New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

Peter Gabriel

Peter Gabriel lunaire…

Écrit par

La deuxième pleine lune de 2023 s'est déroulée en ce début de semaine, l'occasion donc pour Peter Gabriel de publier un nouvel extrait de son futur album "i/o", intitulé "The Court (Dark-Side Mix)". Pour ce titre, Peter a été inspiré par le travail de NAMATI, dont la mission est de fournir aux gens du monde entier un accès à la justice qu'ils ne peuvent pas se permettre. ‘J'ai eu l'idée du refrain 'the court will rise', qui est devenu une forme libre, un texte impressionniste lié à la justice, mais il y a un sentiment d'urgence. Une grande partie de la vie est une lutte entre l'ordre et le chaos et, d'une certaine manière, la justice ou le système juridique est quelque chose que nous imposons pour essayer d'apporter un élément d'ordre au chaos. On en abuse souvent, c'est souvent injuste et discriminatoire, mais en même temps, c'est probablement un élément essentiel d'une société civilisée’. Le titre est accompagné d'une image de couverture représentant l'œuvre ‘The Burning of Lifting the Curse, 2022’ de l'artiste et sculpteur Tim Shaw.

"The Court (Dark-Side Mix)" est en écoute ici

 

 

Peter Gabriel

New blood

Écrit par

En 2010, je n’avais pas été trop emballé par “Scratch my back”, album sur lequel l’Archange se contentait de reprendre des compos de groupes ou d’artistes mythiques, mais aussi contemporains. Trop mou du genou, il m’avait même carrément pompé l’air. Gabriel avait donc prévu que ceux qu’il avait adaptés, l’adaptent à leur tour. En consacrant un opus à des covers de ses chansons. Mais le projet a capoté. Si bien que Peter a décidé de donner une suite personnelle. En reprenant les mêmes ingrédients ; c’est-à-dire sans guitare, sans batterie, mais à l’aide du même orchestre symphonique, le New Blood. Ce qui explique le titre de son long playing.

Et je dois avouer que je m’attendais au pire. Ben, non à mon grand étonnement, Peter est parvenu à faire prendre la mayonnaise, mais en reprenant ses propres compos. En outre, hormis l’une ou l’autre exception, il leur a donné une nouvelle dimension.

Mais attaquons-nous d’abord aux points faibles. Il y en a peu. « Mercy street », tout d’abord. Abordé dans l’esprit de « Scratch my back ». L’instrumental « The nest that sailed the sky ». Inutile ! Les plus de 4 minutes comptabilisées par “A quiet moment”, une piste consacrée au bruit produit par les flots d’une rivière qui couvre d’imperceptibles pépiements d’oiseaux. Cet interlude n’est d’ailleurs pas de ‘nature’ à soutenir la différence avec le célèbre « Cirrus mirror » du Floyd ni de préparer une conclusion digne du « Soleil vert », roman de science-fiction de Harry Harrison adapté en long métrage par Richard Fleischer, en 1973. Vous allez comprendre ensuite pourquoi, je me réfère à ce film. Enfin, sur « Don’t give up », la Suédoise Ann Brun a pris le relais de Kate Bush. Mais son gémissement terne ne permet pas au duo de décoller. On ne remplace pas impunément une voix d’exception…

Entrons maintenant dans le vif du sujet. Parce qu’enfin, sous la houlette du même Ben Foster, les 46 musiciens du New Blood (instruments à cordes et à vent, percus et tutti quanti, sous leur forme la plus ‘classique’) sont sortis de leur coquille. Et notamment sur des titres comme le somptueux et puissant « The rhythm of the heat ». On affronte le flux et le reflux des cordes, comme lors d’une tempête. Un mouvement qui balaie littéralement l’exquis « In your eyes ». Du mouvement et des variations, c’est ce que parvient à communiquer cet orchestre. Sur l’apocalyptique « Red rain », un morceau lustré, cuivré, dont la nouvelle mouture a emprunté des couleurs audacieuses, vivaces. En fait, on a parfois l’impression que les nouvelles versions, ont été conçues pour servir de musique de film. Mais un film d’action dramatique, épique, déchiré entre moments paisibles et périodes haletantes. « Darkness » en est certainement le plus bel exemple, une plage de mauvaise augure, menaçante, tout en contrastes. Tout comme « Intruder », capable de vous flanquer la chair de poule. Et dans ce domaine, John Metcalfe, à nouveau préposé à la mise en forme, parvient à faire la différence. Bon, ne passons quand même pas sous silence la superbe voix de Peter, qui ne se contente plus de chuchoter. Chaude, bouleversante, tantôt falsetto, tantôt éraillée, elle s’est adoucie avec le temps, mais se fond aussi plus facilement dans la solution sonore. Les interventions au piano sont peu fréquentes, mais très judicieuses. Pour les backing vocaux, l’Artiste a fait appel à sa fille, Melanie.

