Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Flat worms

Witness marks

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Les ‘Flat worms’, ce sont des vers plats, des plathelminthes, très exactement, mais c’est également le patronyme choisi par un trio californien (Los Angeles), dont le troisième elpee, « Witness marks » a bénéficié de la collaboration de Ty Segall.  Les musicos ne sont pas des néophytes, puisqu’ils ont milité soit chez Hunx & His Punx, Oh Sees ou The Babies. 

Entre garage punk, post punk et noisy rock, la plupart des compos sont imprimées sur un tempo enlevé voire frénétique ou carrément volcanique, mais diablement efficace. Les sonorités de guitares sont tour à tour stridulantes, acides ou fuzz. La section rythmique est implacable. Etrange, mais la mélodie de « Suburban swans » rappelle parfois le « Nice‘n’sleazy » des Stranglers. Glaciale et métallique, la voix de Will Ivy balance des textes surréalistes, mais empreints de rage et de folie. Punk is not dead !

Cut Worms

Deux singles pour Cut Worms

Écrit par

L’auteur-compositeur- interprète basé à Brooklyn, Cut Worms, aka Max Clarke, vient de sortir deux nouveaux singles : « I'll Never Make It » et « Don't Fade Out », tous deux extraits de son nouvel opus éponyme, qui sortira le 21 juillet.  Clarke poursuit son exploration de l'essentialisme pop. Lorsqu'il écrit et compose, il se met au défi de supprimer tout détail superflu et de se concentrer sur l'essentiel pour renforcer ses chansons.

Un esprit juvénile anime les neuf chansons de « Cut Worms ». Le titre d’ouverture de l'album, Don't Fade Out, enregistré à Brooklyn par Brian et Michael D'Addario des Lemon Twigs –qui y jouent respectivement du piano et de la basse– évoque la fraîcheur d'une douce soirée estivale. Sur la vidéo de I’ll Never Make It, réalisée et montée par Caroline Gohlke, on voit Clarke chantant au milieu d'une fête foraine nuageuse.

Sur « Cut Worms », Max Clarke a laissé derrière lui les studios légendaires et les producteurs de renom au profit d'une approche plus artisanale, travaillant en compagnie d’un groupe d'amis et de collaborateurs. Au de bosser dans un seul studio en une seule fois, Clarke a varié ses méthodes. Trois des chansons ont été enregistrées dans son espace de répétition partagé ; deux autres l’ont été à Brooklyn par Brian et Michael D'Addorio des Lemon Twigs, qui ont également joué respectivement du piano et de la basse sur ces deux chansons. Les enregistrements supplémentaires ont été réalisés par Rick Spataro (de Florist) dans son studio de la vallée de l'Hudson, Onlyness Analog, avec la contribution du groupe live de Cut Worms composé du claviériste John Andrews, du bassiste Keven Louis Lareau et du batteur Noah Bond.

Le clip de « I'll Never Make It » est disponible ici et celui de « Don't Fade Out » (lyric vidéo),

 

 

 

Cut Worms

Hollow Ground

Écrit par

Après avoir publié plusieurs Eps, Max Clarke vient de franchir une étape supplémentaire dans son parcours, en gravant un premier elpee. Un disque paru sur le label américain Jagjaguwar (Bon Iver, Unknow Mortal Orchestra, Angel Olsen, ...) Pour concocter ce premier essai, le New-Yorkais (NDR : il est issu de Brooklyn) s’est bien entouré puisqu’il a bénéficié du concours de Jonathan Rado (tête pensante de Foxygen et notamment responsable de la mise en forme d’albums de Trevor Sensor, Alex Cameron et Whitney), à la production.

