Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Oasis

Une résurrection...

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Mauvaise nouvelle, les Stereophonics ont déclaré forfait à la dernière minute. Motif ? Des problèmes familiaux. Ils ont donc été remplacés par Yeti. Ce quintet britannique est fort inspiré par les sixties, et notamment par les Beatles. Mais également par des formations britpop issues des nineties comme les LA ou The Verve. Le line up implique l'ex bassiste des Libertines, mais on ne retrouve, chez Yeti, aucune trace du rock/punk chaotique du sulfureux combo londonien. D'ailleurs, leur répertoire est constitué de chansons pop-rock atmosphériques et empreintes d'innocence, autant de tubes potentiels qui ne demandent qu'à truster les charts…

Toujours drivés par les frères Gallagher, Oasis s'est refait une santé en concoctant un nouvel album l'an dernier, 'Don't believe the truth'. Un disque qui recèle quelques tubes remarquables comme "Layla", "The importance of being idle" ou "The meaning of soul" ; mais surtout une œuvre dont les compos pop/rock orageuses baignent au sein d'une atmosphère très sixties. Un retour en forme qui leur permet à nouveau de tutoyer leurs œuvres majeures ; c'est-à-dire 'Definitely maybe' ('94) et 'What's the story Morning Glory' ('95). Pas pour rien qu'en 'live', Oasis met l'accent sur ces trois albums. Sur les planches, Liam et Noël sont soutenus par 4 autres musiciens. Manifestant une grande homogénéité, le line up a laissé une fort bonne impression. En outre, ils ont mis fin à leur statut de 'Fxx Oasis' du début des années 2000. Suffit d'ailleurs de se rappeler leur prestation dénuée de toute inspiration dispensée à Werchter ! Ce qui n'empêche pas Liam d'être toujours aussi imbu de lui-même. Sa mentalité 'pissed off' ainsi que son attitude arrogante et hautaine ne font rien pour arranger les choses. Mais que dire alors de son dédain pour ses fans. Passé l'instrumental "Fuckin' in the bushes", le sextuor est passé aux choses sérieuses. Et au solide "Turn up the sun" a succédé rapidement l'inévitable "Layla", un titre que le public connaît par cœur, et qu'il reprend déjà en chœur. Le groupe n'a évidemment pas oublié de passer en revue ses albums à succès du milieu des nineties, épinglant au passage des compos comme "Bring it on down", "What's the story Morning Glory" ou "Cigarettes & Alcohol". Une interprétation, pour la circonstance, bien trempée dans le rock'n'roll. Energique tout en restant mélodique, ce flash-back a rencontré un vif succès. Lorsque Liam s'éloigne un moment de la scène, c'est pour laisser Noël se réserver deux morceaux en solitaire ; et en particulier "The importance of being idle", caractérisé par son vocal intense et son jeu de guitare raffiné. Plus atmosphériques, "Songbird" et "A bell will ring" se sont signalés par une construction davantage élaborée. Avant que l'ensemble ne décide de relâcher la bride. Passant même au galop lors de "Live forever" et surtout "Mucky fingers", un clin d'œil très appuyé – mais dans le rétroviseur ! - aux Stooges, nonobstant le recours à l'harmonica. Oasis rencontre The Stooges and The Black Crowes! Le point culminant sera atteint par "Wonderwall", "Champaign Supernova" et "Rock'n'roll star" ; trois hits planétaires qui ont clôturé ce set particulièrement convaincant, de presque une heure et demie.

En rappel, Oasis s'est d'abord attaqué à "Guess God thinks I'm Abel". A cet instant, l'ambiance était vraiment très chaleureuse. Puis Noël a repris le micro pour interpréter un "Don't look back in anger" chargé d'émotion ; instant privilégié au cours duquel le public a repris la chanson massivement en chœur. Et l'apothéose a été atteinte par le puissant et dense "The meaning of soul" ainsi que la cover du "My generation" du Who, un hymne classique qui a fait froncer les sourcils des jeunes filles… Franchement, vu son passage à vide vécu depuis quelques années, il faut reconnaître que le groupe de Manchester s'est montré à la hauteur sur les planches, ce soir. Et c'est une excellente surprise ! En outre, les frères Gallagher ont regagné notre respect. Ce qui n'est pas rien…

