La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Peggy Sue

Acrobats

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L’« Acrobats » de Peggy Sue démarre ses prouesses de manière assez impressionnante, non sans rappeler quelque peu un certain groupe répondant au nom de The Dø. Les mêmes mélodies envoûtantes, la même voix mystérieuse et sensuelle, des envolées menant à la toute puissance musicale tout à fait semblables… Bien que chacun joue sur un registre différent! De quoi se lécher les babines lors de ce début prometteur qu’est « Cut My Teeth ». Les morceaux suivants, bien qu’un peu moins juteux, continuent à nous faire déguster un agréable mélange de douceur, de folie, de légèreté. Quatre autres titres s’écoulent ainsi tranquillement, jusqu’à ce que débarque une énorme rupture inattendue, impromptue, insensée… Elle vient briser un univers qui s’installait petit à petit et dans lequel on commençait à se plaire. Ce méfait a un nom: « All We’ll Keep ». A partir de cet instant, c’est une vitre qui vole en éclats… Les morceaux partent dans tous les sens et il ne reste plus qu’à ramasser les débris. A vous de choisir si vous essayez de les recoller ou si vous vous en débarrassez pour éviter de vous faire mal. Perso, mieux vaut jeter le tout et juste garder le souvenir du temps où ce miroir trônait fièrement sur votre mur. Ce trio anglais (composé de deux filles aux guitares, électriques pour l’occasion, et au chant ainsi qu’un mec à la batterie) originaire de Brighton doit se demander ce qu’il veut et comprendre qu’il y a des choses qu’on ne peut mélanger. Parce qu’ils infligent à leur « Acrobats » une chute vertigineuse dont ils risquent d’avoir du mal à se remettre.

 

Peggy Sue

Fossils and Other Phantoms

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Afin d’appréhender Peggy Sue, il serait peut-être utile d’oser une petite comparaison. Avec le groupe The Dodos. Il existe, en effet, de nombreux points communs entre ces deux groupes. Tout d’abord, les deux formations se produisent en trio. Entièrement masculin pour The Dodos, au deux-tiers féminin chez Peggy Sue. Ensuite, ils relèvent tous les deux du label Wichita. Musicalement, leurs expressions sonores évoluent dans l’univers acoustique. Et leurs harmonies vocales sont particulièrement soignées. Enfin, lors des sessions d’enregistrement, les deux groupes ont bénéficié du concours de l’expérimenté John Ashew, à la mise en forme, même si Alex Newport (At The Drive-In / Two Gallants) est également venu apporter sa collaboration à la confection de « Fossils and Other Phantoms ».

Passons maintenant aux différences. Les musicos des Dodos ont grandi, sous les rayons du soleil, face à l’Océan Pacifique. Ceux de Peggy Sue se sont contentés de contempler les plaines britanniques du Sussex et les eaux brunâtres de la Manche. Et pour cause, ils sont issus de Brighton. Comme quoi, on peut venir d’environnements différents et afficher des sensibilités musicales fort proches…

Mais revenons à nos moutons. Ceux de Peggy Sue, en l’occurrence. Peggy Sue n’est pas une formation née de la dernière pluie. Avant de publier cet elpee, la formation avait d’ailleurs commis quelques maxis sous différents patronymes (Peggy Sue and The pirates et Peggy Sue and The Pictures). Le combo a également eu l’opportunité d’assurer le supporting act pour des groupes ou artistes comme Mumford & Song (NDR : Ben Lovett y avait apporté son concours), Kate Nash ou encore The Maccabees. Ce qui avait permis au band d’acquérir une certaine notoriété outre-Manche, mais également sur le Vieux Continent.

Le Peggy Sue nouveau implique les chanteuses/guitaristes (NDR : ce sont aussi des amies) Rosa Rex et Katy Klaw. Deux compositrices d’exception. Elles sont soutenues par le drummer Olly Joyce. Empreint de fraîcheur et minimaliste, leur folk est essentiellement tramé sur des guitares acoustiques. Ce qui n’empêche pas l’intervention circonstancielle d’autres instruments, comme l’accordéon ou le banjo. Mais c’est surtout la conjugaison subtile des voix féminines qui fait la différence (NDR : ces chœurs tout au long de « Careless Talk Costs Lives » !) Quant à leur lyrisme, il évoque tour à tour une version anglaise de Joana Newsom voire d’Alela Diane. Tradition british oblige ! Si l’ensemble de l’opus baigne dans la mélancolie, un morceau comme « Yo mama » (NDR : c’est le single) est un véritable rayon de soleil, au sein de l’œuvre. Caractérisé par ses rythmes caoutchouteux, il lorgne même carrément vers The Dodos (NDT : si, si !), tout en communiquant un enthousiasme contagieux.

Peggy Sue confirme donc tout le bien que l’on pensait de lui. Bien sûr, les mauvaises langues leur reprocheront d’explorer un filon déjà éprouvé. Mais pourquoi faire la fine bouche, lorsqu’on peut se faire plaisir. Et comme un concert vaut mieux qu’une longue chronique, pourquoi ne pas aller les applaudir à la Rotonde, ce 7 mai, dans le cadre des Nuits Botanique, avant que les Londoniens d’Archie Bronson Outfit, ne viennent déverser leurs décibels…