« Hollow Ground » nous replonge au beau milieu des golden sixties. En Angleterre, très exactement. Chœurs, guitares limpides et claviers rétro nous rappellent les Kinks ou encore les Beatles. Mais cette pop/rock vintage et plutôt riche est parfois enrichie de cuivres, à l’instar de « Coward’s Confidence ». Excellent songwriter, Max Clarke est capable de torcher des mélodies particulièrement accrocheuses, mais également de nous réserver des superbes ballades comme, par exemple, « Tomorrow Goes Away » ou des titres plus énergiques, à l’instar de « Cash for Gold »…

 

In Layman Terms

Strong roots

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A l’origine, In Layman Terms réunissait un frère et une sœur. En l’occurrence le chanteur-bassiste Logan Layman et le guitariste Cole. Etablis en Virginie, ils ont monté ce projet, alors qu’ils avaient à peine 20 ans. Le duo publie un premier elpee, intitulé "Tangled". Puis rencontre l’étonnant trompettiste Hamed Barbarji qui rejoint la fratrie. Et en 2017, le batteur Nick Davidson complète le line up. Cette formation représentera le River City Blues Society lors du prochain International Blues Challenge de Memphis, en janvier 2019. En peu de temps, I.L.T. a acquis de l'expérience, de la présence et surtout, depuis l'arrivée d’un trompettiste, sa musique a pris une autre envergure… 

R&b léger et dansant, le titre maître se distingue par les premiers envols des cordes de Cole et les interventions à la trompette d'Hamed. Un échange de voix sur fond de percussions amorce "I'm somebody", une forme de work song séculaire, avant que le rythme ne s'impose. Caractérisé par ses accents métalliques, la cigar box, bientôt soutenue par la trompette aux éclats feutrés, nous entraîne au cœur du Delta. Amorcé par les sonorités primaires de cette cigar box, "Make me yours" est imprimé sur un tempo lent. Si la voix de Miss Logan est sereine, mordante et féline, la trompette s’incruste et finit par s’imposer. Orignal et déconcertant ! Empreintes de douceur, les cordes alimentent "Ain't gonna fake it no more", un autre blues lent, mais plus classique ; cependant c’est une nouvelle fois Barbarji qui tire son épingle du jeu, grâce à ses interventions réservées, mais chargées de feeling. "Heartbroken" emprunte la rythmique à Howlin' Wolf. Harmonieuse, la voix de Logan colle parfaitement au tempo, alors que les solistes en profitent pour prendre leur envol. Une seule reprise, le notoire "Fever" de Cooley et Blackwell, une compo que Little Willie John avait traduite en succès dès 1956. In Layman Terms en réalise une version jazzyfiante parfaitement adaptée à la voix et la trompette. La basse de Logan introduit le funky "Way too far", une plage qui vire à la jam, concédant les ultimes soubresauts des cordes et de la trompette…

 

Hookworms

Microshift

Écrit par

C’est en 2013 que l’on découvrait ce quintet originaire du Nord de l’Angleterre, de Leeds très exactement, à travers son premier opus, « Pearl Mystic ». Son psyché/rock s’inscrivait directement dans l’esprit de celui pratiqué par Black Angels. Un an plus tard, il embraie par un deuxième elpee, également de toute bonne facture. Certaines épreuves vont cependant freiner son ascension. Comme lorsque son studio est ravagé par une inondation, en 2015. Il a donc fallu quatre années au groupe pour remonter la pente...

Contrairement aux elpees précédents, « Microshift » paraît résolument optimiste et se signale par ses mélodies réjouissantes. Sans pour autant négliger la forme psyché, toujours bien vivace. Les riffs sont hypnotiques, les claviers, omniprésents et les voix sous reverb’, persistantes. Sans oublier ce sens mélodique accrocheur qui contamine les plages de cet LP. C’est même plutôt impressionnant. Impossible de résister au jouissif « Ullwater » (NDR : plus de plus de six minutes, quand même) ou encore au planant « The Soft Season », qui aurait pu figurer au répertoire de Flaming Lips.

Après quelques années de disette, Hookworms revient en grande forme. Le changement d’état d’esprit qui le guide vers une musique plus colorée n’a rien enlevé au potentiel du combo insulaire... 

 

RMS

Blue

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RMS nous vient des Ardennes, près de Libramont. Un très jeune trio (NDR : les musicos sont âgés de 19 à 21 ans) qui se réclame du rock et du blues. La formation est née en 2009. Et elle réunit le guitariste Sébastien Graux, le bassiste Florian Deschamps et le batteur Thibault Pirson. Le combo avait publié un premier opus, "Right Now", en 2014. Lauréat du concours ‘Music Live’, en 2010, il a eu l'opportunité de se produire en Tanzanie ; ce qui n'est certes pas banal. Au cours de leur adolescence, ils ont certainement beaucoup écouté de rock classique. Mais manifestement, beaucoup moins de blues. Le nouvel elpee de RMS s’intitule "Blue". Sa pochette est illustrée par une superbe chaussure de couleur bleue. Mais de là à admettre que sa musique puise ses racines dans le blues, il y a une marge que je ne franchirai pas. 

