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The Mighty Mojo Prophets

Sounds from the jungle hut

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Etabli à Long Beach, au sud de Los Angels, The Mighty Mojo Prophets a été fondé en 2007 par le chanteur Tom ‘Big Son’ Eiliff et le guitariste Mitch Dow. Ils se partagent également l’écriture des compos. A ce jour, le band a publié quatre albums : "Mighty Mojo Prophets", en 2011, "Flyin' home from Memphis" en 2013, "Record Store" en 2016 et ce "Sound from the jungle hut", en mars dernier. Le line up du combo implique également l’harmoniciste Tom Richmond, le claviériste Mike Malone, le bassiste Dave Deforest et le drummer Johnny Minguez.

Imprimé sur un mid tempo, "Cold december" ouvre l’elpee. La voix colle parfaitement au morceau et trois billets de sortie sont déjà accordés à l'harmonica, l'orgue et la guitare. Excellent, "Jungle hut" est dynamisé par les percussions tribales, alors que le souffleur brille de mille feux. Mais le MMP est aussi capable d’élever le rythme. A l’instar du rockab’ boogie "Sweet to me", une compo stimulée par le piano roadhouse, alors que l’harmoniciste multiplie les éclairs fulgurants. Une situation qui se reproduit tout au long du rock’n’roll torride "Judged by 12". Les interventions de Tom Richmond sur l’instrument chromatique qui sévissent tout au long du Chicago shuffle "Smooth" évoquent le regretté William Clarke. Tout comme sur "Pawnshop bound", un morceau qui emprunte son riff au notoire "Help me". Tapissé par l’orgue Hammond, "Burnin' hell" campe un slow blues. Très soul, la voix de Tom est chargée de mélancolie. Et les cordes de Mitch Dow sont vraiment bouleversantes. Classique et délicieux ! Bien ficelé, "Shorty George" nous plonge dans le Westside de Chicago. L’opus recèle quelques ballades soul de bonne facture. Dont "Just the way it is". Et le long playing de s’achever par "Bela's ukulele", un instrumental classieux qui véhicule des accents exotiques et met à nouveau en lumière le talent des différents musicos…  

The Mojo Stars

Under the influence

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Issu de Vancouver, The Mojo Stars pratique une musique qui mêle blues, rock et soul. Un tandem fondé en 2006, par le chanteur Randy Clarke et le guitariste Mark Rankin. Il avait publié un premier elpee, "Devil's Advocate", en 2011. "Under the influence" constitue son second. Un disque dont les onze plages sont signées par le duo. Les sessions studio se sont déroulées au sein de leur ville natale, et les prises ‘live’ ont été immortalisées au Columbia Theatre de New Westminster!

Le titre maître ouvre l’opus. C’est également le meilleur de la plaque. La voix de Randy domine le sujet et rappelle, quelque part, celle du leader de Steppenwolf (NDR : un compatriote !), John Kay. Les accords rythmiques sont soulignés par l'orgue Hammond et les cordes se libèrent progressivement et lentement dans un climat cool. Les percussions et le piano de Steve Soucy impriment un tempo enlevé au blues "Why can't I be true". "Stay a little loner" est un roots/rock de bonne facture, fort bien orchestré, tout comme "Love, what have you done?", une piste caractérisée par d’excellentes sorties de guitare, de saxophone et d’orgue. Ivoires et saxophone entrent en effervescence tout au long de la finale "You don't know me and I wish you would", un boogie rock'n'roll.

Parmi les six plages enregistrées en public, on épinglera "Why didn't you know", une belle ballade caractérisée par les superbes envols de cordes opérés par Rankin et les interventions du saxophone de Tom Gould. Deux solistes qui illuminent encore le blues rocker "I ain't feeling as good as I look". Et ce sax traverse le soul lent "No use in crying", un morceau qui ne manque pas de charme…

 

Mojo Man

Balls & Horns

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Mojo Man est une formation néerlandaise dont les débuts remontent à mai 2014. Fruit d’un mélange de blues, rock et soul, sa musique puise son inspiration chez Jimi Hendrix, Otis Redding et les Rolling Stones. Marcel Duprixe en est le leader, mais surtout le chanteur, guitariste et compositeur. Il est soutenu par le gratteur soliste Théo van Niel Jr, le bassiste John Aponno, le drummer Rick van der Vlist et une section de cinq cuivres.