Deux titres sont également à épingler. Tout d’abord « Digging in the dirt ». Au départ funky, ce sont les cordes et les cuivres qui dictent les changements de rythme. Et puis, le bonus track, « Solsbury hill », très différent des autres pistes de l’elpee. Il est proposé sous une version enlevée, optimiste même, malgré ses lyrics mélancoliques, une piste balisée par un violon sautillant et un piano sonore. Du grand art !

 

Peter Gabriel

Scratch my back

Écrit par

Peter Gabriel a marqué la jeunesse de bon nombre de mes contemporains. Votre serviteur y compris. Sous sa houlette, il a écrit les plus belles pages de l’aventure de Genesis. Et de l’histoire du rock aussi. En quittant le navire, dès 1975, pour embrasser une carrière solo, il a aussi laissé le trio Collins/Rutherford/Banks exsangue de créativité, mais pas de rentabilité… L’Archange sort son premier elpee en 1977. Il est éponyme et contient le fabuleux « Solsbury hill ». Les disques se succèdent, et s’ils rencontrent un succès planétaire, ils sont aussi et surtout le reflet de son talent et de son imagination débordante. Outre sa discographie, ses concerts soulèvent toujours l’enthousiasme. Mais Peter ne se contente pas de son parcours artistique ; il s’engage également auprès de diverses associations humanitaires et puis se consacre à la popularisation de la world music, via son label Real World. Depuis 2002, année de sortie de son elpee ténébreux « Up », il avait mis la pédale douce, ne se manifestant qu’à l’occasion de l’une ou l’autre tournée. Le plus souvent pour défendre des valeurs sociales et humaines fondamentales. Comme la paix dans le monde, le respect des droits de l’homme, etc.

Après huit longues années d’attente, on était donc en droit d’attendre une autre merveille de la part du (aujourd’hui) sexagénaire. Première mauvaise nouvelle, ce disque ne recèle aucune nouvelle chanson. Rien que des reprises. Aussi bien d’artistes ou groupes mythiques (Bowie, Paul Simon, Talking Heads, Neil Young, etc.) que contemporains (Arcade Fire, Elbow, Radiohead, Bon Iver, etc.) Deuxième mauvaise nouvelle, toute instrumentation pop ou rock a été purement et simplement balayée. Pas de batterie, de guitare ou de basse. A la place un piano : celui de Tom Cawley. Et puis un orchestre symphonique : le London Scratch Orchestra. Le tout a été mis en forme par Bob Ezrin (producteur, entre autres de « The Wall » du Floyd) et a bénéficié des arrangements de John Metclafe (Durutti Column). Bref, un emballage somptueux, exceptionnel. Reste la voix de Gabriel. Rocailleuse, granuleuse, elle se contente cependant trop souvent de murmurer. Résultat des courses, l’ensemble manque cruellement de relief. Et au bout de quelques titres, soit on arrête les frais, soit on est envahi par une certaine forme de spleen. Et on s’em***** ferme ! Pourquoi avoir calqué ces exercices de style sur un même mode linéaire ? Un peu de folie, de rythme et d’exaltation aurait permis à cette œuvre de décoller… En grattant ( ?!?!) quatre ou cinq couches de vernis, les inconditionnels de l’artiste ont découvert une multitude de richesses cachées. Elles sont vraiment bien cachées alors… Reste à voir sur les planches. Là ou l’Archange peut donner une autre dimension à sa musique. A ces compos ! Visuelle, par exemple. Il est d’ailleurs parti en tournée, en compagnie d’un orchestre de 54 musiciens. Désolé Gab, mais ce n’est pas parce que t’as 60 balais, qu’il faut t’endormir sur tes lauriers… Ah oui, et pour que votre info soit complète, sachez que les artistes repris ici ont été invités à adapter une compo de Peter, versions destinées à figurer sur une compile qui sera intitulée « I’ll scratch yours », et dont la production sera à nouveau confiée à Bob Erzin. Pourvu qu’ils n’aient pas la mauvaise idée de les rendre trop ‘piano’…

Peter Gabriel

Up

Écrit par

Honnêtement, j'ai l'impression que l'Archange a dû traverser des moments très difficiles pour enregistrer une œuvre aussi sombre. Une sorte de concept album au cours duquel, sur plus de la moitié des morceaux, il pose des réflexions sur la séparation, la mort et la douleur qu'elle engendre ; même si régulièrement il laisse une place à l'espoir.