Organisation: France Leduc Productions

Traduction Nico Verhelle/ Adaptation Bernard Dagnies)

Oasis

Time flies… 1994-2009

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Il faut le reconnaître, Oasis a marqué toute une génération. Tout comme Blur, par ailleurs. A l’instar de la rivalité entre les Beatles et les Stones, celle entre les deux groupes-phares britanniques des nineties, va permettre d’alimenter les tabloïds. Et surtout aux deux groupes de vendre des millions de disques. Oasis, c’était avant tout les frères Gallagher, Liam et Noël, dont les rixes étaient rituelles. Et la dernière, qui s’est produite en août 2009 (c’était lors du festival parisien Rock en Seine) a mal tourné. Puisqu’elle a scellé l’aventure de la formation. Du moins, provisoirement (NDR : les fans peuvent toujours espérer, Les Mancuniens n’en sont pas à leur première réconciliation). N’empêche la brouille semble persister, puisque Liam a fondé un nouveau groupe, en compagnie de ses anciens acolytes, Beady Eye (NDR : un premier elpee, enregistré sous la houlette de Steve Lillywhite, devrait sortir d’ici quelques mois), et a monté sa propre boîte de production. Noël a entamé une carrière solo depuis…

« Time flies… 1994-2009 » réunit tous les singles issus des différents albums d’Oasis. Depuis « Supersonic » à « Falling down », en passant par « Wonderwall », « Cigarettes & alcohol », « Don’t look back in anger », « Some might say », en j’en passe. 26 en tout. Un superbe box incluant un booklet de 12 pages, au sein duquel figurent les paroles des chansons, un dvd réunissant 36 clips-vidéo ainsi qu’un cd live, immortalisant un concert accordé le 21 juillet au Roundhouse de Londres. Un véritable testament !

 

Oasis

Manifestement, Oasis n’est pas encore mort et enterré…

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La dernière visite d’Oasis à Forest National remonte à 2005. Après avoir accompli une traversée du désert de plusieurs années, le groupe bénéficie d’un soudain regain d’intérêt depuis la sortie de « Dig Out Your Soul », leur dernier album. Lorsqu’un ami m’offre une place pour assister au concert du célèbre groupe de Manchester, je suis à la fois surpris et dubitatif. Sans cette initiative de sa part, pas de concert… 40 euros… un peu cher pour un admirateur occasionnel. Fan du groupe il y a plus de 10 ans, lors de la sortie de leurs deux premiers et inoubliables opus, le reste de leur répertoire m’est passé totalement au-dessus de la tête. En outre, j’avoue avoir toujours été un ardent défenseur de Blur au détriment du gang des frères Gallagher. A l’époque, pas question en effet de ne pas se positionner par rapport à la guerre médiatique livrée entre Damon Albarn et la fratrie mancunienne. A ma grande satisfaction, mon choix initial a d’ailleurs été confirmé par la carrière des deux groupes. C’est donc en traînant ces quelques a priori négatifs que je me suis rendu à ce spectacle. Et en me frottant les mains, rien qu’en pensant pouvoir descendre en flammes ce groupe totalement passé de mode…

L’absolue méconnaissance des derniers disques du groupe accentue mon manque de motivation à l’heure fatidique. De plus, je ne suis pas un adepte convaincu de la salle bruxelloise. Mais un cadeau ne se refuse pas… Dès 20h, le concert débute. Un groupe relativement méconnu se produit en première partie : Twisted Wheel. Un trio originaire de Manchester, comme ses illustres ainés. Leur set permet de passer agréablement le temps. L’assemblée est encore clairsemée. De facture classique, leur rock doit encore s’affiner, et en particulier leur sens mélodique, si le combo souhaite un jour jouer en tête d’affiche, au sein d’une salle de pareille capacité.

Lors de la montée sur les planches des stars anglaises, il y a 8 000 personnes dans l’hémicycle. C’est d’ailleurs sold out depuis un bout de temps. Difficile d’imaginer pourtant qu’Oasis possède une telle base de fans en Belgique ! Le public est jeune, la relève est donc assurée !