Des rythmes tribaux introduisent "Scarecrow", avant que la piste ne se muscle rapidement. La voix de Duprix sert de trame à ce morceau bien cuivré, mais au cours duquel ce sont surtout les interventions de cordes vivifiantes de Théo van Niel qui tirent leur épingle du jeu ; d’abord en slide, puis en solo. "The ship is sinking" baigne au sein d’une même intensité. L’importante section de cuivres est bien mise en évidence. Les billets de sortie sont accordés au sax ténor de Robert van der Laarse et à la guitare. "I'm a man" nous entraîne au sein d’un climat Rhythm & Blues speedé, proche du style Stax institué par Otis Redding, une plage qui permet une nouvelle fois aux deux mêmes solistes de prendre leurs envols. "Is it a crime" vire au southern rock. La slide et la basse d'Aponno impriment un excellent riff. Les trois saxophones et les deux trompettes se distinguent, et tout particulièrement Henk Brüggemann qui fait exploser son sax baryton. La voix de Duprix devient dramatique sur le blues lent "On the floor". Le jeu flamboyant de Niel accentue cette impression. On a même l’impression qu’il se prend alors pour un ‘guitar hero’, alors que Robert Bogaert glisse un solo original à la trompette. Retour au tempo rock pour "Hip shakin' mama". Les cuivres sont proches du délire. Que du bonheur ! Théo van Neal se déchaîne sur sa slide, alors de retour, sur le très rapide "Wild flower". Un solide riff trame "Get over you", un blues/rock aux accents ‘rollingstoniens’. Marcel domine cette piste de la voix, alors que la slide tire une nouvelle fois son épingle du jeu. L'opus s’achève par "Searching man", une tendre ballade chantée par le leader d’une voix éraillée et enrichie par des cordes acoustiques, avant que la guitare ne prenne un ultime envol ; et sa montée en puissance est absolument remarquable…

 

The Mighty Mojo Prophets

Flyin' home from Memphis

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Le west coast est manifestement un des courants du blues contemporain les plus populaires. Il nous vient de la Californie, et tout particulièrement de Los Angeles, une mégalopole qui a enfanté successivement Hollywood Fats, Rod Piazza et ses Mighty Flyers, William Clarke ainsi que James Harman, pour ne retenir que les plus illustres ! Et c'est à Long Beach qu’est apparu The Mighty Mojo Prophets. La naissance remonte à 1997. A l’origine, le line up se résumait à un duo ; c’est-à-dire le chanteur Tom 'Big Son’ Eliff et le guitariste Mitch 'Da Swith' Dee. Leur premier elpee est paru en 2011, chez Rip Cat. Il est éponyme et est particulièrement bien reçu puisqu'il est nominé pour les Blues Music Awards de Memphis. Ce qui leur permet d’attirer l’attention du gourou local, Randy Chortkoff qui les signe sur son label, Delta Groove.

Tom et Mitch ont écrit treize chansons de l’opus. Lors des sessions d’enregistrement, qui se sont déroulées au studio The Compound, ils ont reçu le concours d’une solide section rythmique, en l’occurrence le drummer Alex Schwartz et le bassiste Dave Deforest. Mais également de quelques invités.

