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My TV Is Dead

My Tv is Dead au pays de Coca(gne)…

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Après le Molenzik, direction le Salon de Silly. Silly est à un jet de pierre de mon domicile. Comme la programmation est régulièrement intéressante, votre serviteur fréquente souvent les lieux. En collaboration avec l'ASBL 'Silly concerts', un spectacle gratuit est organisé dans le cadre des Fêtes de la Musique. Ladylo assure le supporting act et My TV Is Dead sert de plat de résistance.

My TV is Dead est né de la rencontre entre deux vieux renards de la scène belge : Amaury Massion aka Lylac et Joël Grignard de Monsoon. Leur collaboration remonte à 2011. Elle a donné naissance à un premier opus, intitulé « Freedomatic ». Le duo était d’ailleurs venu le présenter au Salon, cette année-là. Il vient de publier son second opus, « Gravity ». Un long playing bien accueilli par la critique musicale du plat pays.

Chez Lylac, Amaury se charge de la guitare et Thècle Joussaud (NDR : elle est de nationalité française et apporte également son concours à Oldelaf, les Fatals Picards et Syrano), le violoncelle. Un tandem qui pratique une forme de folk atmosphérique.  

A l’origine, Monsoon se résume également à un duo. Soit Joël Grignard à la basse et à la gratte ainsi que Delphine Gardin au chant. Qui ont finalement recruté un claviériste (Peter Vandenberghe), un second sixcordiste (Laurent Stelleman) et un drummer (Cédric Guffens).

Ce qui frappe d’abord, c’est la voix d’Amaury. Sorte d’hybride entre Thom Yorke, Eddie Vedder et John Stargasm, elle en impose. Les musicos de My TV is Dead sont soutenus par une section rythmique, au sein de laquelle on remarque la présence de Laurent Stelleman, à la basse. Et ce dernier est préposé à la guitare chez Cocoa (NDR : qui a dit Coca ?) Un combo qui avait assuré le supporting act de Noa Moon. Bon bref là j’arrête sinon on ne va plus s’y retrouver…  

Revenons à nos moutons. Le dernier elpee de My TV is Dead va être interprété dans sa quasi-intégralité. Les riffs de guitare sont incisifs mais finement ciselés. Les drums solides. Mais paradoxalement, ce sont les nappes de synthé qui fédèrent l’ensemble. « The Party In The Sky », « Hands Up », « In My Head », « What Is Wrong » et surtout « Paradise » –promesse d’une vie future au pays de cocagne– constituent des hits potentiels. Pour ne pas déconcerter le fan de la première heure, la setlist concède quelques extraits du premier opus : « Love In Stereo », « Riot love » et en finale, « Daydream ». Le public est nombreux mais exigeant. Il n'en a jamais assez pour son argent, même quand il n’a pas payé. Moralité, la formation remonte sur les planches. Et attaque « Lovers » ; une incitation à se déhancher comme sur le dancefloor. Denis semble boosté par son coca. Mais est-ce vraiment du coca ? Il entame une petite danse en compagnie de sa partenaire qui elle, ne semble ne pas avoir bu que du coca. Après tout, c'est la fête à la musique et puis on te souhaite un ‘bon anniversaire’ pour tes 30 printemps, ma jolie. Le rappel embraie par « When You Gone » ainsi que « Strange Fruit » et s’achève par « Thinking Of You ».

Bref, un excellent concert ! Désolé pour Ladylo, mais je suis arrivé à la fin de sa prestation. Ce sera pour une autre fois…

(Organisation ASBL Silly Concerts)

My TV Is Dead

Freedomatic (b)

Écrit par

Huit mois après sa parution et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, voyons un peu ce que le premier opus de ce duo belgo-belge nous réserve. 

My TV Is Dead est un duo réunissant Joël Grignard et Amaury Massion. Le premier cumule la basse et les guitares. Le second prend en charge les vocaux. Suite à une collaboration commune opérée pour « Convulsions », un spectacle musical mi-rock, mi-danse contemporaine, le tandem décide de pousser plus loin l’aventure et décide de se produire en petit comité (accompagné d’un batteur pour l’occasion), à six reprises, de l’autre côté de l’ex-rideau de fer, à Berlin Est.