Dès les premières notes, je suis rassuré… si la musique n’est pas à la hauteur de la situation, une chose est sûre, le son est plus que correct. Petite surprise… au fur à mesure des morceaux, que je ne connais absolument pas, la magie opère. Faut dire que le début a été mené tambour battant. Et la présence de l’explosif « Rock n’ Roll Star », dans leur tracklisting, n’y est pas étranger. Les chansons issues de « Dig Out Your Soul » donnent envie de découvrir l’album. Liam chante peut-être nonchalamment mais sa voix possède cette classe naturelle toute anglaise. En retrait, Noël dirige le groupe de main de maître et surclasse son frère lorsqu’il passe derrière le micro. Mon esprit replonge quelques années dans le passé. Certains titres touchent directement leur cible… Oasis joue ce soir devant un public conquis qui le lui rend bien. Visuellement, le show est classique mais efficace.

En fin de parcours, le combo nous dispense alors ses magnifiques hymnes « Don’t Look Back in Anger » et « Supersonic ». La communion avec le public est alors à son paroxysme. En guise de rappel, le gang des frangins Gallagher nous réserve trois titres dont une très belle version de « Champagne Supernova ». Ils quittent la scène, convaincus d’avoir renforcé leur capital sympathie. Et ils on raison. Le duo indomptable ne se limite donc pas de proférer des déclarations excessives et arrogantes…

22h30… les lumières se rallument. Je remercie mon ami pour son invitation. Obligation pour moi de lui renvoyer l’ascenseur ! Tâche qui risque d’être ardue…

 

Oasis

Dig out your soul

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En consultant le booklet du septième album d’Oasis on ne peut que penser au célèbre « Sergent Pepper’s » des Fab Four. A cause du recours à ce pop art bien spécifique ; même si les moyens technologiques sont aujourd’hui bien plus conséquents. Et bien sûr, des références aux Beatles jalonnent tout l’album ; mais pas seulement. D’abord, il faut reconnaître que la bande aux frères Gallagher s’est rendu compte qu’en continuant dans la lignée de « Don’t believe the truth », elle allait droit dans le mur. On ressent donc, tout au long de cet opus, une véritable volonté de changement, même si c’est toujours Dave Sardy (Dandy Warhols, Marilyn Mansun, Slayer, Cold War Kids) qui se charge de la production. Et il faut reconnaître que le résultat est plutôt convainquant. Un disque qui a été enregistré aux mythiques studios Abbey Road (NDR : ben tiens !) et mixé au Village Recorder de Los Angeles.

Hormis la ballade à l’eau de rose « I’m outta time » et le trop moyen « Ain’t go nothin’ », le reste passe plutôt bien la rampe. Et baigne très souvent dans une électricité vivifiante. A l’instar de « Bag it up », morceau qui ouvre l’elpee et adresse déjà un premier clin d’œil au psychédélisme des Beatles. Ou encore « The turning », dont le groove insidieux, puissant et hypnotique n’empêche pas la mélodie d’être contagieuse. Et soudain, c’est le spectre du Plastic Ono Band qui se met à planer. Tout d’abord sur le swamp rock démoniaque « Waiting for the rapture ». A cause d’une des deux lignes de guitare, aussi cinglante que celle qui survoltait « Cold turkey », même si l’intro semble avoir été pompée au « Five to one » des Doors. Et puis tout au long de « (Get off your) high horse lady ». Un country blues réminiscent du « Double blanc », mais dont le tempo binaire est calqué sur celui du « Give peace a chance » du P.O.B. Quant à savoir si ce sont des portes de garde-robes qui ont été utilisées, c’est une autre histoire. Autre compo très électrique, le single offensif « The shock of the lightning » tisse une bien jolie mélodie, alors que les vocaux épousent des inflexions sinusoïdales. C’est une des rares fois où Liam hulule. Signé Andy Bell, « The nature of reality » campe un boogie ‘hénaurme’ sous tension constante. C’est encore Bell qui balise le groove presque house du raga « To be where there’s life », une plage issue de la plume de Gem Archer, cependant. Mais les deux titres les plus intéressants sont, à mon humble avis, « Falling down ». Une sorte de cocktail entre psychédélisme et new wave, élaboré en crescendo dans l’esprit de Talk Talk. Une sensation accentuée par ce mince filet de clavier vintage. Et puis tout au long du lancinant et tourmenté « Soldier on ». Un titre à l’atmosphère étrange, troublante, traversée par des oscillations de claviers presque floydiens. Et pour en revenir aux Beatles, sachez que c’est toujours Zak Starkey, le fils de Ringo Starr, qui siège derrière les fûts.

