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Remy Zero

The golden hum

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Bien que d'origine américaine (NDR: les musiciens sont issus de l'Alabama, mais vivent depuis un bon bout de temps à Los Angeles), ce quintette pratique une musique dont le feeling est typiquement britannique, britpop si vous préférez. Et nonobstant la production assurée par Jack Joseph Puig (No Doubt, Tricky, Green Day), son troisième opus continue de militer dans la même division. Une division instituée par U2 (NDR : circa " Achtung baby "), Radiohead, Cast et consorts et dominée aujourd'hui par des JJ72, Shed 7, Muse et même Travis. Le chanteur, Cinjun Tate campe même un timbre vocal falsetto à la croisée des chemins de Fran Healy, Loz Hardy (Kingmaker) et de Paul Draper (Mansun). Il faut également savoir qu'avant d'entrer en studio, le groupe avait composé toutes ses chansons à la guitare s sèche. Deux fragments ont même conservé leur texture initiale. Une technique qui permet de conserver intact le feeling de chaque morceau. Mais c'est le fragile équilibre entre cordes de guitares acoustiques élégantes et électriques bringuebalantes qui donne cet aspect si fruité, si pétillant à leur musique. Deux fragments s'écartent cependant de la règle générale. Tout d'abord " Glorious # 1 ". Hymnique, furieux, il parvient à pomper le glam de Marilyn Mansun. " Over the rails & Hollywood high ", ensuite. A cause de ce climat conflictuel, tout à tour menaçant et allègre, qui règne tout au long du fragment…

 

Remy Zero

Villa Elaine

Pour enregistrer son deuxième album, Remy Zero a bénéficié du concours d'Alan Moulder à la production, un personnage dont la carte de visite mentionne quand même la mise en forme d'œuvres de formations aussi huppées que Nine Inch Nails, Smashing Pumpkins, Depeche Mode et U2. Tout comme sur son premier opus, Remy Zero embrasse une expression résolument britpop. Un paradoxe lorsque l'on sait que le quintette est issu de l'Alabama et qu'il vit aujourd'hui à Hollywood. Ce qui lui permet d'avoir un œil critique sur tout ce qui se passe autour de lui, que ses membres jugent décadent. Et de reproduire ce regard oblique à travers des textes riches en images mythologiques et modernes. Jusque-là, rien à voir avec la britpop. En fait, cette impression se traduit dans leur musique dont les mélodies contagieuses hymniques sont sculptées les plus souvent par des guitares électriques. Parfois quatre, trois le plus souvent. Des mélodies satinées par le timbre vocal cristallin de Cinjun Tate. Et si l'opus recèle l'une ou l'autre chanson plus tendre, plus acoustique, plus intimiste, abordée dans l'esprit d'un REM, il se pose en incontestable chaînon manquant entre Supergrass et Radiohead. Et ça, c'est une référence!

 

Remy Zero

Remy Zero

Remy Zero, c'est avant tout le groupe des frères Tate. Cinjun et Shelby, deux perfectionnistes qui ont préféré monter leur propre studio avant de fonder un groupe. Ce n'est d'ailleurs qu'après avoir acquis une certaine expérience technologique qu'ils ont pensé à compléter le line-up. Une démarche originale et apparemment efficace puisque cet opus éponyme est absolument remarquable. Le quatuor yankee (Birmingham, Alabama) a quand même dû se rendre en Californie, à Santa Rosa très exactement, pour ciseler la matière première. Histoire de disposer, au moins, d'un 16 pistes. Et lorsqu'on écoute le résultat obtenu avec un matériel finalement modeste, on a de quoi être surpris. Pas étonnant que les frangins soient de grands admirateurs de Brian Eno. Maintenant, n'imaginez surtout pas que Remy Zero pratique de la muzak ou de l'ambient. Non. Ils prônent les vertus de l'électricité vivifiante. Héritées largement de Dig et de Smashing Pumpkins circa "Gish". Quoiqu’en analysant la texture de plus près, on y rencontre de multiples spécificités psychédéliques. Empruntées tantôt à Syd Barett, My Bloody Valentine, Mercury Rev, Rollerskate Skinny et la liste n'est pas exhaustive. Et comme l'aspect mélodique est particulièrement soigné, il ne faut pas longtemps pour succomber au charme des compositions. Un must!