"Sweetness" ouvre le feu. Une 'killer' song imprimée sur un bon rythme. La voix de Tom est excellente. Elle est talonnée par l'harmonica d'Alex 'Lil' A' Woodson qui souffle dans les aigus. Mitch Dee en profite pour opérer une première sortie brillante sur ses cordes. Ce dernier prend les commandes sur "The gambler" en insufflant un ton jazz clair et concis, alors que Tom chante d’une voix qui me fait énormément penser à celle du vieux John Mayall. Une piste au cours de laquelle Mike Malone se réserve l’orgue, dans un style proche de Jimmy Smith et qui s’achève par un riff cher à Magic Sam. "Lucky man" trace un axe musical entre Chicago et LA, une direction chère à Lester Butler voire Rod Piazza ; et c’est San Pedro Slim qui souffle souverainement. L’elpee est éclectique. "I can't believe" nous transporte à Memphis et embrasse le R&B local, une piste qui met en exergue le sax ténor de Mark Sample, la trompette de Johnny Vet et l'orgue de Malone. Direction Chicago à l’aide du riff institué par Elmore James pour "The 45". Woodson est à l'harmo, Dee à la slide et Malone aux ivoires. Rien que du bonheur! Le circuit transite alors par le west coast jump, et notamment sur "California" ; en fait un remake chargé de swing du "Caledonia" de Louis Jordan préparé à la sauce ‘angelinos’. Chicago southside, "Remember me" bénéficie de la participation bienveillante de Muddy Waters. Woodson, Dee et Malone sont au sommet de leur art, et le résultat est superbe. Remuant et nerveux, "One for me" trempe dans le pur rock'n'roll. "Strong medecine" emprunte le rythme cher à Bo Diddley ; et pour la dernière fois, Lil' A Woodson embrase son harmonica. Plage acoustique "She's gone" adresse un clin d'œil au Delta du Mississippi, tout en lorgnant vers le rockabilly. L'orgue de Malone est hanté par Booker T sur "Street corner preacher", une plage qui prend congé de Memphis. Superbe, cet opus s’achève par "Whatchulookinfor", un titre proche des racines et dont la mélodie semble inspirée par le classique "Key to the highway"…

 

The Mighty Mojo Prophets

The Mighty Mojo Prophets

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Les Mighty Mojo Prophets sont établis à Los Angeles. Leur line up réunit le chanteur Big Son, le guitariste Mitch Dow, l’harmoniciste Ronnie Johnson, le bassiste Scott Lambert et le drummer Smilin' Jack Debuan. Ils se produisent régulièrement sur la scène locale en compagnie de Junior Watson. Eponyme, leur premier opus est paru chez Rip Cat, un label indépendant qui se consacre aux artistes de blues et de rockabilly.

Le quintet pratique un blues brut, assez primaire et donc sans la moindre fioriture. "Evil sometime" ouvre la plaque. La progression s’opère dans le rythme. La guitare s'impose d’abord avant de céder le leadership à l'harmonica de Ronnie qui en profite pour s'évader. "Friday night phone call" s'inscrit plus naturellement dans le style du secteur : le west coast jump. Une compo vivifiante au cours de laquelle Mitch s’autorise une sortie réussie et énergique à la guitare. Les Mojo Prophets vouent une admiration sans borne à Muddy Waters ; et c’est manifeste dès les premiers accords de "Night train", un blues flemmard, dont les accents très métalliques sont libérés par la slide. Big Son chante parfaitement ce Chicago blues frémissant, très terre-à-terre. Plus proche de T-Bone Walker, "Life's a hurtin' thing" est bercé de swing. L’orgue est nappé d’accents jazzyfiants, dispensés dans l’esprit de Jimmy Smith. La sortie de cordes est bien inspirée. "Smile on my face" est imprimé sur un mid tempo. La voix est très proche et distincte. Les brèves mais intenses interventions à l’harmo soulignent ce chant. Plage instrumentale, "Da switch" laisse la part belle aux cordes. D’ailleurs trois guitares s’y conjuguent. "West coast blues" évolue sur un rythme alerte. Une compo dépouillée au cours de laquelle la ligne de basse est indistincte. A contrario de la six cordes et surtout de l'harmo chromatique de Ronnie Johnson, qui se réserve l'essentiel des solos. Ce dernier empoigne alors son mini-instrument diatonique et se met à souffler dans les aigus pour introduire le funky blues "Hoodoo lover". Nous ne sommes alors pas très loin du style de Junior Wells ; donc à nouveau dans le blues de la Cité des Vents. "My baby" n'est pas la célèbre plage signée Willie Dixon mais un blues lent, pour night-clubs. La guitare embrasse des tonalités très T-Bone Walker alors que les cuivres apportent leur touche jazz. Autre plage nerveuse, "Love me like you should" est dynamisé par l'harmonica offensif de Johnson, à la manière de Little Walter. De bonne facture, "Carmen G" puise plus que probablement son inspiration dans le "All your love" d'Otis Rush. On y retrouve même les accès de mambo et les changements de rythmes, comme sur le célèbre titre d'Otis. Big Son et Whiteboy James chantent en duo "Boogie woogie rhythm'", un morceau imprimé sur un tempo enlevé dont l’effervescence est alimentée par les riffs de guitare torrides, qui jumpent à souhait. Le long playing s’achève par un blues indolent, qui fleure bon le Delta. Tout au long de ce titre acoustique, la voix de Big est puissante et l'harmonica se régale…

