La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Pascal Pinon

Sundur

Écrit par

C’est en 2010 que les jumelles Ásthildur et Jófríður Ákadóttir ont entamé leur parcours discographique. A l’époque, les deux Islandaises n’avaient que 16 ans et leur premier album laissait déjà présager un avenir plus que radieux... Trois ans plus tard, elles embraient par « Twosomeness » et confirment tout le bien que l’on pensait d’elles.

« Sundur » se révèle déjà comme l’album de la maturité. Ce terme islandais se traduit par ‘éloigné mais ensemble’. Il synthétise assez bien les trois dernières années vécues par les jumelles. En effet, pour la première fois, elles ont été séparées. L’une d’entre elles est partie se perfectionner au piano, à Amsterdam, tandis que l’autre s’est embarquée pour une tournée, en compagnie de son groupe, Samaris. Ce troisième opus, enregistré entre Amsterdam et l’Islande, a reçu le concours de leur père, un musicien qui lui aussi, témoigne de ces années d’absence. Enfin, ce long playing est paru sur le label berlinois, dénicheur de talent islandais, Morr Music (Mùm, Sin Fang, …)

Alors qu’elles n’ont aujourd’hui que 22 ans, les deux sœurs sont parvenues à concocter un album parfaitement abouti. Onze plages sculptées dans une forme de folk/électronica empreinte d’une grande sérénité. Mais pour la circonstance, elles ont quasiment délaissé leur langue natale pour celle de Shakespeare. Les douces voix des deux jeunes filles se conjuguent à merveille. Le piano, la guitare acoustique ainsi que les différents éléments électroniques entretiennent ces pépites relaxantes, à travers lesquelles on peut imaginer les paysages immaculés de leur Islande natale. Une piste comme « Skammdegi » évoque à la fois CocoRosie et même leur compatriote Björk. Et l’instrumental « Spider Light » brille de mille feux.

Au fil du temps, les œuvres de Pascal Pinon sont de plus en plus raffinées. Pourvu qu’elles continuent d’emprunter une même voie, sans s’éloigner de ce bel ensemble…

 

Pascal Pinon

Twosomeness

Écrit par

Comptabilisant à peine 319 575 habitants, l’Islande exporte en moyenne une trentaine de groupes, sur toutes les scènes mondiales, chaque année. Autour des gros moteurs tels que Bjök, Sigur Rós, múm, Emiliana Torini…, l’île du Nord du Monde satellise une multitude de formations moins connues, dont la touche particulière participe à la magie naturelle propre aux pays scandinaves. Spécificité singulière, qu’on aime ou pas, indice d’un talent indéniable. Une féérie et une poésie uniques inspirées des paysages majestueux du Nord. Pour l’anecdote, 40% de la population islandaise se plait à croire aux elfes et aux fées. Ensuite, la nature exceptionnelle, les couleurs inédites des paysages semblent composer elles-mêmes des mélodies et créent des atmosphères uniques. Une communauté d’artistes solidaires qui collaborent régulièrement ensemble autour du génial fédérateur Jón Þór Birgisson (leader de Sigur Rós).

Pascal Pinon est un de ces artistes talentueux, moins exposé médiatiquement. A l’instar de Sóley, Ólof Arnalds, Seabear, Sin Fang, Ampop, Dead Skeletones, Gus Gus, Bang Gang and many more.

Parfois, des mélodies se conjuguent aux humeurs, aux émotions éprouvées lors de moments difficiles de la vie, suscitant des raz-de-marée émotionnels inattendus qui vous submergent littéralement. Une combinaison qui vous plonge au cœur même des profondeurs et vous guide, vous entraîne à travers les turbulences de sentiments confus. C’est alors que « Twosomeness » devient thérapie douce. Un instant suspendu aux lèvres du mystère où l’âme rejoint l’essentiel ; un instant qui efface les matins glacials et lézarde d’ajourés le ciel bitumineux. Moment précis où le soleil enfin peut darder ses rayons pour éclairer le monde de mélodies magiques et tendres.

Les voix splendides des sœurs jumelles Jófríður et Ásthildur décochent leurs armes les plus délicieuses pour peindre une atmosphère folktronica déstructurée et apaisante. Les bruits maladroits et sourds des bandes des machines et le doux bourdonnement du background renforcent une ambiance captivante et claustrophobe. Effet tout particulièrement palpable sur le délicieux « Evgeny Kissin » appuyé de ses chœurs choraux.

« Twosomeness » : un plaisir rare et beau.

  

Pascal Pinon

Pascal Pinon

Écrit par

L’Islande est un pays paradoxal. Alors que tout semble explosé sur cette île perdue au beau milieu de l’océan, que ce soit le système bancaire ou les volcans aux noms imprononçables, les citoyens continuent de dégager une sérénité inébranlable (NDLR : faut dire aussi qu’ils sont parvenus à prendre leur destin en main, en poussant à la nationalisation de leurs banques et en donnant un coup de balai dans leur gouvernement ; le tout sans que l’Europe n’en pipe mot, de peur de voir leurs structures néolibérales remises en cause).

Pasqual Pinon, était un artiste de cirque mexicain, dont la protubérance surplombant le crâne (un kyste ou une tumeur bénigne) lui conférait un physique de personnage à deux têtes. C’est d’ailleurs ainsi qu’il était surnommé. Pascal Pinon, c’est également le patronyme d’un quartet féminin islandais, dont l’âge oscille entre 14 et 16ans, drivé par deux sœurs jumelles, Jofridur et Asthildur. Et à l’instar de leurs compatriotes Mùm ou encore Sigúr Ros, leur musique, mélange de grâce et de quiétude, évolue au sein d’un univers propice à la mélancolie douce… Une solution sonore que la formation trame à l’aide d’une guitare acoustique, un clavier et des instruments plus insolites comme le xylophone ou le mélodica ; le tout nappé d’harmonies vocales empreintes de candeur et d’une grande pureté. Onze compos, tantôt allègres, tantôt languissantes, interprétées dans la langue autochtone. Des chansons que je n’avais jamais imaginées aussi douces et poétiques. En outre, la simplicité et l’innocence des mélodies font directement mouche. Vu leur âge, elles ont encore de belles années devant elles. Tant mieux pour nous. En espérant que leur folk atmosphérique s’enrichisse au fil du temps.