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BlackBerry Smoke

Ce sont bien les fils spirituels de Lynyrd Skynyrd…

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Dans le cadre de sa tournée internationale, BlackBerry Smoke était de retour ce lundi septembre à l’Ancienne Belgique. Il est venu défendre son 8ème elpee, « Be Right Here », paru en février dernier. Un disque qui sent bon le rock old school, la country et le blues. 

Originaire d’Atlanta, en Georgie, Blackberry Smoke est parfois considéré trop country pour le rock et trop rock pour la country.

Le combo s’est formé en 2 000. Mais au fil du temps, le line up a changé. Le drummer, Brit Turner, le frère de bassiste Richard, est décédé en mars dernier, après une bataille de deux ans contre un cancer du cerveau. En outre, en avril, le percussionniste Preston Holcomb a annoncé qu'il arrêtait les tournées.  

Et bien sûr, le concert est sold out.

Le supporting act est assuré par Bones Owens. Issu de Nashville, le power trio (batterie, basse, guitare) a pu jouer les prolongations et a ainsi accordé un set de 45 minutes. Il est bien plus heavy que sur ses enregistrements audios, au cours desquels il se révèle particulièrement soigné.

Au cours de sa prestation, il va nous réserver de larges extraits de son dernier et second long playing intitulé « Love Out Of Lemons ». Un show énergique, métallique et groovy qui a enchanté l’auditoire alors déjà présent (page artiste ici).

Les musicos de BlackBerry Smoke grimpent sur les planches dans le calme, alors que l’intensité du light show s’atténue. L’approche visuelle est d’ailleurs minimaliste.

Puis le sextuor attaque l’explosif « Workin' for a Workin' Man ».

Starr veille à ce que les instrumentistes ne disparaissent pas dans l'ombre. Il permet à chacun d’entre eux de s'exprimer en les sollicitant à différents moments. A l’instar du guitariste et choriste Paul Jackson. Non seulement sa prestation est très électrique, mais c’est un fameux showman. Il joue sur l'énergie du public, pointe du doigt les spectateurs qui dansent et lance des médiators dans la foule qui l’acclame.

La voix de Stare passe des graves aux aigus, avec une facilité déconcertante.

De nombreux solos sont dédiés à Jackson et au bassiste Richard Turner, ce qui confère au concert une atmosphère improvisée tout en restant fidèle aux enregistrements du band.

Si la musique de Blackberry Smoke navigue quelque part entre la country et le rock, l'accent mis sur la guitare démontre qu’elle est davantage rock sudiste que country avec une influence rock. Finalement, ce sont bien les fils spirituels de Lynyrd Skynyrd…

L'utilisation d'éléments visuels par le groupe reflète l'attention qu'il porte à la musique. Au lieu de projections numériques, le groupe se sert d’une seule image fixe (le logo représentant un papillon) et le light show est destiné à varier les ambiances. Sur le paisible « Azalea », par exemple, l'arrière-plan s’assombrit pour attirer l'attention sur le projecteur braqué sur Starr alors qu'il chante cette mélodie mélancolique. Mais pendant les morceaux plus axés sur la guitare, de petits faisceaux de lumière variables transforment le fond coloré de papillons en une mosaïque psychédélique. Les paroles floues se marient bien aux effets visuels trippants, même s'ils ne sont produits que par la simple utilisation de l'éclairage de scène.

La seconde partie du concert va se concentrer sur la discographie la plus entraînante du groupe, épinglant notamment le titre emblématique « You Hear Georgia » ainsi que le tube « Sleeping Dogs », et rallume ainsi la flamme au sein de la foule.

Lors du rappel, Charlie Starr dédie le tube « Ain't Much Left of Me » à tous ceux qui doivent écrire des chèques de pension alimentaire sur le tableau de bord de leur Ford ; un clin d'œil ironique aux stéréotypes country auxquels la formation se livre parfois. Starr met tout son cœur dans cette chanson que l'on pourrait qualifier de magnum opus du band, déversant de l'émotion derrière des paroles apparemment désespérées. Mais les sourires contagieux de Blackberry Smoke communiquent un sens plus large et moins angoissant de la compo : ‘Eh bien, je tiens toujours bon, et il ne me reste plus grand-chose...’   

