles phares « Whatever It Takes » et « ASAP », Milow a continué à enrichir son univers musical avec de nouvelles sorties régulières. Ses récents titres « Tell Me Twice », « I’ve Been Expecting You » et « Crazy For You », dévoilés ces derniers mois, figurent également sur ce nouvel elpee. Chacune de ces chansons illustre les thèmes introspectifs et émouvants qui traversent « Boy Made Out Of Stars », confirmant l’évolution artistique de Milow, toujours porté par des récits sincères et des mélodies acoustiques envoûtantes. Le nouvel extrait « Castaways », en duo avec Florence Arman, mêle subtilement désir et connexion. Produit par le duo DECCO et mixé par Mitch McCarthy (Olivia Rodrigo, Chappell Roan), ce morceau fusionne des influences country-pop avec la narration sensible de Milow et des mélodies intemporelles, sublimées par la chaleur d’une guitare dobro.

« Boy Made Out Of Stars » a été enregistré en compagnie de son groupe live. Le long playing capture l’énergie et la synergie uniques du groupe, qui contribuent à façonner l’identité sonore de Milow.

Pour accompagner la sortie de l’opus, il a réalisé un clip vidéo pour chaque chanson. La moitié des vidéos a été tournée en Belgique, l’autre à Los Angeles, ses deux lieux de vie. Cette dualité entre l’Europe et la Californie se reflète dans les thèmes de l’opus et offre un voyage visuel à l’image de son quotidien partagé entre ces deux continents. Milow s’apprête à partir en tournée à travers l’Europe. Parmi les dates belges, il se produira notamment à De Roma (Anvers), au Triangel (Saint Vith) et deux soirs au Het Depot (Louvain).

Le clip de « Castaways » est à voir et écouter

Milow

Nice To Meet You

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« Nice To Meet You » constitue l’opus pop le plus frais et instinctif de Jonathan Vandenbroeck, aka Milow, depuis « North And South » (2011). Le plus spontané de ses 6 elpees studios, aussi. L’artiste recèle pas mal de hits au compteur, mais il ne se repose pas sur ses lauriers. Il continue à suivre sa route. Il signale qu’il s’agit de son album le plus abouti et le plus personnel à ce jour. Ce qui peut sembler étrange, car dans le passé, il a également parlé franchement de la relation avec ses parents. Dans ses chansons, Milow parle de son rôle de père, pour la première fois.

Cet opus est découpé en pièces rares et sautillantes. « Whatever It Takes » en est une preuve flagrante. « Lost Boys » nous réserve un duo spécial en compagnie de Sam Bettens (K’s Choice). Milow reprend le « Thinking Big » du Canadien Martin Gallop, qui a lui-même travaillé sur de nombreuses nouvelles compos de Milow. Son tout nouveau single, « How Love Works », figure sur cet LP, bien entendu. « DeLorean » et « Donkey Kong » se réfèrent à son année de naissance : 1981.  

Sur « Nice To Meet You », Milow se présente à nouveau et est le premier à tendre la main. Bien sûr, après quinze ans de carrière et un enchaînement de tubes internationaux, son nom et son visage ne sont plus inconnus. Mais jamais auparavant il n'avait révélé autant de lui-même et n’avait plongé si profondément dans son âme. Maintenant que nous avons plus que jamais besoin de connexion, Milow a capturé l'air du temps…

Milow

Idéal pour oublier les tracas de la vie quotidienne…

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Milow se produisait deux jours de suite à l’Ancienne Belgique, et votre serviteur avait choisi le dimanche pour assister à son set. Le James Taylor belge va nous accorder un show de plus de deux heures face à un auditoire sold out. Une soirée qui s’annonçait inoubliable et chargée d’émotion…

Stephen Kellogg déboule seul sur l’estrade. Barbu, coiffé d’un chapeau de cow-boy et armé d’une sèche (électrifiée), il se lance dans un récital teinté d'americana, de country et de bluegrass. Il a une superbe voix, mais grevée d’un accent à couper au couteau. Agé de 37 balais, il nous vient de Northampton dans le Massachusetts. Sa prestation va se limiter à 30 minutes au cours desquelles les grandes plaines de l'Ouest Américain vont défiler dans notre subconscient. Il parle volontiers avec la foule ; ce qui va le rendre sympathique. D’ailleurs, il sera bien applaudi à l’issue de son spectacle.