Gail Mojo Muldrow

Peace of mind

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Originaire de San Francisco, Gail Muldrow fêtera bientôt ses 55 ans. Elle chante, mais se débrouille aussi très bien tant à la guitare, aux claviers, aux percus qu’à la basse. Une multi-instrumentiste quoi ! Son timbre vocal peut rappeler tantôt Aretha Franklin, Etta James ou encore Gladys Knight, alors que son jeu de cordes semble hérité de Jimi Hendrix, de Jimmy Page voire d’Albert Collins. Pas très banal, il faut le reconnaître. A l’âge de 17 ans, Sly Stone l’invite à rejoindre le Family Stone Band. Elle emprunte cependant un pseudo : Cousin Gale. Et épouse le profil funk de la formation. Elle va également militer au sein du Graham Central Station et du Johnny Otis Show, avant de consacrer davantage de temps à sa carrière individuelle. En enregistrant notamment toute une série d’elpees. Dont le premier, "Cleen spirit", remonte à 2003. Une œuvre campant un savoureux mélange de blues, funk, rock et R&B. Suite à une tournée accomplie en Italie, elle intègre l'agence de promotion italienne Feelin' Good. Ce qui lui permet d’enregistrer "It's my life". En 2007. Puis deux opus immortalisés en public. Le "Live at Jazz & Blues Festival, Rapperswil-Jona" ainsi que "Raw Live & Cool". Devenue l'égérie de l'agence italienne, elle remet le couvert en juillet 2007. Pour mettre en boîte cet opus, elle a bénéficié du concours d’une solide équipe transalpine. Tano Ro à la production ainsi que Tiziano Galli au mixing et à la guitare. Mais aussi d’une brochette de musiciens huppés issus de la scène de San Francisco. Et notamment le Ford Blues Band, c’est-à-dire le drummer Patrick Ford, le bassiste Dewayne Pate et l’harmoniciste Andy Just.

L’ouverture baigne manifestement dans le blues. Cette version dynamique de "You're so fine", vivifiée par la voix séduisante, puissante de Gail, est soutenue par les interventions d’Andy Just. Déterminé, il est au sommet de sa forme et souffle judicieusement dans son instrument. La première sortie aux cordes est concise, mais parfaite. La voix de Miss Mojo est élimée par ses multiples apparitions sur les planches. Ce qui inévitablement confère à la dame une fameuse présence scénique. Et "Moving on down the line" en est une belle illustration ; un morceau au cours duquel Just est omniprésent. Il semble avoir mangé du lion et se montre très souvent à son avantage. Quel plaisir de réentendre ce souffleur de grand talent. Qui multiplie les phrases assassines sur sa musique à bouche lors du blues lent "Along about midnight", une plage au cours de laquelle Gail se déchaîne aux vocaux. Son timbre a du vécu. Et la guitare suit cet organe à la trace. La cover du "Still a fool" de Muddy Waters est particulièrement énergique. Abordée à la manière de son vieil ami Howlin' Wolf, cette reprise est tramée sur une rythmique frénétique et hypnotique. "Peace of mind" change de registre. On retrouve les mêmes acteurs pour ce titre plus rock, Patrick Ford se chargeant de canaliser l'ensemble de ses drums. Une ballade légère : "Love sickness" ; avant un retour au Chicago blues plus classique. Tout d’abord "Got my mind back", dominée par la slide de Gail. Puis "Dope smoking blues", un shuffle parfaitement assimilé. Et pour cause ce petit bout de femme maîtrise bien son sujet, pendant qu’à ses côtés, Just est décidément insatiable. Une véritable lame de fond dévaste "Never enough". Andy Just se révèle boulimique en matière d'overblowing sur ce boogie, avant qu’extravertie, la guitare ne prenne le relais. Impressionnant ! D’excellente facture, cet opus s’achève sous les éclairs du rocker "T for Trouble". Une prestation 5 étoiles pour le tandem Gail Mojo Muldrow/Andy Just…