L’un et l’autre souhaitant partager leur univers musical, ils décident ensuite de passer à table (de mixage évidemment). Lauréat de ‘Pure Démo’ via la station Pure FM, un premier single paraît en avril 2009, « Love in Stereo », suivi à intervalles plus ou moins réguliers, comptez deux à trois mois, par deux autres, « Thinking of You » en juin et « Riot Love » en septembre. Dès novembre de la même année leur premier elpee tombe dans les bacs des disquaires. Il reprend les 3 premiers singles ainsi que douze nouveaux titres.

Il est clair que devoir qualifier le style musical de cette formation n’est pas chose aisée. Les inspirations sont nombreuses et c’est un véritable kaléidoscope musical qui nous est servi. Les influences sont multiples. Elles oscillent de Radiohead à Muse, en passant par des produits plus locaux tels dEUS, Ghinzu ou encore Girls In Hawai. La musique glisse aisément d’un riff bien appuyé à une rythmique plus électro, avant d’embrasser une pop bien léchée. Elle joue ainsi à saute-mouton durant toute la durée de l’album et de ses 15 plages. Remarquable longueur pour un premier opus, même si la sélection aurait gagné en concision, tant l’impression d’un ‘déjà entendu’ est présente… Malgré ce petit bémol, on est séduit par la voix d’Amaury. Excellente, elle assimile et apprivoise ces changements avec une aisance toute indiquée.

Si aucun morceau ne semble devoir se dégager de la masse pour devenir un hit potentiel, il serait cependant indécent de ne pas reconnaître un certain talent (voire un talent certain) de composition mélodique aux deux p’tits belges.

Plaisant et varié, « Freedomatic » est donc loin d’être décevant, malgré sa carence en originalité. Ses variations de style en sont ses principaux atouts. La paire aurait cependant tout intérêt à digérer complètement ses influences, afin de se forger une personnalité propre et d’éviter de devoir porter l’étiquette ‘héritier de…’.

Cet album était paru en 2009, en Belgique. Il était cependant passé inaperçu. My TV Is Dead (re)tente une percée via le marché français qui semble assez friand de rock belge.

My TV Is Dead

Freedomatic (a)

Écrit par

Ce projet résolument artistique est né de la rencontre entre Joël Grignard, co-fondateur et bassiste de Monsoon et Amaury Massion, chanteur d’Attica. C’est à l’occasion de la création de « Convulsions », spectacle à la frontière du rock et de la danse contemporaine, que les deux hommes se rencontrent à Berlin et accouchent du projet My TV Is Dead. Une série de six représentations s’ensuivra au célèbre « Taloches », squat artistique situé dans l’ancien Berlin Est.

L’univers de My TV Is Dead s’inspire lourdement de celui de « Convulsions » qui réside en l’exploration de l’atmosphère des grandes villes. On retrouve cette influence lors des projections en concert et sur le très bel objet CD dont les illustrations et les photos sont asphyxiées par l’air urbain. Ce qui explique pourquoi l’ombre de Berlin est omniprésente dans le décor…

  Voilà pour la jolie petite histoire et le contenant. Revenons maintenant à l’essentiel : le contenu ! Découvert le 18 février 2009 lors de la Boutik Rock de Bruxelles, le jeune groupe ne modère pas ses influences. On reconnaît, sans faire preuve de trop d’imagination auditive, une musique hybride, issue du croisement entre Ghinzu et Venus, teintée néanmoins de quelques beats timides et d’influences berlinoises mièvres. Le duo passe complètement à côté de l’expérience électronique et ne parvient jamais vraiment à convaincre.

On aime découvrir les groupes belges aux ambitions artistiques et innovatrices ; mais ce premier elpee manque cruellement d’âme et d’épaisseur. L’originalité du groupe procède moins du contenu musical que du projet lui-même. « Freedomatic » ne vibre pas de ses ambitions.

Les morceaux pop-rock les plus classiques et mélodiques (« Riding horses », « Awake », « I wish ») sont aussi les points forts de l’album. La deuxième partie de l’opus offre plus d’espace d’expression à la chaleureuse et séduisante voix d’Amaury Massion. On retiendra également l’intéressant « As fast as you can ».

On émerge de « Freedomatic » entre fiel et miel… A présent, à vous de zapper ou non ! Mais, malheureusement, mon lecteur CD fonctionne toujours…