Quelques accords dispensés sur des cordes acoustiques laissent rapidement le champ à des riffs puissants, largement amplifiés. On entre dans "Still alive", une bonne ouverture dont le refrain est repris par les différentes voix ; une formule qui communique un feeling pop à cette plage. Et le premier envol à la guitare est pleinement réussi. Un riff sec découpe "Moving out of bound", une piste qui adopte un tempo que n'aurait pas dédaigné un autre trio célèbre, texan bien évidemment, ZZ Top. Mais la comparaison s'arrête là, car on est en présence ici de power pop rock qui véhicule d’excellents accents southern. La section rythmique est particulièrement solide. Ce qui constitue un atout pour RMS. Et elle porte littéralement le gratteur. Une ligne de basse amorce "Fucking great vibe", un morceau qui évolue sur un rythme lent. Volontairement dramatique, il repose sur une construction audacieuse. Les vocaux soulignent le refrain lors de ce trip qui navigue aux confins d'un psychédélisme bien maîtrisé. "Flashback" ralentit le tempo. Bien dosés, les riffs sont cependant écrasants, dans l’esprit de Black Sabbath, même si le lead vocal et la mélodie adoptent un profil pop. Faut dire que l’excellente mise en forme y est propice en prend en compte le potentiel des jeunes musiciens. Bien structuré, accordant encore une fois un soin particulier aux vocaux, "Overdriver" emprunte une rythmique réminiscente de Led Zeppelin. Une plage puissante, tapissée de claviers, mais surtout caractérisée par des changements de climat qui conduisent à une sortie royale aux cordes exécutée par Sébastien. Des riffs lourds (Black Sabbath ?) introduisent le judicieusement baptisé "2 Heavy 4 U?". Baignant au sein d’un climat stoner, cette compo rappelle le début des années 70. La formule trio est victorieuse et autorise une sortie de cordes bien déjantée. Plus paisible, "Slowtime" est bercé par une mélodie subtile. Et au cœur de cette atmosphère plutôt southern, les interventions de gratte lorgnent vers Lynyrd Skynyrd. "More" est déjà paru en single. Un morceau de pure pop. "Dr Boogie", c’est le pseudo d’un animateur notoire sur la RTBF. Alors, hommage ? Et bien pas vraiment ! Un titre trop clean et fignolé pour mériter d’émarger au style. Ce qui me rend d’ailleurs perplexe… A contrario de "Wild tease", qui s’en approche le plus, une piste indolente, somptueuse, qui se métamorphose rapidement en stoner conquérant. Les trois musicos s’y révèlent particulièrement soudés. Et chargé de feeling, l’envol de la six cordes est un réel bonheur. Evoluant sur un rythme nerveux "Perfect shadow" est une plage accrocheuse. Contagieux, le refrain bénéficie de vocaux soignés qui évoluent à des années-lumière d’un Robert Plant voire d’Ozzy Osbourne. "Call me" clôt le long playing. Un titre ambitieux qui se distingue une dernière fois par le chant élégant et sa mélodie séduisante. RMS dispose d’un fameux potentiel. Dans le futur, il lui restera à définir son style qui semble aujourd’hui encore hésiter entre pop, rock, stoner et parfois blues…

 

In Layman Terms

Tangled

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‘In layman terms’ se traduit par ‘En d'autres termes’ ou ‘Pour simplifier’. C’est le patronyme choisi par le clan Layman. Issu de Williamsburg, en Virginie. Une véritable affaire de famille, vous vous en doutez ! Cole et Logan Layman, sont frère et sœur. Ils n'ont pas encore vingt ans. Miss Logan chante et joue de la basse. Elle a été élue ‘Blues Kid of the Year’, en 2013. Cole se sert de toute une panoplie de guitares. Et pour couronner le tout, la maman, Sandy Layman, vient parfois leur filer un coup de main, aux drums et percussions. Le premier elpee de Tangled est éponyme. Lors des sessions, le band a reçu le concours de quelques amis, mais également du drummer/multi-instrumentiste Ron Lower Jr. Qui se charge également de la production.

