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Moriarty

Epitaph

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C’est avec une joie non dissimulée qu’on retrouve la bande parisienne de Moriarty pour un 4ème album qui –on l’espère– sera toujours autant empreint de sonorités issues du bayou… « Epitaph » est un patchwork de morceaux récupérés dans les archives accumulées tout au long de leurs tournées et rencontres opérées au cours de ces dernières années : le fruit d’une collaboration des Suisses de Mama Rosin sur le magique « Ginger Joe », l’adaptation musicale du roman « Maître et Marguerite », une œuvre signée par l’écrivain russe Boulgakov, qui a vu naître 6 morceaux originaux ; mais aussi une poignée de nouvelles compos. Et le tout a été parfaitement produit par Renaud Letang (Daniel Darc, Alain Souchon, Feist).

La formation s’est rendu compte, mais rétrospectivement, que cette collection traitait d’une manière persistante les thèmes de la mort, des fantômes et de l’au-delà. Ce qui explique son titre. Moriarty exerce ses charmes tout au long de cette valse mortuaire semblable à une épitaphe americana au cours de laquelle se sont invités accordéon, harmonica, guitare slide et autres violons et que hante la voix toujours aussi envoûtante de Rosemary Standley… Un beau retour pour ces aficionados du blues et de la country ancestraux !

 

Moriarty

The Lost Scenes Of Puss N’Boots

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Moriarty est incontestablement une des plus belles découvertes, opérée l’année dernière, en France. Leur second album, « Geez Whiz But This Is a Lonesome Town » a très bien été accueilli (NDR : disque d’Or) et a même permis au groupe de se produire aux Victoires de la Musique. Le line up de Moriarty réunit cinq musiciens d’origine différente : française, américaine, suisse et vietnamienne. Ces talentueux jeunes gens ont été élevés en France par des parents américains. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela s’entend à travers leur musique !

Pourquoi le patronyme Moriarty ? En hommage à Dean Moriarty, le héros du roman de Jack Kerouac, ‘Sur La Route’. Le groupe a été repéré en 2005 par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff (NDR : metteurs en scène des célèbres et hilarants Deschiens). Ils produiront leur premier album. C’est donc logiquement que ce duo leur a proposé de composer la bande originale de leur premier long métrage animé, ‘La Véritable Histoire Du Chat Beauté’ !

Difficile de parler ici d’un véritable nouvel elpee, puisqu’il s’agit tout simplement de la B.O. commandée par leurs généreux producteurs. Et à l’image du film, le résultat est très moyen. Fidèle à ses influences mêlant la musique traditionnelle irlandaise, la country et le blues, Moriarty nous propose, en quelque sorte, un petit passe-temps récréatif. De quoi nous faire patienter jusque la sortie de leur prochain album. Le groupe a décidé de reprendre, dans son style particulier, de grands classiques tels le « Carmen » de Bizet, « La Chevauchée des Walkyries » de Wagner ou encore « Le Beau Danube Bleu » de Strauss.

Bref, si vous souhaitez découvrir le groupe sous son meilleur angle, ce n’est pas « The Lost Scenes Of Puss N’Boots » que je vous conseillerai. Sur les treize chansons de la plaque, seules sept dépassent la minute et demie ; et certains morceaux plus longs tels « Innavoig Nod » ou « A Yiddish Name » sont tout à fait dispensables voire ennuyeux. La reprise de « Carmen » était une bonne idée, mais le résultat est loin d’être à la hauteur. De cet ensemble fort anecdotique, « I Feel Pretty » et « Greensleeves » échappent à la règle. Mais c’est un peu maigre dans le chef d’un groupe comme Moriarty.