Milow, aka Jonathan Vandenbroeck, possède également une très belle voix. Très caractéristique, chaleureuse, elle évoque celle de James Taylor. En outre, malgré le succès récolté à travers le monde, il ne se prend pas la tête et reste fondamentalement humain.

C’est en reprenant le « Ayo Technology » de 50 Cent qu’il va se faire connaître. En 2008. Une version qu’il va désacraliser en l’épurant de sa bestialité pour lui insuffler une bonne dose d’humour. Mais le succès, il ne va le décrocher qu’à partir de 2011, en publiant son troisième elpee, « North And South ». Recelant une multitude de tubes, dont « Never Gonna Stop », « You And Me (In My Pocket) » et « Little in The Middle », il devient disque d'or, six semaines à peine après sa sortie en Belgique. Et s’écoule à plus d'un million d'exemplaires à travers le globe. Depuis lors, l'artiste enchaîne les tournées mondiales, à guichets fermés. Et son dernier périple est destiné à défendre son quatrième elpee, « Silver Linings », une œuvre dont les dix perles ont été enregistrées à Los Angeles, au célèbre studio Fairfax Recordings, qui a notamment accueilli, dans le passé, Fleetwood Mac, Neil Young et Nirvana. Lors des sessions, le Belge a reçu le concours d’une multitude de collaborateurs. Notamment le fidèle guitariste Jo Francken, le producteur Kevin Augunas (The Lumineers, Cold War Kids) et l'ingénieur du son Clif Norrell (Bruce Springsteen, R.E.M.). Et parmi les autres musiciens, du claviériste Larry Goldings (Norah Jones, Maceo Parker), du batteur Matt Chamberlain (Smashing Pumpkins, David Bowie, Kanye West), ainsi que les gratteurs Val McCullum et Tom Vanstiphout.

D’ailleurs le Louvaniste nous rappelle qu’il y a 10 ans, il foulait les planches de cette même scène, dans le cadre de la finale du Humo’s Rock Rally. Il bavarde énormément entre chaque morceau. Le plus souvent en néerlandais et en anglais. Rarement en français. Il nous parle de sa rencontre avec Stephen Kellogg, de l'amitié, de la tournée, du bus de tournée, de son chien, des Etats-Unis ; et même de sa maman ainsi que celle de Tom, présentes dans la salle, sous le ton de la plaisanterie. Un discours qui finit cependant parfois par lasser…   

Le décor est dépouillé. On remarque la présence d’une petite estrade qui ne doit pas dépasser la quinzaine de centimètres pour accueillir à droite, le batteur, le bassiste ainsi que la choriste et à gauche le claviériste. Milow est en front de podium, tout comme Tom Vanstiphout qui va essentiellement se servir de la sèche et plus rarement de la guitare électrique. Assurant également les backing vocaux.

Le concert s’ouvre par une superbe reprise du « Blue Skies » d'Irving Berlin, un classique (1926 !) notamment interprété par Frank Sinatra ou Ella Fitzgerald. Milow passe la plupart de son temps aux States. Et tant sa voix que sa musique ont pris une forte coloration américaine. Dans un style qui oscille du folk à la country en passant par l’americana et le bluegrass.

Pendant « Learning How To Disappear », morceau d'entrée du nouvel opus « Silver Linings », on a l’impression de traverser les plaines de la Californie à bord d’un 4x4, confortablement installé. Tout au long de son « You Don't Know », le public reprend les paroles qu’il connaît par chœur et réserve à l’artiste une formidable ovation. Un premier grand moment de ce spectacle qui débute à peine. Et autre hit, « Little In The Middle », déclenche une même réaction de l’auditoire. Qui n’est pas venu pour sauter, jumper, crowdsurfer, organiser des round circles ou se bousculer. Mais pour apprécier paisiblement le concert d’un crooner. « Echoes In The Dark », c’est la deuxième piste du dernier opus ; une jolie ballade au cours de laquelle Milow et la choriste se partagent les vocaux. Une chanson qu’on imagine parfaite pour danser un slow tout en enlaçant sa partenaire... Egalement issue du nouvel LP, « Wind Me Up » est une autre plage empreinte d’une grande tendresse. La voix, le chant, la mélodie et la musique : tout converge pour communiquer cette perception. 

