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Plaid

Le rétro-futurisme de Plaid…

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Plaid sortira son nouvel album le 11 novembre 2022. Depuis la fin des années 80, il est considéré comme une des pierres angulaires de la musique électronique expérimentale.

Outre ses projets The Black Dog et Balil, sans oublier sa contribution apportée à Björk, Plaid a beaucoup tourné et opéré des collaborations depuis sa formation, en 1991. Et récemment, en compagnie du BBC Concert Orchestra. Le tandem a écrit pour des jeux vidéo et composé la musique de plusieurs longs métrages, dont "Tekkon Kinkreet", qui a reçu le prix de l'Académie japonaise de l'animation de l'année.

Ce nouvel opus s’intitulera "Feorm Falorx". À l'aube de leur 30ème année chez Warp, Ed Handley et Andy Turner sont encore parvenus à se hisser à la pointe de la technologie, tout en proposant un son chaleureux, humain et nostalgique ; une sorte de high-tech-rétro-futuriste.

En attendant, il nous propose son premier single, "C.A.", et il est disponible sous forme de clip, ici

 

 

Plaid

Scintilli

Écrit par

Plaid est un duo réunissant Andy Turner et Ed Hanley, militant autrefois sous le patronyme de The Black Dog. Le groupe, mine de rien, compte déjà 20 années d’existence, et « Scintilli » constitue son nouvel opus.

Instrumental, le morceau d’ouverture introduit intelligemment et subtilement l’œuvre, caractérisée par sa sensibilité féminine et ses sonorités cristallines. Mais au fil de l’écoute de cet elpee, c’est la déception qui finit par nous envahir. Pas que le disque soit de mauvaise facture, mais il est un peu trop paisible. Ne prend aucun risque. Trop sur la réserve. Mou du genou, il ne décolle qu’en de trop rares occasions.

En opérant un tri au sein du tracklisting, on épinglera « Unbank », qui est une véritable perle, au cours de laquelle le tandem envoie l'artillerie lourde. Et puis « Upgrade », dont les arrangements électro-synthétiques nous propulsent directement la tête dans les étoiles. A contrario, plus que dispensable, « Eye Robot » est sevré de mélodie. Il faut alors attendre le dernier morceau, judicieusement intitulé « At Last », pour enfin ouvrir de nouvelles perspectives. Quoiqu’atmosphérique, il est dynamisé par ses brisures de rythmes et se révèle, au final, renversant. Dommage que tout l’album ne soit pas de cette trempe ; Plaid aurait alors pu donner une nouvelle dimension à l’électronica…

 

Plaid & Bob Jaroc

Greedy Baby

De Lemon Jelly à Pan American, de plus en plus d’artistes offrent en bonus de leurs disques, des DVDs d’illustration : on peut ainsi regarder la musique ou écouter des films, l’ambition revendiquée étant de créer chez l’auditeur/spectateur cette sensation de synesthésie qui se doit de le plonger dans un état de transe proche de l’épilepsie. Evidemment, la plupart du temps, c’est peine perdue. Que l’artiste vidéo Bob Jaroc et les deux Plaid aient collaboré de manière étroite, les images de l’un inspirant la musique des autres (et vice et versa), c’est une chose. Qu’ils pensent avoir ainsi atteint le choc audiovisuel tant espéré, c’en est une autre. D’autant que la bande sonore évoque ici l’électronica des années 90, bref un pot-pourri peu convaincant de ce qu’Autechre, The Black Dog (forcément…) et Orbital faisaient il y a belle lurette. « I Citizen The Loathsome » rappelle ainsi le « The Box » des frères Hartnoll, et « The Launching of Big Face » les débuts ambient de Sean Booth et de Rob Brown. Ailleurs on parle acid (« Super Positions »), électro-polka (« The Return of Super Barrio ») et bleeps ‘warpiens’ qui sentent le réchauffé. L’image en plus ne change rien à la donne : chez Plaid tout est affaire de nostalgie, qui rime avec ennui.

