La terre fissurée de Daffo

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Poni Hoax

We Are The Bankers (Ep)

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‘Nous sommes les banquiers’ clament fièrement les membres de Poni Hoax ! Une bonne dose d’humour féroce et de cynisme salvateur en ces temps de crise financière, ne fait de tort à personne (NDR : quoique !) Deux ans après la sortie de leur deuxième album, « Images Of Sigrid », les Parisiens nous proposent un single dansant, voire disco. Une compo toutes basses dehors, aussi efficace que « Budapest » et « Antibodies ». ‘C’est un titre pour les boîtes de nuit, une sorte de rébellion positive contre tous ces bâtards avides d’argent’ résume à merveille Nicolas Kerr, le leader du groupe. Un esprit punk dans une enveloppe pop en quelque sorte…

Sur cet Ep, figurent également quatre remixes de ce « We Are The Bankers ». Depuis l’électro-jazz du Finlandais Renaissance Man à la pop/house mystérieuse de The Living Islands en passant par la version plus ‘sale’ des Bruxellois de Mustang, ces plages nous offrent un bel avant-goût du futur opus de Poni Hoax.

Poni Hoax

Images Of Sigrid

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« Images Of Sigrid » constitue le deuxième album des Parisiens de Poni Hoax. Oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, sous l’excellent accent et le parfum résolument américain, le combo débarque de Barbes, plutôt paradis du rap que de l’indie. Sous les coups de butoir de la rythmique qui s’emballe au fur et à mesure, les 5 gaillards fréquentent des sons aussi familiers que difficiles d’approche. Traduisez : il en faut plus à Poni Hoax pour se laisser piéger par les styles établis. D’ailleurs chez cette formation, les touches rock/electro/cold wave voire même disco ont la vie dure ; en outre, il serait ardu de leur attribuer un style bien précis. Cette envie de détourner des ambiances agréables en scènes percutantes dérange. C’est indéniablement le fer de lance du groupe. Assis sur la tombe de Ian Curtis, Nicolas Ker dégaine son stylo pour écrire les textes. Même que le chanteur s’est sans doute fait un shoot avec l’âme qui se dégageait de la sépulture. Noires comme la new-wave, explosives comme le disco, puissantes comme le rock, les 13 plages de cet opus se consomment en 72 minutes. Elles ne cessent de percuter tout en parvenant à nous enflammer jusqu’à nous immoler à l’aide de notre propre conformisme. Vu son éclectisme, l’opus peut revendiquer une intemporalité. L’association improbable de tous ces genres ne crée pas un capharnaüm auditif, il retrace juste des anciens plans, pour les mettre au goût du jour. « Images Of Sigrid » est un très bon album, même si plusieurs écoutes sont nécessaires pour le décoder. Recommandé donc aux mélomanes à l’esprit curieux et patient.