Correspondant probablement mieux dans son rôle de bande sonore, l’ensemble des compos aurait dû rester à ce stade et éviter l’étape de la version audio. Mais, croyez-moi, ne vous limitez pas à cette première impression ; car la musique de Moriarty tient la route. Leur album ainsi que leur superbe reprise d’« Enjoy The Silence » de Depeche Mode constituent la véritable agréable surprise de l’année dernière, en France. Cette version francophone de Devotchka s’avère être également un formidable groupe de scène où les musiciens de produisent autour d’un seul micro, une habitude prise lors de leurs débuts lorsqu’ils assuraient des premières parties mal mixées…

 

Moriarty

Une (très) belle machine à remonter le temps

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Le public était déjà conquis à l’arrivée des cinq éléments de Moriarty. Chacun pouvait amplement imaginer ce qu’allait offrir cette soirée au Botanique: non pas l’écoulement mécanique des morceaux tirés des trois albums du groupe (fondé en 1995) mais plutôt une célébration lumineuse du folk baroque et ancien qui déborderait des deux guitares, de la contrebasse et de l’harmonica, ponctués toujours par la voix merveilleuse de la diva Charlène Dupuy. Et oui, nous avons tous été ces figurants d’une mise-en-scène cinématographique au cours de laquelle tout semble venir d’une époque lointaine et précaire de l’Amérique profonde où les Beach Boys se nourrissaient de blues et parcouraient la route 66 en cherchant les mêmes histoires que celles de Jack Kerouac, écrites cinquante ans auparavant. Chaque morceau de Moriarty conte ainsi des détails de cet univers poussiéreux situé quelque part entre Paris et le Midwest, peuplé de gens désenchantés, ennuyés, fantasques et aux souvenirs d’enfance tordus.

D’où cette sempiternelle question, jaillissant tout au long du concert : à quel point cet univers est-il authentique ? A quel point cette musique puisant dans des racines profondément traditionnelles résiste à une élucubration gentille et naïve sur l’archétype du voyageur-écrivain, pourvu d’une valise en cuir fatigué, la machine à écrire comme seul compagnon ? Et, enfin, à quel point cette musique, tant inspirée de Joan Baez et Billie Holiday, a-t-elle été vraiment vécue et puisée dans les entrailles de ces cinq musiciens-là ?

Le concert a toujours été suspendu au-dessus de ce paradoxe. D’un coté, la tentation de la blague cocasse ou de l’exhibition de deux animaux empaillés –répondant au nom de Colette et Gilbert– risquaient de transformer tout ce décorum en un ensemble d’éléments creux, sans contenu et définitivement trop ludiques. De l’autre, certains moments –pas toujours– où s’opérait une alchimie parfaite entre les souvenirs nostalgiques d’une époque et sa revisite hic et nunc. Reste que ça et là, Moriarty relève d’un petit miracle : celui d’être une machine, une très belle machine d’ailleurs, à remonter le temps et à prolonger encore un peu plus le voyage.

Organisation Botanique

 

Moriarty

Drifting Letter Office

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Tout droit sortis des valises de Macha Makéïeff et Jérôme Deschamps, Moriarty possède toutes les caractéristiques du groupe farfelu. Pour info, Makéïeff et Deschamps, sont les maîtres des ‘Deschiens’, cette troupe d’acteurs complètement à la masse, qui sévissaient, entre autres, sur les ondes aux belles heures de Canal +. Réunissant cinq personnes issues de pays différents (USA, France, Inde,…), le combo à clairement l’ambition, lui aussi, de faire macérer son blues folk –parfois légèrement teinté de country– dans un univers tout à fait déjanté. Afin, sans doute, de rendre hommage à leur ‘parrains’. Autour de la Diva (Rosemary Standley), gravitent harmonica, guitare folk, valises cabossées, chamoisettes et autres ustensiles hétéroclites tout aussi inutiles acoustiquement qu’indispensables au décor. Ce conglomérat incertain, se transforme vite en une succulente pièce de théâtre baroque, où les talentueux acteurs se complaisent à redéfinir un univers particulier. La qualité des compositions croise l’humour, la légèreté et la douceur, tout en rehaussant à la perfection la sublime voix de la Diva. Les cinq –faux– frères et sœurs Moriarty (Rosemary, Charles, Stephan, Thomas et Arthur  Moriarty) se délectent de cette capacité à tourner à l’infini dans une valse onirique. Ils y parviennent sans même nous inoculer le tournis où la nausée. Un album que l’on s’enfile d’une traite et en traversant en même temps, une bulle énorme de rêve.