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Petula Clarck

Instinction

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Manifestement, pour l’instant la Cité du Doudou a le vent en poupe. Alors que Di Rupo vient d’être nommé Premier ministre, le duo montois Petula Clarck nous propose son second opus. Deux évènements qui n’ont aucun rapport, mais qui suscitent un certain intérêt. Voire un intérêt certain. Musiczine ne traitant pas de politique, nous nous concentrerons donc sur Petula Clarck.

Aucune crise identitaire chez Petula Clarck. Les deux enragés reprennent les affaires là où ils les avaient laissées il y a deux ans, lors de la sortie de l’excellent « Aye-Aye-Aye », un elpee qui leur avait permis de se faire connaître.

Dès le morceau d’ouverture, Petula Clarck prend le taureau par les cornes ou plutôt le dragon par la queue (comme tout bon Montois qui se respecte). La formule n’a pas changé. Quatorze morceaux chargés d’intensité et efficaces qui ne dépassent pas les deux minutes. Enfin, à l’exception de deux plages. Les riffs incisifs sont omniprésents. Les drums convulsifs et frénétiques. L’énergie est communicative. Et sans s’en rendre compte, les pieds battent la mesure, tandis que la tête suit le mouvement. Différence quand même, les cris sont moins présents… Autant dire que si vous ne parvenez pas à vous contrôler, dans le métro, les gens vous regardent de travers. D’ailleurs, j’aspire à assister à un de leurs sets, afin de pouvoir gesticuler, en toute tranquillité.

Bref, si chez Petula Clarck, le style est de mieux en mieux maîtrisé, il serait peut-être souhaitable que le groupe commence à se remettre en question. Afin de ne pas épuiser le filon jusqu’à le rendre stérile. Et ainsi nous réserver de futures et bonnes surprises…

 

Petula Clarck

Aye-Aye-Aye

Écrit par

Ne pas confondre Petula Clarck et Petula Clark, actrice et chanteuse britannique de variétés ayant rencontré un énorme succès à travers le monde, mais surtout en France et en Grande Bretagne, entre 1949 et 1970 (NDR : son plus gros tube, « Downtown », avait fait un carton en 1965 !). C’est vrai que la similitude orthographique est flagrante ; mais la différence musicale l’est tout autant. Attention, la surprise pourrait être fatale !

Petula Clarck (avec un ‘c’ donc) est un duo montois pratiquant un post punk particulièrement prisé au sein de cette mouvance. « Aye-Aye-Aye » constitue leur premier elpee. Il est découpé en 20 morceaux étalés en moins de trente minutes ; d’ailleurs, seuls cinq titres dépassent les cent-vingt secondes. La formule est rituelle : une guitare fortement électrisée s’épuise sous les coups de butoir des drums déchaînés. Pas question ici de timbre tout en finesse cher à la cantatrice british. Non, hormis quelques rares bribes de chant, les vocaux sont réduits à des onomatopées vociférées, comme chez le Singe Blanc. Rapidité et puissance sont les deux mots clés pour décrire la musique de Petula Clarck. Une exception qui confirme la règle : « Coyote ». En ralentissant quelque peu le tempo, l’auditeur a ainsi le temps de reprendre son souffle, avant de repartir à l’assaut. Idéal pour se réveiller. Imparable en live. Les deux Montois n’en demandent pas plus et nous non plus, soit dit en passant. Certes l’expression sonore du tandem ne va pas révolutionner le genre. Mais pourquoi changer une formule qui a fait ses preuves ? Les amateurs adopteront Petula Clarck, les autres passeront leur chemin. Et puis soyons franc, un sentiment de satisfaction m’envahit toujours lorsqu’un groupe belge affiche un tel potentiel.