Hormis le récréatif et funkysant " The Barry Williams show ", réminiscence de " Sledgehammer ", on ne rigole pas beaucoup à l'écoute d'" Up ". Certaines plages ne manquent pourtant pas de mordant. Et je pense tout particulièrement à " Growing up " et à " More than this ", deux morceaux électro-tribaux. Le premier 'björkien', boosté par un groove de basse viscéral. Le second, truffé de samples. Ou encore du semi post industriel, semi atmosphérique, " Darkness ". Mais au fil de l'écoute, une profonde mélancolie commence à vous envahir ; le ton particulièrement intimiste et pessimiste des chansons accentuant cette impression. Depuis " Sky blue ", qui bénéficie pourtant du concours des choristes du Blind Boys of Alabama et surtout de l'omniprésence de Daniel Lanois ( percus, machines, guitare et bidouillages) à " The drop " (NDR : tout au long duquel il se la joue à la Peter Hammil, en accompagnant sa voix de son seul piano, avant de sauter dans le vide), en passant par la prière filmique (Ennio Morricone ?) " No way out ", l'éthéré, 'wyattien' " My head sounds like that " (falsetto, cuivres et mellotron y compris), et deux symphonies contemporaines, prog rock. Tout d'abord " I grieve ". Mais surtout " Signal to noise ". Une compo qu'il avait conçue et jouée 'live', en compagnie de Nusrat Fateh Ali Khan, mais également de Youssou N'Dour. NFAK participe à cette nouvelle mouture, mais également le London Session Orchestra. Sans oublier les percus de The Dohl Foundation. Le tout pour un fragment bouleversant de mélancolie. Beau à pleurer ! Comme d'hab, le Gab s'est entouré d'une pléiade de musiciens de studio, parmi lesquels on retrouve les incontournables Manu Katche, Tony Levin et David Rhodes. Mais faudra vraiment être un inconditionnel de Gabriel pour apprécier cette œuvre, car nonobstant l'intensité phénoménale qu'elle libère, elle n'est plus dans l'air du temps ; et surtout, elle m'a foutu le bourdon. Là dessus je m'en vais remettre Manu Chao dans mon lecteur Cd…

 

Peter Gabriel

Ovo

Écrit par

" Ovo " n'est pas le véritable nouvel album de Peter Gabriel, mais la bande sonore d'un spectacle en trois dimensions, dont il partage la paternité avec Mark Fischer, un personnage qui s'est illustré dans le passé en montant des projections visuelles, notamment pour U2 (le Zoo TV), le Floyd et les Stones. Bref, un artiste qui n'a pas peur d'affronter le gigantisme. Le fruit de ce projet, qui leur a pris deux longues années, est d'ailleurs proposé en semaine au ‘Millenium Dome’ de Londres, trois fois par jour. Et ce jusque la fin de l'année.

Gabriel s'est bien sûr surtout concentré sur la musique. Il s'est ainsi basé sur un concept passé-présent-futur, afin de la faire voyager dans le temps et dans l'espace. Depuis l'Ouest à l'Est, en passant par l'Afrique et l'Amérique du Sud. Depuis le folk celtique au rock, en passant par la pop et la techno. Ce qui explique pourquoi Peter ne chante que sur trois fragments, dont l'apothéose " Mad tomorrow ". Mais on sent en permanence, l'empreinte de l'Archange, même lorsque les parties vocales sont assurées par quelqu'un d'autre. Que ce soit Neneh Cherry, Ritchie Havens, Liz Fraser ou Paul Buchanan (de Blue Nile). La bande sonore a, en outre, reçu le renfort de grosses pointures pour assurer l'instrumentation ou opérer la mise en forme. Entre autres, Daniel Lanois, Ravi Shankar, l'Afro-Celt Sound System, Tony Levin, Manu Katche, etc. Une œuvre qui devrait permettre aux aficionados de l'ex Genesis de patienter jusque la sortie du nouvel et véritable opus, qui s'intitulera " Up ". Toujours en chantier, il ne devrait cependant pas sortir, au mieux, avant six mois, au pire avant deux ans...

 

Peter Gabriel

Secret World Live

Peter Gabriel s'est tellement investi, depuis quelques années, dans la ‘world music’, qu'il en est presque arrivé à négliger sa propre création. Les albums studio se font de plus en plus rares, alors que ses implications sur les œuvres des artistes de son label Real World se multiplient. Heureusement, lorsqu'il se produit ‘live’, ses élèves se mobilisent pour lui renvoyer l'ascenseur. Et quels élèves! Pensez donc, son groupe est aujourd'hui composé de Manu Katche aux drums, Jean-Claude Naimro aux claviers et de Paula Cole au chant. Sans oublier les fidèles Tony Levin à la basse et David Rhodes à la guitare. Question de conserver une structure de base rock. Parce que lors des concerts dispensés à Modène en Italie les 16 et 17 novembre 93, il avait reçu le concours de Shankar au violon et de Levon Minassian à la flûte. Ainsi que de Papa Wemba, Reddy Mela Amissi et Styno Mubi Matadi aux backing vocaux. Deux sets qui font l'objet de ce double CD ‘live’. Et si Peter s'est montré à la hauteur de son talent incommensurable de showman, il ne restait plus, pour le plaisir des oreilles, qu'à laisser remasteriser le tout par le célèbre Peter Walsh. Résultat des courses, cet opus épingle quinze titres ciselés à la perfection (NDR : parfois même un peu trop !), parmi lesquels vous retrouverez avec plaisir des classiques tels que "Come Talk To Me", "Red Rain", "Solsbury Hill", "Don't Give Up", "In Your Eyes", "Digging The Dirt" et l'incontournable "Sledgehammer". Il ne manque que l'image!