Plaid

Spokes

Un nouvel album de Plaid est toujours une bonne nouvelle : depuis " Not For Threes " en 97, il faut bien avouer qu'Ed Handley et Andy Turner, ex-Black Dog, ne nous ont jamais vraiment déçus. Leur electronica replète vieillit plutôt bien, et il n'est pas rare d'y retourner avec délectation, malgré le temps qui passe, les genres qui s'affadissent et les technologies qui se compliquent. Cette fois pourtant, l'électro de Plaid se pare de couleurs moins chatoyantes et chaleureuses, comme si le duo s'était réveillé la tête endolorie après une nuit agitée à compter les bleeps comme autant de moutons synthétiques. Si " Spokes " débute par une berceuse (le raffiné " Even Spring ", qui rappelle le dernier Leila), il se montre ensuite moins docile à l'écoute : " Upona ", pleins de click'n'cuts en pleine déroute, évoque ainsi davantage les productions de Rephlex que les atmosphères chaleureuses de " Double Figure "… Sont toujours familières ces nappes savoureuses et ces beats un peu kitsch (l'intro japonisante de " B Born Droid "), mais au-dessus planent de gros nuages gorgés de pluie, qui annoncent le déluge. Pour le prochain album de Plaid, il faudra sans doute troquer sa couverture pour un parapluie et des bottes… Après tout, ça n'a guère d'importance : même tout mouillé, on bravera la tempête. La qualité vaut bien ce genre de compromis.

Plaid

Electronica pour rire

Écrit par

Pour enregistrer "Rest Proof Clockwork", le duo britannique explique avoir concocté une sorte de ‘funky music pour gamins’. Electronique, chaud, accessible, traditionnel dans un certain sens et non dépourvu d'humour, ce disque a même failli emprunter une orientation plus clubby. Ed Handley et Andy Turner sont étonnés que ce phénomène ne se soit pas produit. C'est qu'ils adorent les surprises dans le travail!

Ce nouvel album porte-t-il la griffe ‘Warp’, d'après toi?

Ed Handley : je n'irais pas jusqu'à le prétendre. Nous aimons certains artistes qui ont signé sur Warp et nous nous tenons au courant de leurs travaux. Certains nous ressemblent peut-être un peu plus que d'autres ; mais en général, chaque signature sur Warp a son identité propre. Dès lors, ce disque n'est pas identifiable immédiatement comme un album Warp ; je ne crois pas.

Votre griffe, c'est quoi alors? L'expérimentation?

Hum, pas vraiment. Je crois que ce domaine est plutôt exploré par des gens comme Autechre ou Squarepusher. Nous sommes plus traditionnels dans pas mal de domaines. Par exemple, nous utilisons de bons vieux synthés pour développer des harmonies et des mélodies.

Vous êtes plutôt des compositeurs?

Oui, même si ce terme peut véhiculer un sens un peu pompeux, nous sommes des compositeurs. En fait, nous ne sommes pas de super instrumentistes. Sur cet album, nous avons d'ailleurs travaillé en compagnie de vocalistes, d’un guitariste, un bassiste, un percussionniste et des dj's. Nous sommes aussi déjà occupés de bosser sur de nouveaux morceaux avec un type qui fait du rap et de la poésie. Il sera probablement sur le prochain album. Mais c'est normal : puisque nous faisons pratiquement tout nous-mêmes, nous ne manions pas un instrument mieux qu'un autre.

Premières fois

La première fois qu'Ed et toi vous vous êtes croisés...

Andy Turner : c'était à l'école, dans l'est de l'Angleterre. Quand nous étions ados, nous écoutions les premiers disques de hip hop. C'est aussi sur la scène hip hop que nous effectué nos premiers pas. C'est ainsi que j'ai vraiment connu Ed. De là, nous nous sommes intéressés à une certaine soul, au funk et au jazz. C'est peut-être la raison pour laquelle aujourd'hui, nous sommes très ouverts à tant de genres différents.