 

Mojo Blues Band

Get out blues

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Le Mojo Blues Band est une des plus anciennes formations européennes de blues. Elle compte déjà trente années d’existence. Ce groupe autrichien a été fondé en 1977 par le chanteur/guitariste Erik Trauner et l'excellent pianiste de boogie woogie Joachim Palden. Son premier elpee, "Shake that boogie" est paru en 1978. Puis "Hey bartender" en 1980. Le combo se met alors à tourner régulièrement en compagnie de la chanteuse anglaise Dana Gillespie. Elle participe d’ailleurs à la confection de leur 3ème opus, "…and the boogie woogie flu". En 1982. Deux ans plus tard, le MBB commet "Hot bricks" et se produit pour la première fois en Belgique. Joachim Palden vient de partir. Il est alors remplacé par le longiligne Christian Dozzler, une forte personnalité qui joue du piano, de l'accordéon et de l'harmonica. Le groupe tourne beaucoup en compagnie d’artistes de boogie woogie : Axel Zwingerberger, Little Willie Littlefield et Katie Webster. Un excellent elpee ‘live’ paraît en 1987 : "Midnight in Swampland". En 1989, le band revient en Belgique. Et se produit notamment au Banana Peel. La même année, il se rend à Chicago pour concocter l'album "The wild taste of Chicago". AC Reed, Taildragger et Willie Kent y participent. En 1990, ils participent au Spring Blues festival d'Ecaussinnes. En 91, ils enregistrent "Alligator walk", un elpee recelant - oh surprise !- un remarquable morceau instrumental intitulé "Banana Peel slide". Très boogie, il adresse un clin d’œil au plus célèbre des clubs belges de blues. A cette époque, ce titre figurait en flip side du 45 tours "Rosa Lee", un single alors disponible au Banana Peel. En 92, paraît un triple album ambitieux : "Super blues news. Ce sera le dernier auquel participera Chistian Dozzler. Ce qui n’a pas empêché le Mojo Blues Band de continuer à jouer son Chicago blues universel et bien sût de graver régulièrement des long playings. Notamment "20 years in the blues jungle" en 97, "A Chicago blues night live" (NDR: leur ami Taildragger y participe) en 99, et le double "Mojo Blues Band Blues Parade 2000", l’année suivante ; un disque qui bénéficie notamment du concours de Jimmy McCracklin, Nappy Brown, AC Reed et Little Mack Simmons. Depuis, le MMB avait quelque peu disparu de la circulation.

