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Pat Metheny

La Pat’ d’un virtuose…

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Votre serviteur a vécu un grand moment, ce jeudi 4 juin, au 110 du Boulevard Anspach. S’y produisait le mythique guitariste Pat Metheny, soutenu pour la circonstance par The Unity Group, son backing band. Le public est venu assister en nombre à ce concert ; on peut d’ailleurs considérer que l'Ancienne Belgique est sold out. Pas de supporting act. Faut dire que le show va s’étaler sur trois heures. Partagé en trois parties, il va se focaliser sur les albums « The Unity Group », paru en 2012 et, « Kin », début de cette année ; et nous réserver des duos plutôt audacieux avec chacun de ses musiciens. Un spectacle organisé dans le cadre des VW Spring Sessions.

Patrick Bruce Metheny est né le 12 août 1954, à Lee's Summit, dans le Missouri, aux Etats-Unis. Guitariste de jazz, il se produit en concert, plus ou moins, deux cent fois par an. Le premier album de Pat Metheny est paru en 1976. Depuis, il en a publié une cinquantaine. Mais il a surtout acquis sa notoriété à travers ses multiples collaborations. Et notamment auprès de Herbie Hancock, Joni Mitchell, Chick Corea ainsi que David Bowie pour le tube « This Is Not America »…

Pat monte sur l’estrade. Et interprète en solo « Into The Dream/The Sound Of Water », en se servant d’une guitare à double manche. Apparemment, il s’agit d’une 18 cordes électro-acoustique. Et dès le départ, on est subjugué par sa maestria. On est entraîné dans un périple sonore empreint de douceur, au cours duquel le mélomane ferme les yeux pour mieux l’apprécier. Dès « Come And See », le Unity Group vient rejoindre Pat sur les planches. Un line up impliquant Ben Williams à la contrebasse et à la basse, Antonio Sanchez aux drums, Chris Potter au saxophone ainsi qu’à la flûte traversière et à bec ; sans oublier le multi-instrumentiste Giullio Carmassi. Que ce soit au buggle, à l’orgue ou à la trompette, ses interventions circonstancielles seront néanmoins remarquées. De ce premier volet d’une durée de 70 minutes, j’épinglerai « Roofdogs », « The Bat » et « James ».

Avant d’attaquer le second, Pat prend la parole et nous annonce qu’il sera consacré au long playing « Kin ». En fond de scène, on remarque la présence de six automates sortis tout droit du dix-neuvième siècle. Ces machines musicales sont pilotées électroniquement et elles sont destinées à enrichir la musique, pourtant déjà complexe de Metheny. Deux armoires recèlent des bouteilles de dimensions différentes. Elles ont également été remplies à des niveaux différents. Et vont servir de tuyaux d’orgue. Les autres automates contiennent des vibraphones aux mailloches qui bougent toutes seules, des clochettes, des cymbales ou encore des tambours. Outre le titre maître, « Rise Up », « Born » et « One Day » y sont interprétés, dans ce contexte.  

Le troisième volet est consacré aux duos. Pat et Ben pour « Bright Size Life », Pat et Chris pour « Bluesette » (NDR : soit dit en passant, un bel hommage rendu à Toots et à la Belgique), Pat et Giulio pour « Dream Of The Return » et enfin, Pat et Antonio pour « Go Get It ».

Ces exercices de style achevés, « Have Your Heard » nous invite à faire un bond d’un quart de siècle en arrière. Et pour cause, ce morceau date de 1989 ; c’est même un extrait de l’elpee « Letter From Home ». Pat casse une corde. Le temps de changer de gratte, et c’est reparti. Enfin, pas tout à fait, puisqu’il s’agit du dernier titre du concert. Pas trop le temps de gamberger, puisque 5 minutes plus tard, l’équipe au grand complet remonte sur le podium. Pour se frotter à « Are You Going With Me », une plage kilométrique qui figurait sur l’elpee « Off Ramp », gravé en 1982. Lors du second encore, Pat revient en solitaire. Armé uniquement de sa gratte, il va nous réserver un pot-pourri de ses succès « Phase Dance/Minuano(Six Eight)/As It Is/This Is Not America/Last train Home ».