Setlist : « Workin' for a Workin' Man », « Good One Comin' On », « Hammer and the Nail », « Pretty Little Lie », « Like It Was Yesterday », « Hey Delilah », « Waiting for the Thunder », « Restless », « Rock and Roll Again », « You Hear Georgia », « Sleeping Dogs », « Azalea », « Medicate My Mind », « The Whippoorwill », « Sanctified Woman », « Ain't Got the Blues », « Run Away From It All », « One Horse Town », « Little Bit Crazy ».

Rappel : « Dig a Hole », « Ain't Much Left of Meer »

(Organisation : Live Nation)

 

The Smoke Wagon Blues Band

Cigar Store

Écrit par

Smoke Wagon Blues Band est issu d’Hamilton, dans l’Ontario. Cette formation canadienne s’est formée en 1997. Corey Lueck en est le leader, le chanteur (et quel chanteur !!) et l’harmoniciste. Son backing group implique cinq musicos : le guitariste Mike Stubbs, le saxophoniste Gordon Aeichele, le bassiste Jason Colavecchia, le drummer Tibor Lukacs et le pianiste/organiste Brandon Bruce. Ce dernier n’a cependant pas participé aux sessions. Son remplaçant ? Nick Succi. Et l’opus a été mis en forme par le maître des lieux, Steve Sherman. Parus entre 1997 et 2006, les quatre premiers elpees du SWBB avaient été autoproduits. Depuis, la discographie est entrée dans les circuits officiels. Et la distribution est efficace. A l’instar d’"I ain’t easy", gravé en 2012, "Live in Hamilton", fin 2013, et ce dernier opus!

Première constatation : les différents instrumentistes sont de véritables virtuoses. R&b remuant, Smoke Wagon ouvre les hostilités. Un titre marqué au fer blanc par la voix rocailleuse de Corey. Les différents musicos ne tardent pas à se mettre en évidence. Et tout particulièrement Nick Succi, à l’orgue, et Gordon Aeichele, au saxophone. "Must’ve reaad it wrong" accélère le tempo. Mr Luck se concentre sur son harmonica, alors que le piano électrique et le saxophone occupent l’avant-plan. Blues lent, "I tried" est une compo idéale pour mettre en exergue la voix chaleureuse et expressive. Et face à l’orgue Hammond, elle vous flanque des frissons partout. Plus classique, primitif même, "Hoodoo woman" est un blues enlevé qui met en exergue l’harmo et a guitare slide de Stubbs. Indolent, "Put the quilt out to dry" ne manque pas de caractère. Et propage des saveurs ‘southern’. La voix prend soudainement des inflexions ravagées. Et l’harmonica peut enfin se libérer. Excellent! Le titre maître trempe dans du jazz nightclubbien. Accablée, la voix entre en dialogue avec le piano et le saxophone, avant un changement de tempo imprévisible. "Set me free" est une autre piste lente. Superbe, il s’agit d’un extrait de "The one and only SWBB", LP paru en 2004. On y retrouve bien la voix graveleuse et chargée de feeling ainsi que les cordes de Stubbs. Caractérisé par des interventions de slide primaires et voraces, "White mule" et "Mean old lady" (NDR : il a été écrit par l’ami canadien King Biscuit Boy) nous entraînent au cœur du Mississippi. Dernier slow, "I can’t change" est destiné à exaucer les désirs des derniers couples enlacés. Eraillé, le timbre semble désespéré, alors que le saxophone essaime des sonorités saturées d’émotion…

 

The Smoke Wagon Blues Band

Live in Hamilton

Écrit par

Basé à Hamilton, au bord du lac Ontario, ce blues band canadien compte déjà 17 années d'existence. Le chanteur/harmoniciste Corey Lueck en est toujours le leader. Il est secondé par le guitariste Mike Stubbs. "Live in Hamilton" constitue leur 5ème opus. Le dernier, "It ain't easy", était paru en 2012. Ce nouvel elpee a donc été immortalisé en public, l'année dernière, au Stonewalls Music Hall, chez eux à Hamilton. La formation avait voulu capter cet événement sur support, afin de révéler leur manière de communiquer toute leur palette d’émotions à un auditoire susceptible d’apprécier leur musique. Le répertoire est essentiellement signé par la paire Lueck/Stubbs.