Largement cuivré, le titre maître ouvre l’opus. C’est r&b. Funk même. Une plage au cours de laquelle Brian Kloppenburg siège derrière l’orgue pour en extraire des sonorités chaleureuses. Qui alimentent également "Fake it 'til I make it", un excellent blues lent que chante Logan d’une voix très harmonieuse. Déjà très affûté, Cole en profite pour s’autoriser son premier envol. Il passe à la slide pour le nerveux et séduisant "Don't even try". Dans un style qui rappelle Derek Trucks, musicien qu’il apprécie tout particulièrement. Une plage au cours de laquelle les qualités vocales de Logan sont bien mises relief alors que les interventions à l’orgue de Brian apportent une touche d’authenticité à l’ensemble. Solide compo, "Heartbroken" est imprimé sur un rythme hypnotique familier à Howlin' Wolf. Cole Layman semble hanté par Hubert Sumlin pour épauler sa sœur. Et toute en subtilité, sa sortie est excellente. Le lent "I'm not ready" ainsi que "Don't even try" sont issus de la plume de la chanteuse/bassiste/compositrice Holly Montgomery. La voix de Logan est chargée de passion tout au long de ce titre. "Smokestack lightning", classique de Howlin' Wolf, adopte un profil très roots. A cause des cordes acoustiques, des accès de basse et des frêles percussions. La voix féminine se révèle authentique sur cette piste que conclut brillamment Jack Campbell sur son harmonica. "Won't let it" élève le tempo. Brian est revenu à l'orgue. Cole sort le grand jeu et signe une sortie impeccable. "Karma" est un titre largement inspiré par le Delta. Cole joue de la guitare ‘Cigar box’, dont le son est primaire, sale et ravageur. Superbe ! De toute bonne facture, cet LP s’achève par la reprise du célèbre "Move over" de Janis Joplin. La version déménage. Logan adapte parfaitement sa voix, sans la forcer, alors que Ron Lowder Sr signe une belle envolée sur son sax ténor.

 

Jeremy Warmsley

How We Became

Écrit par

Le jeune Jeremy Warmsley s’était déjà illustré en 2006, lors de la sortie de l’album « The Art of Fiction ». « How We Became » constitue donc son deuxième opus. Un disque pour lequel il a reçu la collaboration de Markus Dravs à la (co)production, un personnage devenu notoire depuis qu’il a bossé pour les passablement pompiers Arcade Fire.

Pompier, « How We Became » l’est aussi ; mais on y décèle un sens de la grandiloquence typiquement anglais et bien  plus drôle que celui proposé par les Canadiens. Entre ballades tramées au piano, électronique et une pop rock indépendante mélodique et décomplexée, le jeune Jeremy n’a pas peur du ridicule et arrive à concocter quelques petits tubes (« Dancing With The Enemy », « 15 Broken Swords »). On pense au romantisme et à la voix de Beirut, aux atmosphères de Divine Comedy mais aussi à Eugene McGuinness, un autre jeune Anglais qui a sorti, il y a peu, un disque dont l’esprit est très proche de « How We Became », mais dans une veine plus rock. Tout n’est certainement pas réussi sur ce disque, mais il laisse entrevoir un talent et une personnalité originaux. A épingler : une chouette reprise du « Tempation » de New Order, en guise de bonus. A découvrir !

These Arms Are Snakes

Tail Swallower And Dove

Écrit par

Quatre ans auparavant, These Arms Are Snakes, une formation d’Art-punk et post-hardcore originaire de Seattle, publiait « Oxeneers or The Lion Sleeps When Its Antelope Goes Home », un premier recueil détonant. Celui-ci laissait présager le meilleur pour l’avenir du quatuor qui, deux ans après, récidivait. En concoctant « Easter », un cocktail de mélodies tout aussi explosif que son prédécesseur. Après avoir impressionné deux fois de suite, These Arms Are Snakes tente le sans faute en changeant de direction. « Tail Swallower And Dove » est le recueil le plus direct et le plus fourni de la discographie de la formation. De la maturité également.

