Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Prefuse 73

Everything She Touched Turned Ampexian

Écrit par

Guillermo Scott Herren aka Prefuse 73 est un producteur newyorkais particulièrement prolifique. Chez Warp, il est certainement celui qui affiche la discographie la plus impressionnante. Pourtant, depuis quelque temps, il faut reconnaître qu’il était en manque d’inspiration. Et ses dernières productions en sont la plus belle démonstration. Prefuse 73 est incontestablement un projet original. Parfois même parfois génial. Mais sur la longueur, il peut se révéler, pour le mélomane lambda, uniforme.

Le bidouilleur semble enfin avoir retrouvé sa patte magique en concoctant cet « Everything She Touched Turned Ampexian ». Tout d’abord, son septième opus studio est habillé d’une pochette au graphisme de bon goût. En outre, il est riche et savoureusement décalé. Il serait d’ailleurs dommage de passer à côté de cette œuvre découpée en 29 titres ! Pas de panique, la longueur n’influe pas négativement sur le contenu. Les compos sont en général ingénieuses, habiles, vivifiantes, efficaces, percutantes et surtout novatrices. Boucles et harmonies supplantent même les distorsions. Prefuse 73 semble avoir mis sa phase expérimentale pompeuse au placard. Pourvu que ça dure…

Prefuse 73

Extinguished : Outtakes - Alternate Takes and Beats From ‘One Word Extinguisher’

Quelques mois seulement après la sortie de " One Word Extinguisher ", Scott Herren est de retour. On le savait un peu maniaque : le voilà qui pousse le vice jusqu'à nous proposer une version " alternative " de son dernier album, déjà un fameux bric-à-brac d'électro, de hip hop et de funk malades. Mais après tout, rien de plus normal, puisque les collages et la déstructuration se révèlent les moteurs dynamiques de ses méthodes de composition. Sa musique, sans cesse mouvante, ne pouvait donc que se plier à ce genre d'exercice. Au menu, des beats déjà entendus, d'autres pas, auxquels s'ajoutent des extraits radiophoniques, divers cut up et électrochocs qui empêche tout radotage. Du " work in progress ", pourrait-on dire, tant Scott Herren est obnubilé par l'idée de recréation, de recyclage, de mise en perspective, de détournement, d'accident. Et la bonne musique, comme chacun sait, naît toujours de l'inattendu.

Prefuse 73

One Word Extinguisher

Scott Herren aime brouiller les pistes : après ses projets post-rock et purement électro (Savath + Savalas et Delarosa + Asora), voilà qu'il nous revient avec un deuxième album de Prefuse 73, son patronyme hip hop. Mais du hip hop hautement radioactif, qui aurait été victime de la maladie de Parkinson : à peine y décèle-t-on les marques de fabrique du rap telle qu'on le connaît aujourd'hui, écrasées sous une chape de bleeps pervertis et de samples foldingues. Du hip-hop, Scott Herren n'a en fait retenu que l'idée : ces boîtes à rythme qu'on entendait chez Afrika Bambataa, ces déconstructions inventives, bref les origines du mouvement, pas cette soupe infâme qu'MTV nous sert en boucle toute la journée. En ce sens, la musique mutante de cet Américain n'est pas si éloignée de celle d'Anti-Pop Consortium, de Tes et des compagnons d'Anticon : toujours innovante et jamais ennuyeuse, elle prend parti pour l'expérimentation et choisit son camp, celui de l'avant. Chez Scott Herren, tout peut arriver, et ce d'un morceau à l'autre, voire d'une seconde à l'autre : des chip tunes rentrent en collision avec la soul la plus délirante (" The Color of Tempo "), un piano magique joue tout seul LFO et Jimi Tenor (" Uprock and Invigorate "), Mr. Lif se prend un mur de beats concassés en pleine tronche (" Huevos with Jeff and Roni "), des voix se retrouvent hachées par une lame rythmique super aiguisée (" The End of Biters - International ", " Why I Love You "), Boards of Canada et DJ Shadow flirtent comme des cochons sur une plage de Miami (" One Word Extinguisher ", " Invigorate "), Tommy Guerrero se plante en skate et casse sa guitare (" Storm Returns "). C'est chouette : Scott Herren a tellement d'amis (à la production : Dabrye et Daedelus) ; et puis ses morceaux sont tellement différents qu'on n'a aucune peine à les écouter dix ou cinquante fois. Dans sa mission pas si impossible (redéfinir un genre qui tourne en rond), Scott s'amuse, et nous avec. Allez, on y retourne !