L’édition limitée de l’opus propose un bonus Dvd consacré au ‘making of’ de l’enregistrement du disque et à deux clips vidéo. Une excellente surprise !

Oasis

Don´t believe the truth

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Depuis la confection des superbes “Definitely Maybe " en 94 et « (What’s the story) Morning Glory » l’année suivante, Oasis cherche désespérément son second souffle. Sixième opus, « Don’t believe the truth » constitue donc la quatrième tentative de réoxygénation. Bien sûr, on n’est pas au bord de l’asphyxie ; mais il faut reconnaître que l’air se fait de plus en plus rare. Pourtant le groupe a tenté d’innover. En invitant Zak Starkey, le fils de Ringo Starr, aux drums. Confirmant que les frères Gallagher font toujours une fixation sur les Beatles. Et puis en permettant à Andy Bell (NDR : ex Ride, ex Hurricane) et à Gem de participer à l’écriture des chansons. Pour ce qu’il faut considérer comme les meilleures plages du disque. Andy nous réserve ainsi une excellente intro (« Turn up the sun ») et un épatant « Keep the dream alive”, qu’on aurait vu d’un bon oeil dans l’oeuvre de Ride voire des Stone Roses. Alors que Gem poursuit dans la même veine son « A bell will ring », tout en partageant avec Liam la signature d’une sémillante compo acoustique intitulée « Love like a bomb ». Même que ce dernier n’y miaule pas. Il chante. Et bien en plus ! Il a également écrit deux autres morceaux (« The meaning of soul » et « Guess God thinks I’m Abel ») qui ne tiennent pas trop mal la route. Et puis rideau ! Les cinq fragments issus de la plume de Noël accumulent les clichés et les stéréotypes. Si Lyla réverbère de vagues échos du Beggars Banquet des Stones, tout au long de « Mucky finger », on croirait entendre Dylan chanter « Writing for the man » du Velvet. Enfin, apparemment de bonne facture, « Past of the queue » est un peu trop pompé (NDR : et le mot est faible !) sur le « Golden Brown des Stranglers.

Oasis

Heathen chemistry

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On savait que les frères Gallagher vouaient une grande admiration à l'œuvre des Beatles. Et aux Beatles tout court. Faut même croire qu'ils portent des caleçons imprimés de caricatures puisées dans le " Yellow submarine ". Et des chaussettes brodées de titres de chansons des Fab Four... (NDR : et alors, y en a bien qui mettent des cravates à l'effigie des Simpsons...). Ouais ! Mais voilà, j'ai l'impression qu'ils ne sont plus hantés par l'esprit des Beatles, mais possédés. Une sensation qui transparaît sur plusieurs fragments de l'opus. Et tout d'abord sur " She is in love " et " Songbird ". Deux fragments qui font la part belle à la texture acoustique, nonobstant le filet de clavier, la trame de fond psychédélique ou le piano jazzyfiant. Deux compos directement inspirées par le " Double blanc " ! Fouetté de guitares cinglantes, distordues, " Better man " calque sa sauvagerie sur le " Cold turkey " du Plastic Ono Band de John Lennon ; alors que " (Probably) all in the mind " adopte un profil mélodique proche de " Tomorow never knows ". Mais le plus éloquent procède de " Born on a different cloud ". La voix reverb est lennonesque. Certains motifs de guitare piqués chez George Harrison. Et même les drums se la jouent à la Ringo Starr ! (NDR : manque plus que le bassiste se prenne pour Paulo !). Et Oasis lors ? Pas de problème, les aficionados y retrouveront leur compte. Depuis le 'wonderwallesque' " Stop crying your heart out ", enrichi d'arrangements de cordes et d'un mellotron, à " Little by litle " qui manifeste des echos empruntés à " Stand by me ", en passant par de multiples fragments généreusement électrifiés. En bonus track, on a même droit avec " Jam out ", à un instrumental qui célébre une hypothétique rencontre entre Fleetwood Mac et Ocean Colour Scene. Et si vous voulez mon avis personnel, sachez que si cet elpee ne brille pas par son originalité, il a le mérite de bien passer l'examen du tuyau acoustique : glam, mid tempo ou hymnique, Oasis demeure l'entreprise dont les fonctionnaires sont sans aucun doute les plus zélés du monde pop rock britannique...