Milow attaque « One Of It », une plus ancienne compo. Les spectres très sixties de Donovan et Dylan planent. Les cordes sont sublimes. Les accords efficaces. Nouveau titre du nouveau long playing : « We Must Be Crazy », un morceau tapissé en arrière-plan par le piano Hammond. Mais perso, je me concentre sur les vocaux et les deux grattes. Et honnêtement, c’est ce que je tente de faire depuis le début du show. La voix de Milow est très proche de James Taylor, tout au long du romantique « Building Bridges ». Quand on écoute Milow, on a le blues… Entre le public et Milow ainsi que Jo se crée une forme d’échange à deux voix provoquant un moment d'émerveillement lors de « Cowboys Pirates Musketeers ». Milow a 2 000 personnes dans le creux de la main et d’un coup de baguette magique les propulse dans les étoiles grâce à « She Might She Might », « Mistaken », « The Ride », « Ayo Technology », « You And Me (In My Pocket) » et « Against The Tide », qui clôt le set.

Après une petite pause, Milow revient seul armé de sa gratte interpréter « Out Of My Hands ». Le public est aux anges. Milow s'adresse alors à son public : 'Nog een liedje'. Il en voudrait encore jusqu’au bout de la nuit. Stephen Kellogg vient rejoindre son ami et complice. Et les deux compères  se lancent en duo pour deux derniers titres qui vont clôturer définitivement la soirée. Idéale pour oublier les tracas de la vie quotidienne…

(Organisation Ancienne Belgique + Live Nation)

Milow

Les aventures de… Milow

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Quelques semaines après avoir déroulé le tapis rouge pour accueillir les nouvelles aventures de Tintin (made in Spielberg), l’AB, situé à quelques mètres de la Place de Brouckère, en faisait de même pour… Milow.

Une foule nettement moins dense que lors de la visite du réalisateur américain s’était donc déplacée; mais c’est quand-même près de 2000 personnes qui avaient, ce jeudi soir, décidé de venir écouter Jonathan Vandenbroeck.

Ben oui, c’est bien de lui qu’on parle, Milow, alias Jonathan Vandenbroeck, trente ans, né un 14 juillet dans la banlieue anversoise. Remarqué, même s’il ne le gagne pas, lors du festival/concours Humo en 2004, cet auteur/compositeur/interprète s’ouvre les portes du monde professionnel de la musique.

Son premier album dans les bacs, Milow perce grâce au single « You Don’t know » dès 2006. L’aventure commence… Mais sa carrière explose réellement lorsqu’il reprend de fort belle manière  "Ayo Technology" du duo réunissant 50 Cent et Justin Timberlake.

Ce soir, sept ans après avoir foulé cette même scène comme candidat du concours, il revient sa guitare sous le bras pour nous conter ses plus belles ballades.

Mais avant de déguster le plat principal, une petite entrée nous est servie. Brett Dennen, pop/folksinger Américain à la dégaine improbable, est chargé de nous mettre les papilles en éveil. Grand rouquin un peu mal à l’aise, timide et hyper discret, il nous gratifie de quelques chansons issues de son répertoire aux couleurs ‘Dylaniennes’. Trois petits tours et puis s’en va sous les applaudissements d’un public qui meurt d’envie d’attaquer la ‘ pièce principale’ du repas.

Quelques réglages, pas trop quand même, et tout est prêt pour accueillir notre divin chauve et ses acolytes. Car si Milow, c’est avant tout Jonathan Vandenbroeck, il trimballe une véritable tribu, une vraie famille réunissant l’Anversois, les quatre musiciens et l’équipe technique qui l’accompagnent.

« The Kingdom » ouvre le bal. Véritable hymne à la patrie, déclaration d’amour à son pays, cette chanson qui fait (plus que) frémir les nationalistes belges de tous bords sert d’entrée en matière idéale pour l’artiste qui manie aisément nos deux langues nationales, outre l’anglais qu’il a plus qu’apprivoisé lors de son séjour californien. Enchaînant dans la foulée un second titre de son dernier opus (« Rambo »), Jonathan démontre, si nécessaire, qu’il est un bougrement bon chanteur. Ensuite… ‘Bonsoir, content d’être là et merci à vous aussi d’être venu, blablabla…’ le tout exprimé principalement en néerlandais où se glisse de temps à autre un mot perdu en anglais.  Mais bon, on ne lui en veut pas. On s’en fout même royalement. On vient l’écouter chanter, point barre.

