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Reverend Raven

Big bee

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Rev Raven est issu du South Side de Chicago. C’est après avoir assisté à un concert de Freddie King qu’il se décide à jouer le blues. Il y a déjà 35 ans. Avant de se fixer définitivement dans le Milwaukee, il a servi dans la Marine. Pendant 15 ans. Son 1er album, "Slow burn", date déjà de 1998. A cette époque, le Révérend drivait déjà son groupe : les Chain Smokin' Alter Boys. D’excellente facture, "Live at Blues on Grand" précédait "Big bee". Ce nouvel opus a été enregistré dans les studios El Rancho de Milwaukee. Pour la circonstance Raven est soutenu par P.T Pederson à la basse, Spencer Podash au drums et Benny Rickun à l'harmonica. Cet autre soliste est également un protégé du remarquable souffleur Jim Liban. Un concitoyen du Révérend, aussi. Ce dernier apprécie tout particulièrement la collaboration des harmonicistes talentueux. Il a ainsi bénéficié, en son temps, du concours de Cadillac Pete, puis de Madison Slim (NDR : un ami de longue date de Raven, mais surtout l’ex harmoniciste de Jimmy Rogers). Depuis, Rickun a repris le rôle avec beaucoup de talent. Hormis deux fragments (NDR : signés respectivement par Jim Liban et Benny Rickun - un instrumental !) Raven a composé toutes les plages. Et pour notre plus grand plaisir, son blues est toujours aussi imprégné de Chicago Blues urbain…

L'album s’ouvre par "My life". Un blues imprimé sur un tempo vif qui s’inspire du riff notoire d'Elmore James, mais sans slide. Dès le départ Rickun tire la couverture de son côté. Son solo est spectaculaire. Il libère tout ce qu’il a dans les poumons. Les cordes du Révérend le suivent à la trace. "Big bee" est manifestement contaminé par le célèbre "I'm a king bee" de Slim Harpo (NDR : un de ses maîtres). La guitare en profite pour prendre un billet de sortie. Aventureuse et nerveuse elle reste cependant bien dans le tempo. "Once the woman start talkin'" épouse un rythme plus syncopé. Une nouvelle fois proche de celui d’un Slim Harpo. Une occasion rêvée pour Benny de s'éclater. "Someday when I'm dead and gone" rappelle "Tee na nee na nu". Une compo qui baigne dans l'ambiance suffocante des swamps louisianais. La section rythmique est bien mise en évidence. Rickun se déchaîne. Quel panache ! Ce jeune musicien vit réellement son blues. Signé Jim Liban, "You ain't no friend of mine" opère un retour vers le South Side blues, cher à Muddy Waters. Un slow blues classique, simple, mais efficace. La voix de Raven n'est pas exceptionnelle, mais le message passe bien. Le tempo s'affole et la machine rythmique se met à swinguer tout au long de "Two times fine". La bande à Raven exécute un west coast jump blues de qualité. Les deux solistes sont soumis à rude épreuve. "Bad little girls" poursuit dans le même style. Benny est passé sur l'instrument chromatique. Autre compo signée Jim Liban, le solide "I don't want to know" permet à Rickun d’afficher toute l’étendue de son talent. "Here comes my baby" et "I wanna love you" replongent au cœur des swamps. Raven et ses musiciens trempent dans leur milieu naturel. L’instrumental "Benny's bounce" est issu de la plume de Rickun. Une parfaite synthèse du savoir-faire de cet homme, à l’harmonica! Raven sort enfin de sa réserve lors du tonique "Don't get on the wrong side of my baby". Il y accorde manifestement sa meilleure partie aux cordes. Très affirmé, autoritaire même, rien ne semble plus pouvoir l'arrêter. De bonne facture, cet opus s’achève par "She's movin' on". Le band y montre un concentré de ce qu’il fait de mieux : du rythme, de l’énergie, de la passion ; et puis les interventions survoltées de l'harmoniciste et du guitariste. Et pour que votre info soit complète, sachez que Jimmy Schwarz et Paul Stilin des Blues Disciples assurent brillamment la production de cet elpee.

Reverend Raven

Live at Blues on Grand

Écrit par
Le Reverend Raven est un des musiciens locaux les plus talentueux dans l’univers du blues de Milwaukee. Je luis avais déjà consacré une chronique lors de la sortie de son premier elpee, "Slow burn", en 1998 ; un disque commis en compagnie de ses Chain Smokin' Altar Boys. Cet enregistrement ‘live’ a été immortalisé le 22 mars 2002 à Des Moines, en Iowa, au Blues on Grand Club.
 
Le groupe ouvre le show par "I'm your honeyboy", une plage assez jump au cours de laquelle nous ressentons immédiatement une grande complicité entre la guitare du Révérend et l'harmonica de Madison Slim. Raven est un musicien complet. Il est parvenu à se forger un style en empruntant à Freddie King, Albert Collins et Magic Sam. Une écoute attentive de "Loving you" permet de discerner l’addiction du leader au Chicago Westside et de Madison Slim au Southside. Ce denier est un vieux routier du blues. Il a sévi chez le Jimmy Rogers Band, le groupe de Sam Lay ainsi que le Legendary Blues Band. Tout au long du concert, il nous démontre que son influence majeure est bien Shakey "Big Walter" Horton. Au sommet de son art, il parvient à nous arracher des larmes, tant le sentiment de tristesse vous envahit. "Got love if you want it", "I've got to be with you tonight" de Slim Harpo, et "Bee hive baby" (NDR : une espèce de medley entre "Tee na nee na nu" et "Scratch my back" écrit par Rev Raven en hommage à Slim Harpo), sont un véritable régal. Ce type de répertoire est bien dans les cordes du quartet. L'ambiance monte d'un cran et le tempo accélère pour attaquer le traditionnel "Bye bye baby", un fragment littéralement enflammé par la guitare. André Maritato à la basse et Kid Panosh aux drums poussent les deux solistes vers les sommets. Le reste de la soirée ne quittera plus Chicago. Rev Raven adapte "In the open" de Freddie King. Puis "Louise" de Howlin' Wolf, avec beaucoup d'intensité et d'expression. Il joue dans le style indentifiable de Magic Sam. Il poursuit d'ailleurs dans le même répertoire par "Who's been talkin". Il y introduit la guitare d'Otis Rush et les changements de rythmes familiers. Un frisson nous parcourt l'échine lors de l'introduction opérée à l'harmonica de "Sweet man", un slow blues signé Muddy Waters. Le set tire à sa fin. Mais on a encore droit au "Please let me explain" de Sonny Boy Williamson, à "The back scratcher" de Leroy Carr, une plage dont l’atmosphère me rappelle encore et toujours Slim Harpo, et enfin à "I can't get you off my mind" de Willie Mabon.