A l’instar de Carlos Santana, Steve Vai, Eric Clapton, Marc Knopfler, Joe Satriani, Jeff Beck et Slash, Pat Metheny est une légende vivante de la guitare. Aussi, votre serviteur estimait qu’il était de son devoir d’être présent à ce spectacle. 180 minutes, c’est sans doute un peu long. Même si c’est un concert de jazz. Cependant, quand on assiste à celui de Metheny, ce n’est pas l’artiste qu’on regarde, mais ses doigts qui parcourent le manche de sa guitare. De ses guitares, qu’il change pratiquement après chaque morceau. C’est alors qu’on se rend compte de son immense talent. De sa virtuosité. Et que son statut de légende n’est pas usurpé.  

(Organisation Ancienne Belgique et Jazztronaut)

Pat Metheny

Day Trip

Écrit par

Huit déjà que Pat Metheny n’avait plus enregistré au sein d’un trio. Flanqué de Christian McBride à la basse et d’Antonio Sanchez à la batterie, le guitariste américain vient probablement de donner une indication à la nouvelle voie qu’il a l’intention de suivre, dans le futur. « Day Trip » nous invite à voyager à travers une Amérique née de l’imagination de Metheny. Un périple au cours duquel ce natif de Kansas City propage des ondes de guitares aux sonorités synthétiques ; des ondes empreintes de douceur (« Son Of Thirteen »), parfois comme pour expliquer que dans les campagnes américaines, la mélancolie prend le pas sur le rythme de la vie (« Let’s Move »), peut-être au cœur d’une grande ville, comme celle illustrée par la magnifique fresque reproduite sur la pochette. Si Pat se pose en leader naturel du combo, il laisse le soin à Christian McBride de tracer des lignes de basse fluides et décomplexées. Mais également à Antonio Sanchez de marteler ses peaux ou ses cymbales en toute liberté, pour lui concéder un espace d’expérimentation. Un concept qui ne peut se réaliser qu’entre de véritables complices, afin de conserver cet équilibre indispensable entre les différentes composantes de l’expression sonore. D’ailleurs, malgré cet espace réservé à l’impro, le trio –au sein duquel Pat se sent comme un poisson dans l’eau– est très susceptible de reproduire ce « Day Trip » en live.

Dans l’univers du jazz contemporain, Pat Metheny est considéré comme un maître. Cet opus est une nouvelle fois frappé de sa patte magique. Et tout au long de cet opus chargé d’émotions qui oscillent de la joie à la tristesse, il est au sommet de son art. 

Pat Metheny

Zero tolerance for silence

Pat Metheny est avant tout un guitariste de jazz. Jazz contemporain, avant-gardiste, progressif. Inclinations qui lui ont, par exemple, permis de travailler avec Ornette Coleman. Et si de temps à autre il se permet l'un ou l'autre flirt avec le rock ou la musique classique, ce n'est jamais par infidélité à sa passion, mais plutôt par goût de l'expérience. Guitariste à la technique irréprochable, Pat compte aujourd'hui dix-neuf albums en dix huit années de carrière. Une carte de visite plus que respectable pour un artiste né en 1954. Thurston Moore, de Sonic Youth le considère d'ailleurs pour un maître, et ce "Zero tolerance for silence" comme l'album le plus radical de cette décade. A cause des caractéristiques audacieuses, abrasives et imprévisibles, manifestées tout au long des cinq fragments qui composent l'opus... Maintenant, nous préférons vous prévenir charitablement, si vous n'êtes pas suffisamment réceptif aux formes les plus progressives du free jazz, vous risquez de décrocher au bout de cinq bonnes minutes...