Mais seulement voilà, à l’écoute de la plaque, on ne peut s’empêcher de penser que certains artistes devraient se contenter d’éviter les risques et se cantonner à exécuter ce qu’ils font le mieux. Car la mutation de These Arms Are Snakes fait l’effet d’un pétard mouillé et la majorité des plages de ce nouvel opus est à mourir d’ennui. Les quatre gaillards sont à la limite d’une imitation ratée de Fugazi et autres Les Savy Fav. Quant aux vocalises de Steve Snere, elles deviennent carrément pénibles au bout d’un moment. Certains arrangements efficaces parviennent à sauver le recueil de la noyade (« Long And Lonely Step », « Lucifer », « Briggs »), mais « Tail Swallower And Dove » ne sera pas probablement pas le disque de la révélation. En attendant son successeur, que l’on souhaite supérieur, mieux vaut se contenter de se (re)plonger dans le plus excitant « Oxeneers or The Lion Sleeps When Its Antelope Goes Home ».

 

Jeremy Warmsley

The art of fiction

Écrit par

Pour concocter son premier opus, Jeremy Warmsley a compilé des chansons issues de ses cinq premiers opus. Une œuvre qu’il a divisée en deux parties, un peu comme sur un vinyle. La première réunit des compos essentiellement acoustiques alors que la seconde s’aventure davantage dans l’électronique. Ou si vous préférez, il y a un peu d’électronique dans la première partie et un peu d’acoustique dans la seconde. Il émarge donc au folktronica. Et lorsqu’on écoute ses chansons, des tas d’artistes ou de groupes nous traversent l’esprit : les Beatles, Bright Eyes, James, The Divine Comedy, Magnetic Fields, Ben Folds Five, Sufjan Stevens, Antony & the Johnsons, They Might Be Giants, Mull Historical Society, Aphex Twin, Ryan Adams, Nick Drake et surtout Rufus Wainwright. Agé de 22 ans ce Franco-britannique tire ainsi parti de tout ce qui lui tombe dans l’oreille pour composer une pop contagieuse, mélodique, tantôt orchestrale, tantôt minimaliste, tantôt ambient. Une musique assez surprenante mais toujours chatoyante qu’il pimente de son timbre vocal falsetto, à la croisée des chemins de Tim Booth et évidemment de Rufus. Fermement établi dans l’âge digital, ce troubadour des temps modernes constitue une des toutes bonnes surprises de ce premier semestre. Il lui restera donc à convaincre en enregistrant un véritable album constitué de nouvelles chansons. Mais vu le talent affiché sur « The art of fiction », le succès est au bout du chemin… Et ce n’est pas une fiction !

Dirk Darmstaedter

Our Favorite City

Écrit par

Tapette record is back. Qu’on se le dise, le parcours de Dirk Darmstaedter (aussi simple à lire qu’à écrire) ne se fait pas à vive allure. 3 albums en 10 ans, ça ne va pas décoiffer les moumoutes. Sonnez trompettes, résonnez hautbois donc, le fils du pays germain a décidé de poser un nouveau bébé dans les bacs. Force est de constater qu’il a déposé l’enfant et l’eau du bain à la fois. C’est vrai que l’artiste n’a rien d’un amateur, que l’album est excellent en qualité d’arrangements, que tout ça est bien beau… mais qu’est-ce que c’est mou aussi ! L’artiste solitaire, dédouble ses mains sur les instruments, aidé dans cette manœuvre par Lars Plogschties et Lee Russe. Sans vie, sans rebondissements, la lassitude apparaît assez rapidement : aux environs –déjà– de la 3ème plage (titre éponyme). Sans énergie, ni charisme, « Our Favorite City » réunit 12 plages bien pliées, bien formatées, parfois à la limite du gimmick commercial. Les cordes vibrent avec justesse, mais ça ne suffit pas, il aurait fallu une âme pour alimenter la flamme. Les accords se succèdent… et se ressemblent. Certains prendront la défense de l’album, d’autres leur responsabilité avouant sans honte, que cette galette finira chez eux en sous-verre ou mieux, en cadeau d’annif pourri. Soyez sur vos gardes si votre anniversaire tombe bientôt, un ami aura peut-être cette funeste idée, histoire de s’en débarrasser…

The Lawrence Arms

Oh! Calcutta!

