Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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PoiL

Sus

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Non content d’avoir le sens de l’humour, ce trio lyonnais semble vouloir cultiver l’équivoque. Et il n’en est pas à son coup d’essai. Il a ainsi adopté pour patronyme PoiL, mais également baptisé son cinquième opus, « Sus ». Les elpees « Dins O Cuol », paru en 2011, et « Brossaklitt », en 2014, ont d’ailleurs certainement dû susciter une même polémique. De quoi bien faire rire les membres du groupe dans leur barbe…

Néo prog, excentrique et expérimentale, la musique de ce groupe lyonnais agrège une multitude de styles qui oscillent du math rock à l’électro, en passant par la noisy, le punk, le metal, l’avant-garde (Stockhausen ?), le jazz (Herbie Hancock ?), la prog (NDR : ce moog attaqué à la manière de Keith Emerson !) et la liste est loin d’être exhaustive ; le tout abordé dans l’esprit de feu Frank Zappa. Souligné religieusement par des chants polyphoniques occitans, ses textes sont inspirés par la poésie de Max Rouquette et Théodore Aubanel, vocaux qui font souvent penser au langage ‘Zeuhl’, pratiqué par Magma. Truffé de breaks, arythmique, quand elle n’est pas frénétique, l’expression sonore est à la fois nerveuse et terriblement complexe. Réunissant cinq titres, dont deux plages qui dépassent les 12’, l’album est partagé en deux volets de 20 minutes, comme un vinyle, « Luseta » nous réservant trois premiers morceaux, et « Lou Libre De L’Amour », les deux derniers. Si vous n’êtes pas réceptif à ce type de musique, vous risquez de vous arracher les cheveux. A moins que vous n’ayez la boule à zéro… ce qui n’est pas le cas des trois musiciens, on vous le confirme…

Spoil Engine

Stormsleeper

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Spoil Engine, c’est la rencontre bienheureuse de pays voisins comme la Belgique et les Pays-Bas. Une vieille histoire d’amour entre ces deux terres où on se tire parfois la tête, mais où on finit toujours par quand même s’aimer. Mais c’est aussi, dans le cas présent, une rencontre qui a permis la création d’une alchimie particulièrement réussie en mélangeant du Thrash et du Groove, le tout lié à la sauce mélodique. Une rencontre fortuite qui n’en est plus à ses premiers balbutiements, vu que quintet à la bi-nationalité roule sa bosse depuis 13 ans, que ce soit en salles autant ou en festivals. Etiquetés comme premiers Belges à avoir été signés par Roadrunner (mais à présent chez Arising Empire et Nuclear Blast), les artistes reviennent à l’avant-plan en publiant un quatrième LP studio, intitulé « Stormsleeper ». Un nouvel opus qui n’en n’est pas tout à fait nouveau. En effet, récoltant un succès plutôt conséquent, ces derniers temps, au Benelux, le band a décidé de rééditer un précédent Ep du même nom, sorti il y a deux ans, en le boostant de quelques nouveaux morceaux afin de le transformer en véritable album… 

Mais entrons à présent dans le gras de la bête cybernétique… Pas de doute possible : dès les premiers morceaux, il apparaît que le groupe est assez fortement influencé par les Suédois d’Arch Enemy. Une inspiration dans le bon sens du terme, vu que les artistes en ont ici prélevé quelques facettes intéressantes –la hargne du chant féminin, la puissance directe des compos tout en les doublant de nappes mélodiques– mais en les refaçonnant à la sauce belgo-néerlandaise. Après une entrée en matière plus qu’honorable (« Disconnect »), nourrie de samples electros et de charmants ‘fuck you’, « Silence We Fall » révèle Iris Goessens sous un autre aspect que celui de la gueulante en registre vocal ; et pour cause, il possède, en outre, un chant clair très intéressant et tout aussi puissant. Mais le clou du long playing est atteint par le titre maître. Le rythme est soutenu. Mélodique et épique, il monte progressivement en puissance, alors que Matthijs Quaars anéantit tout sur son passage, par son drumming. En une composition, Spoil Engine déploie sa palette de savoir-faire, pour le plus grand plaisir auditif.

En un peu de moins de quarante-cinq minutes, les musiciens de Spoil Engine parviennent à expulser un bon moment de Metal pur jus, où on ne se lasse pas et qui, au fur et à mesure des écoutes, nous aspire dans leur univers aux relents futuristes. Finalement, il n’est pas étonnant que la formation ait été signée chez Arising Empire, un label lancé par des responsables de Nuclear Blast et People Like You, destiné à lancer de jeunes nouveaux groupes de Rock et de Metal aux sonorités hybrides. Bien expert(e) sera en effet celui ou celle qui parviendrait à déterminer dans quelle branche métallique évolue le groupe… Et franchement, c’est tant mieux !

 

Spoil Engine

The Art Of Imperfection

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En Belgique, la scène métal est d’une richesse qui n’a rien à envier au reste de l’Europe, voire du globe. Ces groupes y sont connus et suivis depuis des années. Length Of Time, Do Or Die, Arkangel, Surge Of Fury, les prometteurs Spitdown, Dawnbreath, Closure ou les incontournables Channel Zero sont aussi talentueux que les ténors mondiaux du genre, même s’ils n’ont pas leur notoriété internationale. D’ailleurs, dès qu’on passe la frontière, ils sont en général inconnus au bataillon. Certes, la règle connaît quelques exceptions ; notamment Leng Tche, Aborted ou l’immense Dirk Verbeuren, batteur (entre autres) de Soilwork. Difficile d’expliquer cette situation, mais Spoil Engine semble disposer de toutes les armes pour devenir un fier représentant du metal noir-jaune-rouge. A commencer par la qualité de la musique qu’il pratique : un thrash moderne, hybride, intelligent et sans concession. On pourrait d’ailleurs facilement le comparer à Soilwork, et c’est vrai qu’il partage avec les Suédois le don des lignes de chant clair inspirées et bien placées. En outre, la production remplit en tous points le cahier des charges de la scène de Göteborg. Mais « The Art Of Imperfection » va au-delà de ces considérations. Le chant hargneux lorgne méchamment du côté hardcore de la force (« Thalidomide »). On pense parfois à Danny de Deviate (« Nerve Cell », « Castles ») voire à Agnostic Front. Les lignes de chant clair sont variées, inspirées, naturelles, et ne tombent jamais dans la facilité du refrain fédérateur. La construction progressive et complexe des morceaux évoque parfois les géniaux Anglais de Sylosis. Au final, le groupe ne cède à aucune mode, ne singe personne, possède un son propre, et contredit avec plaisir le titre de son album, auquel il est difficile d’émettre le moindre reproche...