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New Order

∑(No,12k,Lg,17Mif) New Order + Liam Gillick: So it goes…

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Immortalisé durant sa résidence aux Old Granada Studios de Manchester, en 2017, au cours de laquelle il a reçu le concours d'un ensemble de douze synthés, ainsi que de l'artiste visuel Liam Gillick, "∑(No,12k,Lg,17Mif), New Order + Liam Gillick: So it goes…" constitue le quatrième elpee ‘live’ de New Oder depuis 2011. Un curieux titre pour cet opus déchiffré par la formule suivante : la somme (∑) de New Order (No), des 12 synthés du Royal Nothern College of Music (12k) et du scénographe Liam Gillick (Lg) s’est produite lors du Manchester International Festival (17Mi). Pourquoi pas !

L'originalité de cet enregistrement procède du concours de ces 12 préposés aux synthés qui ont apporté leur concours afin d’apporter une autre dimension aux 18 compos puisées dans le catalogue du band, mais également de Joy Division. Et finalement, c'est le climat au sein duquel on est plongé, à l'écoute de cet elpee, qui rend l'ensemble intéressant. Parfois dansant, mais aussi chargé de nostalgie. Car ni Tom Chapman, ni Bernard Summer, ne parviennent toujours pas à faire oublier Peter Hook et surtout feu Ian Curtis. Le premier à cause de son feeling unique sur la basse. Le second parce qu'il incarnait l'âme de Joy Division, et que et sa voix manque cruellement aux nouvelles versions de "Decades", "Disorder" ou encore "Heart & soul"...

Joy Division & New Order

The best of

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Trente et un ans après le suicide de Ian Curtis, le label Rhino a décidé de nous replonger dans l’univers dansant mais claustrophobe du gang mancunien, en publiant « Total », un ‘best of’ réunissant 5 morceaux de Joy Division et 13 de New Order, groupe fondé par les membres de Joy Division (Peter Hook, Stephen Morris et Bernard Summer), à la mort de leur leader. Un objet bien entendu inutile pour les fans de ces illustres formations anglaises, si on ne tient pas compte de l’inédit signé New Order, « Hellbent » (NDR : que les fans doivent probablement déjà détenir) et de la remasterisation des titres opérée par Frank Arkwright. Mais, pour celles et ceux qui ne possèderaient pas les albums des rois du label Factory dans leur (compacto/disco)thèque, « Total » constitue une jolie synthèse de leurs œuvres et devrait permettre au mélomane lambda de mieux cerner le style et l’évolution de deux formations fondamentales de l’histoire de la pop et du rock. Epinglant des hits indispensables dont l’incontournable mélopée « Love Will Tear Us Apart », « Blue Monday » caractérisé par son rythme irrésistible ou encore le glacial « Satisfaction ». Et puis, quel plaisir de retrouver la ligne de basse mélodique si spécifique de Peter Hook !

Enfin, pour rendre le recueil plus alléchant, l’artwork minimaliste à été confié, comme ‘au bon vieux temps’, à Peter Saville, ex-directeur artistique de Factory Records.

 

New Order

Waiting For The Sirens´Call

On les avait retrouvés en grande forme il y a quatre ans, lors de la sortie du furieux « Get Ready » et sa belle poignée de singles. Plus rock, comme si l’âge leur avait redonné de l’orgueil – malgré l’ambiance monolithique qui finissait par se dégager à force de trop d’écoutes. Pour leur prochain, ils claironnaient alors vouloir revenir au son plus club de « Technique », leur album « Ibiza » de 1989… Constat : « Waiting For The Siren Call » n’est ni vraiment taillé pour le dancefloor, ni trop sculpté dans l’électricité à la « Crystal ». Au fond, c’est mieux, puisqu’on retrouve ici les différentes couleurs dont New Order s’est servi pour teinter sa musique, tout au long d’une déjà longue carrière. New wave, rock, dance, voire reggae : aujourd’hui New Order peut se permettre le grand écart, les acrobaties s’étant révélées chez eux une constante depuis la mort de leur pote Ian Curtis. Un peu d’eurodisco ? Les ex-Joy Division prennent le pari et pondent « I Told You So », « Jetstream » (Ana Matronic des Scissor Sisters au chant !) et « Guilt Is A Useless Emotion ». Sortez la boule et le T-shirt fluo ! Un peu de cold wave façon « Lowlife-Brotherhood » ? « Who’s Joe » et le titre éponyme sont là pour exaucer ce vœu (quand on aime on ne compte pas). A chaque fois c’est pareil : New Order nous surprend, à contre-pied des modes, et du reste d’ailleurs. Vingt ans déjà aux Ordres ? Ca forge le caractère.

