Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Mingawash

Sous le regard des elfes et des petits gnomes…

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Ce vendredi 6 septembre, Mingawash se produisait à la Verrerie de Braine-le-Comte, un ancien bâtiment industriel reconverti en endroit de rencontre autour de l’Art, un lieu atypique qui accueille tout au long de l’année des expos, des événements, etc.

Il y a une salle d’une jauge de 250 personnes au rez-de-chaussée, entièrement équipée pour les concerts et un théâtre au premier étage capable d’accueillir entre 40 et 200 personnes pour des représentations théâtrales ou des prestations musicales intimistes.

Mais un peu d’histoire, tout d’abord. Témoin du passé, cet ancien site industriel possède une valeur patrimoniale à préserver.

La ‘S.A. Verreries-Gobeleteries de Braine-le-Comte’ a été fondée en 1905. Cette verrerie jadis importante se situe à proximité de la gare et disposait d’un accès au chemin de fer, ce qui facilitait l’approvisionnement en charbon et en matières premières. En 1964, on dénombrait 150 ouvriers. L’essor sera de courte durée ; en raison de la récession économique provoquée par la crise pétrolière, la société sera contrainte de fermer ses portes en 1975…

A ce jour, Mingawash a publié deux elpees, « Imposteur », en 2018 et « Capharnaüm », en février dernier. La formation sort d’une résidence d’une semaine afin de préparer ce set dans les meilleures conditions.

Originaire d’Ath, Mingawash est drivé par le chanteur/percussionniste/mandoliniste, Martin Moreau (chant, percussion, mandoline). Il se plante au milieu du podium, en avant-scène. Le line up implique également deux guitarises, Valéry Granson et Maxime Deplasse, le drummer Théo Vynckier, installé en retrait sur une estrade, le claviériste/percussionniste Christopher Cansier le bassiste François Hantson et enfin, le second vocaliste, Clément Williem. Barbu et chevelu, une capuche sur la tête empêche de voir son visage. Plus de panda sur les planches, ni de danseuses/choristes, rien de des mecs burnés ! Manifestement les musicos ont atteint la maturité.

Le set s’ouvre par « Instinct ». La voix screamée de Clément s’impose.  Très gutturale, elle semble émaner du fond des ténèbres. A cet instant, l‘expression sonore évoque The Hu, un groupe de métal mongol issu d’Oulan Bator, responsable d’un ‘nomadic folk metal’, tout en incluant dans les vocaux, du khoomii (*).

Martin entame « Mathématique » à l’aide de sa mandoline. Puis la compo s’enfonce dans le métal tribal aux tonalités orientales. C’est puissant et riche en percus, percussions d’ailleurs omniprésentes tout au long du show.

Caractérisé par ses sonorités arabisantes, « Tombeau » est abordé dans l’esprit de Robert Plant & The Band of Joy, avant que la voix screamée nous replonge dans les flammes éternelles de l’enfer. En fait, hormis l’insertion de deux covers et d’un inédit, la setlist respecte l’intégralité du nouvel opus dans l’ordre chronologique des plages.

On aura quand même droit à un nouveau morceau, « Poussière ». Graisseuses, les sixcordes libèrent toute leur agressivité, alors que les vocaux sont inévitablement screamés.

Au cours du set, Mingawash s’est autorisé deux audacieuses versions métalliques. Une du « Vesoul » de Jacques Brel et l’autre de « Chic et pas cher » d’Arno. Fallait oser ! Ah oui, il faut le préciser, toutes les paroles sont chantées dans la langue de Voltaire.

Après un tel show, on a l’impression d’avoir exploré le cœur des fjords nordiques, battus par la tempête, sous le regard des elfes et des petits gnomes…

Setlist : « Instinct », « Mathématique », « Tombeau », Le Reste », « Horrifié », « Poussière », « Vesoul », « De La Terre A La Terre », « Capharnaüm », « Ensorceleuse », « Visage Pâle », « Héréditaire Energie », « Pornographie », « Chic Et Pas Cher », « Génie Du Mal », « Joujou ».

(*) Le khoomi est un type de chant diaphonique ancestral qui consiste à reproduire des sons naturels comme l'écoulement de l'eau, le souffle du vent, l'écho des montagnes, le grondement du tonnerre, le chant des oiseaux, etc.

Le chant diaphonique se caractérise par une technique vocale qui permet de produire plusieurs notes simultanément au moyen d'un seul organe vocal en combinant divers types de voix et divers positionnements de langue ou des lèvres. Ainsi, l'interprète utilisera sa gorge pour émettre un bourdon continu et profond, tandis qu'en se servant de sa langue pour contrôler l'air soufflé.

(Organisation : Centre Culturel de Braine-le-Comte)

Mingawash

Le bric-à-brac de Mingawash…

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Mingawash sortira son second elpee, « Capharnaüm », ce 20 janvier 2024, un groupe de metal fusion sis en Wallonie picarde. Du métal avec des compos à texte et dans la langue de Voltaire.

Trois morceaux issus de cet opus, sont déjà parus en clips, soit une reprise de Jacques Brel, « Vesoul », « Le Reste » et « Mathématique ».

La release party se déroulera au Salon de Silly, bien sûr, ce 20 janvier 2024.