Avant de vous cacher sous Plaid, un pseudo avec lequel vous avez notamment épaulé Björk lors d'une tournée, vous étiez les deux tiers de Black Dog...

Nous avons produit des disques pendant 6 ou 7 ans sous ce nom. Nous avons enregistré 4 albums, réalisé pas mal de remixes et quelques Ep's. Il y a trois ou quatre ans, nous nous sommes séparés de Ken Downie qui a continué sous ce nom et a même sorti un album, je crois, intitulé "Music For Adverts And Short Films". Nous ne partagions plus la même conception de l'évolution musicale du projet. Au départ, Ed et moi voulions que le patronyme disparaisse aussi ; mais après mûre réflexion, nous ne nous sommes plus opposés à la poursuite de l’aventure Black Dog, menée par Ken…

Vous expliquez ne pas collectionner les disques ; d'où vous viennent vos influences dans ce cas ou du moins votre inspiration?

C'est vrai, comme nous ne faisons plus des masses de ‘dj'ing,’ nous n'achetons pas des tonnes de disques. Notre inspiration vient dès lors des situations que nous vivons dans la vie de tous les jours. Manifestement, notre musique est plus issue d'émotions que d'autres styles de musique que nous aurions voulu adapter à notre sauce. Bien sûr, ces influences sont présentes, mais nous ne sommes des émules de personne.

Comment en êtes-vous arrivés à ce ‘funk pour gamins’?

A l'origine, nous pratiquions la musique comme hobby. J'étais dj et Ed écrivait déjà un peu, à partir de beats hip hop. Quand nous avons commencé ensemble, nous nous intéressions à pas mal de styles, sur la scène britannique et sur celle de Detroit. Mais la musique électronique nous semblait manquer cruellement de mélodies. Tout était fort basé sur les éléments rythmiques. L'acid, les raves... C’est ce qui nous a poussé à opter pour cette direction…

Vous travaillez toujours en duo?

Nous travaillons souvent séparément, en fait. J'imagine que c'est le cas pour nombre de formations électroniques. Notre studio commun est articulé autour d'un gros ordinateur ; dès lors, on ne peut pas vraiment y travailler à deux en même temps. Certains titres sont le fruit de collaborations, d'autres sont le résultat d'idées développées séparément. Chacun dispose de son matériel, ce qui nous facilite le boulot. Et puis, on peut plus facilement se laisser aller à la fantaisie ; quand on collabore, il y a toujours des compromis à faire...

Et après?

Déjà une idée du prochain album?

Andy Turner : Il devrait comprendre du matériel audio-visuel. Nous travaillons aussi sur des animations et l'idée est de sortir un Dvd par exemple.

Vous n'enregistrerez donc jamais de dance ?

Nous avons vaguement essayé, mais c'est vraiment pas notre truc. Quand nous optons pour une orientation précise, systématiquement, on emprunte la tangente. C'est assez difficile à faire d'une part, et ça mène rarement à la musique la plus originale ensuite.

Vos sets ne sont donc pas particulièrement dansants!

Parfois quand nous jouons live, nos sets plus abstraits provoquent un peu de confusion dans l'esprit des gens. C'est compréhensible, d'autant que nous en avons déjà joués en club. Actuellement, nous sommes très attentifs aux endroits où nous nous produisons, et nous adaptons notre setlist en conséquence.

Vous l'emmèneriez où, votre musique?

Sur un site ensoleillé, genre une île des Caraïbes. Dans un endroit pas trop peuplé... Avec du soleil en tout cas. Nous attendons toujours qu'on nous propose un gig dans un coin comme celui-là. En Jamaïque par exemple ou à la Barbade, mais nous n'avons pas encore eu cette chance...

(Article paru dans le n° 75 du magazine Mofo d’août 99).