"Ain't no sunshine when she's gone" est une ouverture somptueuse, un blues lent écrit par Bill Withers, gravé sur son premier elpee, en 1971. Le piano de Nick Succi cède le relais à une intervention magistrale de Gordon Aiechele, au saxophone ténor. La voix de Nick est rocailleuse, puissante, et chargée de passion. Le son est impeccable. Les interventions de guitare, de piano électrique et surtout du saxophone sont remarquables. "Hen house hopping" accélère le tempo. Ce swing blues aux accents jazzy permet aux solistes de prendre un billet de sortie ; que ce soit l’harmoniciste, le pianiste, le guitariste ou le saxophoniste, tous les musicos sont pétris de talent. "Josephine" est une bien jolie chanson empreinte de douceur. Mike distille un solo en y injectant toute sa sensibilité avant de céder le témoin au fameux Aiechele. "Wrong side girl" marque un retour au swing et au rythme. Succi balise le boogie woogie à l’aide de son piano et Jason Colavecchia se réserve un solo sur sa lourde basse acoustique. Le timbre de Lueck est vraiment particulier, mais il sait comment le faire vibrer. Comme sur la douce ballade, "I can't change". Blues rythmé, "Fine furred Momma" nous permet de découvrir une autre facette du talent de Corey, à l'harmonica. Sans surprise, "Smoke wagon boogie" est un boogie qui laisse toute liberté aux différents solistes : guitariste, bassiste, harmoniciste et bien sûr le pianiste. Blues lent d’une grande pureté, "Lonesome whistle blues" adopte une ligne mélodique réminiscente de "Bring it on home". "Feeling of the witch" est une longue plage, une espèce de medley empruntant autant à "Feelin' alright" qu’à "Season of the witch". Et le style adopté par le piano nous renvoie à la Nouvelle Orléans ou encore à l'époque de Joe Cocker lorsqu’il était flanqué de ses Mad Dogs & Englishmen. Bref, ce qui va à la voix de Cocker va à celle de Lueck ! De toute haute facture, ce concert s’achève par la reprise du "Blow wind blow" de Muddy Waters.

 

Moke

The Long & Dangerous Sea

Écrit par

‘Moke from Asterdam’, comme ils se présentent, est un groupe néerlandais peu notoire en Europe continentale, qui connaît pourtant un énorme succès aux Pays-Bas et jouit d’une certaine notoriété chez les mélomanes avertis anglais et allemands. Lors de l’enregistrement de leur premier album, « Shorland », en 2007, ils ont rencontré Paul Weller chez leur producteur commun, Joeri Saal, qui leur a d’emblée proposé d’assurer la première partie de sa tournée européenne. Leur carrière était donc lancée à Londres avant même que leur premier disque ne soit dans les bacs. Les médias prennent ensuite le relais pour leur fournir une couverture qui les transforme en businessmen malgré eux : suite à des plateaux télé remarqués, leurs singles ont servi de soundtrack à la ligue des champions de l’UEFA sur la télé néerlandaise en 2007. Ils apparaissent également dans une publicité pour Toyota, et pour la bière Grolsch. Enfin, dans cette ivresse commerciale, Karl Lagerfeld a lui-même revisité leur look ébène chic et épuré en leur consacrant une entière collection. Leur popularité nationale s’en voit donc solidement assise.