Caractérisé par sa musique délirante, DadaBovic assurera le supporting act et DJ Fleddy Melculy (NDR : oui, oui, du groupe néerlandophone) qui se chargera de clôturer la soirée.

Pour les tickets, c'est

Mingawash

Imposteur

Écrit par

Mingawash est un collectif atypique responsable d’une musique, née d’un croisement entre néo métal hexagonal (Enhancer, Pleymo, Watcha) et nu métal yankee (Slipknot, System of a Down). Née en 2012, cette formation belge semble véritablement dans son élément en ‘live. Des sets décalés, proches de l’hystérie, alimentés par des textes engagés, interprétés dans la langue de Voltaire.

Après les 30 secondes percussives de l’« Intro », « Tape » entre dans le vif du sujet. L’image de Roy Le Panda s’avance, gants de boxe en garde avant de vous percuter la face, sans vergogne.

Le chant est hurlé. Chaque chanson baigne au sein d’un univers métallique différent.

Un peu comme chez Dadabovic, la camisole de force et les médicaments font partie du décor…

Tout au long de « Joujou », les percus sont tribales, dévastatrices et les interventions de grattes suintent de testostérone. La compo raconte l’histoire d’un bipolaire, coiffé d’un chapeau à grelots. L’immersion dans le délire se poursuit…

« Pornographique » vilipende les dérives de la société actuelle contemporaine (l’argent facile, travailler pour payer ses factures, etc.). Les pandanettes soutiennent le chant de Martin.

Une rythmique trash s’impose sur « Médisant »…

« Bande Organisée » nous entraîne à l’époque de la prohibition.

Frénétique et puissant, « Champignon » est hallucinogène…

Une bande sonore réminiscence d’un western spaghetti à la Sergio Leone amorce « Chope Ton Biker », avant que l’image de Roy, se déplaçant sur son mini vélo, ne se mette à circuler dans votre esprit.

Dynamisé par les percus latino de Martin, « Aveugle » est littéralement laminé par les cordes de gratte.

« Imposteur » est un cri du cœur, mais aussi le titre maître de l’elpee.

« Zagadaga » baigne au sein d’un univers oriental, au cours duquel les pecus marocaines évoquent les expérimentations en solo, menées par Robert Plant…

Mingawash

Un être vous manque…

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Le Télégraphe est un bar situé face à la gare d’Ath, un endroit au sein duquel se déroulent régulièrement des concerts. A l’affiche de ce samedi 9 juin, Mingawash et Dadabovic. Deux formations qui se connaissent et s’apprécient. Certains sont même devenus des potes. Pas grand monde dans la salle pour le premier show. 70 personnes tout au plus.

Dabadovic est programmé en supporting act. Mais le soundcheck est plutôt chaotique. Les balances sont difficiles à régler, et le set ne commence que vers 21 heures. La set list de la formation est identique à celle de la répétition générale, accordée au Zik Zak.

Dadabovic pratique une fusion énergique et frénétique entre métal et hardcore. Si vous préférez, du trashcore moderne. Déjanté, le spectacle ressemble à une comédie burlesque. Le professeur Dadabovic, le chirurgien Toniatoski, l’infirmière transsexuelle Janolapov et le fou Romanescù sont les personnages centraux. Bourrés de jeux de mots, les textes sont à prendre au second degré. Des vidéos amorcent chaque compo. Une mise en forme susceptible de vous conduire à l’internement psychiatrique. Mais si les malades sont de sacrés musicos, difficile de comprendre pourquoi il faut pousser le décibelmètre dans le rouge…

Place ensuite à Mingawash. Après avoir publié deux Eps (« Pandi Panda Panda Pendu » et « Zoofolie »), le combo a gravé son premier long playing, l’« Imposteur », en avril dernier. Et il est parti en tournée pour le défendre. Martin est soutenu par Clément aux vocaux, avec lequel il débute une tournée, qui passe ce soir par Le Télégraphe. Depuis que Martin Moreau (NDR : après avoir sévi chez Feel, ce batteur milite aujourd’hui a sein de Lemon Straw) a débarqué, comme second vocaliste, Clément peut davantage se concentrer sur le chant. Le show est aussi délirant que le précédent. Visuel également. Gaëtan et Max se chargent des grattes et Denis se consacre à la basse. Sans oublier Théo, le batteur fou responsable d’interventions aussi sauvages que tribales, ainsi que le percussionniste insolite (grosse casserole et fût de coca-cola), Christopher. Deux pandanettes sur les quatre ont fait le déplacement. Pas de Roy le Panda, non plus. Dommage, car en général, c’est lui qui met le feu.  

Le son est meilleur. Faut dire que la configuration des lieux n’est pas facile pour l’ingé-son. Martin et Clément changent régulièrement de déguisement. Ils se sont travestis en gonzesses pour « Médiant ». Energiques, rageurs, les morceaux défilent. Il y a un peu plus de monde pour ce set. Et manifestement le public est enthousiaste. Mais comme il n’y a pas assez d’espace pour pogoter, les mouvements sont plus timorés. Ce qui n’empêche pas la température ambiante de grimper. Un bon show qui a sans doute manqué du petit grain de folie que seul le Panda est capable d’apporter. Dommage ; mais le concert était, ma foi, plutôt sympa. A revoir néanmoins, sur une plus grande scène, lorsque la troupe est au complet.

(Organisation : Le Télégraphe).