L’aurore de Lathe of Heaven…

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Moonman

Mascarade Labyrinthe

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Après avoir pris connaissance du dossier de presse, difficile de ne pas avoir l’eau à la bouche, avant d’écouter ce nouvel album de Moonman & the Unlikely Orchestra (MUO). D’abord, il a fallu cinq ans, à la formation française, pour accoucher de ce nouvel opus. Et puis, le groupe avoue comme influences majeures : Sonic Youth, Blonde Redhead, Shellac ou encore les Pixies. Difficile de faire mieux ! Evidemment, il est bien beau de citer les grandes pointures de l’indie rock US comme sources d’inspiration, le plus important c’est de démontrer ce qu’il en résulte.

Et manifestement le combo picard évolue à la croisée des chemins de ses maîtres. Les riffs sont fouillés et l’énergie est palpable (NDR : les conditions live de l’enregistrement justifient certainement ce climat). Les breaks sont impeccables. Et le band est au sommet de son art,  lorsqu’il égrène ses arpèges mélodiques.

Cependant, il y a un hic. Le panel de référence, rencontré sur « Mascarade Labyrinthe », est tellement ample, qu’on finit par perdre le fil conducteur de l’opus. Et le sens mélodique des compos. En outre, le chant n’est vraiment pas à la hauteur. Des carences qui rendent l’ensemble moyen, alors qu’il aurait pu être excellent.

 

Moonman

Necassary Alibis

Après le succès de son premier album « Manipulator », un disque teinté d’électronica et autres expérimentations musicale (« Pièces pour Guitare Préparée »), Moonman vient de commettre son second opus : « Necessary Alibis ». Ici, le cow-boy lunaire se lance dans des enjambées post rock et folk, toutes plus ambiguës les une que les autres. Onze morceaux dont une quadrilogie. Cet opus ne manque manifestement pas d’ambition. Lunatique et toujours en quête d’expérimentation, il nous plonge dans un univers musical à la fois complexe, torturé, et intense.

Moonman surprend et dérange à la fois. D’une part, surprend l’auditeur par des insertions raffinées à l'intérieur même de morceaux rock. Sur "Mascara and Glitch", entre deux puissants riffs de guitare électrique, s'interposent des cuivres, ajoutant une dimension quasi majestueuse au morceau. D’autre part, déconcerte, par une interprétation toujours ‘sur le fil du rasoir’, soit à la limite de la précision (« Self made man », « Lipstick Rebel »), soit a contrario d’une fragilité saisissante (« Smoother », « Bunch of Liars»). Il se démarque également par son songwriting recherché, abordant avec une certaine affliction des éléments plus personnels sur "Self made man" ou réalisant des comparaisons aussi réussies que risquées entre la gente féminine et la politique sur l’obsédante « Female democracy ». Il est clair que Moonman est un artiste singulier et prolifique. Or, comme tout expérimentaliste, l’ouverture d’esprit a toujours un revers de médaille : ici, un certain manque de cohérence. Ce qui, à la longue, conduit l’auditeur au choix de la facilité, c’est-à-dire s’attarder d’avantage sur des titres aux sonorités plus ‘universelles’. En effet, « Neccassary alibis » s’achève, malgré quelques sursauts d’intérêt, par une quadrilogie décevante. Celle-ci résulte plus du patchwork de bruits, d’interférences aux consonances post-rock, agrémenté de quelques déclamations de vers du poète Patrick Porter, que d’un réel effort de construction mélodique. Dommage l’idée paraissait pourtant séduisante.

En définitive, nonobstant une fin de parcours décevante, Moonman est parvenu à faire honneur à son pseudonyme. Faut dire que lorsque sa musique est versatile, troublante et à multiples facettes elle est, avouons-le, tout à fait captivante.