Mais cette glorieuse envolée n’a pas été sans amener quelque pression dans les expectatives pour l’album suivant : la formation a cependant décidé d’éviter le réchauffé et de modifier les balances, en insistant sur le synthé et les cordes, même si les deux guitares principales sont toujours bien présentes. S’ils définissent leur musique par ‘de l’indie pop à orientation brit’, ils ajoutent désormais ‘qui peut [et doit] remplir les stades…’ Leur montée fulgurante est proportionnelle à l’augmentation de la taille des salles où ils ont joué ; ils ont constaté que leur musique sonnait mieux face à 1000 personnes que dans un petit bar et c’est donc leur grandiloquence qui a influencé la production de leur second opus. Pas étouffés par la modestie, ils avaient de grandes attentes… et c’est mission accomplie : le spectre sonore de « The Long and Dangerous Sea » est élargi à l’aide d’un orchestre, ce qui lui a permis de dépasser le disque d’or, tout comme son précédent elpee.

Ce disque véhicule l’esprit de nos groupes flamands, en plus… commercial (« Window of Hope »). La voix de Felix Maginn est une pâle copie de Starsailor (« The Long and Dangerous Sea », « Love My Life ») aux paroles moins explicites. Le synthé est grésillant  (« Window of Hope », « Ghost »), redevient piano (« Nobody’s Listening ») ou est supplanté par un saxophone (« Black and Blue »). Moke réinscrit Amsterdam sur la carte du pop rock grâce à leur esprit de ‘grandeur’ interpolienne ; espérons que leurs concerts ne soient pas aussi stériles que ceux de leurs modèles…

Smokestack Lightnin' + The Seatsniffers

Roadmasters (Split cd)

Écrit par

Les deux formations s’estiment. Et parfois se permettent des apparitions dans les studios de leurs amis. Ce split Cd n'est donc qu'une demi-surprise. Trio teuton, Smokestack Lightnin' réunit le chanteur/bassiste Bernd Batker, le guitariste Frieder Graef et le drummer Michael Kargel. La discographie du combo est conséquente, tant en singles qu’en albums. Et lors de la confection de cette plaque, les Allemands de Smokestack Lightnin' étaient manifestement aussi motivés que les Belges de Seatsniffers.

L’expression sonore de Smokestack Lightnin' est plus propre, moins primaire. A la limite, elle me fait penser au rock'n'roll accessible de Dave Edmunds voire de Chris Isaak. Encore que, balayé par la pedal steel de l'invité Oliver Stangl, "Carter Cain" nous plonge dans l’univers de Johnny Cash. Plus rock, "Home in my hand" est soutenu par une rythmique tenace et répétitive, pendant que Peter Hoppe tapisse discrètement la trame sonore de son orgue. Graef est passé à la mandoline pour le folk blues rythmé "Leaving Louisiana in the broad daylight". Lugubre, "Lonely moon" constitue le meilleur moment consacré à Smokestack Lightnin'. Blafarde, la lune se reflète dans les marais louisianais. Issu des profondeurs de ces swamps, l’écho réverbère le chant de Trinah… Les percus sont dignes de la formation hollandaise T99 ; et elles excellent lors de la finale "The thunder rolls". Cet ensemble particulièrement original est sur le point de sortir un nouvel opus sur le label Hazelwood. Il s’intitule(ra) "Heads of agreement".

Les Seatsniffers ont toujours la pêche. La machine est parfaitement huilée. Dès l'ouverture, le "Treat her right" de Roy Head sert un subtil cocktail de R&B et de rockabilly, secoué par le sax hurleur de Roel Jacobs et la guitare déjà bien en verve de Walter Broes. Le traitement de la cover du "I'm a long gone daddy" de Hank Williams vaut un bon vieux rock'n'roll à la Chuck Berry. On imagine même Walter exécuter les pas de canard, sur les planches ! Quatorze années que les Seatsniffers suent sur les routes du rock'n'roll. Ce qui facilite les rouages. La formation anversoise a le bon goût de nous faire revivre l’époque des vieux juke-boxes. Ceux des fifties. En épinglant une version du "Envy" de John Loudermilk, une adaptation de "Weekend on Mars", en hommage à Lux Interior (NDR : le chanteur des Cramps, décédé en février dernier) et une cover insolente du "Belle amie" d'Art Neville, profilé à la manière du "Somethin' else" d'Eddie Cochran. Un peu de douceur quand même lors d’un "She's a yum yum" tapissé par la section rythmique à la fois solide et métronomique des frères De Houwer. "Black Jack David" clôt l’elpee. Un morceau traditionnel qui célèbre la rencontre entre le R&B convulsif et le country alternatif. Dommage que les albums des Seatsniffers soient toujours aussi courts !

