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No One Is Innocent

Même pas eu le temps de souffler…

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En arrivant à destination, on constate que le ‘tour bus’ de No One Is Innocent occupe une bonne partie du parking réservé au Zik Zak. Doit y avoir un sacré matos ! Le band se produisait la veille au Reflektor de Liège, et apparemment y a mis le souk… 

Fondé en 1994, N.O.I.I. a publié son neuvième elpee, « Frankenstein », en février 2018. Fruit d'un cocktail entre punk, garage, metal et rock, sa musique est explosive. Ses coups de gueule virulents et ses revendications politiques humanistes véhiculés dans les lyrics déclinés dans la langue de Voltaire, reflètent un engagement jamais pris en défaut. Son patronyme ? C’est le titre d’un single des Sex Pistols ! Pas étonnant que le groupe cherche constamment à casser les codes traditionnels. Lors de leurs derniers concerts, ils ont même invité des survivants de Charlie Hebdo. Enfin, le band tourne régulièrement en compagnie de Tagada Jones, le Bal des Enragés ou Ultra Vomit, des formations qui partagent les mêmes convictions...

Le supporting act est assuré par une formation habituée des lieux : Z Band. Un quatuor réunissant Matt (Matthieu Van Dyck) au chant, Jay (Jerry Delmotte) à la batterie, Dweez (Morgan Twizir) à la guitare et Mich Michel Vrijdag à la basse. Le quatuor puise au sein de ses deux elpees, « No Loose Behavior », paru en mars 2018 et « Apocaliquids » en novembre 2018, pour forger sa setlist, des opus favorablement reçus par la critique. 

Tel le justicier qui pointe de la pointe de son épée le ‘Z’ de Zorro, le band assure souvent les premières parties au Zik Zak, un peu comme s’il servait de rampe de lancement idéale pour les têtes d’affiche. Et ce sera encore le cas ce soir. Les musicos mouillent leur chemise, à l’instar de Matt qui déambule parfois dans la fosse, alors qu’elle commence seulement à se remplir. Musicalement, le band semble surtout s’inspirer de Soundgarden, Rage Against The Machine et System Of A Down, mais probablement aussi de Red Hot Chili Peppers. Bref, back to the 90’s…

Setlist : « Into The Wild », « Always Running », « I Got A Mission », « Stretching My Mind », « YYYY’I D », « Diamonds In The Rough », « El Fush », « Right Here Richt Now », « Sweet Fruit », « Jezebel », « Mozzarella ».

Il est presque 22h00 lorsque No One Is Innocent débarque. Le line up réunit Kemar au chant, Thunder B à la basse, Popy aux drums ainsi que Shanka et Gaël aux guitares. De nombreux fans se sont agglutinés aux premiers rangs. Il est donc impossible de s’approcher du podium, Dès le premier morceau, « A La Gloire Du Marché », on est rassuré, le groupe est en forme. Et puis, les musicos ont de la bouteille et maitrisent parfaitement leurs instruments. Sa musique libère une fameuse dose de violence, une violence qui est portant dénoncée dans les textes des compos, fustigeant tout aussi bien le colonialisme que la guerre. Tout en n’oubliant pas d’incendier l’extrême-droite hexagonale, surtout quand Kemar balance que ‘La jeunesse emmerde le Front National. Le gratteur rythmique possède une excellente technique. Kemar crie son amour pour la foule et le démontre en se jetant dans la fosse pour se laisser porter à bout de bras. Mais les deux sixcordistes ne laissent pas Kemar monopoliser tout l’espace scénique. Ils s’autorisent d’ailleurs chacun leurs solos. Le public est survolté et la température dans l’auditoire grimpe par pallier. Kemar clame ‘Venez- vous prosterner’, alors que les quatre autres membres sont rassemblés autour de lui et du drummer. La formation avale les kilomètres sur les planches tentant de battre le record du monde du saut de kangourou.

Les morceaux défilent à plus de 100 à l’heure dont « Nomenklatura », qui s’achève par une série de ‘ya basta’, déclamés par un Kemar, d’une voix toujours à la limite de rupture. Et pas la moindre pause, puisque « Les revenants » n’est pas même prévu dans la setlist. A l’issue d’un étonnant mais bref solo, Shanka s’amuse à chanter dans le microphone de sa gratte. Pendant « Charlie », interprété en hommage aux disparus de Charlie Hebdo, la foule reprend les paroles en chœur. Une foule qui en demande et en redemande. Mais la prestation s’achève par un « What The Fuck » de circonstance…

Setlist : « À La Gloire du Marché », « Silencio », « Kids Are On The Run », « Ali », « Nomenklatura », « Djihad Propaganda », « La peau », « Solo Shanka », « Bullet », « Liar », « 20 ans », « Chile », « Frankenstein », « Charlie », « What The Fuck ».

(Organisation : Zik Zak et Rock Nation)

No One Is Innocent

Drugstore

Écrit par

Certains groupes, notoires autrefois, ont parfois la mauvaise idée de refaire surface, détruisant ainsi leur crédibilité acquise dans le passé. No One Is Innocent en est certainement un bel exemple. Ce combo français avait décroché un énorme succès, début des années 90, en gravant «  La Peau ».

C’est le leader du band, Kemar Gulbenkian qui a décidé de relancer la machine. Or, manifestement, sa formation n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Et pourtant, « Drugstore » constitue le quatrième elpee, depuis leur reformation. Si naguère, la notoriété de l’ensemble reposait sur la puissance des compos, ce qui lui avait d’ailleurs valu d’être comparé à Rage Against The Machine (il fallait oser !), aujourd’hui leur électro rock fait vraiment pitié. Insipides, médiocres même, leurs compos n’ont plus aucune consistance. Les guitares ont cédé le relais aux sonorités synthétiques. Les suites d’accords sont aussi prévisibles que les morceaux diffusés au cours d’une kermesse. Et « Paris » ou encore « Drugs » en sont les plus belles illustrations. Enfin, où est la verve du chanteur arménien ? Ses lyrics ne véhiculent plus des contestations de bistrot. Pas étonnant que Guizmo (Tryo) ait été invité à prendre le micro sur « Qui Je Suis ».

Pas la peine d’afficher une belle persévérance, si c’est pour nous balancer des disques d’une telle indigence…

 

No One Is Innocent

No One Is Innocent

Personne n'est innocent ! Rarement un nom n'a si bien collé à la personnalité d'un groupe. Un groupe français, parisien très exactement, constitué d'un ex-Shifters, d'un ex-David Vincent, d'un ex-Rimbaud et d'un ex-rien du tout. Qui chante tantôt dans la langue de Voltaire, tantôt dans la langue de Shakespeare. Parce que la formation veut faire passer un message. En fait de message, on assiste plutôt à une diatribe musclée à l'intention de la société contemporaine. Et en particulier à l’égard du système politique qui fait le lit du racisme, de l'égoïsme et de l'oisiveté. Et pour véhiculer toutes ces idées, le quartet hexagonal courtise un style musical au goût du jour. Point de rencontre entre le groove de Red Hot et les coups de gueule de Rage Against The Machine, il réalise un mélange d'énergie, de feeling et de passion au sein d'un climat tendu, radical et cinglant. Alors, si personne n'est innocent, sommes-nous tous coupables?