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La grosse vague nu-punk ayant envahi les ondes en même temps que les magasins de fringues ‘fashion’, on était en droit de penser qu’il n’y avait plus aucun espoir pour l’esprit punk. Et de l’espoir, c’est en The Lawrence Arms que les jeunes à crête vont pouvoir en trouver un semblant. En balançant « Oh ! Calcutta ! », un surprenant cinquième essai, le trio ravive la flamme du ‘No Future’ et assure le retour en force du pogo. Armé d’une conviction qui se faisait de plus en plus rare dans le genre, The Lawrence Arms crache ses hymnes à la rébellion : « Cut It Up », « Great Lakes/ Great Escapes » ou les incisifs « Key To The City » et « Like A Record Player ». Concentré d’énergie pure, The Lawrence Arms se fait plus incendiaire qu’Alkaline Trio ou Dillinger Four (« Are You There Margaret ? It’s Me, God ») et plus percutants que Less Than Jake (« Loses Your Illusion 1 »). Un retour aux sources tranchant.

These Arms Are Snakes

Oxeneers or The lion sleeps when its antelope go home

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Après avoir été le fleuron du label Hydrahead, Botch et son hardcore technique s’en est allé, laissant à la plèbe un des albums référence en la matière (“We are the romans”). Le triptyque incarnant au mieux le style a donc lui-même aujourd’hui disparu : Isis est devenu un groupe à midinettes et Cave In s’est noyé sur une major. Mais le Phoenix renaît toujours de ses cendres. Recentré sur Brian Cook, le seul rescapé de l’aventure Botch, These Arms Are Snakes - le nom de groupe le plus efficace du moment - nous livre aujourd’hui la deuxième fournée de sa philosophie musicale. Oubliés les rythmes furieux et les vocalises indignes d’une Castafiore, l’ordre du jour s’inscrit dans la lignée du post hardcore. Nostalgiques des grandes heures de Fugazi, pleureurs inconsolables du split d’At the drive in, séchez vos larmes et qu’un sourire illumine illico vos doux minois : un avenir radieux est encore possible. Partagé entre titres concis, secs et entêtants d’une part et longues plages atmosphériques de l’autre, TAAS nous balance toute l’étendue de son savoir faire avec une efficacité constante. Esthétiquement soigné (chouette art work, non ?), “Oxeneers” et son titre à rallonge comblera tout amateur de sonorités tendues. D’ailleurs pour ceux qui ne le savent pas encore TAAS tourne aux States en compagnie d’Isis. N’allez pas imaginer que je suis devenu un fier actionnaire d’une compagnie aérienne soucieux de vouloir vous envoyer en voyage toutes les semaines.... Et puis un groupe qui a compté en ses rangs l’illustre Joe Preston (ex-Melvins et actuel Thrones) ne peut pas être foncièrement mauvais...

The Lawrence Arms

The greatest story ever told

Écrit par

Fondé en 1999, ce trio chicagolais vient de commettre son second disque pour le label Fat Wreck. Un concept album emballé dans un visuel soigné et original. Un œuvre consacrée au monde du cirque. Découpée en 14 morceaux et expédiée en un peu plus d'une demi-heure, cette idée pour la moins saugrenue reste fidèle au merveilleux précepte punk des albums courts. Bénéficiant de la présence de deux chanteurs aux styles très différents, les Lawrence semblent hésiter entre deux écoles très différentes. D'un côté des titres punk-pop un peu nunuches comme on les entend souvent sur MTV (NDR : pensez à Blink 182 ou à Good Charlotte). De l'autre des morceaux au cours duquel leur bassiste s'évertue à imiter le regretté Dee Dee Ramone, sur des morceaux hardcore, comme il se pratiquait dans les années 80. Les compos sont loin d'être de mauvaise facture, mais leur défaut procède de l'uniformité des structures, des mélodies pas toujours inspirées et de cette production mollassonne. Des carences qui empêchent les morceaux de véhiculer l'énergie indispensable qui sied à un disque de rock'n'roll. Car, au vu des longues tournées qu'il effectue aux Etats-Unis et en Europe, de l'énergie, ce groupe doit en avoir à revendre…