Et chanter, c’est ce qu’il fait le mieux. Non pas qu’il soit maladroit à la guitare, bien loin de là, mais il faut reconnaître qu’il a la chance incroyable de pouvoir s’appuyer sur des musiciens ‘énormes’.

 Tant à gauche où sévit un guitariste de la meilleure veine qu’à droite, place occupée par sa claviériste également responsable de quelques percus, Milow peut compter sur deux voix exceptionnelles qui se mettent au diapason et apportent un enrichissement à la partie vocale du set. On joue véritablement dans la cour des grands à ce point de vue. Le tout au service d’un répertoire riche en chansons qui sont autant d’histoires vécues par notre hôte d’un soir, que ce soient ses mésaventures de l’autre côté de l’Atlantique (« California Rain ») que ses manquements personnels (« Out Of My Hands ») qu’il n’hésite pas à évoquer sans fausse pudeur. Et à chaque fois, Milow tape dans le mille. Avant d’entamer un petit solo de deux titres à la guitare acoustique, le combo nous gratifie de deux hits assez récents, « Never Gonna Stop » et surtout le splendide « Ayo Technology » revu et corrigé. Surtout en seconde partie où la face cachée ‘rock’n roll’ du band apparaît en pleine lumière. Du pur plaisir pour eux et un régal pour nous...

Cependant Milow ne serait pas Milow sans son côté folksong épuré dont « Car Wreck In The Lake » et « KGB » constituent d’excellentes illustrations.

Mais c’est de manière plus ‘attendue’ qu’il termine la première partie de son show en proposant deux de ses plus beaux standards, « You Don’t Know » et « You And Me » repris à l’unisson par un public définitivement conquis.

A peine le temps de boire un coup dans les coulisses et l’ami Vandenbroeck nous revient. D’abord seul pour interpréter « Where My Head Used To Be », puis rejoint par ses comparses pour livrer les trois derniers chapitres d’un fort joli concert. Souhaitant rendre hommage à Brett Dennen, il le convie à profiter d’un succès mille fois mérité pour partager le micro sur « So Far From Me » et écouter une dernière fois les fans chanter avec lui « She Might She Might » en clôture d’une soirée super agréable. Belgique, terre d’artistes !!!

Un tout petit bémol qui ne gâchera pas la fête et une petite suggestion… Une visite chez l’ORL serait peut-être la bienvenue pour l’ingénieur du son qui nous a assourdis et un peu martyrisé les tympans, à cause d’une basse envahissante qui nous a fait un peu trop ‘vibrer’ à défaut de nous enchanter de ses notes… inaudibles

 

Milow

The Bigger Picture

Écrit par

Un Belge… Qui l'eut cru ? A l'écoute de la musique de Milow on penserait plutôt avoir affaire à un jeune Américain exorcisant ses peines de cœur à coup de chansonnettes pour teen-ager. Et puis, à la lecture du livret, on se rend compte qu'il n'est point ici question d'un bon petit ‘Johnny Something’ mais plutôt d'un certain Jonathan Vandenbroeck. Un Flamand dont l'album (intitulé " The Bigger Picture ") tend à confirmer la tournure FM radiophonique prise par une bonne partie de la production musicale issue du Nord de la Belgique. En voilà un qui va faire des heureux chez Humo, après Sioen et le Zita Swoon nouvelle mouture… En effet, Milow dispose de toutes les ‘qualités’ pour faire un bon ‘Bekende Vlamingen’. Petites ritournelles folk inoffensives, emphase maîtrisée, voix plaintives à souhait… Pour ma part, même si l'ensemble est bien ficelé, ce genre de musique me laisse totalement indifférent. Elle devient, de surcroît, carrément insupportable dans ses moments les plus cabotins. A l'instar d'un " Born in the eighties " d'une complaisance horripilante ou d'un " One of it " scandaleusement calibré. Jonathan Vandenbroeck a tout pour devenir le gendre parfait de toute une génération de minettes en mal d'émotion facile. Il est bon à marier qu'on vous dit…