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Papas Fritas

Pop Has Freed Us

C'est bien dommage, pour les Papas Fritas, d'en arriver à ce best of (18 titres, huit inédits, 3 clips). Parce qu'on espérait plutôt les voir sortir encore un album, et s'émerveiller devant ces petites cathédrales pop qui bâtirent leur réputation. Une réputation qui, malheureusement, n'a jamais débordé du cercle restreint des amateurs éclairés de pop rock lumineuse et fragile. Pourtant, à écouter ce best of, rien ne semblait prédire aux Papas Fritas une carrière si courte et erratique, étoiles filantes freinées dans leur trajectoire par un music business qui ne tolère que profit et efficacité à court terme. D'efficacité, Papas Fritas n'en manquait pourtant pas : Tony Goddess, Keith Gendel et Shivika Asthana possédaient ce talent si rare de savoir écrire la chanson pop parfaite, qui tenait en trois minutes et plaisait dès la première écoute. " Way You Walk ", " Passion Play ", " Holiday ", " Hey Hey You Say ", " Vertical Lives ",… Qui mieux que les Papas Fritas, en leur temps de déboires commerciaux, pouvaient aligner tels tubes certifiés or, en mixant adroitement les harmonies des Beach Boys (ces chœurs !), l'éclat féroce des Pixies et la tendresse nonchalante de Pavement ? Avec trois fois rien mais beaucoup d'amour et de délicatesse, Papas Fritas ont réussi là où beaucoup se sont cassés les dents : dans l'écriture pop ultime, jamais avare de mélodies limpides et de refrains qui enchantent. En prononçant correctement le nom du groupe, on a le titre de ce best of : " Pop Has Freed Us " (" La pop nous a libérés "), une expression qui résume bien le trio de Boston… Et nous convient bien aussi, tant qu'à faire.

Papas Fritas

Building and grounds

Les Papas Fritas reconnaissent pour influence majeure les Beach Boys et Burt Bacharach. C'est une évidence. Les Beatles et XTC également, c'est une référence. Le trio manifeste également d'évidentes affinités avec Stereolab. Côté feeling, cependant, pas rythmique. Le groupe préférant fonder la structure de ses chansons dans la chaleur de l'émotion pour obtenir une pop rafraîchissante, intemporelle, contagieuse. Une pop dont la limpidité et la tendresse des mélodies reposent sur des arrangements riches en subtilités. Une pop parfumée d'harmonies vocales raffinées, diaphanes, tour à tour conduites ou partagées par Tony Goddess et Shivika Ashtana. "Building and grounds" constitue leur troisième elpee, une œuvre beaucoup plus sophistiquée qu'" Helioself ", leur précédent opus. Un morceau de plastique dont nous avions dit le plus grand bien en 1997, et qui d'une manière totalement incompréhensible, était passé totalement inaperçu. Alors, ne commettez plus la même erreur, vous risqueriez de passer à côté d'un des albums de l'année....

 

Papas Fritas

Helioself

Il y a tellement de choses à raconter sur la musique de Papas Fritas que finalement on en oublierait presque l'essentiel. Son pouvoir rafraîchissant! Une musique dont l'harmonie, le rythme et la mélodie se conjuguent pour atteindre la pop parfaite. Psychédélisme circa " Magical mystery tour " des Beatles, minimalisme hypnotique propre à Stereolab, vivacité juvénile des B52's, enthousiasme sixtiesant des Beach Boys, fantaisie new wave de Spizz Energy sont des sources d'inspiration incontestables pour ce trio du Massachusetts. Il y en a d'autres, mais elles sont tellement nombreuses que les énumérer toutes deviendrait fastidieux. Et on en oublierait encore. Et en particulier lorsqu'on évoque leur deuxième album, " Heliosef ", dont le mixing a été réalisé dans les célèbres studios de Fort Apache par Paul Q Kolderie et Sean Slade (Hole, Dinosaur Jr, Buffalo Tom). Pas une surprise, mais une confirmation!