 

Oasis

Familiar to millions

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Les concerts d'Oasis auxquels j'ai pu assister m'ont rarement rempli d'enthousiasme. Hormis celui du Bota programmé en 1994, devant un pare-terre de 400 personnes, je m'y suis à chaque fois, franchement ennuyé. Et ce ne sont pas les frasques soulographiques de Liam qui sont parvenues à me dérider. En outre, le manque de respect dont il fait systématiquement preuve, à l'égard de son public, m'a toujours écœuré. Sans oublier son timbre vocal, qui conjugué à cette attitude de sale gosse, me tape vraiment sur le système. Aussi, avant d'écouter ce double CD ‘live’, je nourrissais les pires inquiétudes. Et notamment, parce qu'hormis la cover d' " Helter skelter " des Beatles, extraite d'un set accordé aux States, la prestation a été immortalisée le même jour. Soit le 21 juillet 2000, au stade de Wembley. Ceux qui ont déjà assisté à un concert d'Oasis, savent de quoi je parle… Et puis, quelle n'a pas été ma surprise de découvrir un double disque à la hauteur de l'événement. Preuve que la formation mancunienne est composée d'excellents musiciens. Et en plus de leurs meilleures compos, on y retrouve une reprise assez réussie de " Hey, hey, my, my " de Neil Young. Je ne m'attarderai donc plus sur la voix de Liam, dont je me demande même s'il a encore sa place au sein du groupe, mais plutôt sur la prestation d'ensemble, vraiment convaincante. M'enfin, trêve d'extrapolations, les (trop) nombreux aficionados du combo vont se régaler. Et paradoxalement davantage que s'ils s'étaient rendus à un de leurs concerts. Enfin, tant mieux s'ils prennent leur pied, c'est tout le mal qu'on leur souhaite…

 

Oasis

Standing on the shoulder of giants

Pour remplacer deux de leurs employés modèles, remerciés pour bons et loyaux services, les frères Gallagher ont placé la barre très haut puisqu'ils ont débauché Andy Bell, ex-guitariste de Ride et de Hurricane #1, mais pour jouer de la basse, ainsi que Gem, jusqu'alors membre de Heavy Stereo, pour assurer la rythmique. Malheureusement, tout comme en football, ce n'est pas parce qu'une équipe dispose des meilleurs joueurs, qu'elle possède la meilleure équipe. Et on peut s'en rendre compte tout au long du quatrième album d'Oasis, qui alterne le très bon, le moins bon et le franchement dispensable. Et dans cette dernière catégorie, on peut y fourguer les prévisibles " Put yer money where yer mouth is ", le final " Roll it over ", ainsi que " Little James ", la première composition de Liam. Sub Lennon, aux rimes faciles, elle ne vole vraiment pas très haut. On monte d'un cran avec le slow sirupeux " Sunday morning call ", chanson qui à l'instar d'un " I'm not in love " de 10cc ou de " Guitar man " de Bread, aurait pu faire un malheur, au cours des seventies. Pour " Go let it over ", le cas est beaucoup plus délicat. Parce que si la mélodie manœuvre sur pilotage automatique, les claviers rognés et les arrangements beatlenesques circa " Magical Mystery Tour " font vraiment psychédélisme d'école. Un peu comme sur " Gas panic ". Mais ici, on passe à l'échelon supérieur. Surtout à cause de la participation de Mark Feltham, à l'harmonica, et de Charlotte Glasson à la flûte, musiciens qui apportent une touche toute personnelle et rafraîchissante à la composition. Une transition qui nous permet de passer à la quintessence de l'opus. Depuis l'intro " Fuckin' in the bushes ", instrumental cyclique, répétitif et torturé, au saignant et très électrique " I can see a liar ", caractérisé par des inflexions vocales aussi spectrales que celles des Stranglers du " No more heroes ", en passant par l'orientaliste, post Harrison, " Who feels love ? ", fragment qui (in)volontairement emprunte quelques accents au " Dear Prudence " des Beatles. Mais le meilleur morceau est incontestablement et paradoxalement un des rares que chante Noël. " Where did it all go wrong ? ". Une chanson dont l'intensité électrique constitue la meilleure allusion à Neil Young depuis " Slide away ". Et pour compléter le scanner du nouvel album d'Oasis, il nous reste à préciser que ce disque a été produit par Noël et Mark " Spike " Stent (U2, Madonna, Bjork, Massive Attack).