New Order

International

Les fêtes de fin d'année approchent, et leur lot de 'best' aussi. Si New Order nous avait déjà gratifié d'une compile de singles il y a quinze ans (" Substance "), aucun 'best of' résumant leur carrière n'était sorti dans les bacs depuis lors… " International " corrige donc le tir, en nous proposant un petit détour via leur carrière pléthorique. Né sur les cendres de Joy Division, il est devenu une des groupes les plus importants de ces vingt dernières années ; et à l'origine, à peu de chose près, le responsable de la célébration des noces turbulentes du rock et de l'électro (" Blue Monday ", présent ici, le single incubateur de la house, du son baggy de Madchester, jusqu'à l'électroklash d'aujourd'hui). 14 titres pour résumer la trajectoire exemplaire de New Order, c'est un peu court, même si on retrouve la plupart des titres séminaux du groupe mancunien (de " Ceremony ", leur premier single, à ce " Here To Stay " avec les Chemicals Brothers, paru il y a peu sur la BO de " 24 Hours Party People ", film retraçant l'histoire du label Factory et de l'Hacienda). Selon David Blot (scénariste de la fameuse BD sur l'électro, " Le Chant de La Machine ") qui signe les notes du livret, " The techno generation is still running 20 years after Blue Monday " : à entendre aujourd'hui les bootlegs du maxi le plus vendu de tous les temps, on ne peut que confirmer ses dires… Mais pourquoi, si ‘New Order est définitivement le meilleur groupe sur terre’, n'a-t-il pas droit à une compilation mieux torchée que ce 'best of' manufacturé à la va-vite, parfait pour les néophytes mais indigne pour tout fan qui se respecte ? New Order est peut-être le meilleur groupe du monde, n'empêche que cet " International " ne lui rend que moyennement la pareille.

 

New Order

Get ready

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Après une absence de sept bonnes années, au cours desquelles les musiciens ont mené des projets distincts, New Order a donc décidé de retourner en studio pour y commettre un nouvel opus. Oh, faut pas croire qu'ils soient prêts à abandonner leurs aventures parallèles pour reprendre la vie en commun. Non simplement, ils ont tenu leur promesse de se réunir lorsque le besoin (NDR : artistique ou financier ?) se ferait sentir ; et surtout d'enregistrer à nouveau ensemble, dès qu'ils seraient prêts. Histoire de se ressourcer chacun de son côté, afin de retrouver l'inspiration. Et ce " Get ready " démontre qu'ils ont eu amplement raison. Car, dans le style, ce disque est excellent.

Pas révolutionnaire, mais plus rock, plus rageur, il va réconcilier le groupe avec les fans de la première heure ; et notamment ceux qui ont encore la nostalgie des " Ceremony ", " Everything's gone green " ou autre " Blue Monday ". Car tout au long de ce disque, l'organique est le plus souvent mis au service du basique. A l'instar du stoogien " Rock the shack ", sur lequel Bobbie Gillepsie vient apporter toute sa fougue, le single au groove tribal, " Crystal ", le contagieux " Miles an hour ", l'entêtant " Slow jam ", le splendide joydivisionesque " Primitive notion " ou encore le sobre, mais efficace, " Turn my way ", sur lequel Billy Corgan est venu prêter sa voix. Les mélodies au refrain contagieux, chanté par le timbre clair de Bernard Summer, glissent toujours avec la même facilité sur cette texture sonore ou se conjuguent cordes de guitare tour à tour rageuses, fragiles, simples ou aiguisées, drums métronomiques, nappes de claviers ou de piano vaporeux, et cette basse unique, toujours aussi attachée viscéralement à la cold, de Peter Hook. Et les quelques intermèdes plus technologiques ont bien le soin de faire la part belle aux textures atmosphériques minimales, textures propices à l'épanchement des émotions les plus pures. Et je pense ici tout particulièrement à l'indolent " Vicious streak " et à l'hypnotique " Close range ". L'opus s'achève même par une balade plus tendre, plus acoustique, paradoxalement intitulée " Run wild ", conduite par une sèche et un harmonica ; un peu comme si la formation avait voulu faire retomber la pression. Le pied !

 

New Order

The best of

Alors split or pas split? That's the question! Une chose est sûre, les différents membres du groupe sont retournés à leurs projets individuels. Enfin presque. Puisque si Peter Hook a repris du service chez Revenge et que Bernard Summer devrait poursuivre ses expérimentations "Electronics", Steven Morris et Gillian Gilbert ont préféré travailler en couple au sein de The Other Two. Maintenant l'histoire du rock est trop fertile en rebondissements spectaculaires pour interdire tout espoir de reformation. Seul l'avenir nous le dira... Ce recueil constitue un épilogue pour New Order. Ou plus exactement un testament. Car hormis "Ceremony" et "Everything's gone green", on y trouve toute la quintessence de son œuvre. Seize titres. Depuis "Blue Monday" à "True Faith", en passant par "Bizarre Love Triangle", "Regret", "Fine Time", "Thieve like us", "Vanishing Point", "Touched by the hand", "World in motion" et quelques autres. La mélodie pop purifiée par l'électronique. L'élégance synthétisée du son poli, raffiné, fragilisé. La technologie au service de l'émotion. La simplicité irrésistible du rythme. Rien à ajouter. Il suffit de fermer les yeux et de se laisser transporter. Le ‘best of’ quoi!.