Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Porcupine Tree

Deadwing

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Bien que distribué par une Major, Porcupine Tree ne renonce en rien à sa liberté créatrice. Cet album en est une grandiose démonstration. On pourrait un peu parler de repli sur soi-même, puisque le groupe se lance à nouveau dans de longs développements volontiers psychédéliques peu propices à une diffusion radiophonique. Les plus vieux fans du groupe y trouveront donc leur compte. Mais sans que les admirateurs de la dernière heure n'aient à se sentir lésés pour autant. Car la bande à Wilson a l'art de brasser ses propres pulsions créatrices tout en enrichissant son propos d'ingrédients hérités de différentes collaborations et parfaitement ajustés au background du combo. Composante métal, chansons naïves et flottements ‘space’ contribuent à l'édifice. Sinon, que dire encore d'un groupe qui, peu à peu, devient une référence incontournable pour tant de nouveaux venus, voire de plus anciens en maturation. Tout est parfait, évident, fluide, ensorcelant, séduisant, magique,… Cet album, qui comptera parmi les meilleurs d'une discographie jusqu'ici sans faille, est en toute simplicité un des incontournables de l'année. Si vous connaissez le groupe, vous le savez déjà. Sinon, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Porcupine Tree

In absentia

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" In absentia " constitue le premier album distribué par une grosse boîte (Atlantic) pour Porcupine Tree. Et heureusement, il est sans concession. Digne et brillant successeur de 'Lightbulb Sun', cet opus propose les mêmes arguments : mariages saugrenus mais féconds, transitions improbables mais tout aussi imparables, digressions dépaysantes ou ludiques, audaces volontiers espiègles, enthousiasme pop rafraîchissant mais décalé et ambiances aériennes, féeriques et curatives. Jusqu'ici, il n'y eut guère que XTC pour se montrer aussi original et aventureux sans renier l'héritage pop des Beatles. Mais là où XTC pond de 'l 'intéressant' à tour de bras, Porcupine Tree a cette capacité jamais prise en défaut pour créer des morceaux, certes riches et inventifs, mais aussi et surtout beaux et immédiats. La voix de Steve Wilson, fragile et vaporeuse, ainsi que les développements expérimentaux, nous emmènent souvent dans cet univers ouaté et planant, orphelin du grand Floyd. La guitare sèche, très présente, dessine parfois des paysages très bucoliques. Les guitares grasses plus métal et la rythmique aux accents souvent jazz-rock offrent des séquences d'une énergie savoureuse et ébouriffante. Et les harmonies vocales trahissent leur héritage Beatles/Beach Boys. Quoique 'Lips of Ashes', nous bal(l)ade plutôt du côté des étendues chères à Crosby, Stills, Nash and Young. Pourtant, Porcupine Tree est loin de générer la nostalgie, tant son propos est personnel et résolument moderne. La production (en progrès) et l'abondance de trouvailles sonores sont autant de sceaux qui valident le passeport du groupe pour le XXIe siècle, qu'on leur souhaite fructueux. Les fans de prog typé devront se faire une raison : les longs et lents développements dont le groupe nous gratifia jadis sont ici à nouveau absents. Mais cet opus est un vrai bonheur ! Porcupine Tree est devenu l'ambassadeur du prog sous sa facette la plus pop. Et cette métamorphose a été possible, parce que le groupe possède un talent immense…

 

Porcupine Tree

Signify

Ce disque, constitue déjà le quatrième album de cette formation insulaire, au sein de laquelle on retrouve l'ex-claviériste de Japan, Richard Barbieri. Porcupine Tree tente de renouer avec un style musical tombé en désuétude depuis la fin des seventies. Mais il opère cette démarche avec un esprit et des moyens techniques totalement contemporains. En fait, ce quatuor atteint, à l'instar d'Ozric Tentacles, une nouvelle forme de psychédélisme, sans avoir nécessairement recours à la formule basique qui provoque ce phénomène. Sur cet album, il puise, par exemple, à la fois dans la Canterbury school de Caravan, et le syndrome conceptuel floydien circa "Wish you were here", tout en accordant un soin particulier aux arrangements. Pensez un peu à ce qu'Harold Budd est capable de faire à ce niveau, mais en même temps aux moyens technologiques sophistiqués dont disposait Todd Rundgren pour ses expérimentations interactives. Un album, dont les envolées atmosphériques semblent avoir été héritées du célèbre Gong, à l'époque où Daevid Allen et Steve Hillage faisaient encore bon ménage...