Sous-titré "Live at Jazzland", cette nouvelle plaque a été immortalisée à Vienne. En 2003 et 2004. Erik est soutenu par le second chanteur guitariste Siggi Fassl, le bassiste Georg Weghofer, le drummer Silvio Berger et le pianiste Charlie Furthner. Tous ces musiciens se lancent dans un boogie blues bien tonique : "Ain't it good to know, baby". Siggi se réserve le rôle de soliste à la guitare. De son jeu talentueux aux ivoires, Charlie perpétue la marque de fabrique du MBB. "You done a number on me" entre déjà dans le monde du boogie woogie. Erik souffle dans l’harmonica pour conduire "I'm down in the dumps", un Chicago blues dynamique. Le Chicago southside blues est un style au sein duquel les musiciens se révèlent les plus brillants. A l’instar de "Don't talk about the blues", un blues lent digne de Muddy Waters. La technique d’Erik à la slide est assez impressionnante. L’elpee nous réserve un instrumental boogie : "Masada". Au cours de cet excellent concert la formation reprend le "When I'm drinking" de Big Bill Broonzy et le "Danger zone" de Mercy Dee Walton. Siggi s’y réserve les vocaux pendant que Charlie sort le grand jeu au piano. Erik Trauner est passé à la guitare solo pour "Get out blues", une superbe plage qui ne maque pas d’énergie. Le blues louisianais domine "Cold hearted woman" et "Snake of a woman" ; le pur boogie woogie, "The mayor's players". La slide d’Erik gémit tout au long de "Wintertime is coming", elle émet les gloussements d’une poule en souffrance. Longue plage, "Superstitious blues" est manifestement inspirée par le Delta du Mississippi... J'ose espérer encore assister à un de leurs concerts dans le futur. Un univers au sein duquel le MBB excelle. Je me demande aussi comment Erik Trauner se débrouille pour dénicher ses remarquables pianistes. Une chose est sûre, l'Autriche semble être une terre fertile au boogie woogie!

Mojo Hands

Rockville

Écrit par

Formation danoise, largement amplifiée, Mojo Hands entame cet album live –oh surprise– par "Sneakin' suspicion". Un brûlot de Dr Feelgood 1ère époque écrit par Wilko Johnson. Et ça continue de manière heureuse, grâce au très rock’n’roll, assez Rockpile, mais toujours très british, "We got a good thing going". Un moment choisi par Esben Just, en renfort au piano, pour y pratiquer le boogie furieusement. Climat plus ténébreux, mais assez original procuré par le phrasé de guitare de Michael Nadolny, pour le célèbre "Tainted love" (revitalisé ces dernières années par Soft Cell). Une adaptation live fort réussie ! Suit un "Let's buzz", bien gras et autrement plus lourd que la version des Paladins. "Livin' in a cabin" déménage impeccablement. L'harmoniciste Henrik Hensen se réveille. La boogie music continue de déménager tout au long d’"I love to boogie" et un superbe "Hard on Gumbo", sur un riff cher à Bo Diddley. Les Mojo Hands jouent admirablement ce type de répertoire. Leur "Evil ways" est un R&B à larges coups de riffs, épaissi par les vocaux éructés de Henrik. Une formation qui achève son concert, en rock et en roll, par un sémillant "Ballad of Big Sally. Les Mojo Hands ne sont pas un groupe révolutionnaire, mais ils s'amusent beaucoup en faisant ce qu'ils aiment!

 

Mojo Nixon

Whereabouts unknown

La dernière fois que nous avons entendu parler de ce baroudeur (!) yankee, c'était en 1990. Relevant du défunt label ‘New Rose’, il venait d'enregistrer son sixième album, "Horny Holiday" en compagnie des Toadliquors, groupe exclusivement composé de Texans. Et tout naturellement il était reparti en tournée mondiale. Aux States bien sûr, au Canada, en Scandinavie mais également en Australie. Malgré son activité débordante et un passage furtif sur MTV, on ne peut pas dire que Mojo soit souvent parvenu à dépasser les limites de la confidentialité. Il nous revient aujourd'hui avec "Whereabouts unknown". Un album qui transpire inévitablement le boogie, le blues et le rythm 'n blues qu'il teinte parfois de roots, de country ou de jazz. Un elpee pour lequel il a reçu le concours de Will Rigby (des DB's) aux drums, d'Eric "Roscoe" Ambel à la production, mais surtout d'un formidable pianiste, Pete ‘Wetdawg’ Gordon, qui donne une coloration toute particulière à la solution sonore. Et en particulier sur le doorsien (Roadhouse blues?) "Mr Correct". Un disque qui implique deux covers. Une de W. Earl Brown", "If I can dream", et plus inhabituel des Smiths, "Girlfriend in a coma"...