La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

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Ramona Lisa

Arcadia

Écrit par

Derrière le patronyme hispanique de Ramona Lisa, se cache la très douée Caroline Polachek, déjà active au sein de Chairlift pour un nouveau projet solo. « Arcadia » a été enregistré en mode ‘DIY’ pendant la tournée de son groupe, sur son PC portable mais –bonne nouvelle– cette contrainte n’est pas répercutée au sein d’un éventuel et souvent pénible son ‘lo-fi’. A travers cette aventure sonore parallèle, la New-yorkaise décide d’explorer le côté plus ‘éthéré’ de son inspiration, suivant une ligne de conduite tracée par d’autres artistes comme Julia Holter ou Juliana Barwick. A l’aide de cloches célestes ou de ses nappes de synthés, elle s’éloigne de la synth-pop pour un travail plus abstrait (« Hissing Pipes at Dawn (They're Playing Our Song) ») restant toutefois abordable (« Lady’s Got Gills »), parfois élégamment pop (« Backwards and Upwards »), romantique (« Dominic ») ou proche d’une liturgie  légèrement ennuyeuse (« Wing of the Parapets »). Une récréation mystérieuse mais charmante qui laisse entrevoir de nouvelles perspectives pour cette Américaine aux ressources multiples…

 

Ramona Falls

Intuit

Écrit par

Quelques notes s’égrènent en épousant la monotonie du tic-tac pendulaire. La voix dense de Tiny Vipers, dont le timbre navigue quelque part entre Brian Molko et Nico, déroule une lente mélopée. Le temps disloqué étale le chant et les airs de guitare, jouée comme d’une harpe. Minuit sonne, la belle chétive erre, désœuvrée et insomniaque, dans des lieux autrefois plus vivants. Un souvenir, un fantôme, la gravité des mots et le solennel de la voix nous pénètrent jusqu’à la moelle. Parfois une sorte de cri échappe de ce chant retenu, et elle saute vers des zones inconnues, plus hautes, rappelant celles d’Alanis Morissette ou The Cramberies quand elles s’évadent des rails. Une ambiance de Far-West règne aussi tout au long de cet elpee, le troisième et le plus ombrageux de Tiny Vipers. Pas pour le suspense des westerns ; non, mais pour l’air suffocant et les paysages arides. Pour les sons folks et la longueur d’un plan sur des yeux fatigués.

La petite vipère s’insinue dans nos têtes et sifflote sa mélancolique litanie. Vicieuse, elle s’installe dans le cerveau et rejoue en boucle des souvenirs acides. La folie n’est pas loin, la tête résonne, et cette incantation obsessionnelle s’offre comme unique moyen d’apaisement.