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Mother Tongue

Ghost note

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L'histoire de Mother Tongue débute en 1990 à Austin. Mais dès l'année suivante, le quatuor texan déménage à Los Angeles, parce qu'il estime que sa musique correspond beaucoup mieux à la scène de cette cité californienne. L'idée semble plutôt judicieuse, car signée par Epic, la formation sort son premier elpee. Malheureusement, en proie à des conflits internes et à de multiples changements de line up (dont celui du guitariste Jesse Tobias, qui va transiter par le Red Hot avant de rejoindre le backing band d'Alanis Morisette), le combo se sépare juste avant de commencer l'enregistrement de son deuxième opus. Il faudra attendre 1999, pour que le groupe décide de recommencer l'aventure. Nonobstant le départ de leur drummer originel, Geoff Habba, l'année suivante, M.T. commet l'excellent " Streetlight ". Produit par Mario Caldato Jr (Beastie Boys) il allie le meilleur des Red Hot avec le son roots du blues, voire de la soul. Curieusement, c'est en Allemagne que ce disque remporte un franc succès. Et " Ghost note ", qui bénéficie de la mise en forme de Robert Carranza (Beck, Folk Implosion, Supergrass, Jane's Addicition) semble épouser la même trajectoire. Probablement à cause de leur style qui semble profondément ancré dans les seventies. Depuis les Doors à Led Zeppelin, en passant par le Free, le Cream, Hawkwind et Fleetwood Mac. Pas mal de connotations blues et psychédéliques, donc. Mais le tout revisité tantôt par le funk blanc d'un Red Hot Chili Peppers, le métal fusion de Rage Against The Machine ou le punk menaçant de Jane's Addiction. Les lyrics ont, en outre, le bon goût de véhiculer des messages sociopolitiques aussi pertinents que chez Fugazi Pas trop difficile, donc, d'imaginer l'énergie que peut libérer le musique de ce Mother Tongue, tout au long de cet elpee. Excellent !

Mother Tongue

Streetlight

Leur boogie rock incandescent donne le vertige, leurs envolées fusionnelles le tournis et leurs slows vaporeux une trique d'enfer. La langue bien pendue, ces Mother Tongue aiment jouer avec le feu, jonglant avec les notes et les riffs comme des acrobates sur la corde raide, toujours prêts à sauter dans le vide, les nerfs à vif et la tension au maximum. Après plusieurs années d'absence, leur nouvel album, produit par Mario Caldato Jr (Beastie Boys), montre enfin les crocs, tel un Boogie Man enfermé dans le placard pendant trop longtemps : rythmiques haletantes, vocaux surhumains, refrains détonants, les Mother Tongue allient le meilleur des Red Hot avec le son roots du blues, voire de la soul. A les entendre rugir, on les imagine sans peine bêtes de scène… Mother Tonghe is back, et ça va faire mal.

 

Mother Tongue

Mother Tongue

Tout comme les Black Crowes, Mother Tongue regarde le rock dans un rétroviseur. Mais plutôt que de s'enfermer dans un revivalisme malsain, MT cherche à profiter de ce passé pour développer de nouvelles expérimentations. Basiquement inspiré par le blues (Jimi Hendrix), le psychédélisme (Quicksilver Messenger Service), l'électricité sudiste (Lynyrd Skynyrd) et le métal urbain (Steppenwolf), cet ensemble texan (Austin) injecte du funk métal (Red Hot? Living Colour?) dans son intensité pourpre, un peu comme le venin d'un serpent à sonnettes qui déclenche des spasmes de douleur et d'angoisse...