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The New York Dolls

Coz I Sez So

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Le retour des New York Dolls, initié par Morrissey en 2006, constituait un affront pour de nombreux fans des premières heures. Quelle idée pour un groupe de glam-punk de se reformer ! Les concerts accordés par la suite avaient néanmoins prouvé que la bande à David Johansen et Sylvain Sylvain méritait cet inattendu come-back. L’album qui avait suivi la tournée (« One Day It Will Please Us Remeber Even This ») était cependant à la hauteur des attentes sans être inoubliable. Mais difficile de passer outre des ‘défections’ successives de trois membre du groupe : Johnny Thunders (NDR : mort en 2001 dans de troubles circonstances), Athur ‘Killer’ Kane (NDR : décédé en 2004 suite à une leucémie foudroyante) et Jerry Nolan (NDR : disparu en 1992). 

Malgré la longévité du groupe, « Cause I Sez So » constitue seulement le 4ème elpee des New-York Dolls, depuis 1973. Il vrai que le combo s’est séparé pendant plus de 28 ans (NDR : de 1976 à 2004 !) Produit par Todd Rundgren qui avait également mis en forme leur premier long playing, « Cause I Sez So » contient d’ailleurs une nouvelle version de « Trash » (NDR : en reggae), titre qui figurait déjà sur ce disque. Et il s’agit d’un des meilleurs morceaux de l’album. Pas forcément un bon signe ! La première écoute ne laisse pas de souvenir impérissable, mais passe honnêtement la rampe ; même si parmi les 12 morceaux du tracklisting, certains ne semblent pas toujours très inspirés. A l’instar du titre maître qui ouvre l’opus. Du rock d’un autre âge maladroitement remis au goût du jour. Et si les influences sont respectables, oscillant souvent entre les Who et les Stones, les mélodies sont trop souvent cadavériques. Tout n’est cependant pas à jeter. Et je pense tout particulièrement à « Temptation To Exist », véritable (petit) sommet de l’album. Une chanson que n’auraient pas reniée Nick Cave et ses Bad Seeds. Et puis « Better Than You », une bal(l)ade qui mérite également le détour. Un maigre bilan pour des compositeurs de la trempe de Sylvain et Johansen. Une question me traverse d’ailleurs l’esprit : Johnny Thunders était-il le véritable génie du groupe ? 

Les fans seront probablement déçus. Le reste du public difficilement convaincu. Un retour en demi-teinte pour un groupe qui aurait gagné à se limiter à ses deux mythiques premiers albums ! D’ailleurs soyons réalistes, le groupe n’atteindra plus jamais la dimension de ses débuts. Notamment sur disque. Mais restons positifs ! C’est une bonne nouvelle en soit que des cinquantenaires comme les musiciens des New York Dolls puissent encore injecter une bonne dose d’esprit rock n’roll malsain dans un univers musical contemporain un peu trop formaté…

 

The New York Dolls

Rock’n’roll

Apôtres de l'outrage et de la décadence, les Dolls ont dispensé, entre 71 et 75, un rock frustre, mais débordant d'énergie, dans un déferlement d'attitude et de pose, où la vulgarité se mêlait à l'aspect parodique de leur mise en scène. Victimes de leurs propres excès, les poupées de New York paieront un lourd tribut au rock'n'roll. Pas toujours dans l'immédiat. Mais un peu comme s'ils avaient été poursuivis par une malédiction. Billy Murcia décède d'une overdose en 1971. Son successeur, Jerry Nolan, d'une méningite en 1992. Et Johnny Thunders dans des conditions plus que suspectes en 91... Reste deux albums concoctés de leur vivant (!) ("NYD" et "Too much too soon") ainsi qu'un elpee posthume ("Red Patent Leather") dont la qualité sonore est exécrable. A l’instar de Blue Oyster Cult, les New York Dolls constituent aujourd'hui encore un véritable symbole du glam punk et du trash métal. A des époques différentes, ils ont même exercé une influence sur Bowie, Lou Reed et Morrissey. Ce testament se penche essentiellement sur les deux premiers opus du combo. Dix-sept titres enrichis de trois inédits. Un instrumental ("Courageous cat theme"), une démo ("Lone Star Queen") et une cover d'Otis Redding, "Don't mess with cupid". Un concentré de "rock'n'roll crade, rude, pervers, flamboyant et instinctif!