 

Oasis

Be here now

Non, " Be here now " n'est pas le meilleur elpee d'Oasis. Mais, comme le souligne si bien la presse insulaire, c'est un foutu bon album. Avec ses forces et ses faiblesses. Ce qui explique pourquoi, à notre humble avis, cet opus a peu de chances de figurer parmi les dix meilleurs de l'année. Une situation qui ne devrait cependant pas compromettre la vente de ce morceau de plastique, et surtout empêcher la formation de Manchester de trôner au faîte des charts pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. De décrocher une belle panoplie de disques de platine, à travers le monde (NDR : à leur échelle, l'or n'est plus que subsidiaire). Plus prosaïquement de se faire un maximum de fric (NDR : les frères Gallagher n'ont jamais caché leurs ambitions : devenir riches et célèbres !) Enfin, et heureusement, de combler leurs fidèles et nombreux aficionados...

Mais entrons dans le vif du sujet. Troisième album, " Be here now " a été enregistré à Londres dans les célèbres studios Abbey Road. Dans ces conditions, comment voulez-vous que l'ombre des Beatles ne plane pas sur cette œuvre ? Auparavant, ces références étaient encore relativement occultées. Ici, elles sont flagrantes. Vous avez, sans doute, déjà eu le loisir d'entendre, mieux d'écouter, le single, " D'you know what I mean ? ". Avec en intro la reproduction du décollage d'un avion, entrecoupé, comme sur le déjà classique " Planet Claire " des B52's, de signaux T.S.F. ; il épouse un profil mélodique fort proche de celui des Stones circa " Gimme shelter ". Mais sans jamais parvenir à en restituer la fascination maléfique. Faut dire qu'en y apportant un feedback réminiscent des Beatles, et d' " I feel fine " en particulier... " Magic pie " aurait pu devenir une très belle chanson, si elle n'avait pas été écrasée par une surproduction, franchement déprimante. Même qu'Oasis aurait pu se dispenser d'en rajouter une couche, en pastichant la cacophonie consommée sur le final de " Good morning good morning "... Encore heureux que les arrangements destinés à enrichir la texture des autres compositions ne soient pas aussi surchargés. On est d'ailleurs totalement rassurés à l'écoute du futur single, " Stand by me ", chanson sentimentale, facilement mémorisable, raffinée par une section de cordes digne d'ELO. Une impression qui s'amplifie au fil des neuf minutes de l'hymne " All around the world ". Pour finalement prendre une ampleur plus somptueuse, plus " philspectorienne " (NDR : Phil Spector était le célèbre producteur qui avait notamment remodelé " Let it be "). Et c'est encore plus manifeste sur " Don't go away " ! Si " I hope, I think, I know " éprouve quelques difficultés à s'extraire de ses clichés et que le lymphatique, légèrement countryfié " The girl in the dirty shirt " passe totalement inaperçu, la suite vaut son pesant de platine (NDR : non, non, pas d'or !). " Fade in out ", par exemple. Tantôt sculptée dans les sonorités semi acoustiques (Fleetwood Mac sous son profil " Albatross " ?), tantôt floydiennes (Meddle ? Dark side of the moon ?), cette superbe composition nous plonge dans un monde étrangement caustique. Tout aussi excellent, le titre maître. Très carré, affrontant avec un réel bonheur le rock pur et dur des seventies, et en particulier celui des Small Faces. Mais notre coup de cœur va aux deux fragments qui dispensent une intensité blanche digne de " Definitely maybe ". Intensité nitroglycérinée par des cordes de guitares vivifiantes, féroces, pétillantes. Sur " It 's getting better ". Et surtout chez " My big mouth ". Traduisez : ma grande gueule. Liam le proclame avec malice! Et le reconnaît avec humour. Encore que lorsqu'on connaît les altercations incessantes qui éclatent entre les deux frangins, cette réflexion aurait tout aussi bien pu concerner Noël...