 

Alex Smoke

Sci.Fi.Hi.Fi. Volume 3

Après Ewan Pearson et Luciano, c’est Alex Smoke qui s’atèle à la tâche proposée par son label Soma : mixer sur un seul disque ses tracks préférés, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il nous offre ici un sacré beau cadeau de Noël. Eblouissant de bout en bout, ce mix évite en effet les clichés faciles trop souvent en vigueur : pas de gros poumtchaks à mi-parcours, ni de nappes ambient à la fin pour négocier la descente. Les vingt premières minutes font ainsi la part belle au digital dub le plus réconfortant, et l’Anglais de nous enchaîner adroitement Burial, Basic Channel, Model 500 et Rhythm & Sound : attention à la claque ! Enfin un mix qui ne prend pas le technophile lambda pour un décérébré en manque de kick : il faut de fait attendre Robert Hood (alias The Vision) et Thomas Brinkmann pour entendre ce pied qui donne envie de danser, mais rien ne nous y oblige. S’ensuivent Claro Intelecto, EPY et quelques perles signées de sa main (« Pingu », « Squat », sous pseudo Quixote, et « Always & Forever »), de quoi le clamer haut et fort : après deux beaux albums de minimale racée et pas bégueule (« Incommunicado » et « Paradolia »), Alex Smoke vient de signer un mix d’une élégance rare, sans faute de goût ni marketing putassier. Classe.

 

 

 

Smoke Or Fire

Above the city

Écrit par
C’est entendu…Tous les groupes de rock hypes du moment pratiquent une musique dérivée, de près ou de loin, du punk. Mais alors que la tendance actuelle est à l’imitation (plus ou moins heureuse) des anciennes gloires de la new-wave ou du post-punk, on en arrive presque à oublier qu’il y a à peine quelques années c’était le versant ‘californien’ du genre qui tenait le haut du crachoir. Entre 1996 et 2001, les teenagers à planche à roulettes portaient tous des t-shirt Pennywise ou NOFX… Est-ce pour tenter de raviver ce feu retourné à l’état de braises que les Américains de Smoke or Fire sortent aujourd’hui leur premier album, intitulé « Above the City » ? On pourrait le penser tant leurs compositions se coulent dans le moule propre aux classiques du genre. Rythmique menée tambour battant, évidence mélodique, refrains héroïques, tout y passe… Malheureusement, malgré quelques morceaux réussis (« Filter », « Loving, self-loathing », « The hard Way »), Smoke or Fire ne convainc pas vraiment et, à force de souffler sur les charbons ardents, finit par produire plus de fumée que de feu…

Smoke City

Flying away

En choisissant le morceau " Underwater love " pour sonoriser la bande sonore d'une pub consacrée à ses jeans, la firme Levi's offrait une opportunité unique à Smoke City de se faire connaître auprès du grand public. Et le trio cosmopolite - une brésilienne et deux insulaires - ne manquera pas l'aubaine, transformant l'essai (NDR : A vous Roger !) en tube (NDR : d'embout ?). " Flying away " constitue donc leur premier CD (NDR : et pas de panique, il est bien rond, pas ovale !). Découpé en dix titres, il recèle bien évidemment leur hit single, mais surtout nous plonge dans une forme de trip hop revue et corrigée par les rythmes latinos ; la bossa nova, en particulier. Une texture où foisonne et se mêle, à l'instar de " Jungle ", une pléiade de propriétés musicales. Reggae, ska, jazz, pop, flamenco, etc., etc. ; texture truffée de samples, de bruitages technologiques originaux, exotiques voire ethniques et envolées d'arrangements à caractère symphoniques. Et dans cet univers particulièrement célèbre, flotte la voix sensible, fragile de Nina qui caresse ses mots, tantôt dans la langue de Shakespeare, tantôt dans celle de Luis de Camoès...