Evidemment, toutes les considérations émises à l'égard des compositions de ce disque sont à placer sur un même dénominateur commun : la britpop. Propre à Oasis. Hyper mélodique. Unique en son genre, parfois linéaire, mais à la simplicité désarmante...

 

Oasis

(What´s the story) morning glory

Suivant sa (NDR : biffez la mention inutile) bonne/mauvaise habitude, la presse insulaire vient de brûler ce qu'elle a encensé –et le mot est faible– depuis plusieurs mois. Une réaction que nous ne parvenons toujours pas comprendre, nonobstant certains impératifs qui alimentent ce stratagème... M'enfin, faut parfois prendre du recul vis à vis de ce qui est relaté dans les canards de l'Albion. Car ce "(What's the story) morning glory" est un bon album. Pas aussi exceptionnel que "Definitely maybe". Mais excellent quand même. Ce qui permettra cependant à Blur, dont l'album est sorti quelques jours avant celui de son ennemi intime, de dépasser très légèrement la côte de popularité du quintet mancunien. Une œuvre découpée en douze fragments. Enfin plutôt dix. Puisque deux interludes ne dépassent pas les quarante-cinq secondes. Et ne portent d'ailleurs pas de titre. Dix chansons qui flairent les sixties à plein nez. Vous pensez aux Beatles? Et vous avez tout à fait raison! L'ombre de George Harrison plane ainsi sur le tout nouveau single aux guitares bringuebalantes "Roll with it", et puis sur "Wonderwall" hanté par ce gémissement de violoncelle circa "Blue Jay Way". Celle de John Lennon également. A cause des inflexions vocales, cockney de Liam. Particulièrement accentuées sur "Don't look back in anger". Et pour ne rendre (presque) personne jaloux (pauvre Ringo!), Paul McCartney dans "She's electric". Titre très guilleret qui s'achève dans des chœurs empruntés à "With a little help from my friends" de Sergent Peppers! Les Fab Four, mais également le glamour. De Gary Glitter chez "Hello". Pensez à "Hello, hello I'm back again"! Et de Marc Bolan sur "Some might say". Une chanson qui flirte actuellement avec le faîte des charts, et pourrait devenir le single de l'année. Futur hit également, le "REMesque", presque byrdsien titre maître. Et en final "Champagne supernova", superbe composition qui s'ébroue nonchalamment, à l'instar des Stones Roses ou même des Charlatans, avant de s'élever dans un épilogue à l'intensité ‘philspectorienne’. Une œuvre coproduite par Noël Gallagher et Owen Morris, personnage qui avait déjà participé à la mise en forme du premier elpee. Pourquoi changer une équipe qui gagne? En tous cas les aficionados d'Oasis ne seront pas déçus!

 

Oasis

Definitely Maybe

Oasis est occupé de gagner la faveur de toute la jeunesse insulaire. Ils sont jeunes, beaux, ambitieux, impertinents. Et ont déjà hérité du pseudonyme Sex Beatles. Pourtant, dans leur musique, pas question de samplings, de sequencers ou de boîte à rythmes; mais une solution électrique conçue dans la plus pure tradition britannique. Nous vous avions annoncé la couleur lors de la sortie du single "Love Forever". "Definitely Maybe" répond tout à fait à notre attente. Onze hits potentiels qui scellent idéalement le point de rencontre entre la pop et le rock. Onze mélodies contagieuses, amphétaminées par la voix ‘rottenesque’, gémissante de Liam Gallagher et transcendées par les cordes de guitares crépitantes, acérées, soniques de son frère Noël. Onze chansons qui réverbèrent les échos les plus vulnérables des Fab Four, des Stones, Pistols, Smiths, T Rex, Mondays, Crazy Horse et puis surtout des Stone Roses, auxquels ils n'auront guère de difficultés à se substituer depuis que cet autre ensemble mancunien brille par son silence. Et n'imaginez surtout pas qu'Oasis risque de souffrir du même syndrome, puisque apparemment Liam compose comme il respire. Epatant!